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Marquise de la chaussée Lunaire


fille du peuple

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Membre, Posté(e)
fille du peuple Membre 73 messages
Baby Forumeur‚
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<H2 class=western>Marquise de la chaussée Lunaire</H2>Marquise de la Chaussée-Lunaire,

Escarpins à talons fins de la belle putain

Aiguilles plantées dans le flanc du défunt

Timbres d'une lettre à la dérive du temps,

Perdue dans un abîme profond de souffrance,

Trou noir de tourments aux couleurs d'amertume

Sentier escarpé de gravats et de regrets

Un glas triste et froid tinte

Le givre se fixe sur les longs cils humides

Bousculade de sentiments contradictoires

Terne dans son tailleur de velours noir

D'épaisses larmes de deuil, elle verse,

Inondée de souvenirs des années passées,

Ruissellent des images scandaleuses

Impudiques dans toute sa chair

Frissons d'extase s'entrechoquent

Corps transi de désespoir, la belle marquise

Pleure la disparition de son bel amant.

Adieu prince de ses rêves incandescents !

La marquise, Madame putain de la Lune, s'en est retournée,

Partie dans le désert des souvenirs,

Dans la balade éphémère de deux corps s'accouplant

Rose de soie, draps dessus dessous froissés

Transpirant de goutte au souffle d'un instant

Vent d'orage Marquise au grain de beauté voluptueux

Fanée de plaisir, fanée de mains chercheuses

Debout son chapeau à voilette dissimule sa peine

Porte-jartelles offert parfumé à la violette

Rangé, jeté, adieu les sursauts de plaisir

Bas résille pour nuits cuisantes d'appétit

Une fin piquante de détresse pour l'amant infidèle

Un pieu dans la braise de désirs interdits

La Marquise putain de la Lune décide

Dans sa main gantée de dépit amer

Déchirure au coin d'un feu de bois

Tison témoin d'une farouche nuit

La marquise simple putain de la lune

N'est plus la pucelle de l'attente

Aujourd'hui, elle dompte le brasier de ses sens

personne ne lira dans son corps la désolation

Drapée comme une grande dame le jour

La nuit elle devient livide de cauchemars

La marquise a une facette enflammée internée

La putain a une rose entre les seins

Pétales séchées effritées par le chagrin

La nuit ses amants réclament son indulgence

Des cris diffus et continus dans sa tête résonnent

La valse des roses baignent les nuits sombres

Des flots de larmes ont rempli le puit du temps perdu

Madame la marquis chaussées de talons aiguille

Crève d'un profond ennui dans ses draps de satin blanc

Sa lingerie délicieuse de promesses passagères

Hurle d'étouffement et d'odeur nouvelle

Un soir lourd de lassitude dans la canicule de ses draps

La coquine plus violente de plaisir entre les cuisses

D'un coup de talon aiguille est partie de la vie

Rejoindre son galant infidèle mais bon amant.

Bleuhaine

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Invité Mad_World
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Invité Mad_World
Invité Mad_World Invités 0 message
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Tu écris bien, dur, mais bien.

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