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Plaidoyer por les petites centrales hydroélectriques


Hugues de MONFORT

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Hugues de MONFORT Membre 22 messages
Baby Forumeur‚
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L'eau de nos rivières a été depuis longtemps une source d'énergie mécanique, depuis plus de 3 000 ans, puisque cela remonte à l'époque des Romains. Nous avons même appris à la transformer en énergie électrique. Moulins et turbines hydroélectriques se sont multipliés le long de nos rivières du XVIIe au XIXe siècle.

C'est ainsi qu'il y en avait tout au long de la Blaise, de la Marne jusque dans les années qui ont suivi la seconde guerre mondiale. Chaque usine métallurgique de notre département avait au moins une turbine, souvenons nous par exemple de celles de nos anciennes fonderies désormais disparues.

Notons au passage que, l'existence de ces turbines, pour leur bon fonctionnement et un rendement optimum, impliquait une gestion des réserves d'eau dans les biefs ainsi qu'un entretien des cours d'eau, ce qui semble faire défaut aujourd'hui.

Bien sûr les turbines ont disparues avec l'activité industrielle qu'elles alimentaient en énergie. Un éventuel relais pour les moderniser et les maintenir en production n'était pas envisageable dans le cadre de l'orientation du moment : centrale hydrauliques monumentales, production nucléaire, insouciance des conséquences de l'activité humaine sur l'environnement proche et planétaire. Elles ont donc été condamnées en deux mots : « pas rentables ».

Cette condamnation : « pas rentables », semble avoir la vie dure et persiste dans le contexte actuel, sans appel, c'est-à-dire sans le moindre chiffrage.

Une quelconque étude a-t-elle été menée pour comparer la production annuelle d'une telle turbine dotée des technologies modernes à celle d'une éolienne ? ou le prix de revient du Kw/h de ces deux modes de production ?

Pour bien faire ce chiffrage il faudrait tenir compte du fait que la construction d'éolienne n'apporte aucun aménagement autre du territoire. Par conséquent son coût doit être totalement amorti par la production. A contrario, la construction d'une turbine peut s'intégrer dans un projet d'aménagement, de régulation de cours d'eau, d'où une répartition de prise en charge du coût de construction, un calcul d'amortissement différent.

L'objectif n'est pas d'alimenter la guerre contre les éoliennes. Il semble admis maintenant que face aux effets polluants de certains modes de production, pour faire face à la plus ou moins proche raréfaction des énergies fossiles, il faut miser sur la diversité. Et quand il n'y a pas de vent pour les éoliennes - parait-il environ soixante pour cent de l'année-, il y a peut-être de l'eau dans les rivières pour les turbines. Qui plus est, pourquoi pas les équiper d'un toit en panneaux voltaïques ?

Voyez- vous, une fois levé le verrou du « pas rentables », l'imagination se trouve libérée pour trouver des alternatives, même si, il ne s'agirait que de réinventer le passé.

Pour compléter la réflexion : il a été créé à Saint-Dizier un barrage sur la Marne pour la prise d'eau du lac du Der, avec des infrastructures d'entretien et de fonctionnement, aurait-il fallu y ajouter un considérable investissement pour qu'il produise un peu d'électricité ?

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  • 2 semaines après...
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MatleMat Membre 219 messages
Baby Forumeur‚
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L'eau de nos rivières a été depuis longtemps une source d'énergie mécanique, depuis plus de 3 000 ans, puisque cela remonte à l'époque des Romains. Nous avons même appris à la transformer en énergie électrique. Moulins et turbines hydroélectriques se sont multipliés le long de nos rivières du XVIIe au XIXe siècle.

C'est ainsi qu'il y en avait tout au long de la Blaise, de la Marne jusque dans les années qui ont suivi la seconde guerre mondiale. Chaque usine métallurgique de notre département avait au moins une turbine, souvenons nous par exemple de celles de nos anciennes fonderies désormais disparues.

Notons au passage que, l'existence de ces turbines, pour leur bon fonctionnement et un rendement optimum, impliquait une gestion des réserves d'eau dans les biefs ainsi qu'un entretien des cours d'eau, ce qui semble faire défaut aujourd'hui.

Bien sûr les turbines ont disparues avec l'activité industrielle qu'elles alimentaient en énergie. Un éventuel relais pour les moderniser et les maintenir en production n'était pas envisageable dans le cadre de l'orientation du moment : centrale hydrauliques monumentales, production nucléaire, insouciance des conséquences de l'activité humaine sur l'environnement proche et planétaire. Elles ont donc été condamnées en deux mots : « pas rentables ».

Cette condamnation : « pas rentables », semble avoir la vie dure et persiste dans le contexte actuel, sans appel, c'est-à-dire sans le moindre chiffrage.

Une quelconque étude a-t-elle été menée pour comparer la production annuelle d'une telle turbine dotée des technologies modernes à celle d'une éolienne ? ou le prix de revient du Kw/h de ces deux modes de production ?

Pour bien faire ce chiffrage il faudrait tenir compte du fait que la construction d'éolienne n'apporte aucun aménagement autre du territoire. Par conséquent son coût doit être totalement amorti par la production. A contrario, la construction d'une turbine peut s'intégrer dans un projet d'aménagement, de régulation de cours d'eau, d'où une répartition de prise en charge du coût de construction, un calcul d'amortissement différent.

L'objectif n'est pas d'alimenter la guerre contre les éoliennes. Il semble admis maintenant que face aux effets polluants de certains modes de production, pour faire face à la plus ou moins proche raréfaction des énergies fossiles, il faut miser sur la diversité. Et quand il n'y a pas de vent pour les éoliennes - parait-il environ soixante pour cent de l'année-, il y a peut-être de l'eau dans les rivières pour les turbines. Qui plus est, pourquoi pas les équiper d'un toit en panneaux voltaïques ?

Voyez- vous, une fois levé le verrou du « pas rentables », l'imagination se trouve libérée pour trouver des alternatives, même si, il ne s'agirait que de réinventer le passé.

Pour compléter la réflexion : il a été créé à Saint-Dizier un barrage sur la Marne pour la prise d'eau du lac du Der, avec des infrastructures d'entretien et de fonctionnement, aurait-il fallu y ajouter un considérable investissement pour qu'il produise un peu d'électricité ?

Encore la faute au nucléaire avec son prix bradé , qu il faudra bien payer un jour et au prix fort.

J en revient pas de decouvrir les multiples consequences de cette folie .

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