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Réchappés du carnage de Bombay, ils racontent¿


Yavin

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Réchappés du carnage de Bombay, ils racontent¿


Samedi 29 novembre - 14:05

Ils étaient en train de prendre un verre, de dîner, ou s'attardaient dans leur chambre d'hôtel quand les premières rafales de mitraillettes ont été tirées.

Encore sous le choc, vendredi matin, à l'aéroport de Roissy, les premiers français de retour de Bombay ont décrit des «scènes de guerre et de panique» dans la capitale économique indienne.




Leopold Café. «On était en train de manger quand notre attention a été attirée par plusieurs jeunes qui sont arrivés avec d'énormes sacs à dos sur les épaules», se souvient Johanna, 24 ans, une touriste française revenue vendredi à Paris. «Ils ont pris des armes dans leurs sacs, ont lancé trois grenades et ils ont tiré sur tout ce qui bouge avec leurs fusils mitrailleurs. Il y a eu tout de suite des morts», les tireurs «avaient le visage découvert», «paraissaient indiens» et «particulièrement jeunes». «Des gens sont sortis en courant, d'autres, comme nous, se sont cachés sous les tables. Ceux qui sont allés se réfugier dans les cuisines y sont passés.» Après «dix minutes sous le feu», Johanna sort avec son cousin, cherche un taxi, «mais il y avait trop de monde».

Michael et Diane Murphey, un couple de retraités britanniques, sont moins chanceux. Ils sont depuis dix minutes au bar d'un Leopold Café bondé - «peut-être 100 personnes» - quand les premiers tirs claquent. Diane est touchée au pied, Michael prend une balle dans les côtes. «Nous avons dû attendre, ce qui nous a apparu des siècles, que la police arrive. Il y avait tant de blessés ! C'était un carnage !»

Hôtel Taj Mahal. Andrew Beetina est au bar et boit une bière avec des collègues en attendant de décider où aller dîner. «On a entendu comme un plateau en métal tombant par terre. On a tous sursauté. Juste après, une fusillade éclate dans le lobby, à trois mètres. On plonge sous les tables et les chaises. Le personnel nous fait sortir. On se retrouve dans un restaurant, au premier. Puis dans un salon lambrissé avec du marbre. Pe ndant plusieurs heures, tout est calme. J'appelle ma femme, mon frère et des amis à Londres. Je réalise que la situation est grave. Autour de moi, environ 200 personnes utilisent leur portable.

Au petit matin (vendredi) on a entendu différentes explosions. La tension est montée. On parle d'évacuation. Mais au moment de partir, plusieurs tirs retentissent. On se marche dessus, les uns sont projetés contre les murs, les autres heurtent le mobilier. On éteint les lumières. Trois énormes explosions résonnent, juste à côté. Le sol et le plafond tremblent. Mon c¿ur bat très fort. Je tends l'oreille mais ne perçois qu'un concert de toux, soupirs et sanglots. Je m'attends au pire : qu'un homme rentre et commence à tirer.»

Ce sont les forces spéciales qui finalement arrivent. «Tout le monde debout. Mettez vos mains sur la tête, qu'on puisse vérifier que personne n'est armé. On se retrouve dehors, dans l'air du matin. On nous conduit à un bus. Mais des tirs surviennent. Une voie crie : ¿Démarre ! Démarre ! Démarre ! ¿ Le bus accélère. On se retrouve à un poste de police.»


T. P. (avec AFP, BBC,The Guardian)
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Source: lefigaro.fr
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