La baisse de la part des salaires dans la répartition des revenus


carnifex Membre 5 527 messages
Forumeur alchimiste‚ 36ans
Posté(e)
Au niveau international, la mesure la plus fiable est celle qu'utilisent les institutions internationales et qui conduisent au constat rappelé en introduction. Il n'est pas sans intérêt de rapporter ici ce que disait Alan Greenspan, l'ancien président de la Fed,dans une interview au Financial Times (Guha 2007).

Lui aussi part de cette « caractéristique très étrange » [one very odd feature] du capitalisme contemporain : « la part des salaires dans le revenu national aux Etats-Unis et dans d'autres pays développés atteint un niveau exceptionnellement bas selon les normes historiques » [the share of worker compensation in national income in the US and some other developed countries is unusually low by historical standards]. Or, à long terme, « le salaire réel tend à évoluer parallèlement à la productivité réelle » [real compensation tends to parallel real productivity]. C'est ce qu'on a pu observer « durant des générations, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui » [we have seen that for generations, but not now].

Le salaire réel s'est mis à « diverger » pour des raisons qui ne sont pas claires aux yeux de Greenspan [it has veered off course for reasons I am not clear about], qui « s'attendait et s'attend toujours » [i did and still do] à une normalisation de la répartition entre salaires et profits tout en redoutant « une perte de soutien politique aux marchés libre si le salaire du travailleur américain moyen ne se mettait pas dans de brefs délais à augmenter plus vite » [if wages for the average US worker do not start to rise more quickly political support for free markets may be undermined].

http://hussonet.free.fr/pourtant.pdf

La part des salaires dans la valeur ajoutée nette, en France, (87.2% en 1982) s'établissait en moyenne à 76.2% sur 1989-2006.

Par part des salaires, on entend la part du produit du travail rendue aux salariés sous forme de salaire direct ou indirect (soit la somme du salaire brut et des cotisations patronales).

La valeur ajoutée nette est le produit net du travail : la différence entre le produit intérieur brut et la consommation (l'usure) de capital fixe.

Le complément de la part des salaires dans la valeur ajoutée nette est la rémunération des propriétaires du capital.

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Par part des salaires, on entend la part du produit du travail rendue aux salariés sous forme de salaire direct ou indirect (soit la somme du salaire brut et des cotisations patronales).

Sans étude , je crois que j'avais déjà cette trés nette impression.

Greenspan doit être un envieux et un frustré.

C'est valable pour de nombreux pays européens et le seul argument que les grands PDG utilisent pour justifier cela c'est "mondialisation" , le mot magique qui fait frémir les masses et justifie tout .

Par contre le discours vis à vis des grands actionnaires (les petits se font niqués jusqu'à l'os) est complétement différent.

Y'a donc 2 discours .

A nous la mondialisation et les pleurs de Cosette , aux autres l'oseille .On est dans l'excés et ça va aller en s'accélérant vu la tournure des choses.

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carnifex Membre 5 527 messages
Forumeur alchimiste‚ 36ans
Posté(e)
C'est valable pour de nombreux pays européens

Je pense que cette tendance a affecté tant l'occident que l'ex-bloc de l'est, où la baisse de la part des salaires a été aussi brutale que la restaturation de la propriété capitaliste et de la part de profit qu'elle implique, et la plupart des pays du sud : ceux - nombreux - dont les masses restent pauvres tandis que quelqu'uns seulement s'enrichissent.

et le seul argument que les grands PDG utilisent pour justifier cela c'est "mondialisation" , le mot magique qui fait frémir les masses et justifie tout .

Il y aussi "réforme", "modernité", et "ouverture".

les petits [actionnaires] se font niqués jusqu'à l'os

"Faut pas jouer les riches, quand on n'a pas le sou", Brel, Ces gens-là.

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souky54 Membre 741 messages
Forumeur forcené‚
Posté(e)

n'avez-vous tout simplement jamais entendu la loi de l'offre et de la demande ?

Il y a 20 ans de celà, un directeur de mon entreprise avait déjà répondu à un de mes collègue :

"c'est à prendre ou à laisser".

"si vous n'êtes pas content, prenez la porte".

(si des collègues me lisent, ils sauront de qui je veux parler)

je pense qu'il est urgent de développer les métiers de proximité, les seuls à ne pas avoir démérité lorsque la crise mondiale a débarqué.

- services à la personne (pourquoi ne pas créer un système de garderie pour les personnes âgées ? à l'identique de celles des petits, avec les mêmes avantages fiscaux, de manière à ce que leurs enfants puissent travailler sereinement... ; et pourquoi pas mélanger les générations ?...)

- services de réparations des appareils ménagers (nous achèterions plus chères de meilleures qualités que nous conserverions plus longtemps, tout en faisant des économies de déchets...)

- services de locations ET d'encadrement de jardins potagers (pour se nourrir moins cher)

- services multicartes à domicile (il parait que ça marche très bien en ce moment)

etc...

NB : Pour jouer dans la cour des grands, nous avons sacrifié des emplois, pour récolter des produits de mauvaise qualité,

et en plus nous n'avons pas brillé par nos réussites, face à la concurrence...

Pourquoi ne pas relancer la couture à plus grande échelle, avec des tissus de qualité,

et relancer les cours de cuisine, plus économiques (y compris dans nos écoles françaises)

- professeurs de couture

- professeurs de cuisine

- professeurs de jardinage... Y compris.

etc...etc...

BREF, toutes les connaissances minimum qui permettront à des petits revenus de s'en sortir quand même honorablement,

tout en renforçant les cellules familiales dans un partage des tâches.

maintenant que la Chine, l'Inde, etc... ont le pied à l'étrier,

ces pays auront moins besoin de nous pour équiper leurs populations de produits de premières nécessité.

Pourquoi ne pas leur vendre notre savoir faire dans des écoles (de compagnonages y compris) ?

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