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Les «réseaux Ben Laden» en procès


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Les «réseaux Ben Laden» en procès


03 Janvier 2005-14h40

Six militants islamistes radicaux jugés pour avoir fomenté un attentat antiaméricain à Paris.Parmi eux, un émir présumé d'al Qaeda, Djamel Beghal


Peu après la condamnation à de lourdes peines de prison de dix militants islamistes français et algériens reconnus coupables d'un projet d'attentat contre le marché de Noël et la cathédrale de Strasbourg en 2000, une nouvelle grosse affaire de terrorisme est jugée à partir de ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris. Six hommes y comparaîtront jusqu'à la mi-février. Soupçonnés d'avoir préparé un attentat contre des objectifs américains dans la capitale française, ils encourent jusqu'à dix ans de prison.

Deux de ces six inculpés retiennent l'attention. Le Franco-Algérien Djamel Beghal, longtemps membre du «Takfir», la dissidence «ultra» des Frères musulmans, fut arrêté en possession d'un faux passeport en 2001 à Dubaï, de retour d'Afghanistan. Il avoua aux policiers émiratis avoir fomenté un attentat contre l'ambassade des Etats-Unis à Paris. Cet attentat suicide aurait dû être commis en 2002 avec une ceinture d'explosifs par le Belgo-Tunisien Nizar Trabelsi (condamné en Belgique à dix ans de prison en 2003) tandis qu'au même moment, un attentat au camion piégé aurait visé le centre culturel américain. La logistique de cet attentat aurait été assurée par Kamel Daoudi, un Français d'origine algérienne passé également par les camps d'entraînement d'Afghanistan et les mosquées intégristes de Londres. Kamel Daoudi a été arrêté en possession de faux papiers en 2002 en Grande-Bretagne, où il avait fui à l'annonce de l'arrestation de son ami Djamel Beghal. Cet informaticien a déjà été condamné deux fois dernièrement à plusieurs mois de prison pour avoir agressé ses gardiens pendant sa détention.

Ce procès s'annonce ardu. Si les présomptions et les témoignages abondent, l'accusation ne dispose pas de preuves matérielles de ces projets d'attentat. En 2002 aux Pays-Bas, cinq membres présumés du même réseau, jugés pour les mêmes faits, avaient été acquittés en première instance, les preuves contre eux ayant été jugées insuffisantes ou irrecevables. En outre, tant Djamel Beghal que Kamel Daoudi nient. Le premier est revenu sur ses aveux, qu'il a mis sur le compte de tortures dont il aurait été victime à Dubaï. Le second qualifie le dossier de «scénario préfabriqué créé de toutes pièces par les services de sécurité américains, britanniques et français».L'ombre des «réseaux Ben Laden» n'en plane pas moins sur ce procès. Djamel Beghal, avant de se rétracter, a affirmé avoir été mandaté par un des bras droits de Ben Laden, Abou Zoubeïda. Lors de son arrestation, il a été présenté par la police comme un des émirs d'al Qaeda en Europe, sur le point de donner l'ordre à des «commandos dormants» infiltrés sur le Vieux Continent de passer à l'action. Et la DGSE est convaincue qu'à Kandahar, Beghal a eu un contact direct avec Ben Laden en personne.

Ce n'est pas la première fois qu'al Qaeda apparaît dans des procédures judiciaires en France. Il y a peu, plusieurs islamistes radicaux soupçonnés d'être liés à la «cellule de Hambourg» (dont faisaient partie trois des pilotes-kamikazes du 11 septembre) ont été incarcérés. L'un d'eux a déclaré avoir préparé un attentat à la voiture piégée à La Réunion, analogue à celui perpétré à Bali en 2002. Un de ses compagnons, présenté à l'époque par Nicolas Sarkozy comme «l'un des hauts responsables d'al Qaeda», est soupçonné quant à lui d'avoir organisé l'attentat commis en 2002 par un kamikaze franco-tunisien contre la synagogue de Djerba.On retrouve aussi la nébuleuse Ben Laden derrière les «filières tchétchènes» - notamment soupçonnées d'avoir projeté des attentats chimiques et bactériologiques en France - et derrière la mouvance liée au Groupe islamique combattant marocain (GICM) - dont plusieurs membres présumés ont été arrêtés en 2004 en région parisienne pour leur implication supposée dans les attentats de Casablanca en 2003.


Source: La Libre Belgique
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