Droits des victimes


Victemoin Membre 7 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Bonjour,

ceci est un cri d'appel à l'aide!!!

Amie d'une victime d'abus sexuel dans l'enfance, je m'addresse à vous pour faire progresser les droits des victimes!

Lorsqu'on a été victime d'abus, un psychiatre qui prescrit des médicaments contre la dépression en 1/4 d'heure ne suffit pas (même s'il est remboursé par la sécurité sociale). Un psychologue ordinaire ne suffit pas toujours (et les psychologues ne sont pas remboursés comme le sont les psychiatres médecins). Un psychologue spécialisé en victimologie est en principe le suivi idéal, mais ces psychologues sont peu nombreux... et chers!!

Certes, des associations d'aide aux victimes existent, mais elles ciblent une certaine catégorie: les victimes en attente de procès... Qu'existe-il alors pour celles qui ont passé le procès, ou celles qui ne pourront jamais en avoir car il y a prescription?

Une victime d'abus dans l'enfance, très souvent, ne parlera que tard, et, avec l'ancienne loi, à 28 ans, il y avait prescription... Aujourd'hui, cette loi a été changée, mais la nouvelle loi (qui passe la prescription à 38 ans) ne peut être rétroactive...

Donc, aujourd'hui, si vous avez parlé à 31, 32 ans, lorsque vous avez enfin osé rassembler votre courage et surmonter votre honte et votre peur de l'abuseur, et que vous avez parlé avant la nouvelle loi, il n'y a rien pour vous...

Mon amie a parlé. Elle a été si convaincante qu'un dossier a été ouvert en dépit du fait que tout le monde savait qu'il y avait prescription. Les preuves médicales sont là. L'impact sur elle est évident. Ses descriptions sont cohérentes... L'ancien abuseur, interrogé, a nié mais n'est pas cohérent...

Et puis, un jour, elle a reçu comme quoi sa plainte avait été classée sans suite, motif "prescription".

L'abuseur est toujours là.

Elle est toujours là avec sa douleur...

Et les associations d'aide aux victimes lui ferment leurs portes car elles ne sont pas faites pour les victimes pour lesquelles il n'y a pas procès.

Nous ne demandons pas grand-chose, mon amie et moi-même. Nous demandons seulement que des professionnels soient accessibles, remboursés, pour ces victimes-là.

Avec sa pension d'invalidité (elle est invalide à 80% après avoir travaillé pas mal d'années), mon amie ne peut se payer des soins coûteux. Elle va donc voir un psychiatre, qui lui prescrit des médicaments, car c'est son métier...

Si vous voulez bien nous aider, voici l'adresse de la pétition que nous avons mise en place:

Voilà le lien direct

mais malheureusement, il tend à changer, je n'ai pas compris, d'un jour sur l'autre... Donc si ce lien ne fonctionne pas, vous pouvez aller à l'accueil de

www.mesopinions.com

puis dans la rubrique "droits de l'homme", vous ne pouvez pas manquer la pétition

Nous vous remercions d'avance du fond du coeur, au nom de toutes les victimes!!

Victemoin

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konvicted Membre+ 26 419 messages
I. C. Wiener‚ 26ans
Posté(e)

Je suppose que je peux pas signer moi même alors j'ai fait signer ma mère, je trouve ça honteux qu'une victime d'abus sexuel n'ait pas le droit à un traitement approprié.

J'espère que ton amie y aura quand même le droit ;)

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KrafT Membre 1 176 messages
Nec Retrogradior, Nec Devio, Sum !!!‚ 32ans
Posté(e)
Et les associations d'aide aux victimes lui ferment leurs portes car elles ne sont pas faites pour les victimes pour lesquelles il n'y a pas procès.

Hallucinant quand même le comportement de ces associations "aux victimes"...

Désolé d'être pessimiste mais, êtes vous sur qu'une pétition lancé par un particulier sur le net a une valeur légale ?

Je veux dire, les autorités seraient tenté de la déclarer irrecevable vue que le créateur (physique ou moral) d'une pétition doit être capable de tenir un registre des signataires.

Pouvoir prouver que chaque signataire existe et que les informations collectées sur les signataires ne seront pas diffusé a un tier.

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konvicted Membre+ 26 419 messages
I. C. Wiener‚ 26ans
Posté(e)
Et les associations d'aide aux victimes lui ferment leurs portes car elles ne sont pas faites pour les victimes pour lesquelles il n'y a pas procès.

Hallucinant quand même le comportement de ces associations "aux victimes"...

Désolé d'être pessimiste mais, êtes vous sur qu'une pétition lancé par un particulier sur le net a une valeur légale ?

Je veux dire, les autorités seraient tenté de la déclarer irrecevable vue que le créateur (physique ou moral) d'une pétition doit être capable de tenir un registre des signataires.

Pouvoir prouver que chaque signataire existe et que les informations collectées sur les signataires ne seront pas diffusé a un tier.

Oui, c'est pas faux ;)

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usagi Membre+ 240 727 messages
E-mage‚ 69ans
Posté(e)
;) ne connaissant pas le dossier et comme là il n'y a qu'une version , je ne peut en aucune maniere avoir un avis coherent donc je m'abstient :o

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Victemoin Membre 7 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Bonjour,

pour vous répondre... Ma copine a tenté la version "lettre au président", qui "marche" assez pour qu'elle ait une réponse disant que sa lettre a été transmise à Madame Dati, mais par contre, je ne sais pas si ça ira plus loin...

Disons que si cette goutte d'eau s'ajoute à beaucoup d'autres gouttes d'eau, elle amènera une meilleure prise de conscience des problèmes... Dans tous les cas, cette pétition me semble être un élément de plus. Le site de pétitions garde les adresses e-mail des gens qui ont signé, mais ne les diffuse pas (cf textes légaux disponibles sur le site). Donc il y a autant d'adresses e-mail valides d'individus qui ont signé que de signatures (si vous signez, on vous demandera de valider votre signature à partir de votre compte). Par contre, la limite du net est bien qu'une adresse e-mail valide et une personne, ce n'est pas tout à fait pareil. Un individu donné peut très bien avoir plusieurs adresses e-mail.

A mon avis, ça limite tout de même le "mensonge", car, honnêtement, je ne me verrais pas trop me créer 200 adresses e-mail différentes pour qu'il y ait 200 signatures validées!! Par contre, il est exact qu'on ne peut pas garantir qu'il n'y a pas quelqu'un qui aurait signé deux fois de deux adresses différentes.

La pétition par Internet a donc des limites, tout comme la pétition "dans la rue" permet à certains de signer pour leurs petits copains sans leur demander leur avis, même si j'espère que c'est très rare (c'est en tout cas "plausible" dans la mesure où mes parents ont déjà signé une fois pour moi, en me disant après coup qu'ils étaient sûrs que je voulais signer, ce qui était vrai, mais bon... peut-être pas 100% correct comme procédure).

De fait, du point de vue légal, la signature électronique validée est placée au même niveau que la signature papier: elle est considérée comme légalement recevable.

Avec cette pétition, nous n'avons pas pour ambition de réunir un million de signatures faisant changer massivement la France, mais plus modestement de montrer qu'au-delà des lettres d'individus reçues par les autorités, il y a de nombreuses autres personnes (qui n'ont pas le temps ni l'envie d'écrire au Président, parlementaires, ou sénateurs) qui sont sensibles au problème. Pour moi, c'est un moyen supplémentaire, qui aura le poids du nombre de signatures présentes sur la liste, de s'assurer que le problème figure bien dans les esprits des décideurs.

En ce qui concerne les associations d'aide aux victimes qui ne prennent pas mon amie en charge, ce n'est pas par "méchanceté", mais disons parce qu'elles ont un "mandat". En fait, ces associations n'ont tout de même pas un personnel infini, et il y a beaucoup de victimes par rapport aux possibilités des associations, même en se limitant à celles pour lesquelles on procès va avoir lieu... Donc, ce sont des êtres humains, qui malheureusement n'ont pas les moyens de répondre à tous les besoins qui sont "moralement" légitimes, ils se contentent donc de tâcher de répondre à la majeure partie des besoins qui sont "légalement" de leur ressort.

Je ne les blâme pas, je constate que leur mandat ne présuppose pas qu'ils aident les gens comme mon amie, et que leurs moyens humains font qu'ils pourraient difficilement traiter tous les cas de toutes façons.

Le problème, c'est qu'un certain nombre de personnes "font les frais" de cette situation.

Mon amie est "mal tombée", on va dire: si elle était née un peu plus tard, et avait vécu la même histoire, et parlé au même âge, il n'y aurait pas prescription, elle aurait droit à un procès, et elle pourrait être suivie par l'une de ces associations (et elle aurait dans ce cas de la chance dans la mesure où il y en a une pas trop loin de chez elle)... Mais ce n'est pas le cas.

Je ne crois pas qu'on puisse rêver de faire en sorte qu'elle ait droit à un procès, même si c'est horriblement rageant. Elle n'a pas droit à un procès car aucune loi ne peut être rétroactive, c'est le principe, et je doute que ce principe change jamais (et d'ailleurs, le changer changerait bien d'autres choses que la question de la prescription des crimes pour les victimes d'abus sexuels, et je ne suis pas certaine que ce serait une bonne chose...). Par contre, je pense qu'on peut faire quelque chose pour que les victimes pour lesquelles il y a prescription ne soient pas "lâchées dans la nature".

On peut évidemment se poser la question "comment faire la différence entre une 'vraie' et une 'fausse' victime", dans la mesure où il n'y aura pas de procès. Je crois que ça doit être faisable, dans la mesure où les associations d'aide aux victimes suivent justement les victimes du dépôt de la plainte au procès, autrement dit, avant que le verdict définitif ait été rendu, avant que légalement, la victime soit reconnue "victime". Il suffit donc, pour que les associations existantes suivent les victimes, que la procédure soit enclenchée. Je suppose que l'on pourrait envisager les mêmes critères pour les victimes qui ont prescription, c'est-à-dire se poser la question de savoir si la plainte serait recevable au niveau pénal, et si elle serait suffisante pour qu'une procédure soit enclenchée, dans le cas où il n'y aurait pas prescrption. Si ces critères sont réunis, alors, idéalement, je rêverais que même les victimes qui ont prescription soient suvies.

Evidemment, ceci demande quelques moyens supplémentaires, puisqu'aujourd'hui les associations spécialisées sont suffisamment peu nombreuses pour traiter de tous les cas. Ceci dit, cela me semble en valoir la chandelle...

Donc voilà quelques rélfections, même si évidemment cela ne répond pas à toutes les questions que l'on est suceptible de se poser, je suppose! ;)

Victemoin

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