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Il faut maintenir la pression sur le régime Birman.


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Il faut maintenir la pression sur le régime Birman.

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En demandant le (8) février 2011 le maintien des sanctions économiques à l'égard du régime birman, Aung San Suu Kyi et sa Ligue nationale pour la démocratie (LND) auront clarifié leur position sur un sujet toujours au centre de nombreuses polémiques. Certains observateurs, prêtant à la figure de référence du mouvement démocratique birman leurs propres vues, avaient pourtant affirmé que cette dernière avait "changé d'avis" sur les sanctions.

A la source de cette erreur, une lecture hâtive de la lettre qu'Aung San Suu Kyi adressait à l'homme fort de la dictature birmane, Than Shwe, le 29 septembre 2009.

Pour Aung San Suu Kyi et son parti, il ne saurait pourtant être question de lever les sanctions sans qu'un progrès significatif ait été accompli par le régime birman sur le plan politique.

Cette affirmation qu'Aung San Suu Kyi aurait évolué sur la question des sanctions n'était basée ni sur une lecture correcte de ses propos ni sur une étude de l'impact des sanctions sur la population civile. Pourquoi cette contre-vérité s'est-elle affirmé avec une telle force ?

Difficile d'abord de ne pas observer la façon dont l'opportunisme commercial revêt les atours du pragmatisme politique. Frustrés de voir des marchés leur échapper, des investisseurs occidentaux insistent sur le fait qu'exposer le régime birman aux standards éthiques de l'occident ne pourrait que favoriser l'évolution sociale et politique du pays. Les paysans birmans réduits au travail forcé au bénéfice de Total apprécieront. De même, on peut s'inquiéter des activités d'Alcatel-Lucent qui, par l'intermédiaire de l'une de ses filiales, aurait permis à la junte birmane de centraliser les moyens de communication électroniques du pays et partant de les surveiller voire de les censurer.

Beaucoup sont convaincus que les élections du 7 novembre 2010, farce démocratique s'il en est, constituent cependant un progrès. Une évolution de la structure du pouvoir est certes bien à l'¿uvre en Birmanie. Cependant, cette évolution n'a pas pour but d'augurer une évolution démocratique mais de le faire croire.

L'heure n'est pas venue de relâcher la pression sur le régime birman. En avril prochain, lors du renouvellement de la position commune européenne sur la Birmanie, la France devra appuyer le maintien et l'amélioration de la politique de sanctions économiques ciblées visant la dictature birmane. Elle doit aussi user de toutes ses ressources diplomatiques afin qu'émerge un consensus international sur la mise en place d'une commission d'enquête sur les crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis en Birmanie.

tout l'article.

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Birmanie: les Etats-Unis inquiets pour la sécurité d'Aung San Suu Kyi

WASHINGTON - Le département d'Etat américain s'est dit inquiet mercredi pour la sécurité d'Aung San Suu Kyi, à la suite des menaces de mort dont l'opposante birmane a fait l'objet dans la presse officielle de son pays.

"Nous nous inquiétons de la sécurité d'Aung San Suu Kyi", a déclaré devant la presse le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley. "Il est de la responsabilité des autorités birmanes de garantir sa sécurité ainsi que celle de tous les citoyens birmans", a-t-il dit.

Pour la première fois depuis la libération de l'opposante en novembre, la junte birmane a cette semaine menacé nommément Mme Suu Kyi, ainsi que son parti, en affirmant qu'ils trouveraient "une fin tragique" s'ils continuaient à soutenir les sanctions occidentales contre le régime.

(©AFP / 16 février 2011 20h17)

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Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
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Sanctions contre la Birmanie: la presse officielle menace Aung San Suu Kyi

publié le 14/02/2011 à 07:29

RANGOUN - La presse birmane a menacé nommément Aung San Suu Kyi et son parti, pour la première fois depuis la libération de l'opposante en novembre, en leur promettant "une fin tragique" s'ils continuaient à soutenir les sanctions occidentales contre la junte.

Dans un éditorial paru dans le New Light of Myanmar, quotidien officiel du régime, la lauréate du Prix Nobel de la paix a été vivement attaquée pour un communiqué publié la semaine dernière sur le sujet par son parti dissous, la Ligue nationale pour la démocratie (LND).

"Si Mme Suu Kyi et la LND continuent de se fourvoyer, en ignorant que la Birmanie d'aujourd'hui s'avance vers une ère nouvelle, un nouveau système et de nouvelles plate-formes politiques ouvrant la voie à la démocratie, ils trouveront une fin tragique", a estimé l'éditorialiste dimanche.

"Cela dit, je voudrais les inviter à coopérer avec le peuple pour construire une Nation démocratique", a ajouté l'auteur, dissimulé, semble-t-il, sous un pseudonyme qui signifie "Conquête du Grand Ennemi".

Lundi, la LND a indiqué à l'AFP n'avoir pas reçu de réponse officielle de la junte après son communiqué, relevant que l'auteur pouvait agir pour son "propre bénéfice".

Le parti, dissous après avoir boycotté les élections de novembre dernier, avait appelé à une discussion avec les Occidentaux "sur quand, comment et dans quelles circonstances les sanctions pourraient être modifiées".

Il prenait ses distances avec les appels en faveur de leur levée récemment lancés par des partis d'opposition et des pays voisins de la Birmanie.

La LND jugeait la libération des plus de 2.000 prisonniers politiques indispensable à la fin des sanctions. Et elle affirmait que ces mesures n'avaient que de faibles conséquences sur l'économie et la vie quotidienne des Birmans.

Ce communiqué constituait la première intervention étayée de Mme Suu Kyi sur ce sujet depuis la fin de sa résidence surveillée, le 13 novembre. Et les analystes relèvent que l'icône de la démocratie a souvent dicté, par son charisme, les choix de certaines capitales.

"Il est indéniable que (Mme Suu Kyi) a demandé des sanctions avec ferveur", a poursuivi à ce titre l'éditorialiste, regrettant que "sa position sur les sanctions détermine (la) politique" des chancelleries occidentales.

L'article brocardait enfin "l'arrogance" de la LND, accusée de rechercher du "pouvoir" en se présentant comme un interlocuteur incontournable du débat.

Washington interdit notamment l'importation de produits birmans et l'exportation vers la Birmanie de services financiers américains. L'UE a pour sa part banni les importations de bois, métaux, minerais et pierres précieuses et les investissements dans des entreprises birmanes de ces secteurs.

Les avoirs de dignitaires du régime ont aussi été gelés.

Le débat sur l'utilité de ces dispositions ressurgit après la convocation du parlement issu des dernières élections et la désignation du nouveau président en la personne du Premier ministre et général à la retraite Thein Sein.

Les analystes relèvent cependant que le généralissime Than Shwe, homme fort de la junte âgé de 77 ans, est toujours aux commandes, et les adversaires de la junte dénoncent une manipulation destinée à donner une apparence civile à un régime militaire.

Quelques jours avant le communiqué de la LND, les Etats-Unis avaient à ce titre jugé "prématuré" de lever les sanctions, précisant attendre "des actes beaucoup plus concrets du nouveau gouvernement".

Par AFP

http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/...kyi_962103.html

Pressions économique de l'occident sur la Birmanie et Aung San Suu Kyi est accusée de pactiser avec "le grand ennemi"... une situation complexe

Jeudi, 17 Février 2011 13:30

Déclaration du Réseau Européen sur la Birmanie sur la situation post-électorale et recommandations aux gouvernements européens.

Les membres du Réseau Européen sur la Birmanie - European Burma Network (EBN) - se sont réunis à Prague, en République tchèque, les 12 et 13 Février 2011. L'EBN rassemble des organisations de promotion des droits de l'homme et de la démocratie en Birmanie, et travaille en solidarité avec le mouvement démocrate birman.

Les membres de l'EBN sont vivement préoccupés par le manque total d'amélioration de la situation des droits de l'homme en Birmanie, et l'absence de tout progrès vers une véritable démocratisation.

Les élections qui se sont tenues en Birmanie en novembre 2010 n'ont aucune crédibilité. Elles ne sont pas conformes aux standards internationaux et n'ont été ni libres, ni équitables. Un nombre considérable de fraudes électorales en faveur du principal parti politique créé par la dictature militaire, l'USDP (Union Solidarity and Development Party) ont eu lieu. De plus la tenue de ces élections a entraîné l'entrée en vigueur de la Constitution de 2008, conçue pour assurer la pérennité de la dictature militaire.

De ce fait, les résultats des élections ne sont pas crédibles et ne représentent pas la volonté réelle du peuple de Birmanie. Les parlements n'ont aucune légitimité et aucun mandat pour représenter le peuple. Le Président, les Vice-présidents et les membres du gouvernement nommés, provenant pour la plupart des rangs de l'armée, confirment la stratégie du régime militaire pour maintenir son emprise sur le pouvoir.

Ainsi, la Birmanie continue d'être gouvernée par une dictature brutale qui commet de graves violations des droits de l'homme. Il n'y a aucun signe d'une volonté d'entamer le processus de changement tant demandé par le peuple de Birmanie et la communauté internationale.

http://www.info-birmanie.org/web/index.php...6&Itemid=22

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Membre, Dazzling blue², 53ans Posté(e)
eklipse Membre 14 471 messages
53ans‚ Dazzling blue²,
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Quant à savoir s'il faut maintenir la pression sur le régime Birman, ce qui me fait douter de la sincérité de l'occident, c'est qu'il y a de nombreuses dictatures dans le monde et pas ou peu de pressions contre eux!

La meilleure preuve, c'est conçernant la Tunisie et l'Egypte qui étaient des dictatures...et pourtant certains pays de l'occident taillaient la bavette avec eux! (voir appuyait leur régime...)

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