Un prématuré mort sans soins


marielle Membre 1 921 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
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Un prématuré mort sans soins


21 Février 2005 - 8h20

Par crainte d'un handicap, des parents refusent toute aide médicale pour leur nouveau-né. Accoucheuse, assistante et gynécologue laissent l'enfant sans soins. Euthanasie? Non infanticide! 3 mandats d'arrêt délivrés.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, peu après 4 heures, un «grand prématuré» (moins de 30 semaines) est né à la clinique Ste-Elisabeth de Namur, à l'issue d'une grossesse de près de 7 mois et demi et avec un poids de l'ordre de 1,250 kg. Il est décédé entre 8 et 9 heures du matin, de manière anormale. Une instruction judiciaire s'est rapidement ouverte. Le nouveau-né était en effet parfaitement viable, à condition d'être mis en couveuse. «C'est une certitude, cela a été établi», nous dit-on à source proche de l'enquête. D'ailleurs, laissé sans soins dans la chambre de sa mère, il a malgré tout survécu durant environ de 4 heures («Il respirait par exemple très bien», dit la même source), son décès devenant toutefois inéluctable dans ces conditions.

Sans soins? Oui, par décision volontaire des parents, ne souhaitant pas assumer le risque d'avoir un enfant handicapé. Ce risque est certes souvent discuté, en fonction de la nature et de la gravité du handicap redouté. Et les décès faisant suite à une décision humaine ne sont pas si rares, rappelle-t-on dans le monde médical, pour les grands prématurés (jusqu'à 30 semaines). Mais ici, rien n'indiquait semble-t-il, selon les premiers éléments de l'enquête ouverte sur dénonciation de la clinique, que le tout petit garçon présentait un risque particulier autre que celui inhérent à sa naissance trop précoce.
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Source: La Libre Belgique

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marielle Membre 1 921 messages
Forumeur alchimiste‚ 45ans
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Les parents d'Adrien ont leur vérité

Selon leur entourage, les médecins avaient livré un diagnostic très pessimiste pour la survie de leur bébé. Pour eux, «c'était pratiquement fichu». Murielle (44 ans) et Marc (40 ans) n'ont pas encore pu être entendus par la justice.

Les parents du bébé prématuré, tragiquement décédé vendredi à l'aube à la maternité de la clinique Sainte-Elisabeth à Namur, s'étaient mariés récemment. Murielle (44 ans) a déjà deux grands garçons (18 et 20 ans) d'une précédente union. Marc (40 ans) souhaite être papa. Conscient des risques inhérents à une grossesse tardive, le couple décide d'avoir un enfant. Pour mettre toutes les chances de leur côté, ils se font suivre par trois médecins, dont un gynécologue et un néphrologue.La naissance était prévue pour début mai. Mais jeudi dernier, la maman ressent des contractions. Vers 22h30, elle se rend à l'hôpital. Sur place, la situation se complique: les médecins auraient évoqué le début d'une septicémie, qui empêche un accouchement par césarienne, indique-t-on dans l'entourage de Murielle.Les prélèvements envoyés au laboratoire donnaient des résultats très négatifs, précise-t-on à la même source. Les médecins auraient alors présenté un diagnostic très pessimiste: ou le bébé serait mort-né, ou il aurait une survie de quelques minutes ou de quelques heures. Pour les parents, tout s'effondre. Pour eux, «c'était pratiquement fichu», résume un proche.

A ce moment, il n'était pas encore question d'accouchement, nous dit-on: dans un premier temps, la patiente, persuadée d'être ensuite renvoyée chez elle, avait reçu des médicaments pour arrêter les contractions. Mais celles-ci se produisent quand même; on donne alors d'autres produits à la maman, pour faciliter l'expulsion. Les proches évoquent un cafouillage sur le plan thérapeutique.

Les parents signifient alors aux médecins qu'ils ne souhaitent pas qu'on s'acharne sur le prématuré; si le pronostic de vie est à ce point fragile, ils préfèrent que le bébé s'endorme dans leurs bras. Après l'expulsion, le bébé est remis à la maman. Le petit garçon - Adrien - ne présentait alors pratiquement aucun signe vital; il était déjà cyanosé, ajoute-t-on dans l'entourage de la maman. Où on est persuadé que Murielle, infirmière, sait de quoi elle parle. La décharge que les parents ont signée? Ce serait les soignants qui leur auraient demandé de consigner leur souhait par écrit; ce n'est pas la maman qui est allée chercher le stylo et le papier...

Il semble que les parents, qui n'ont pas encore pu être entendus par la justice, n'ont pas encore réalisé qu'ils risquaient une inculpation pour infanticide: cela leur paraît absurde, comme un mauvais rêve. Ils supposent que les médecins vont expliquer que le pronostic vital était quasi nul, explique encore un proche. Lundi, Murielle et Marc ont enterré Adrien au cimetière de Saint-Servais.

Leur avocat, Me Pierre Chomé, refusait mardi de s'exprimer tant que les problèmes d'audition n'étaient pas réglés. L'interrogatoire desdits parents était en effet prévu le jour même, mais fut reporté car un médecin a constaté que Murielle n'était pas en état d'être entendue avant, peut-être, la semaine prochaine. Si le parquet de Namur avait annoncé lundi l'inculpation des parents pour infanticide, celle-ci reste donc incertaine. De même, on attendra encore quelques jours le résultat de l'autopsie poussée effectuée sur le corps d'Adrien. Il éclairera la justice sur sa viabilité réelle, à la naissance.

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Oceane46 Membre 6 messages
Baby Forumeur‚ 53ans
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C'est tellement triste

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