Essai


Invité Vameed
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Bon, j'ai écrit ça hier soir et j'aurai besoin de conseils, de personnes qui corrigent mes fautes d'orthographe, mes redondances, mes incohérences aussi bien littéraire qu'historiques.

C'est juste un premier jet.

Il ne m'est de souvenirs plus vifs que celui de notre première rencontre, Mademoiselle, ce soir de ce presque automne 1915. Je peignais des arbres qui, dupés par la morne grisaille de ce ciel d'août, croyaient déja voir venir l'automne et se découvraient, impudiques, de leurs feuilles.

Je peignais car telle était ma passion, car telle était ma vocation. Mon unique plaisir était alors de retranscrire mes émotions par le vif de mes coups de crayons et d'y aposer des touches de couleurs, grossières et épaisses pour ne laisser mon âme à vif.

Je peignais alors également l'Allemagne endeuillée, ternie, honteuse.

Votre rire, sorti de nulle part, fit tressaillir tout mon être. Un rire strident et haïssable entre tous, impudique. Un rire comme celui-ci n'avait rien à faire en Allemagne, pas après cette douloureuse défaite.

Vous veniez souvent me voir, m'aviez vous dit, eternelle Demoiselle. Plus agée, moins innocente et plus téméraire que moi.

M'observiez vous vraiment? Ou m'aviez vous encore une fois menti? Une fois de plus, une fois de moins, je n'en suis plus à ça près tellement toute cette histoire est modelée de vos mensonges entièrement ou à demi avoués.

Vous me faisiez peur, vous etiez le vice, le malsain, l'engence non assumée du Malin.

L'hiver, qui apporta votre victoire sur moi, sur ma volonté, sur ma chair, ne fut qu'empreint de nos étreintes dissimulées. Perfide. Perfide que vous étiez, que vous êtes, que vous serez.

Le monde ne sera jamais prêt à acceuillir si terribles moeurs que les votres. Je le sais! Je n'étais pas le premier. Je ne suis

pas le dernier.

De la honte dans le regard de ma mère, regard qui s'attardait dans le mien pour me sonder- et à quoi bon? Puisqu'elle savait.- me fouiller et m'avilir plus encore.

Cependant vous m'aimiez, vous me le repetiez sans cesse et je me grisais de savoir que malgré toutes les conventions défiés, je vous appartenais comme vous m'apparteniez.

Ma foi, c'était vous, ma religion c'était vous. Je me serais converti à la votre si notre amour avait été pur, si vous aviez été chaste et dévote. Combien de fois l'ai-je souhaité?

Des milliers, des millions, que sais-je? Je vous peignais nue, drappée de soie dont n'étaient pourtant pas fait les tissus qui couvraient nos corps la lourde nuit tombée sur Berlin.

Vous n'étiez pas belle, vous étiez de feu et de sang. Vous étiez de glace et de marbre. Comme je vous aime, comme je vous aime, Danièle, vous et vos infidélités.

Vos poses pour d'autres que moi, vos passages en d'autres bras. Comme je vous aime et comme je souffre- comme je pleure- souffrez aussi! Souffrez de me voir souffrir!

Mon père me répétait sans cesse, lorsque j'étais enfant- Que m'avez vous volé mon innocence?- que tout s'accordait aux saisons.

Il avait tort puisque le printemps où tout naît donna lieu au théatre de notre mort en tant qu'amants. Vous vous vouliez plus libre. Mais qui est plus libre qu'une putain?

L'eau est plus facile à retenir entre les mains que vous contre mon coeur. Vous courriez les notables de votre religion, de votre race plutôt. De cette race infâme qui ne vous a forgé que pour m'être arrachée par elle-même.

Comme il est facile de les aimer, eux qui rongent notre société tels des rats en masse dans les égouts. Ils se nourrissent de nos restes et les changent en profit. Qu'importe l'amour quand il y a le profit?

Rien à vos yeux ne vaut de belles toilettes, de la poudre pour vous farder et d'étincellants diamants pour vous parer, futile

condition que celle de la femme. Vous m'aviez échappée. Je n'avais plus un sous et plus de passion, de vocation autre que vous.

Je retournais vous voir au prix de quelques travaux d'achitectures vendus à moindre prix, vétu de loques innomables, comme le pire des frustres.

Je mendiais votre affection, vos caresses et parfois, laissant mon orgueuil de côté, votre corps sous les draps

souillé d'amours monayables. Putain, Putain de mon coeur, Putain de mes tripes.

Et l'été maintenant.

Vous êtes de ces putains royales qui, pétries de bonnes intentions et d'envie d'éviter le funeste et le macabre, font rejaillir le pire dans le coeur des hommes.

Des ces Hélène de Troie, Andromaque, Marguerite de Valois, ...

Elles ont toutes voulu aimer et ont déchiré le monde autour d'elles pour ne laisser que de la poussière et des cadavres. Pour des amours désuets, pour des princes, des fantômes, des amants qui une fois les bourses vides ne penseront plus à elles. Elles ont mis nos patries à feu et à sang.

Je vous donnerai un monde à feu et à sang.

Adolf H.

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Jamrock Membre+ 5 387 messages
Have a Jam session‚ 28ans
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Très sincèrement le style me plaît beaucoup, certaines tournures et métaphores sont habiles sans tomber dans le cliché ... j'ai remarqué une ou deux phrases qui auraient pu être reformulées (enfin c'est un avis personnel), deux ou trois fautes d'orthographe et une répétition un peu flagrante, cela dit il y a comme quelque chose qui me rebute à l'idée de modifier un texte qui porte cette signature ... :snif:

Est-ce que cet essai est sensé avoir une valeur biographique ? Ce texte aurait pu tout aussi bien s'apparenter à une fiction pure et simple en y retirant certains détails "historiques" et certaines marques de "l'idéologie" du "narrateur" (pardon pour les guillemets mais je préfère garder mes distances ... :snif: ). Je pense que ton texte perd à être rattaché à cet homme, ce qu'il y gagne en "intensité" n'émane plus du texte en soi mais de ce qu'on rattache aux "évènements" futurs. Bien sûr je ne pense pas que ce soir un hasard mais ça a tendance à fortement me déranger comme procédé.

Enfin encore une fois ce n'est qu'un avis personnel.

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Corentin321 Membre 704 messages
Forumeur forcené‚ 65ans
Posté(e)

Nul, mais ce n'est que mon avis !

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Invité Vameed
Invité Vameed Invités 0 message
Posté(e)

J'aurai peut-être du expliquer ce choix:

En vérité, à la base, j'avais cette idée en tête de rapprocher Hélène de Troie, Andromaque et Marguerite de Valois en tant qu'exemples de femmes aux amours destructrices. Et la phrase "Je vous donnerai un monde à feu et à sang.".

Je n'ai trouvé nul autre exemple de "monde à feu et à sang" qui parlait à chacun. Voila donc pourquoi c'est Adolf Hitler qui écope de cette putain.

Et si tu pouvais me quoter les répétitions, fautes et autres choses à modifier, ça m'aiderait beaucoup.

Ce n'est qu'un brouillon, je ne sais pas encore si ça gagne à être travaillé.

Et Corentin, si tu pouvais me dire ce qui est nul, ce serait cool.

Histoire que je m'améliore.

Modifié par Vameed

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Chapacha Membre+ 21 021 messages
Folle de chats, yo !‚ 48ans
Posté(e)
Il ne m'est de souvenirs plus vifs que celui de notre première rencontre, Mademoiselle, ce soir de ce presque automne 1915. Je peignais des arbres qui, dupés par la morne grisaille de ce ciel d'août, croyaient déja voir venir l'automne et se découvraient, impudiques, de leurs feuilles.

Je peignais car telle était ma passion, car telle était ma vocation. Mon unique plaisir était alors de retranscrire mes émotions par le vif de mes coups de crayons et d'y apposer des touches de couleurs, grossières et épaisses pour ne (pas ?) laisser mon âme à vif.

Je peignais alors également l'Allemagne endeuillée, ternie, honteuse.

Votre rire, sorti de nulle part, fit tressaillir tout mon être. Un rire strident et haïssable entre tous, impudique voir plus haut répétition. Un rire comme celui-ci n'avait rien à faire en Allemagne, pas après cette douloureuse défaite.

Vous veniez souvent me voir, m'aviez vous dit, éternelle Demoiselle. Plus âgée, moins innocente et plus téméraire que moi.

M'observiez vous vraiment? Ou m'aviez vous encore une fois menti? Une fois de plus, une fois de moins, je n'en suis plus à ça près tellement toute cette histoire est modelée de vos mensonges entièrement ou à demi avoués.

Vous me faisiez peur, vous étiez le vice, le malsain, l'engeance non assumée du Malin.

L'hiver, qui apporta votre victoire sur moi, sur ma volonté, sur ma chair, ne fut qu'empreint de nos étreintes dissimulées. Perfide. Perfide que vous étiez, que vous êtes, que vous serez.

Le monde ne sera jamais prêt à acceuillir si terribles moeurs que les vôtres. Je le sais! Je n'étais pas le premier. Je ne suis

pas le dernier.

De la honte dans le regard de ma mère, regard qui s'attardait dans le mien pour me sonder- et à quoi bon? Puisqu'elle savait.- me fouiller et m'avilir plus encore.

Cependant vous m'aimiez, vous me le répétiez sans cesse et je me grisais de savoir que malgré toutes les conventions défiées, je vous appartenais comme vous m'apparteniez.

Ma foi, c'était vous, ma religion c'était vous. Je me serais converti à la vôtre si notre amour avait été pur, si vous aviez été chaste et dévote. Combien de fois l'ai-je souhaité?

Des milliers, des millions, que sais-je? Je vous peignais nue, dra(p)pée de soie dont n'étaient pourtant pas faits les tissus qui couvraient nos corps la lourde nuit tombée sur Berlin. -> Là je comprends pas : les tissus couvraient les corps, la nuit ? La nuit couvrait les corps ?

Vous n'étiez pas belle, vous étiez de feu et de sang. Vous étiez de glace et de marbre. Comme je vous aime, comme je vous aime, Danièle, vous et vos infidélités.

Vos poses pour d'autres que moi, vos passages en d'autres bras. Comme je vous aime et comme je souffre- comme je pleure- souffrez aussi! Souffrez de me voir souffrir!

Mon père me répétait sans cesse, lorsque j'étais enfant- Que m'avez vous volé mon innocence?- que tout s'accordait aux saisons.

Il avait tort puisque le printemps où tout naît donna lieu au théatre de notre mort en tant qu'amants. Vous vous vouliez plus libre. Mais qui est plus libre qu'une putain?

L'eau est plus facile à retenir entre les mains que vous contre mon coeur. Vous courriez les notables de votre religion, de votre race plutôt. De cette race infâme qui ne vous a forgée que pour m'être arrachée par elle-même.

Comme il est facile de les aimer, eux qui rongent notre société tels des rats en masse dans les égouts. Ils se nourrissent de nos restes et les changent en profit. Qu'importe l'amour quand il y a le profit?

Rien à vos yeux ne vaut de belles toilettes, de la poudre pour vous farder et d'étince(l)lants diamants pour vous parer, futile

condition que celle de la femme. Vous m'aviez échappé(e). Je n'avais plus un sou(s) et plus de passion, de vocation autre que vous.

Je retournais vous voir au prix de quelques travaux d'achitecture(s) vendus à moindre prix, vétu de loques innommables, comme le pire des frustres. -> tu veux dire "frustré" ou "fruste" sans r (grossier, vulgaire) ?

Je mendiais votre affection, vos caresses et parfois, laissant mon orgue(u)il de côté, votre corps sous les draps

souillé d'amours monnayables. Putain, Putain de mon coeur, Putain de mes tripes.

Et l'été maintenant.

Vous êtes de ces putains royales qui, pétries de bonnes intentions et d'envie d'éviter le funeste et le macabre, font rejaillir le pire dans le coeur des hommes.

Des ces Hélène de Troie, Andromaque, Marguerite de Valois, ...

Elles ont toutes voulu aimer et ont déchiré le monde autour d'elles pour ne laisser que de la poussière et des cadavres. Pour des amours désuets, (désuètes, amours au pluriel est féminin) pour des princes, des fantômes, des amants qui une fois les bourses vides ne penseront plus à elles. -> :snif: Pardon mais là y'a un double sens, c'est fait exprès ? Si oui c'est un peu décalé par rapport au sérieux du texte ! Elles ont mis nos patries à feu et à sang.

Je vous donnerai un monde à feu et à sang.

Adolf H.

Voilà m'dame, correction des fautes d'ortho et quelques remarques.

Sinon je trouve ça très bien écrit, on ressent bien la souffrance et la frustration de la passion, chez un homme qui a tout le pouvoir mais ne peut pourtant avoir l'amour qu'il voudrait.

Ce qui me gêne, c'est que ça insinue que les guerres et autres mises à feu et à sang sont finalement toujours la faute des femmes... Et que hitler n'était qu'une pauvre victime de l'amour et d'une salope de femme !

Mais on va encore dire que je suis une sale féministe aigrie ! :snif:;)

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Invité Vameed
Invité Vameed Invités 0 message
Posté(e)

Merci pour la correction. :snif:

Ce n'est encore qu'un brouillon et je corrigerai les lourdeurs et autres problèmes la semaine prochaine ou quand j'en aurai vraiment envie. Et pour les bourses vides, je parle bien des attributs masculins. :snif:

Et pour la cause des femmes dans les massacres, c'est ce que je cherchais à exprimer sans réelle conviction ni réelle véracité.

J'ai juste toujours été attirée par ces images de femmes "fatales" à leur patries et à leur monde.

Et rien n'est attribué à la femme mais plutôt à la passion qu'elle provoque chez l'homme.

Modifié par Vameed

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Chapacha Membre+ 21 021 messages
Folle de chats, yo !‚ 48ans
Posté(e)

En gros, l'homme tient les cordons de la bourse et les femmes tiennent les hommes par les bourses... :snif:

Mais quand même je maintiens que ton texte déresponsabilise l'homme, et en l'occurrence hitler.

Je serais assez curieuse de lire une suite, par exemple la réponse de la dame en question... :snif:

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Invité Vameed
Invité Vameed Invités 0 message
Posté(e)

Il n'y aura pas de réponse. :snif:

Je pense que cela retirerait le peu de puissance que le texte possède.

Et pour le deresponsabiliser, il en faudrait bien plus.

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Chapacha Membre+ 21 021 messages
Folle de chats, yo !‚ 48ans
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:snif: Iconoclaste, provocatrice, remue-la-merde, anticonformiste...

J'aime bien :snif:

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Invité Théia
Invité Théia Invités 0 message
Posté(e)

J'aime beaucoup ! Vraiment ! j'aime le style, le rythme... c'est vraiment bien.

Comme Chapacha est déjà passée par là et a bien bossé, que dire de plus ?

Je n'ai pas été choquée par la signature. Au contraire, j'ai été surprise mais j'ai trouvé ça original et intelligent de ta part.

Je n'ai qu'un seul petit regret : le fait que tu cites le prénom de cette femme.

On se construit tous une image mentale associée à un prénom, et le fait que ce dernier soit précisé, réduit et restreint tout à coup la représentation que le lecteur se faisait de cette femme.

Pourquoi avoir choisi ce prénom ? et pourquoi l'avoir cité ?

pourquoi, par exemple, ne pas avoir choisi un prénom hébraïque, si tu tiens à la nommer ? :snif:

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