Guadeloupe : le principe espérance


laurent chaumette Membre 111 messages
Forumeur inspiré‚ 58ans
Posté(e)

Encore un témoignage de Guadeloupe, porteur lui aussi de ce même mouvement de dépassement fraternel à l'oeuvre actuellement :

Quelle que soit la sphère du pouvoir que l'on analyse en Guadeloupe, elle est infectée d'attitude colonialiste.

Autour de certains penseurs, l'Africain de l'Afrique noire a été défini comme un objet à exploiter sur l'île de Guadeloupe ;

Les efforts faits par certains (nèg marron, Delgrés , homme politique, comités contre l'esclavage, textes parlementaires) ne suffisent pas.

Les descendants des colons d'Europe n'ont pas fait la paix avec les descendants d'esclaves.

Quatre schémas possibles peuvent être présentés pour gérer la crise sociétale et économique qui secoue la Guadeloupe :

- Consommer local dans le régime institutionnel actuel alors la crise économique est résolue et la crise sociétale persiste

- Vivre en apartheid et se contenter des miettes sans fierté dans le régime actuel, la crise sociétale et la crise économique persiste

- Indépendance ; nouveau régime politique et économique (modèle caribéen à préciser), la crise sociétale est résolue mais la crise économique persiste.

- Refonder la relation sociétale, faire de la place à l'autre, plus faible. Alors la crise sociétale et économique est résolue.

Cette 4ème possibilité s'appuie sur le principe d'espérance (à lire*)

Ils n'ont pas changé tous les deux d'état d'esprit, ils sont tous les deux dans un état de mal être.

Car en période de crise, ils utilisent tous les deux des méthodes coloniales de défense :

Je propose que Les békés s'associent aux fils d'esclaves pour produire de la richesse guadeloupéenne.

Il faut tisser un lien social d'humanité entre les deux communautés.

Je propose que les békés accordent plus de place dans leurs entreprises au fils d'esclaves (quitte à les former).

Ils doivent aider la communauté de fils d'esclaves, à se structurer (communication thérapeutique et Amour à échanger), pour participer à la construction de la Guadeloupe.

Ils doivent continuer à aider les fils d'esclaves à obtenir des postes de responsabilité pour construire la Guadeloupe.

Les békés doivent faire fi des mécanismes de réglementation financière et du lobbying économique et verser les 200 ¿ demandés.

C'est la dime de la Paix.

Ce sera une participation à la réparation des dégâts de l'esclavage.

La Guadeloupe est bien sûr submergée par les effets de la mondialisation mais il sera désastreux que les fils d'esclave éduqués aux mécanismes du monde moderne, ne prennent pas part à ce concert de production de biens de services, de biens éducationnels, culturels, ou écologiques.

Les fils d'esclave refusent d'être de simples consommateurs de Biens produits par les descendants de colons.

Ils ont retrouvé leur fierté dans l'humanité nègre (Négritude) et veulent co-produire du Bien.

Nous sommes encore dans une relation perdant/ GAGNANT

Il faut passer à une relation donnant/DONNANT et ensuite atteindre une relation gagnant/GAGNANT.

En conclusion, chacune des humanités doit apporter sa contribution, nous avons en nous Guadeloupéens le potentiel pour réussir cela.

Négocions avec un état d'esprit nouveau ; celui de l'homme ayant la capacité de sortir des ses montages coloniaux mutuels.

Une Guadeloupe donnant aux fils d'esclaves la chance d'exprimer ses potentiels et richesses encore enfouis sans passer par le rapport de force.

L'irrémédiable n'est pas atteint.

Les deux humanités ne doivent pas s'affronter mais coopérer en ouvrant leur c¿ur aux solutions contenues dans le code divin.

Desbonnes, de Guadeloupe

* note : Le philosophe Ernst Bloch a donné comme titre à l'un de ses livres : Le principe espérance. Ce principe présuppose que Dieu ne se réduit pas à ce qu'il a été mais qu'il est toujours au-devant de nous, un Dieu ayant « le futur comme propriété ontologique »

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

En l'occurence on a

un gouv qui ne réagit qu'au bout de 3 semaines

un Jégo qui ne connaissait rien aux dossiers , arrivé comme une fleur et reparti comme une souris pour revenir avec 2 médiateurs

Les médiateurs : ils communiquent par fax avec le patronat et n'ont pas revu les syndicats depuis le 10 février (JT france 2 de ce soir)

Les fax fonctionnent aussi depuis Paris , pas la peine d'être sur place pour faire ça!

La nouvelle façon de faire du dialogue social est arrivé , c'est moderne! :smile2:

Depuis la venue de Jégo , le seul dialogue qu'il a instauré via l'Elysée c'est avec les flics du coin , dans les faits.

A part ça , Sarko qui est toujours en mouvement , ne va pas en Guadeloupe , il préfére voir les filles skier à Val d'Isére .

A part ça il ne va pas recevoir syndicats et patronat guadeloupéens mais les élus pour leur donner ses consignes , loin trés loin du tapage et avec des gens courtois et bien gentils.

Autant qu'il pisse dans un violon , ça fera autant d'effet sur ce conflit.

Sorti du "je veux" à la maniére du gosse qui tape du pied et du léche botte blues vis à vis du MEDEF (Jégo nous apprend que la seule mesure qui sera prise c'est de baisser les charges patronales des entreprises là bas sans contrepartie) , y'a rien .

En ces temps de crise c'est grave pour nous d'avoir un type incapable au pouvoir.

Modifié par saint thomas

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