laurent chaumette

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À propos de laurent chaumette

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    Forumeur inspiré
  • Date de naissance 05/01/1959

Informations Personnelles

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    Homme
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    TERRE
  • Intérêts
    l'amour de la vérité
  1. la verité (oui mais la vraie)

    La Vérité, et chacun la connait, c'est que le monde DOIT changer. Le monde, avec ses faits, et nous dedans, se charge de toute façon, quels que soient les détours que nous "choisissions" - en citoyens avertis et revenus de tout - et nous charge donc par la même occasion, de vérifier, dans tous les sens et en passant par tous les états, la fonction invariante - et invariable - de la Vérité. (bonnes suites, à défaut de fuite)
  2. Poème pour les toits d'Iran ¿ 19 juin 2009

    Le vendredi 19 juin 2009 Demain, Samedi Demain est un jour de destin, Cette nuit, les appels d'Allah-o Akbar (Dieu est le plus grand) sont entendus de plus en plus fort que les nuits précédentes. Où est cet endroit ? Où est cet endroit où chaque porte est fermée ? Où est cet endroit où les gens sont simplement en train d'appeler Dieu ? Où est cet endroit où les appels d'Allah-o Akbar deviennent de plus en plus forts ? J'attends chaque nuit pour voir si les appels deviendront plus forts et s'ils seront plus nombreux ou non. éa m'ébranle (Me trouble) Je me demande si Dieu est ébranlé (est troublé). Où est cet endroit où tant de gens innocents sont pris au piège. Où est cet endroit où personne ne vient nous secourir ? Où est cet endroit où seulement avec notre silence nous envoyons nos voix au monde ? Où est cet endroit où les jeunes versent leur sang puis s'en vont et prient ? Sont debout (Résistent) sur ce même sang et prient¿ Où est cet endroit où les citoyens sont traités de vagabonds ? Où est cet endroit ? Veux-tu que je te le dise ? Cet endroit est l'Iran. Ton pays natal et le mien. Cet endroit est l'Iran. Auteur : Une femme iranienne Texte original : Where is this place where people are simply calling God ? Where is this place where the sound of Allah-o Akbar gets louder and louder ? I wait every night to see if the sounds will get louder and whether the number increases It shakes me I wonder if God is shaken Where is this place where so many innocent people are entrapped ? Where is this place where no one comes to our aid? Where is this place where only with our silence we are sending our voices to the world? Where is this place where the young shed blood and then people go and pray ? Standing on that same blood and pray¿ Where is this place where the citizens are called vagrants? Where is this place? You want me to tell you ? This place is Iran. The homeland of you and me. This place is Iran. .
  3. Cohn-Bendit

    Home a ravivé la conscience culpabilisée de participer à la destruction de la planète : voter « vert » a alors représenté pour beaucoup une façon de se soulager la conscience. Voter, c'est un peu comme roter. Mais la représentation électorale est à présent terminée, les acteurs élus se frottent (et se serrent) les mains, circulez, la destruction se poursuit, drapeau vert par-dessus.
  4. Que pensez-vous du livre de vie de l'Agneau

    « Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons. » Le « livre de vie » est une effarante composition « spirituelle », bien significative de notre nuit présente. Accommodant la bible à la sauce « apocalyptique », il en ramène le fond à une vengeance impitoyable ¿ rien que cela devrait suffire, en des temps moins délirants, à s'en écarter ¿ dont évidemment le seul moyen de réchapper n'est pas la pratique du bien prescrite par « le Sermon sur la Montagne » ( : amour de tous les hommes, non jugement, pardon, hospitalité matérielle et spirituelle), mais seulement la lecture de ce livre, livre basé précisément sur l'inverse : le jugement, la vengeance, le rejet de l'étranger. Sur la base du constat, aujourd'hui banalisé, des trahisons de la Parole par les puissants (politiques, religieux¿), il nous est proposé non de changer en mieux et d'y encourager tout homme, mais de nous préparer¿ à aller vivre dans les montagnes¿ entre gens de même nationalité. « Si donc vous êtes de ceux qui voyez venir l'accomplissement de la prophétie, votre mouvement vers votre salut consiste d'abord à rejoindre votre pays originel si vous êtes étrangers ou enfants d'étrangers, et à vous réunir ensuite avec vos proches et vos semblables dans les montagnes de votre pays. » Dehors l'étranger ! « Si des immigrés sédentaires ou nomades refusent de rentrer dans leur pays originel et se regroupent sur vos montagnes, vous devrez les chasser par tous les moyens. » « Sachez que seules les communautés vous permettront de résister jusqu'à la fin, ne serait-ce qu'en vous réconfortant les uns les autres. Elles vous permettront également de savoir que celui qui errera ici et là après le déluge, sans pouvoir prouver son appartenance à l'une d'entre elles, est un incirconcis qui aura réchappé. Pour qu'il ne puisse vivre dans le royaume, il devra être abandonné par tous. » Là-haut sur les montagnes, à toutes fins utiles, « sauvez l'or et les pierres précieuses si vous voulez, pour en faire des parures ou autres ornements. Et si vous avez une bourse, utilisez-la ; d'abord pour multiplier le livre de vie et le faire connaître au plus grand nombre, ensuite pour vous munir de tout ce dont vous aurez besoin, notamment pour vous défendre. » Et surtout, « fermez-vous à ceux qui essayeront de vous dissuader de me suivre, car vous auriez affaire à vos propres ennemis. » Qui a parlé d'aimer ses ennemis ? « Ne vous prenez pas de pitié aujourd'hui pour ceux qui donnent forme à la bête. Car eux-mêmes n'avaient nullement pitié du sang innocent qu'ils firent couler pendant des siècles, ni de la mère des hommes qu'ils dévastaient. » On peut continuer longtemps comme cela ; la matière (pardon « l'esprit ») ne manque pas. Mais c'est assez ici je crois pour s'apercevoir que sur fond de menace (c'est aussi ainsi que les « convertis » répercutent ce « message » : ou vous lisez et acceptez, ou vous chuterez et grincerez des dents), nous avons affaire à une inversion totale de l'esprit évangélique. Non, nous ne devons ni fuir, ni abandonner l'impie, mais vivre parmi les hommes, demeurer frère, chercher Dieu en chacun. C'est cela, gravir la Montagne. *[Centrer][/Centrer] Corde de rappel pour alpinistes spirituels. Le Fond évangélique permanent : « Ne jugez pas ! » « J'étais étranger, et vous m'avez accueilli. » « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. » « Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. » « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! » « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur, n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la Volonté de mon Père. »
  5. Julien Coupat, paroles pour la jeunesse

    Julien Coupat est parfaitement clair et audible : « La prison est bien le sale petit secret de la société française, la clé, et non la marge des rapports sociaux les plus présentables. Ce qui se concentre ici en un tout compact, ce n'est pas un tas de barbares ensauvagés comme on se plaît à le faire croire, mais bien l'ensemble des disciplines qui trament, au-dehors, l'existence dite ¿normale¿. Surveillants, cantine, parties de foot dans la cour, emploi du temps, divisions, camaraderie, baston, laideur des architectures : il faut avoir séjourné en prison pour prendre la pleine mesure de ce que l'école, l'innocente école de la République, contient, par exemple, de carcéral. Envisagée sous cet angle imprenable, ce n'est pas la prison qui serait un repaire pour les ratés de la société, mais la société présente qui fait l'effet d'une prison ratée. La même organisation de la séparation, la même administration de la misère par le shit, la télé, le sport, et le porno règne partout ailleurs avec certes moins de méthode. Pour finir, ces hauts murs ne dérobent aux regards que cette vérité d'une banalité explosive : ce sont des vies et des âmes en tout point semblables qui se traînent de part et d'autre des barbelés et à cause d'eux. » Et le voici à présent doté d'un magnifique Porte Voix : « Ce n'est pas en nous transperçant de peines de prison, de surveillance tatillonne, de contrôles judiciaires, et d'interdictions de communiquer au motif que nous serions les auteurs de ce constat lucide, que l'on fera s'évanouir ce qui est constaté. Le propre des vérités est d'échapper, à peine énoncées, à ceux qui les formulent. Gouvernants, il ne vous aura servi de rien de nous assigner en justice, tout au contraire.¿ Maintenant, tout l'intérêt de la démarche de Julien et de ses frères est de faire voler en éclat les catégories parcellaires de la contestation, ainsi que d'élever un nouvel horizon : ¿ Une contestation strictement sociale, qui refuse de voir que ce qui nous fait face n'est pas la crise d'une société mais l'extinction d'une civilisation, se rend par là complice de sa perpétuation. » « Une vérité n'est pas quelque chose que l'on détient mais quelque chose qui nous porte. » Non seulement les pouvoirs en place ou aspirants ont donc du souci à se faire, mais aussi le mécanisme intime de la domination ¿ qui commence toujours chez soi. Ce n'est pas un mérite de Julien, mais la vertu secrète de l'époque: « La sensibilité n'a que trop longtemps été une disposition passive à la souffrance, elle doit devenir le moyen même du combat. Art de retourner la souffrance en force. » La complaisance engendre haine et ressentiment, la vérité rassemble les frères. « Nous », c'est nous et nos frères. » *[Centrer][/Centrer] Montage réalisé à partir de l'entretien récent au Monde et d'extraits de la revue Tiqqun*. *Tiqqun est un mot hébreu qui signifie restitution/accomplissement. C'est un concept présent dans la Cabale et le mouvement messianique Juif.
  6. Tous Coupat !

    Julien Coupat, paroles pour la jeunesse ! Et maintenant il est dehors.
  7. le Manifeste anarchiste chrétien de 1903

    Anarchie veut juste dire "sans chef" (14ème siècle), mais alors AUCUN Dieu est le plus anarchiste.
  8. le mensonge

    "Ne ment pas même avec de bonnes intentions ! aie en horreur l'ombre même d'un mensonge !" Dialogues avec l'ange.
  9. le Manifeste anarchiste chrétien de 1903

    un document Le n°1 de la septième année de Vrede (1903) contient sous la signature de Félix Ortt un Manifeste anarchiste chrétien, que voici : . « Anarchiste chrétien veut dire : 1° disciple du Christ ; 2° négateur de toute autorité (extérieure). Est disciple du Christ quiconque cherche en toute droiture à vivre selon l'esprit du Christ, n'importe la secte à laquelle il appartient ou le dogme auquel il se rattache. Vivre selon l'esprit du Christ, c'est : Aimer Dieu de toute son âme, autrement dit : rechercher l'amour parfait et la sainteté parfaite, y tendre. Aimer son prochain comme soi-même, et la mise en pratique de cette règle de vie est incompatible avec toute convoitise, toute domination ou, si l'on veut, tout égoïsme. Dans la réalité, « chrétien » et « anarchiste » sont synonymes. Pierre, les apôtres, étant chrétiens, étaient anarchistes, c'est ce qu'indique leur réponse aux injonctions des autorités : « il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes ». Et, de même, l'anarchie, la délivrance de toute autorité, ne sera possible que lorsque l'amour règnera dans la conscience humaine, c'est-à-dire lors que les hommes vivront selon l'esprit du Christ. Il va sans dire qu'une foi basée sur la Bible n'est pas nécessaire pour atteindre ce but. Un disciple de Bouddha ou de Lao-Tsé (Confucius), un hindou, un israëlite, un musulman, un athée qui recherche la perfection pour lui-même et l'amour pour le prochain, celui-là vit dans l'esprit du Christ. Les paroles de Bouddha : « Subjuguez la méchanceté par la bienveillance, le mal par le bien », procèdent du même esprit que celles de Jésus : « Mais je vous dis, moi, de ne pas résister au méchant ». Lao-Tsé disant : « Celui qui vainc les autres est fort, mais celui qui se vainc lui-même est tout-puissant », fait montre d'une recherche de la sainteté semblable à celle que Jésus indiquait par les mots : « Soyez parfaits comme votre Père est parfait ». Les deux esprits sont les mêmes. Deux disciples de cet esprit-là ont exprimé en deux phrases les aspirations de ceux qui ne se satisfont pas de la théorie ni des bavardages, mais qui veulent mettre leurs théories à l'épreuve et traduire les paroles en actes, les voici : « L'amour n'est l'amour que lorsqu'il se donne lui-même en sacrifice ». (Tolstoï). « N'aimons pas par nos paroles et avec notre langue, aimons par nos actes et en vérité ». (Saint Jean). Dans le langage courant, cela veut dire : « Ne pactisons pas plus longtemps avec l'oppression capitaliste ou de la propriété - le meurtre de nos semblables ou le militarisme - les jugements iniques ou les tribunaux - l'alcoolisme ou la dégradation physique - la prostitution ou l'amour vénal - le meurtre des animaux (carnivorisme, chasse, vivisection, etc.). En un mot, rompons avec tout ce qui fait souffrir n'importe quelle créature dans le simple but de nous assurer à nous même une jouissance passagère quelconque. » .
  10. « Ce ne sont pas des justes mais des pécheurs que je suis venu appeler à changer de vie »¿ J'ai rarement lu texte aussi subversif envers nos préjugés et nos enfermements intellectuels, mentaux, mais aussi spirituels¿ A commencer par nos façons de nous enfermer dans nos mots, et d'y enfermer les autres, quand ce n'est pas Dieu ! Tout cela vole ici en éclat, et les ¿retombées¿ sont joyeuses¿ Quelques indices pour commencer¿.. Le pécheur est celui qui commet le péché¿. Je le dis de suite, cette notion de péché me gave tant elle a été utilisée par les organes du pouvoir pour soumettre les consciences. Je ne distinguerai pas entre pouvoir spirituel et temporel. Dans l'exercice du pouvoir, temporel et spirituel sont toujours confondus, copains comme cochons. La notion de faute est utile à l'exercice du pouvoir. Elle engendre la culpabilité. Il est facile de modeler l'esprit noyé par la culpabilité. Affaibli sous le poids d'une faute (souvent fausse) d'une erreur (souvent erronée), l'homme devient proie. Erreur, le mot est lâché. Au départ, l'erreur n'est pas une faute, c'est juste une erreur. Elle devient faute sous le projecteur de la conscience. Si l'on persiste et signe, après éclaircissements, dans la voie de l'erreur. Errare humanum est perseverare diabolicum Le substantif péché, du latin peccatum, est traduit par faute, erreur. De ce substantif naissent les adjectifs peccamineux et impeccable. Peccarre signifierait également manquer la cible. En hébreux ce terme recouvre les notions d'erreur, d'égarement. L'erreur, l'égarement, manquer la cible, nous sommes loin de l'idée de culpabilité de repentance, et de contrition. N'appréciant pas la définition ecclésiastique du péché, je ne m'entendrai pas sur ses diverses catégories: originel et actuel, mortel et véniel. Je ne m'étendrai pas sur ses différents modes, parole, pensée, actes et omission. Le pécheur est donc celui qui commet une erreur qui s'égare, qui se trompe, qui manque la cible. Après le pécheur, passons à ceux pour lesquels le christ n'est pas venu, les justes. Les justes, de toutes catégories foisonnent, du plus juste au moins juste. Ma mémoire glisse vers l'ancien testament. Je vois Noé, Loth, Job et quelques autres. Les vrais justes au regard de l'éternel, se dénombrent aisément Je vois également celui qui frappe sa poitrine et remercie le ciel d'être juste. Il a raison, il est juste Tellement persuadé, inutile de le déranger. Tout le monde a raison, tout le monde est juste. Deux catégories de justes se précisent. Les vrais justes. Les faux justes. Par souci de symétrie, deux catégories de justes supposent deux catégories de pécheurs. Daniel Balavoine chante dans aimer est plus fort que d'être aimé ¿et il n'y a que deux races ou les faux ou les vrais¿. Deux catégories de pécheurs, les faux et les vrais. Deux catégories de justes, les faux et les vrais. mmmm je m'amuse bien. Le christ n'est pas venu pour appeler les justes à changer de vie. Pour ceux de la première catégorie, c'est évident. On ne se déplace pas pour quelques justes clairsemés, Ceux-là sont déjà connus du christ depuis fort longtemps. Ils ont déjà troqué leur ancienne vie périssable contre celle que propose le christ. Pour les faux justes, c'est plus délicat. Ces gens vivent dans l'erreur mais restent cependant persuadés de la justesse de leur choix. Ils agissent selon leurs critères au mieux dans la seule voie juste possible à leurs yeux, la leur. Ils condamnent et combattent ceux qui ne leur ressemblent pas. Ils ont condamnés le christ lors de son premier passage parmi nous. Ces gens pensent, par exemple, que la guerre est juste, la misère est naturelle, que l'argent propre, le leur, existe. Parce qu'ils le valent bien. Un miroir croise-t-il leur regard? Ils doutent rarement du bien fondé de leurs existence, pas plus que de leur bon droit. Si d'aventure ils doutent ce n'est que pour mieux raffermir leurs positions sociales et personnelles. Parce qu'ils le valent bien. Ce sont très souvent nos maitres, nos dirigeants, nos bourreaux, les princes de la finance les gradés, les galonnés, les hommes de et du pouvoir. Ils sont nombreux, légion. Pourtant le christ n'est pas venu pour eux, lit-on, c'est dommage mais c'est ainsi. Ces faux justes constituent une catégorie de pécheurs, très particulière. Ce sont ceux qui persévèrent. Les boucheries du 20ème siècle n'ont pas exemple causées aucune honte ni gène, ni au politiques, ni au corps des armées. Aucune remise en compte des tuerie de l'histoire ,n' amené l'abandon définitive de leurs méthodes et de leurs jouets. Plutôt que de renoncer après les massacres à leur forme légale et organisée de meurtre, ces braves gens médaillent leurs poitrines, bombent (boum) le torse. Gloire, héroïsme, bravoure, courage, liberté, honneur, amour de la patrie, les bouchers entonne leurs chants. Le sang abreuve les sillons de la terre mais c'est toujours le sang des autres. Nos maitres utilisent l'arsenal judiciaire pour justifier et conférer vie et force aux diverses formes d'écrasement qu'ils jugent indispensables pour assoir leurs existences. Le christ n'est pas venu pour eux. Le christ vient pour ceux qui espèrent en lui. Pas pour ceux qui n'espèrent que d'eux-mêmes, ceux qui l'ont condamné, qui le rangent, le bouclent, l'enferment dans le placard des utopies, des folies, douces ou sévères. Les faux justes combattent le christ car ce dernier met en péril non pas leurs existences particulières, ils s'en chargent eux-mêmes, mais bien les erreurs par lesquelles ils vivent. Père pardonne leur car ils ne savent pas ce qu'ils font. Il aurait dû dire, lui le chargé de pardon, l'agneau du monde, ¿père, je leur pardonne car il ne savent pas ce qu'ils font¿. Il n'avait hélas, lorsqu'il prononce ces mots plus la force du je. Plus la force de rien, à peine celle de mourir. La force lui manquant, il s'adresse au père et lui demande ne nous pardonner. En principe le christ est celui par qui le pardon arrive, un entremetteur entre l'éternel et nos erreurs. Ici l'avocat divin démissionne. Il demande à son père de nous pardonner. Père , pardonne leur, moi je n'en ai plus la force, leur férocité et leur haine dépasse mon entendement. Pardonne leur stp, fais-le car je n'y arrive plus, je suis devenu trop faible Ils ne savent pas ce qu'ils font. Dans son amour, le christ va jusqu'à donner une raison au père de pardonner Ils ne savent pas ce qu'ils font. Ils ne savent pas ce qu'ils font quand ils truffent la terre de mines anti-personnelles? Ils ne savent pas ce qu'ils font lorsque tous fiers et merdaillés ils bichonnent les têtes nucléaires? Ils ne savent pas ce qu'il font lorsque surarmés ils s'arment encore et davantage, au détriment des besoins élémentaires? Ils ne savent pas ce qu'ils font lorsqu'il détruisent la terre et pourrissent l'homme pour un peu de sable doré, de pouvoir d'argent et de luxe? Ils ne savent pas ce qu'ils font? Je crois qu'il faut éviter de les prendre pour des imbéciles. Eux-mêmes se considèrent comme responsables (mais pas coupables, tu parles), conscients et justes. Ils savent très bien ce qu'ils font. Leur ¿justice¿ condamne la misère sociale met en taule celui ou celle qui vole un steak (loi des trois délits aux états-Unis). Condamne celui ou celle qui trébuche et chute. Ils justifient, par contre, leurs crimes dans les livres d'histoire. Du reste ce ne sont jamais les leurs. Le criminel est toujours un autre. Ils savent ce qu'ils font quand ils défilent sur les grandes avenues de la terre, tout ronflant de gloire sanglante, tout bouffis, gonflés, enflés par l'aspect auto-satisfait de leur image. Ils endorment les consciences, maquillent, travestissent la réalité sous des uniformes impeccables, sous de fausses théories économiques et sous leurs titres ronflants Le pouvoir s'arroge, par l'entremise des lois, le déléguant aux fonctionnaires de la mort , le droit de tuer. Ce n'est plus tuer, cela devient justice, nécessité, devoir, lutte contre l'axe du mal. Père ils savent très bien ce qu'ils font depuis le temps qu'ils le font. Pardonne leur si tu veux, c'est ton affaire, plus la mienne. Ils me tueraient si tu m'envoyais à nouveau parmi eux. La lumière découpe cruellement leurs visages sans amour. Ils ne supportent pas de voir ce qu'ils sont devenus. Ils éteignent toute lumière vraie afin que leurs erreurs deviennent vérité à nos yeux fatigués. Je ne suis pas venu pour les faux justes, pourrait dire le christ. Que le produit de leurs actes puisse les enseigner avant qu'il ne soit trop tard. Leur orgueil ne tombera que lorsqu'ils en mangeront le fruit. Je rappelle au sujet du pardon, que les colères du père ne ressemblent en rien à celles du fils. Pour les colères et l'idée de pardon de l'éternel, se référer à l'ancien testament. Si précisément dans une infinie bonté l'éternel s'humanise dans le fils et que celui-ci par amour de l'homme va jusqu'à se laisser clouer, je crois qu'il faut craindre un peu, lorsque l'avocat, le christ, à bout de forces, remet au père son pouvoir de pardon. Le christ n'est pas venus pour les justes, pas plus pour les faux que pour les vrais. Le christ est venu pour les pécheurs, les égarés, ceux qui se trompent de cible. Mais alors, me direz-vous, les faux justes sont précisément de vrais pécheurs, de vrais égarés Plus encore que d'autres, intimement convaincus qu'ils sont du bien fondé de leurs actions. Le christ devrait les aider, les éclairer puis qu'ils sont dans l'erreur. C'est justement là le problème, le christ ne peut rien pour eux car le christ n'impose rien. Pour aider le faux juste, il faut briser son blindage de certitudes. Le christ ne brise rien, il n'est pas fort, juste doux et rieur comme le vent de mai. Qu'ils remettent eux-mêmes en question leurs existences, leurs affirmations, leur orgueil, leur insolence, leur assassine arrogance et leurs mortelles certitudes. Ils se passeront alors de l'état de faux justes à celui de vrais pécheurs et là, le christ pourra tout pour eux. La lumière du christ débusque l'erreur, elle ne condamne pas le pécheur qui la commet. Pour les pécheurs, c'est heureusement beaucoup plus simple, je suis l'un d'eux. Boom-boom shiva boom. Pour ce qui est du ¿péché originel¿ on s'en fout, celui-là concerne chaque humain, tout le monde, donc personne. Ce n'est du reste pas un péché¿ Je parlerai de ces erreurs que nous commettons, en paroles, en pensée, en actes et en omission. La parole est un acte, la pensée aussi. Nous restent, deux catégories de pécheurs avec les égarements en actes et non-actes (omission). Les vrais pécheurs ne sont pas si nombreux. Pour le vrai pécheur, c'est plus facile que pour le faux juste. Les conséquences des erreurs sont visibles, lourdes. Il en prend conscience. Elles pèsent sur sa vie. La vue, du malheur de ce que ses actes induisent, peut lui ouvrir les yeux. Elle le peut, malheureusement, car l'erreur est faite. N'oublions pas cependant que nous vivons un long processus d'apprentissage. De nos erreurs peut aussi, doit, naitre une compréhension nouvelle. C'est ce qui arrive au pécheur repenti. Le christ est venu pour eux selon ce verset. Le repentir sincère et profond, né de la conscience d'avoir introduit le mal, ouvre une issue sur le bien et la lumière. La repentance est offerte à tous. C'est un cadeau du ciel mais un cadeau un peu amer. Il contient la souffrance et implique l'humilité. Il contient la souffrance La conscience, éclairée paradoxalement par la sombre lueur des actes commis, souffre, s'éveille. Il contient l'humilité Il faut demander le pardon, l'implorer, reconnaitre ses erreurs, admettre son égarement. Un vrai pécheur est par conséquent un être conscient de ses erreurs, de ses égarements et de leurs conséquences. C'est un être en transformation. A ceux-là, s'ils le demandent, le christ peut tendre la main. Un homme qui a perdu l'esprit ne peut pas se repentir. Il n'est pas conscient. Un homme dur de c¿ur ne le peut pas non plus. Sa dureté ferme la voie que l'amour pourrait tracer jusqu'à lui. Sa dureté lui fait justifier le mal. Une double carapace se forme, la dureté s'associe à la justification de l'acte. Il réintègre ainsi le camp de faux justes, pour qui le christ n'est pas venu. La repentance est un cadeau amer mais efficace quand elle est réelle. Elle s'adresse aux vrais pécheurs. Bien sûr, on ne stagne pas dans la repentance, on avance, on évolue, on trace son chemin vers une nouvelle route, différente, plus calme, plus sage, plus humaine, plus fraternelle. En cela le christ peut aider. Les faux pécheurs, eux, ne sont pas vraiment conscients. Ils ratent la cible. Pour eux, le christ également est venu.. Ils sont très nombreux, la majorité des gens de la terre. Pour eux, pas vraiment besoin de lourde repentance, errare humanum est. Juste besoin de savoir situer la cible et de se repositionner Nous sommes tous dans le même bain, liés les uns aux autres, économiquement, socialement par les mêmes erreurs mondiales. Les faux pécheurs disent oui, bien sûr mais on ne peut rien y faire. Ils subissent et n'aperçoivent pas le lien qui les unit au mal. La distance, entre leur action personnelle et le mal, plus ou moins grande, rend difficile la mesure des conséquences de leurs actes. Celui qui extrait le minerai extrait le minerai. Il fouille les entrailles de la terre, il travaille, il ne fait pas le mal. Celui qui le transporte le transporte. Il pollue un peu mais ne fait pas le mal il travaille. Celui qui le fond le fond. Il pollue un peu mais il ne fait pas le mal, il travaille. Celui qui usine usine. Il pollue un peu mais ne fait pas le mal, il travaille. Celui qui achète les armes ne fait pas le mal, il achète. Il pollue un peu mais ne fait pas le mal, il travaille. Celui qui livre les armes ne fait pas le mal, il livre. Il pollue un peu mais ne fait pas le mal, il travaille. Celui qui utilise l'arme utilise l'arme. Il pollue un peu mais ne fait pas le mal. Il exerce son métier. Celui qui saute sur la mine, meurt. Il ne fait plus rien et surtout plus son travail de cultivateur. Il y a parfois bien loin, des milliers de kilomètres et des années, entre les maillons d'une chaine où chaque action prise isolément est relativement peu nocive et peu liée au mal, alors que la résultante finale produit le mal absolu. Tous les faux pécheurs sont liés au mal. Leur délivrance réside non dans la repentance, comme pour les vrais pécheurs, mais dans le choix de la cible et la correction de leur position. Ne commettons plus cette erreur de croire que nos actes en apparence sans conséquences, n'induisent aucun mal. Aussi légers qu'ils puissent paraitre, nos actes tous réunis sur un seul plateau de la balance, pèsent. A nous de choisir dans quel plateau nous voulons les déposer. Chaque plateau ne reçoit qu'une catégorie d'acte. Un acte mauvais ne peut être déposé sur le plateau habilité à recevoir les bons et réciproquement. A nous de voir, quel plateau de la balance nous voulons charger, celui de l'amour ou celui de la haine. Le christ nous a montré la voie, je dirais même il est la voie. Là voilà notre cible chers faux pécheurs. Ciblons l'amour, ciblons le au-delà de nos égoïsmes, au-delà de nos courtes vues. Ciblons-le dans notre travail de jardiniers, Ciblons-le dans l'effacement de la douleur et de la bêtise. Ciblons dans le pardon et le don. Ciblons-le dans le partage. Ciblons dans la construction du monde. Ciblons -le dans la tolérance. Ciblons-le dans la joie. Ciblons-le dans l'humour. Ciblons dans la fête. Ciblons-le dans l'amour et la conscience. Alors certainement, chers faux pécheurs, nous toucherons au but. Quelques petites choses encore¿. Le christ appelle à changer de vie, il n'impose rien. Qu'il crie dans le désert ou murmure dans la foule, nous restons libres. Totalement libres de l'entendre et de l'accepter, totalement libre de l'entendre et de le repousser, totalement libres de ne pas l'entendre. Nous ne sommes cependant plus libres de le crucifier c'est déjà fait. mais des pécheurs que je suis venu appeler à changer de vie¿ Changer de vie¿ Il ne faut pas voir uniquement, dans cette transformation que le christ propose, le passage d'un homme de mal à celui d'un homme de bien. Changer de vie est bien plus que cela. Le christ nous invite à troquer nos existences éphémères, lourdes, douloureuses, emplies de nuit, de craintes et de souffrante contre une vie lumineuse, terrestre et heureuse et qui, au bout du parcours, ne se termine pas avec la mort mais débouche sur le royaume et la vie éternelle. Changer de vie, pas changer la vie, même si changer de vie change la vie. On ne le clouera pas deux fois, va falloir se faire à cette idée, tant pis. Notez, incapable qu'il était de se déclouer, il serait bien capable de se crucifier lui-même. Rien que par amour pour nous il pourrait, il devrait le faire, il aime ça non, c'est son job de fils de dieu, non? Il me semble en fait qu'il n'ait pas véritablement apprécié l'accueil que nous lui avons réservé. S'il n'a pas le temps de la rancune, il ne semble pas maso non plus. Je doute qu'il accepte à nouveau ce que nous lui imposâmes, faut pas pousser. Il ne nous restera donc qu'à le supporter. Je signale encore que des trois catégories, les faux justes sont les plus mal lotis. Je signale également que ces catégories sont ouvertes que l'on peut passer, selon ses actes, de l'une à l'autre librement. Le christ vient pour les pécheurs pas pour les justes. C'est bizarre mais c'est comme ça. Notez, les vrais justes, il aime bien. Ce sont des potes mais eux il les voit tout le temps. Au ciel comme sur terre. Peccamineusement votre Laurent lautre* * récent intervenant sur mon blog, de toute évidence libre de toute influence ! NOTE. Je dialoguerai volontiers avec chacune et chacun, s'il y a envie de dialogue. Quant aux "commentaires" polémiques, vaniteux, méchants ou simplement défoulatoirs, n'étant pas destinés au dialogue, je n'y réponds pas : ils auront donc les derniers maux. ¿
  11. Vivre sans âmes ?

    Je suis d'accord ; je pense que l'âme s'inscrit dans l'évolution, elle est une création dans la création, notre propre sens divin librement engendré - ou effacé. Notre temps est le temps de l'effacement du divin dans l'homme.
  12. Vivre sans âmes ?

    " L'homme, c'est l'âme" Socrate. Quelques paroles de Socrate Ce que tu veux me dire, est-ce vrai? Est-ce bien? Est-ce utile? Sinon je ne veux pas l'entendre. Ceux qui désirent le moins de choses sont les plus près des dieux. Il vaut mieux subir l'injustice que de la commettre. Je crois qu'on ne peut mieux vivre qu'en cherchant à devenir meilleur, ni plus agréablement qu'en ayant la pleine conscience de son amélioration. L'âme déréglée est comme un tonneau percé à cause de sa nature insatiable. L'amour seul connaît le secret de s'enrichir en donnant. L'homme doit s'élever au-dessus de la Terre - aux limites de l'atmosphère et au-delà - ainsi seulement pourra-t-il comprendre tout à fait le monde dans lequel il vit. Que celui qui veut mouvoir le monde se meuve d'abord lui-même.
  13. réinventer la non violence active

    C'est le genre de choses qu'on pourrait... écrire, si Gandhi ne nous avait pas indiqué par la pratique la voie à suivre, ou plutôt à poursuivre. "Ahimsâ (la non violence active) exige le courage le plus grand."
  14. Paroles dites il y a 2000 ans

    Et bien au moins, même après 2000 ans, il y a des paroles qui font... parler. ps. le "capitalisme", ce sont nos avidités mises en système (ce qui indique la - difficile - marche à suivre pour en sortir définitivement)
  15. réinventer la non violence active

    Si nous nous affichons Par MILLIERS en DRAPEAUX BLANCS - d'entrée de jeu, bien visiblement et avec une publicité maximale préalable - et que les CRS chargent ? Nous créons une sympathie populaire maximale. Si nous nous y tenons, si nous généralisons, nous tenons entre nos mains un soulèvement à la contagion irrépressible. Cette « option » est le seul dépassement pratique efficace de la haine, de la violence, et du pouvoir. Chiche ? PAR MILLIERS EN DRAPEAUX BLANCS ! Bien amicalement et fraternellement à chacune, à chacun, à tous.