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Extrême violence


marielle

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marielle Membre 1 921 messages
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L'année commence dans une extrême violence


2 Janvier 2005 -10h49

L'année 2005 a commencé dans la violence en Irak, les autorités irakiennes et l'armée américaine annonçant samedi la mort de plusieurs Irakiens et d'un soldat américain


L'année 2005 a commencé dans la violence en Irak, les autorités irakiennes et l'armée américaine annonçant samedi la mort de plusieurs Irakiens et d'un soldat américain, tandis que le Premier ministre irakien promet une année décisive marquée par des premières élections multipartites depuis plus d'un demi-siècle. "Je vous souhaite une bonne année (...) cette année sera décisive pour l'Histoire et l'avenir de notre peuple", a déclaré Iyad Allaoui dans un message de voeux à ses compatriotes à l'occasion du Nouvel an diffusé vendredi soir. "Inch Allah (si Dieu le veut), l'Irak sera solide et fort. L'Irak sera uni et sera un élément efficace pour la paix et la stabilité du monde", a affirmé M. Allaoui qui se présente aux élections générales du 30 janvier fortement appuyé par les Etats-Unis.

Les six derniers mois ont été les plus meurtriers pour l'armée américaine en Irak avec plus de 500 soldats morts, en majorité dans des violences qui coûtent également la vie à de nombreux Irakiens. Les pertes des derniers mois se sont produites après le transfert du pouvoir au gouvernement intérimaire d'Iyad Allaoui, fin juin. Les Etats-Unis avaient espéré que ce transfert aiderait à faire reculer la violence dans le pays. Un soldat américain a été tué et un blessé samedi dans une attaque à la bombe dans le nord de Bagdad, a-t-on annoncé de source militaire américaine. Ce décès porte à 1.326 le nombre de soldats américains tués en Irak depuis l'invasion du pays en mars 2003, selon un bilan établi à partir des chiffres du Pentagone. Une forte explosion a secoué à la mi-journée de samedi le centre de Bagdad mais il n'a pas été possible d'en déterminer les causes. Le groupe de l'islamiste jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui a annoncé l'exécution de cinq membres de la Garde nationale irakienne, dans une vidéo mise en ligne samedi. Dans la vidéo, signée par le groupe "Al-Qaïda au pays du Rafidaïn (la Mésopotamie)" de Zarqaoui à Ramadi (ouest de Bagdad), les cinq hommes, présentés comme des membres de la Garde nationale et habillés en civil, ont été alignés dans une rue d'un quartier populaire, puis mitraillés par des hommes armés et cagoulés qui les ont ensuite achevés de plusieurs balles.

Le groupe de Zarqaoui a également revendiqué les assassinats du chef du Conseil de la province de Diyala, Nawfal Abdel Hussein, et de son frère Farès, dans un message mis en ligne sur un site islamiste. Un autre message attribué au groupe sur le même site a revendiqué un attentat à la voiture piégée à Baïji, à 200 km au nord de Bagdad. La police a annoncé samedi avoir découvert le corps d'un autre membre du conseil de la province de Diyala, le docteur Ali Herdane, un vétérinaire, près d'une localité proche de Baaqouba, où il habite. Un officier de police, le commandant Karim Ismaïl Hachem, travaillant au ministère irakien de l'Intérieur a été abattu samedi par des inconnus au sud-ouest de Bagdad, a-t-on appris de source policière. Huit Irakiens, dont un ambulancier et deux gardes nationaux, et une personne non identifiée ont été tués dans une série d'attaques vendredi et samedi à Bagdad et au nord de la capitale, selon une source hospitalière et la police. A Ishaki, à 100 km au nord de Bagdad, deux gardes nationaux ont été tués et six blessés dans des tirs de mortier contre leur position, a indiqué Mohammed Qassem, un capitaine de cette force. Plus au sud, à Balad, la police a découvert les corps de deux chauffeurs de camions irakiens, travaillant pour une firme traitant avec l'armée américaine. Un civil a été tué et quatre blessés, dont une femme et un enfant, dans des accrochages à Synia, près de Baïji, à 200 km au nord de Bagdad, entre des gardes nationaux et des rebelles, selon la police locale.

A Doura, banlieue sud de Bagdad, un civil a été tué et deux blessés quand leur voiture a sauté samedi en milieu de journée sur une bombe artisanale placée sur une route proche de la mosquée Hatem Saadoun. A Khadra, dans l'ouest de la capitale, la police a découvert dans deux sacs les corps, décapités et les mains attachées, d'un Irakien et d'une autre personne non identifiée, selon cette source. Près de Kirkouk, dans le nord de l'Irak, un policier a été abattu par des hommes inconnus armés alors qu'il sortait de sa maison. Une source officielle à Beyrouth a annoncé qu'un Libanais, Nabil Mohammad Mahmoud, 24 ans, employé d'une société koweïtienne travaillant en Irak, avait été tué dans la "Zone verte", un périmètre ultra-sécurisé de Bagdad qui abrite notamment les ambassades américaine et britannique et le siège du gouvernement. Onze suspects, dont trois Saoudiens, ont été arrêtés samedi par la police dans la ville sainte chiite de Najaf (centre) en possession d'armes, a-t-on appris auprès du bureau du chef de la police de Najaf. Au sud de Bagdad, un oléoduc alimentant une centrale électrique située à Moussayeb, à 65 km au sud de Bagdad, a été saboté. Une colonne de fumée noire était visible à plusieurs kilomètres du lieu de sabotage et le ministère du Pétrole n'était pas joignable dans l'immédiat pour préciser l'impact de ce sabotage sur la production d'électricité. Les infrastructures pétrolières de cette région, appelée le "triangle de la mort" en raison d'une guérilla active, ont subi de nombreux sabotages ces derniers mois. L'armée américaine a annoncé samedi la libération de quelques 260 détenus des centres pénitentiaires d'Abou Ghraib, à l'ouest de Bagdad, et de Camp Bucca dans le sud de l'Irak.



Source: La Libre Belgique
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