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Mumia Abu-Jamal : « Un homme debout » dans le couloir de la mort !


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Mumia Abu-Jamal : « Un homme debout » dans le couloir de la mort !

par Nadia Agsous

Mondialisation.ca, Le 21 mai 2009

Oulala.net

Mercredi 13 mai 2009

Dans le couloir de la mort. Dans « l'archipel du Goulag ». A quelques kilomètres de l'Etat de Pennsylvannie, dans la prison de Greene, des condamné(e)s à mort par la machine judiciaire américaine attendent leur exécution. Parmi eux, Mumia Abu-Jamal, le célèbre prisonnier enfermé depuis 27 ans. Dans sa cellule située dans le « death row », il vit en sursis, dans l'attente non pas de son exécution mais d'une révision de son procès. Dans cette angoisse quasi permanente, habité par l'espoir d'une réhabilitation et assoiffé de justice, il mène une lutte acharnée pour l'abolition de la peine de mort dans le pays de l'Uncle Sam et de la statut de la Liberté.

Mais qui est Mumia Abu-Jamal ?

Journaliste radio. Ecrivain. Ancien membre des Black Panthers. Cet homme épris de justice, d'égalité et de liberté s'acharnait à défendre les droits des minorités à Philadelphie et à dénoncer les abus policiers, la corruption et le caractère discriminatoire voire raciste du système américain. Il était connu pour être « The Voice of the voiceless » (la Voix des sans voix). Wesley Cook, alias Mumia Abu-Jamal a commencé sa trajectoire militante alors qu'il était encore adolescent. Il était semble-t-il surveillé par le FBI et avait très souvent des démêlés avec les policiers. Sympathisant et défenseur du mouvement alternatif écologiste, MOVE (1970), il avait, dans les années 1980, dénoncé par le biais les émissions qu'il animait pour la station de radio WHYY, la condamnation de neuf membres de MOVE, à la suite de la mort d'un policier lors d'une intervention des forces de police dans un local où se réunissaient les militants de ce groupe. Mumia est alors licencié. Il devient journaliste indépendant. Et pour nourrir sa famille, il travaille comme chauffeur de taxi, la nuit.

Accusé pour un crime qu'il dit ne pas avoir commis

9 décembre 1981. 4 heures du matin. Mumia Abu-Jamal dépose un client dans le quartier sud de Philadelphie. Puis il intervient auprès de son frère qui vient de faire l'objet d'un contrôle par l'officier de police Daniel Faulkner. Une fusillade éclate. Le policier meurt, atteint d'une balle au dos et une autre au visage. Mumia est blessé d'une balle dans la poitrine. Assis sur le trottoir, son revolver de calibre 38 traîne à ses pieds. Il est alors arrêté puis accusé de meurtre du policier blanc. Le 3 juillet 1982, il est condamné à mort. Depuis, il ne cesse de clamer son innocence. En mai 2001, dans un affidavit, Mumia déclare qu'il n'a pas tiré sur le policier. En avril 2001, au cours d'une démarche similaire, son frère affirme ne pas avoir vu Mumia tirer.

Les défenseurs de Mumia contestent plusieurs aspects de l'enquête et du procès

Primo, la contradiction entre le rapport du médecin légiste et la version des policiers. Car si ces derniers affirment que la balle du crime provient du revolver calibre 38, le médecin précise qu'elle est originaire d'un revolver 44.

Secundo, le fait que l'arme n'ait fait l'objet d'aucune vérification afin de déterminer si elle avait été utilisée.

Tertio, le caractère contradictoire des rapports de police, les originaux ayant été dissimulés aux jurys. Certains témoins auraient subi des pressions policières. D'autres ont été écartés, menacés et intimidés. Un témoin oculaire a affirmé avoir vu un homme s'enfuir au moment des faits.

Quatro, la remise en cause du caractère raciste du jugement sur la base que le juge Sabo, aurait déclaré selon l'une des greffières, « je vais les aider à faire griller ce nigger »(nègre). La justice américaine refuse la tenue d'un nouveau procès

L'exécution du prisonnier a été empêchée deux fois. En 1995 et 1999 grâce à une mobilisation internationale.

En décembre 2001, un tribunal fédéral a annulé la condamnation à mort de Mumia sur la base d'un certain nombre d'erreurs dans la procédure de relevé du prononcé de la sentence lors du premier procès. La culpabilité du condamné à mort est cependant maintenue. Cette décision a fait l'objet d'un appel par le bureau du procureur de Philadelphie.

En 2006, l'avocat principal, Me Robert, R. Bryan a remis à la Cour Fédérale du 3e Circuit (Haute Cour), un mémoire contestant l'accusation de son client sur la base de défauts de procédure et du caractère raciste du procès et de la violation de la Constitution des USA.

Le 27 mars 2008, La Cour d'Appel Fédérale a annulé la condamnation à mort de Mumia pour vice de procédure tout en maintenant sa culpabilité et rendant la révision du procès impossible.

En avril 2009, la Cour Suprême a refusé la tenue d'un nouveau procès, et ce malgré la campagne locale et internationale de soutien qui réclame un procès équitable en mettant en avant « le droit de Mumia d'être défendu correctement ».

Malgré l'échec des démarches pour la révision du procès, Mumia Abu-Jamal ne se décourage point. L'espoir anime sa lutte et sa détermination de faire aboutir ses demandes. Et dans une interview récente, accordée à la journaliste américaine d'investigation Amy Goodman, il déclare

« the fight goes on¿ Without struggle, there is no progress. Without struggle, there's nothing¿ (le combat continue... Il n'y a pas de progrès sans lutte. Il n'y a rien sans lutte »

sauvons mumia abu jamal

envoyé par le-jipez. -

En France, la campagne de soutien se poursuit¿

Plus de 80 associations françaises et organisations politiques, avec le soutien de l'Association Américaine de soutien à Mumia défendent la cause de Mumia Abu-Jamal.

En 1999, il est citoyen d'honneur de Bobigny (93). En 2003, une démarche similaire est adoptée par la ville de Paris. Depuis 2006, une rue dans la ville de Saint-Denis (93) porte le nom de Mumia.

La ville de Philadelphie a déposé une plainte pénale contre les villes de Paris et de Saint-Denis les accusant « d'apologie de crime ». En novembre 2002, 250 000 signatures ont été remises à la Cour Suprême de Pennsylvania.

"Il est toujours "la Voix des sans voix..."

En décembre 2000, feu Bernard Birsinger, député et maire de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a rendu visite à Mumia Abu-Jamal dans le couloir de la mort. Dans son témoignage, relique de la solidarité et de l'Humanisme, il raconte ce qu'il a vécu et vu : un lieu, « domaine de l'oubli, des enterrés vivants... où il a rencontré un homme humble. Courageux. Un être qui a le sentiment de l'autre, vivant dans une situation qui « surpasse en émotions tout ce que l'on peut dire ».

« Il parle peu de lui, des souffrances qu'il endure. Mumia parle constamment des autres, raconte B. Birsinger. Il est toujours « la voix des sans-voix ». Puis il poursuit, il me demande de parler de ce qui se passe en France. Ses yeux s'illuminent lorsque nous parlons de Frantz Fanon... Il porte beaucoup d'admiration à cet écrivain sur lequel il a rédigé une thèse...

Cet homme est magnifique de courage et d'intelligence. Diminué physiquement, il reste d'une dignité splendide. Quelle liberté de pensée ! Mumia est un homme debout. « Nous ne pouvons pas nous serrer la main, mais j'espère vous recevoir très vite, en France, à Bobigny ».

"Mumia me sourit. Nous ressortons assommés. Emus par la beauté de l'intelligence d'un homme au milieu de ce champ de la dégradation humaine. Conscient de de l'importance de dire, j'ai tenté de partager un peu de la densité de ce moment de ces images que je n'oublierai jamais ». Dans sa lettre ouverte aux Américains pour l'abolition de la peine de mort,

"Mumia est combatif, souvent souriant..."

Pierre Mansart, élu communiste, adjoint P. C. F. au maire de Paris qui a rencontré Mumia Abu-Jamal dans sa prison, « dans une petite pièce blanche aux murs capitonnés... écrit : « Ce qui compte avant tout - me dit Mumia avec lucidité- c'est que la mobilisation se poursuive, ne faiblisse pas. A travers mon cas, c'est tout le système judiciaire qui se trouve ébranlé par cette lutte » Il me dit « L'Amérique est une immense prison pour la communauté noire »

Le cas de Mumia Abu-Jamal ne pose-t-il la problématique de la peine de mort qui continue à être en vigueur dans des Etats américains tels que la Georgie, la Virginie, le Texas, la Pennsylvanie¿ ? Bien que les chiffres de 2008 montrent un recul de la peine de mort (37 au lieu de 42 en 2007), cette réduction est néanmoins due à un moratoire en attendant que la Cour suprême statue sur le caractère constitutionnel ou non de la méthode d'injection létale, ce qui a permis de réduire les exécutions mais pas les condamnations à mort, selon la Death Penalty Information Center.

Le nouveau président des USA élu sur la base de l'Espoir et du changement, pèsera-t-il de tout son poids pour abolir cette pratique qui avilit et déshumanise au même titre que les flagellations et autres formes de châtiment dégradantes et inhumaines ?

Pour aller plus loin :

Democracynow

Mumia

http://www.mondialisation.ca/index.php?con...a&aid=13697

injection-letale-peine-de-mort.jpg?w=418&h=300

Personnellement je suis contre la peine de mort, et l'exécution par injection létale me semble inhumaine et n'est pas sans douleur! et vous??

Un condamné à mort survit à une exécution par injection létale

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Condamné à mort en 1984 dans l'Ohio, Romell Broom a obtenu un sursis de 10 jours d'un juge fédéral après que l'équipe chargée de l'éxécuter a tenté, en vain, pendant deux heures, de trouver une veine où lui injecter le produit mortel.

Par Dépêche (texte)

France 2 (vidéo)

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AFP - Un condamné à mort américain, qui avait passé deux heures dans une chambre d'exécution sans que l'équipe chargée de sa mise à mort ne parvienne à trouver une veine pour administrer l'injection mortelle, a obtenu vendredi un sursis de 10 jours d'un juge fédéral.

Romell Broom, un Noir de 53 ans, a été condamné à mort pour l'enlèvement, le viol et le meurtre d'une adolescente en 1984. Son avocat, Timothy Sweeney, a dit vendredi à l'AFP qu'il allait réclamer qu'il échappe à la peine capitale, car selon lui une deuxième tentative violerait la constitution en lui infligeant un traitement cruel.

Mardi, sous le regard de quatre journalistes et de trois membres de la famille de la victime, l'équipe d'exécution de l'Etat de l'Ohio (nord) avait tenté sans succès pendant deux heures de trouver une veine utilisable pour lui administrer l'injection mortelle.

Le gouverneur de l'Etat, saisi, avait alors ordonné un sursis de sept jours et M. Broom avait été ramené dans sa cellule.

"Ils ont tenté 18, 19, 20 fois, dans le bras, la jambe, partout", a souligné M. Sweeney. "Il a essayé de les aider mais c'était incroyablement douloureux, à tel point qu'il s'est effondré et s'est mis à pleurer".

La procédure d'injection mortelle de l'Ohio a déjà fait l'objet de critiques à plusieurs reprises. Depuis 2006, deux détenus ont dû attendre plus d'une heure que l'équipe trouve une veine dans laquelle introduire les trois produits conduisant à la mort: un sédatif, un produit paralysant les muscles et un autre arrêtant le coeur.

Mais, selon des spécialistes, un seul autre détenu à ce jour est retourné vivant dans sa cellule aux Etats-Unis. C'était en 1946 en Louisiane (sud). Il s'agissait d'un jeune noir, Willie Francis, qui avait survécu à la chaise électrique. Les mêmes arguments que ceux avancés par M. Sweeney avaient été présentés à la justice qui les avait repoussés par 5 voix contre 4.

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La procédure

états-Unis

Le condamné est installé et sanglé sur une table matelassée. Dans certains états, les tables sont remplacées par des fauteuils, un peu comme ceux présents chez les dentistes, pour que le condamné soit plus confortablement installé.

Deux cathéters sont ensuite placés sur son bras, ils serviront à injecter les produits (le second ne sert qu'en cas d'urgence). Le matériel utilisé est stérilisé, car il est possible que le condamné obtienne un sursis même après que les cathéters aient été installés. En général un ou plusieurs techniciens formés sont chargés d'insérer les cathéters et plusieurs autres de préparer et injecter manuellement les produits dans une pièce séparée, dissimulés par un miroir semi-réfléchissant. Une série de trois injections est nécessaire pour exécuter le condamné[4] :

* la première, du thiopental sodique, est destinée à anesthésier le condamné. Il provoque l'inconscience passé 30-45 secondes à dose normale et passé 10 secondes à forte dose ;

* la seconde, du bromure de pancuronium, est destinée à paralyser les muscles, ce produit n'est pas nécessaire pour que l'exécution soit effective, il sert juste à rendre la mort plus digne pour le condamné et les témoins en évitant qu'il ne bouge dans son inconscience ;

* la troisième, du chlorure de potassium, provoque un arrêt cardiaque.

Ces injections sont chacune suivies par l'injection d'une solution saline pour éviter les mélanges.

Le déroulement de ces trois injections a été durant une certaine période entièrement automatisé au moyen d'un engin mis au point par Fred Leuchter, mais la fiabilité douteuse de l'équipement a entraîné son abandon progressif au profit de l'injection manuelle, réputée plus sûre (l'Illinois n'a toutefois pas abandonné ces machines). De plus, il arrive dans certains cas que des problèmes de dosage surviennent. La personne chargée des injections est alors obligée de recommencer depuis le début.

La mort du condamné survient généralement aux alentours de 7 minutes.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Injection_l%C3%A9tale

Historique

C'est le docteur personnel de Hitler, Karl Band, qui suggéra le premier, dans son Programme d'Euthanasie T-4, d'exécuter des prisonniers en leur injectant par intraveineuse des doses mortelles de poison. Cette méthode fut notamment utilisée dans le camp de concentration de Auschwitz.

Les Etats-Unis furent le deuxième pays à faire usage de l'injection létale en tant que méthode d'exécution. Initialement proposée en 1888 par J. Mount Bleyer à New York, elle fut d'abord rejetée. En 1977, le Dr Stanley Deutsch relança le débat et l'injection létale fut finalement adoptée au Texas, qui devint le premier Etat américain à faire usage de cette méthode d'exécution.

Le premier condamné américain de l'histoire qui reçut une injection par piqûre intraveineuse fut Charlie Brooks, exécuté le 7 décembre 1982 au Texas. Il mit 7 minutes à mourir.

L'Etat de l'Oklahoma suivit le Texas et autorisa l'injection létale en 1997. Aujourd'hui, 37 des 38 Etats américains qui pratiquent la peine de mort exécutent les prisonniers par injection létale (seul le Nebraska fait encore exclusivement usage de la chaise électrique)

L'injection létale fut considérée " plus humaine " que les autres modes d'exécution, qui furent interdits dans la plupart des Etats concernés.

L'injection létale dans le monde

Aujourd'hui, la méthode s'est répandue en dehors des Etats-Unis. En 1997, elle est autorisée en République populaire de Chine, au Guatemala en 1998 et en Philippines en 1999. D'autres pays ont adopté cette méthode mais n'en font pas usage dans la pratique.

Procédure d'exécution par injection létale

Deux cathéters sont insérés sur chacun des bras du prisonnier. Seule une perfusion sert à la transmission du poison mortel, la deuxième est placée préventivement, en cas d'échec de la première injection.

La première drogue est censée détendre le détenu et le plonger dans un état d'inconscience, le temps que les deux autres produits fassent effet. Parfois dosée de manière excessive, son effet s'en trouve annulé. Le détenu est peut-être abruti, mais il reste parfaitement conscient. De plus, on sait que lorsqu'un goutte à goutte défile trop vite, le produit brûle les veines. L'injection massive de ce produit doit être insoutenable.

La deuxième drogue est destinée à arrêter tous les muscles, sauf le c¿ur. Cela cause une paralysie musculaire qui écrase le diaphragme. Le détenu donne l'impression de dormir mais, en réalité, il suffoque. La paralysie l'empêche de le manifester.

La troisième drogue arrête le c¿ur. Le détenu sent une brûlure dans tout le circuit veineux et décède finalement d'un arrêt cardiaque.

La procédure complète d'exécution peut durer jusqu'à 45 minutes. A compter de la première injection, le condamné meurt généralement en moins de 7 minutes.

Après l'exécution, le cadavre du prisonnier reste dans les murs de la prison, administrativement déposé dans un cimetière où l'on autorise depuis peu l'inscription du nom des prisonniers sur une simple croix blanche, à côté de leur numéro de matricule.

De nombreux accidents

Dès la première injection, certains détenus ont manifesté de violentes réactions, probablement dues au dosage du produit. Contorsions, convulsions ; certains témoins se sont évanouis tandis le personnel pénitentiaire tirait les rideaux pour les empêcher de voir la suite.

Pour éviter de pareilles réactions, désormais, à titre préventif, on administre un anti-histaminique au condamné, avant la première injection.

Le cas Tommie Smith

Le 20 juillet 1996 dans l'Indiana, Tommie Smith va être exécuté par injection létale.

Le chargé d'exécution tente, pendant seize minutes de trouver une veine dans le bras du condamné qui reste parfaitement conscient. Le gardien appelle alors un médecin qui essaie à son tour d'enfoncer une aiguille dans le cou du condamné, sans succèe. Au bout de trente-six minutes, Tommie Smith meurt.

Le poison lui a été injecté directement dans le c¿ur.

Une méthode contestée par le corps médical américain

De nombreux médecins américains affirment que les états qui autorisent l'injection létale se mettent hors la loi, puisque les trois produits mortels utilisés devraient uniquement être administrés par des personnes habilitées - ce qui n'est pas le cas. Certes, un médecin introduit le cathéter dans la veine, mais la machine qui distribue les doses est de l'autre côté du mur. Les drogues ne sont pas injectées manuellement. Trois fonctionnaires appuient sur un bouton et l'injection est automatique. Aucun moniteur d'observation ne surveille le détenu durant la procédure d'exécution et personne ne sait ce que l'anesthésie provoque réellement dans le corps du condamné.

Le Serment d'Hippocrate ainsi que Le Code d'Ethique de l'Association médicale américaine, qui promulguent la défense de la vie à n'importe quel prix, interdisent aux médecins de participer à des exécutions.

Cependant, une présence médicale est obligatoire à la fin de la procédure, pour la déclaration officielle de l'heure de la mort du condamné.

Méthodes d'exécution :

Injection létale

Electrocution

Chambre à gaz

Pendaison

Peloton d'exécution

Personnellement je suis contre la peine de mort, et l'exécution par injection létale me semble inhumaine et n'est pas toujours sans douleur! et vous??

http://www.mumiabujamal.net/

Mumia Abu-Jamal

l'affaire qui accuse la justice américaine

Ensemble sauvons Mumia

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Membre, Artisan écriveur , 58ans Posté(e)
Bran ruz Membre 8 737 messages
58ans‚ Artisan écriveur ,
Posté(e)

C'est une affaire déplorable. La peine de mort n'est pas digne d'une société civilisée.

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Membre, 39ans Posté(e)
Gouni Membre 533 messages
Baby Forumeur‚ 39ans‚
Posté(e)

D'accord avec Bran ruz.

Quoiqu'il est inutile de rappeler les conditions d'une mise à mort, on sait que le condamné ne part pas à la cueillette...

"Un homme épris de justice" : Quelle justice ? Aller avec son pétard sur le lieu d'un contrôle ? C'est quoi comme justice ça ? Un western ?

Qui a tiré sur le policier ? Ni lui, ni son frère, donc qui ? Le frère n'a rien vu ? Ne sait rien ?

En fait l'article nous lâche une bribe d'info, puis en grande partie met en avant son parti pris.

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Invité croissant Invités 0 message
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"Un homme épris de justice" : Quelle justice ? Aller avec son pétard sur le lieu d'un contrôle ? C'est quoi comme justice ça ? Un western ?

Qui a tiré sur le policier ? Ni lui, ni son frère, donc qui ? Le frère n'a rien vu ? Ne sait rien ?

En fait l'article nous lâche une bribe d'info, puis en grande partie met en avant son parti pris.

Et bien trouvez d'autres infos, de toute manière mon propos est surtout de dénoncer la peine de mort et l'inhumaine injection létale, et cette attente effroyable dans le couloir de la mort... quoiqu'il a fait ou pas.

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Membre, 39ans Posté(e)
Gouni Membre 533 messages
Baby Forumeur‚ 39ans‚
Posté(e)

Là dessus je suis d'accord, comme je l'ai dit plus haut.

Ce qui me gène dans cette histoire, c'est le côté :

- Je me rends "superviser" (genre police des polices) un contrôle (de quel droit ?), je harangue un peu la foule (après avoir lu 2 autres liens dessus), mouvement de foule et un policier rend l'âme, mais je ne suis pas responsable, ni directement (ce qui est le cas),ni indirectement (aucune remise en question de sa part).

- J'étais tranquille j'étais peinard, avec mon flingue à la ceinture sur un contrôle de police, l'image du héros donné aux jeunes américains, le résistant quoi (tout les prétextes sont bons...).

Avant de vouloir défendre ce genre de type, qui il est vrai ne mérite pas la peine de mort même si sa responsabilité indirecte est évidente, faut se dire que la vie d'un jeune policier père de famille aurait peut-être été épargnée sans son intervention dans ce quartier.

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Invité croissant Invités 0 message
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Par contre...je tiens à préciser...je suis POUR la légitime défense!

Certes c'est un autre débat.

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Invité Long Nao
Invités, Posté(e)
Invité Long Nao
Invité Long Nao Invités 0 message
Posté(e)

D'après ce que je lis, le flingue que possédait le prévenu ne peut pas être celui qui a tué le policier. Pourquoi discuter de sa responsabilité, alors ? Soit c'est le frère (auquel cas le prévenu serait moins enclin à demander constamment la révision du procés _ si tant est que ce soit l'amour fraternel entre eux...), soit il s'est trouvé au mauvais endrit au mauvais moment.

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Invité pocahontas59
Invités, Posté(e)
Invité pocahontas59
Invité pocahontas59 Invités 0 message
Posté(e)
D'accord avec Bran ruz.

Quoiqu'il est inutile de rappeler les conditions d'une mise à mort, on sait que le condamné ne part pas à la cueillette...

"Un homme épris de justice" : Quelle justice ? Aller avec son pétard sur le lieu d'un contrôle ? C'est quoi comme justice ça ? Un western ?

Qui a tiré sur le policier ? Ni lui, ni son frère, donc qui ? Le frère n'a rien vu ? Ne sait rien ?

En fait l'article nous lâche une bribe d'info, puis en grande partie met en avant son parti pris.

Ca serait bien de t'informer avant. Un tueur à gages a avoué le meurtre en juin 1999. Il n'a pas été entendu, témoignage hors délai. D'autre part, il y a à Philadelphie un lobby policier qui tient toute la ville, justice comprise, et avec du bon dollar

sonnant et trébuchant quand besoin est.

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Invité Caminde
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Invité Caminde
Invité Caminde Invités 0 message
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Je suis contre la peine de mort aussi.

Nouvelle du jour pour Mumia:

Mumia Abu Jamal : le conseil des droits de l'homme de l'ONU saisi

Aujourd'hui, à l'occasion de l'adoption du rapport sur la situation des

droits humains aux Etats-Unis d'Amérique par le Groupe de travail pour

l'Examen périodique universel, une lettre adressée au Président Obama a

été remise à l'Ambassadeur des USA auprès du Conseil des droits de

l'homme (ONU), Madame Eilleen Chamberlain Donahoe, par la représentante

de WILPF (Mme Helena Nyberg) et Gianfranco Fattorini (MRAP).

Lancée à l'initiative du MRAP, la lettre a été co-signée par 28

organisations.

L'Ambassadeur était bien au courant du cas de Mumia, mais ne savait pas

que la Cour de Pensylvania va statuer aujourd'hui, elle a assuré qu'elle

allait immédiatement transmettre la lettre au bureau du Président.

Genève, le 9 novembre 2010.

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Membre, 74ans Posté(e)
gravellegg Membre 24 565 messages
Baby Forumeur‚ 74ans‚
Posté(e)
D'accord avec Bran ruz.

Quoiqu'il est inutile de rappeler les conditions d'une mise à mort, on sait que le condamné ne part pas à la cueillette...

"Un homme épris de justice" : Quelle justice ? Aller avec son pétard sur le lieu d'un contrôle ? C'est quoi comme justice ça ? Un western ?

Qui a tiré sur le policier ? Ni lui, ni son frère, donc qui ? Le frère n'a rien vu ? Ne sait rien ?

En fait l'article nous lâche une bribe d'info, puis en grande partie met en avant son parti pris.

je suis d,accords avec toi,que fesait il avec un pistolet a ses pieds,lors de cette altercation,et de dire que l,on en sait pas un peu plus de cette histoire

bien sur,nous ne pouvons avoir une idée precise :yahoo:

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  • 1 an après...
Invité ella voyage
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ENSEMBLE, SAUVONS MUMIA

Collectif Unitaire National de Soutien à Mumia Abu-Jamal

rassemblant une centaine d’organisations et de collectivités publiques françaises

MEMBRE DE LA COALITION MONDIALE CONTRE LA PEINE DE MORT

43, boulevard de Magenta 75010 Paris - TEL : 01 53 38 99 99 - E MAIL : contact@mumiabujamal.com

Communiqué de Presse

In extremis, Mumia Abu-Jamal échappe à un nouveau déni de justice !

Dans le plus grand secret, la justice fédérale de Pennsylvanie a rendu une ordonnance le 13 août 2012 condamnant Mumia Abu-Jamal à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Cette décision, intervient huit mois après l’abandon de tout recours du procureur de Philadelphie contre l’annulation de la sentence de mort par la Cour Suprême des Etats-Unis. Ni Mumia, ni son actuelle équipe de défense n’en ont été informés ! Et pour cause : au-delà d’un délai de dix jours, aucune contestation n’aurait été juridiquement possible.

Sans la vigilance de Rachel Wolkenstein (juriste de l’ancienne équipe de défense de Mumia durant les années 80/90), Mumia serait définitivement privé de son droit de recours lui permettant de solliciter à tout moment une libération conditionnelle. C’est donc dans l’urgence, quelques heures seulement avant l’expiration du délai de dix jours, que la défense de Mumia a déposé une requête en contestation pour violation flagrante des règles de procédure pénale (non information des parties).

De mémoire judiciaire en Pennsylvanie, aucun condamné à mort dont la sentence a été commuée en prison à vie n’a vu ses droits autant bafoués.

C’est la même justice qui, après 30 ans de refus de faire toute la lumière sur cette affaire dont le traitement inéquitable est reconnu internationalement, poursuit son acharnement à vouloir maintenir Mumia Abu-Jamal en prison jusqu’à sa mort.

L’interpellation du gouvernement des Etats-Unis, et de son ministre de la justice tout particulièrement, doit s’intensifier pour mettre un terme à ce déni de justice et pour que Mumia soit libéré au plus vite (pétition sur www.mumiabujamal.com).

Paris, le 28 août 2012

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