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Et si l'élite britannique avait inspiré les émeutiers anglais ?


Invité David Web

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Invité David Web
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Invité David Web
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Et si l'élite britannique avait inspiré les émeutiers anglais ?

Afin de répondre aux émeutes qui ont secoué le pays depuis le week-end dernier, le Premier Ministre britannique a voulu se montrer très sévère, à la limite du populisme.

"La contre-attaque a bien et véritablement commencé" a assuré David Cameron devant les Parlementaires, après avoir prévenu que "toute personne condamnée doit s'attendre à aller en prison".

La démesure des décisions judiciaires, favorisées par le soutien du chef du gouvernement, font depuis largement débat.

Plus encore, les critiques s'élèvent contre l'analyse des autorités. Le Premier Ministre a en effet accusé "la culture" des émeutiers, qui "glorifie la violence, montre un manque de respect de l'autorité et parle des droits mais jamais des responsabilités", et dont profiteraient "les gangs des rues".

Pour y répondre, il réclame "plus de disciplines dans nos écoles (...) un système judiciaire criminel qui marque une claire et lourde ligne entre le bien et le mal".

La plus violente diatribe à son encontre est, contre toute-attente, venue de Peter Oborne, l'éditorialiste politique en chef du quotidien de droite The Telegraph, dont l'écrit est repris par ses concurrents et relayés massivement sur Twitter.

Il estime que "la criminalité dans nos rues ne peut pas être dissociée de la désintégration morale des plus hauts rangs de la société moderne britannique. Les deux dernières décénnies ont vu un déclin terrifiant des standards au sein de l'élite gouvernante britannique. Il est devenu acceptable pour nos politiciens de mentir et de tricher. (..) Il n'y a pas que la jeunesse sauvage de Tottenham qui a oublié qu'elle a des devoirs aussi bien que des droits, mais aussi les riches sauvages de Chelsea et Kensington [quartiers huppés de Londres, NDLR]".

Peter Oborne considère la plupart de l'élite londonienne "aussi déracinée et coupée du reste de la Grande-Bretagne que ces jeunes hommes et femmes sans emploi qui ont causé de si terribles dommages ces derniers jours. (..) Peu d'entre eux s'embêtent à payer leurs impôts britanniques s'ils peuvent les éviter et encore moins sentent un sens d'obligation envers la société, un sentiment pourtant naturel il y a encore quelques décades pour les riches et les mieux lotis".

Il cite ainsi les exemples de Richard Branson, le patron de Virgin, ou de Philip Green, le patron de Topshop, pour avoir ou vouloir éviter de payer leurs impôts sur les bénéfices en domiciliant leur société dans un paradis fiscal.

Après l'élite économique, l'élite politique, qualifiée d'"aussi mauvaise" que les "jeunes voyous", comme l'a montré le scandale des dépenses des parlementaires révélé par le journal de Peter Oborne. Parmi les plus virulents contre les jeunes jeudi au Parlement, le journaliste rappelle que Gerald Kaufman avait demandé le remboursement d'une télévision pour 8.865£ (près de 10.000 euros).

Enfin, conclut-il, alors qu'il y a quelques semaines "le Premier Ministre excusait son erreur de jugement en embauchant l'ancien directeur de la rédaction Andrew Coulson en clamant que "tout le monde mérite une seconde chance", il était très parlant qu'il n'a pas parlé de seconde chance lorsqu'il a requis une punition exemplaire pour les émeutiers et les casseurs. Ces doubles standards de Downing Street sont symptomatiques des doubles standards répandus au sommet de notre société. (..) Bien évidemment, ces derniers sont intelligents et assez riches pour être certains qu'ils obéissent à la loi. Cela ne peut être dit des malheureux jeunes femmes et hommes, qui sans espoir et aspiration, ont causé tellement de désordre et de chaos ces derniers jours. Mais les émeutiers ont cette défense : ils suivent tout simplement l'exemple montré par les figures plus âgées et respectées de la société".

Cette analyse marque beaucoup les Anglais (au moins 3000 d'entre eux ont commenté le texte) car son auteur est avant tout considéré comme un ultra conservateur.

La tribune.

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Invité merle
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Invité merle
Invité merle Invités 0 message
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Et ne nous voilons pas la face........

au niveau de ceux qui prétendent être nos élites en France ce n'est pas mieux......

nos hommes politiques sont au moins aussi pourris que les anglais

nos exilés fiscaux tout aussi nombreux, et les manières d'échapper à l'impôt par les niches fiscales sont légions.....

Les plus riches sont ceux qui proportionnellement payent le moins d'impôts....

Mais il ne faut surtout pas se révolter!

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Membre, 45ans Posté(e)
carnifex Membre 5 710 messages
Baby Forumeur‚ 45ans‚
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Et si une forme d’organisation sociale avait inspiré les émeutiers anglais ?

"Des teenagers nihilistes et sauvages" c’est comme ça que le Daily Mail a appelé les jeunes paumés venus de tous les horizons qui se sont lancés dans les rues en jetant par désespoir et je m’en foutisme des briques, des pierres et des bouteilles aux flics, en pillant ici et mettant le feu là, entraînant les autorités dans une joyeuse partie de attrape-moi si tu peux, tout en s’envoyant des twitt pour passer d’une cible stratégique à une autre.

[…]

Mais le problème est que nous vivons dans une société où le capitalisme est devenu insensiblement sauvage. Les politiciens sauvages trichent sur leurs notes de frais, les banquiers sauvages pillent l’argent public, les PDG, les gérants de hedge funds et les génies des investissements private equity* dévalisent touts ceux qui ont de l’argent, les compagnies de téléphone et de carte de crédit prélèvent des montants mystérieux sur les comptes de tout un chacun, les commerçants arnaquent les clients, et en un clin d’oeil, les escrocs et les faussaires parviennent à jouer au bonneteau** dans les échelons les plus élevés du monde politique et économique.

Une économie politique de spoliation de masse et de pratiques prédatrices s’est mise en place au grand jour aux dépens principalement des plus pauvres et des plus vulnérables, des personnes sans méfiance et sans protection légale. Quelqu’un croit-il qu’il existe encore un capitaliste honnête, un banquier honnête, un politicien honnête, un commerçant honnête, et une commissaire de police honnête ? Oui, il y en a encore. Mais vraiment très peu et tous les autres les considèrent comme des idiots. Il faut être malin. Faire des profits faciles. Escroquer et voler ! il y a peu de chance de se faire attraper. Et de toutes façons il y a mille manières de ne pas être redevable sur ses biens personnels des délits commis dans le cadre professionnel.

[…]

David Harvey

Le capitalisme sauvage descend dans la rue (Counterpunch)

http://www.legrandso...unterpunch.html

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Invité Hayach
Invités, Posté(e)
Invité Hayach
Invité Hayach Invités 0 message
Posté(e)

Et si les cinéastes hollywoodiens avaient inspiré ces "révoltes sans cause" :sleep:

Et si le départ de Beckham aux Etats-Unis.... Les 35 heures ?

Ca racle les fonds de tiroir, ça racle, ça racle...

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