la guerre d'Algérie

Stein Membre 1 771 messages
Vipère lubrique‚ 74ans
Posté(e)
adobi, je dirais ce qui a été fait en algérie car il ne faut pas oublier qu'il y avait 2 camps dans cette guerre et les atrocités étaient pratiquées également dans les 2 camps. N'oublie pas non plus de dire que le 26 mars 1962, c'est l'armée française qui a tiré sur les français alors qu'il n'y eut qu'une simple manifestation sans agression envers personne. C'est cela que les politique français devraient reconnaître.

Ce que l'armée française devrait reconnaître en priorité, ce sont ses innombrables crimes de guerres, si monstrueux que même l'occupation allemande en France n'a pas fait autant de victimes.

Il y aurait dû y avoir des jugements, des procès exemplaires.

---

C'est d'ailleurs un peu le problème: les gouvernements français comme algériens semblent s'être tacitement mis d'accord pour construire un mur de silence au dessus de la Méditerranée. Ni d'un côté, ni de l'autre, il n'y a eu une parole de Vérité, une parole libératrice, et nous supportons encore aujourd'hui les conséquences de ce petit arrangement entre assassins, qu'ils soient officiers français ou militants du FLN.

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yanomami Membre 1 369 messages
Forumeur alchimiste‚ 50ans
Posté(e)

Je suis content stein d'avoir enfin une réponse clair à ma question posée il y a quelques jours. D'autre part je te précise qu'il s'agissait d'une guerre, et qui voulais- tu juger, de gaulle, certains de ses ministres, les médias. Eh bien non, le peuple a encore payé de son sang et les dirigeants en ont retirés gloire et honneur. La boucle est bouclée. Qui va maintenant peut être s'attaquer à donner leur indépendance à la martinique, la guadeloupe, pourquoi pas la corse, sait-on jamais le pouvoir ennivre par moment, en bref tout ce qui est français mais en dehors de l'hexagone. Et je ne crois pas qu'il y a que la france qui doit reconnaître ses criimes de guerre regarde encore aujourd'hui les pays qui sont actuellement en guerre et le terrorisme c'est pire encore, tu vis et à n'importe quel moment tu peux disparaître parce que tu pourrais te trouver au mauvais endroit, au mauvaisi moment. C'est le résultat d'un pouvoir donné à un être humain et depuis le début des temps.

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yanomami Membre 1 369 messages
Forumeur alchimiste‚ 50ans
Posté(e)

et que les guerres disparaissent également sans sépulture.

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Baudelaire-21's Membre 1 165 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Moi, ce qu'il sais passer en Algérie ca ne me parle pas... des deux cotés il y'avait des connard ceci dit à la base c'est quand même la France qui est en tord... c'est nous qui avons squatter ce pays... les futurs pied noirs dans les beau quartier et les indigènes dans des zones de secondes classe... c'est cette situation là qui me semble important après la guerre je m'en contre fou il y'a toujours eu des abrutis pour s'entretuer et il y'en aura toujours... critiquer un guerre n'a pour moi aucuns sens car c'est oublier les causes de la guerre... et c'est ca qu'il faut critiquer...

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Invité al_exe
Invité al_exe Invités 0 message
Posté(e)

tu n'as pas du lire tout le sujet....tu as une certaine opinion sur les guerres en général ok, mais pour sortir des conneries pareilles c'etait pas la peine d'écrire dans ce sujet... :snif:

"les futurs pied-noirs dans les beaux quartiers" en fait c'est clair tu n'as pas lu du tout le sujet... alors renseigne toi un peu (voire beaucoup) mieux sur un sujet avant de débattre dessus!

N.B: ras-le-bol des gens qui stéréotypent les évènements de cette guerre ou tout simplement qui ne vont pas plus loin que "les pied-noirs=riches colons sui voulaient tout dominer" :snif: sans essayer au moins de creuser un peu plus... parce que la verité est toujours cachée.........

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Stein Membre 1 771 messages
Vipère lubrique‚ 74ans
Posté(e)

Mmmmm... Peut-être que les pieds-noirs n'étaient pas aussi riches que les français de métropole, mais pour autant, économiquement parlant ils détenaient plus de 70% des richesses de l'Algérie, et leurs revenus étaient au minimum quatre à cinq fois supérieurs à ceux d'un "indigène"... :snif:

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
Ce que l'armée française devrait reconnaître en priorité, ce sont ses innombrables crimes de guerres, si monstrueux que même l'occupation allemande en France n'a pas fait autant de victimes.

Il y aurait dû y avoir des jugements, des procès exemplaires.

---

C'est d'ailleurs un peu le problème: les gouvernements français comme algériens semblent s'être tacitement mis d'accord pour construire un mur de silence au dessus de la Méditerranée. Ni d'un côté, ni de l'autre, il n'y a eu une parole de Vérité, une parole libératrice, et nous supportons encore aujourd'hui les conséquences de ce petit arrangement entre assassins, qu'ils soient officiers français ou militants du FLN.

:snif: + 1 Rien à rajouter , tout est dit , je le ressens aussi comme ça.

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Invité Simplicius
Invité Simplicius Invités 0 message
Posté(e)
Mmmmm... Peut-être que les pieds-noirs n'étaient pas aussi riches que les français de métropole, mais pour autant, économiquement parlant ils détenaient plus de 70% des richesses de l'Algérie, et leurs revenus étaient au minimum quatre à cinq fois supérieurs à ceux d'un "indigène"... :snif:

Cela était-il une raison pour ne pas avoir le choix entre la perpétuation du système et l'expulsion pure et simple ? Les pogroms anti-juifs du Moyen Age fonctionnaient avec le même argument : "Dehors les usuriers qui accaparent les richesses !" :snif:

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Invité j-luc
Invité j-luc Invités 0 message
Posté(e)

Devinette :

Qui a déclaré le 12 novembre 1954 à l'Assemblée Nationale

« L'Algérie c'est la France. Les départements de l'Algérie sont les départements de la République française. En trois jours tout a été mis en place. On a dit est-ce pour maintenir l'ordre ? Non, pas seulement. C'est pour affirmer la force française et marquer notre volonté. L'Algérie c'est la France et qui d'entre vous mesdames et messieurs hésiterait à employer tous les moyens pour préserver la France ? Tout sera réuni pour que la force de la nation l'emporte en toute circonstance. C'est vers les leaders, les responsables qu'il faudra orienter notre rigoureuse répression. »

« Je n'admets pas de négociations aves les ennemis de la Patrie, la seule négociation c'est la guerre. »

Réponse: Mr François Mitterand ministre de l'intèrieur.

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yanomami Membre 1 369 messages
Forumeur alchimiste‚ 50ans
Posté(e)

mittérand, de gaulle, c'est la même espèce. Le plus ennuyeux c'est que les gens qui vivaient en algérie, français et musulmans, ont crus au discours de mittérand en 1954 et de gaulle en 1958. Et ces 2 personnages ont été présidents de la république, quelle morale c'est innomable. Quand au départ de la guerre en 1954, il est dû à des politiques algériens et non pas du peuple. A dire qu'il n'y avait pas de politiques français pour les aider, je ne mettrais pas ma main au feu de peur de me brûler. Le dossier est clos car les harkis viennent enfin d'être relogés dans des conditions plus humaines après 45 ans d'attente. Et dire que la france est le pays des droits de l'homme :snif:

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korloff Membre 774 messages
Forumeur accro‚ 29ans
Posté(e)

Nous sommes toutes victimes de la connerie humaine ! Peu importe le camp, la religion, le pays, homme ou femme, enfant ou adulte ! Des conflits, il y en aura toujours puisque l'être humain lui-même aime la guerre, le sang qui coule ! Tout sentiment est alors mis de côté, après vient le temps des pleures et des remords ! L'être humain a en lui l'envie de se connaitre, connaitre ses limites, jusqu'où peut-il y aller. L'argent attire, rend heureux, triste mais-reste le moyen de puissance ! De faire de bonne ou de mauvaise chose... La France ne serait jamais-aller en Algérie si celle-ci n'avait pas de pétrole, d'or, le gaz... Il y avait aussi l'envie de diriger, de prendre des terres qui nous font envie ! Nous n'avons pas de limite ! Nous ne pouvons pas passer un siècle sans guerre... C'est la nature de l'homme de faire la guerre, de faire souffrir... Cela a toujours était ainsi et sera toujours comme cela ! C'est la nature qui est faite ainsi... Fier comme un aigle est cruel comme le requin.

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sousene Membre 2 092 messages
Awaarrrreee‚ 39ans
Posté(e)

Entretiens avec d'anciens generaux !!!

http://www.dailymotion.com/relevance/searc...lgerie_politics

entretiens avec des harkis !!!

http://www.dailymotion.com/relevance/searc...lgerie_politics

Pour ceux qui veulent faire un peu de moral, le sort des gens qui ont été collabo !!!

http://www.clg-doisneau-gonesse.ac-versail....php?article284

Je n'ai pas trouvé de texte sur les femmes qui ont eu des enfants avec des allemands ( rasé le crane et ensuite humilié........ )

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Invité j-luc
Invité j-luc Invités 0 message
Posté(e)

La tragédie des harkis.

" Le ministre d'Etat demande au Haut-Commissaire rappeler que toutes

initiatives individuelles tendant à installer métropole Français-musulmans

sont strictement interdites. En aviser Urgence S.A.S. et commandants d'unité. " (Directives du Ministre d'Etat Louis Joxe, chargé des Affaires Algériennes à

Christian Fouchet, Haut Commissaire de la République française en Algérie.

16 mai 1962 - Télégramme n° 125/I. G.A.A. Ultra secret/strict confidentiel.)

Guerre d'Algérie (1954-1962), l'engagement des Harkis.

Sous le nom de "Harkis" on entend désormais toutes les catégories de forces supplétives musulmanes, appartenant aux Moghaznis, aux Groupes d'autodéfense (GAD), aux Groupes Mobiles de Sécurité (GMS). Les Harkis n'appartenaient donc pas à l'Armée française dans laquelle servaient d'autres Français musulmans engagés ou appelés (Tirailleurs, Spahis, etc.¿ )

Le mot arabe " harki " désigne le membre d'une " harka " qui signifie " mouvement ".

Traditionnellement, en pays d'Islam, il s'agissait d'une milice levée par une autorité locale religieuse ou politique

1er novembre 1954, c'est " la Toussaint Rouge", le début de la rébellion en différents points des trois départements français de l'Algérie d'alors, principalement dans celui de Constantine et plus spécialement dans le massif des Aurès. Face à ces premiers foyers de révolte, les unités françaises (Légionnaires, Parachutistes, Tirailleurs, Spahis,¿) présentes en Algérie sont immédiatement engagées alors que de nombreuses autres unités sont encore en Indochine (chute de Dien Bien Phu, 7 mai 1954). Mais il apparaît que les forces du FLN [2] s'accroissent rapidement et étendent leurs actions sur l'ensemble du territoire algérien en portant par la terreur leur effort subversif dans les campagnes.

Malgré l'envoi de Métropole et d'Allemagne de nombreuses unités régulières puis le rappel de réservistes, il ne devient plus possible d'assurer la sécurité des villages (douars) les plus isolés, notamment en montagne. En janvier 1955, sont créés les GMPR (Groupes Mobiles de Protection Rurale qui deviennent quelques mois plus tard les GMS puis, en septembre de la même année, les Sections Administratives Spécialisées (SAS), destinées à couvrir

l'ensemble des zones rurales, d'y développer l'administration, le soutien économique et sanitaire, l'instruction ¿ Ces SAS, au nombre total de 700, confiées à des officiers français assistés de quelques cadres et souvent leurs familles (médecins, assistantes sociales, instituteurs, techniciens agronomes¿ ) doivent assurer leur propre protection par une force de recrutement local, le maghzen comprenant de 30 à 50 moghaznis. Quelque 2000 villages sont organisés en autodéfense. Ainsi, les unités régulières peuvent-elles plus directement se consacrer à la lutte contre les bandes de l'ALN qui franchissent en plus grand nombre les frontières de la Tunisie (1955) puis du Maroc (1956).

Dernière étape de la montée en puissance des Harkis, le 8 février 1956. C'est la création d'une Harka dans chaque quartier d'Algérie. Ces créations se font lentement en raison des réactions sanglantes du FLN contre les douars, la nuit. Pourtant, le nombre des Harkis passera progressivement de 28.000 à 60.000 de 1958 à 1960. Près de 7.000 d'entre eux, dont de nombreux rebelles ralliés, choisis parmi les meilleurs et les plus motivés, seront affectés à des Commandos de Chasse (un par secteur), commandés par des officiers français, armés et équipés comme les unités régulières, particulièrement efficaces contre les bandes de l'ALN.

Au total, selon un rapport adressé à l'ONU, les forces supplétives ont atteint plus de 200.000 personnes.

Compte tenu de leurs indemnités dérisoires, tous ces supplétifs risquaient leur vie et les représailles du FLN sur leurs familles, non pas seulement parce qu'ils avaient choisi le camp de l'Algérie française ou au moins à partir du milieu de 1960 celui d'une Algérie indépendante liée à la France et protégée par elle, mais plus encore parce qu'ils refusaient le système terroriste et totalitaire à parti unique que voulait imposer le FLN.

Ils avaient donc cru en la parole de la France, maintes fois exprimée dans différents discours aux échelons les plus élevés de l'Etat de 1955 à 1960.

Les conséquences dramatiques des accords d'Evian (18 mars 1962).

Ces accords consacrent à court terme l'indépendance de l'Algérie sous l'égide du FLN, qui remporte un succès diplomatique considérable dès lors que le gouvernement français veut mettre un terme à l'affaire algérienne dans les plus brefs délais et ce, malgré la victoire écrasante (dans tous les sens du terme) de son armée sur le terrain. En effet, à la fin de 1961,

les barrages sur les frontières tunisienne et algérienne sont devenues tellement imperméables qu'ils interdisent les franchissements en renfort des bandes, condamnant celles qui restent encore implantées dans le djebel à l'asphyxie et à l'anéantissement. Le tournant de la guerre se produit en avril 1959 lorsque le général Challe lance les grandes opérations du plan qui porte son nom et depuis, le FLN interne ne cesse de s'affaiblir alors que celui de l'extérieur attend tranquillement que ce qu'il ne peut obtenir par l'affrontement armé et par le terrorisme contre les populations lui soit accordé par la négociation.

Et c'est vrai qu'au moment du cessez le feu qui suit dès le lendemain, deux clauses des accords d'Evian ont des conséquences dramatiques pour le million d'habitants de la communauté européenne, condamné à l'exode massif en quelques semaines, et pour tous les musulmans et leurs familles qui se sont engagés dans le camp de la France.

" L'armée française restera dans ses cantonnements et se tiendra à l'écart des problèmes internes de l'Algérie "

" L'ordre public sera assumé par une " force locale" ( autonome ) de 40.000 hommes.

Cette force sera armée par la France, composée de soldats d'origine algérienne. "

Par ces deux articles, le gouvernement français de l'époque signe l'abandon réel et immédiat de l'Algérie et l'arrêt de mort de tous ceux des Harkis qui ne pourront être sauvés en venant en France.

Et effectivement, entre le 19 mars et le 2 juillet 1962, date de l'indépendance de l'Algérie, l'Armée française se regroupe, abandonnant le terrain à son adversaire ou à ce qu'il en reste, puis les bandes du FLN de Tunisie et du Maroc affluent et se répandent dans les villes, alors que la force locale est incapable de s'opposer à leurs premiers règlements de compte. Pire, une bonne partie des supplétifs engagés dans la force locale déserte vers le FLN, pensant ainsi se dédouaner en lui apportant ses armes et ses primes de départ alors que la vengeance sera seulement différée.

Le 19 mars 1962 n'est donc pas un simple cessez le feu, une sorte d'armistice qui pourrait se comparer au 11 Novembre 1918 ou au 8 mai 1945 alors que ceux-ci mettaient fin à deux guerres mondiales au cours desquelles la France fut en partie ou totalement occupée.

Le 19 mars 1962 est, au contraire, le début d'un massacre sans précédent par abandon ou, selon la formule de Hélie de Saint-Marc, par " non assistance à personne en danger".

Le 19 mars 1962 n'est pas pour la France un jour de joie qui mérite d'être commémoré, mais un jour de honte qui mérite d'être effacé.

Le calvaire des Harkis.

En effet, dès cette date commence le calvaire des Harkis. Il revêt deux formes : en Algérie, les massacres systématiques avec un degré de cruauté inimaginable et, en France pendant de longues années, la mise à l'écart de la communauté harkie dans des conditions indignes.

Morts deux fois.

Le massacre systématique des harkis peut alors commencer. Il est mené en deux temps.

Du 19 mars au 2 juillet 1962, les règlements de compte sont opérés avec une certaine retenue car tous les supplétifs n'ont pas rejoint leurs familles et sont encore dans une certaine mesure sous la protection des unités françaises. Dans les premières semaines, plusieurs d'entre elles s'efforcent de mettre à l'abri leurs Harkis et tentent même d'organiser leur passage en

Métropole en dépit des directives de plus en plus strictes qui leur parviennent.

Et c'est là que prend place le texte " ultra secret " de Louis Joxe, Ministre d'Etat.

Pour soulager leur conscience, de nombreux militaires d'active ont délibérément bravé les interdictions et c'est pourquoi ce même Louis Joxe récidive quelques jours plus tard dans sa directive du 23 mai 1962 adressée à Christian Fouchet, Haut-Commissaire de la République

en Algérie. "Les nouvelles qui me parviennent sur les rapatriements prématurés des supplétifs

indiquent l'existence de véritables réseaux tissés sur l'Algérie et la métropole et dont la partie algérienne a souvent pour origine un chef S.A.S¿. Les supplétifs débarqués en métropole en dehors du plan général de rapatriement seront, en principe, renvoyés en Algérie¿ "

Où chercher, sinon au plus haut niveau de l'Etat français, la responsabilité fondamentale des massacres des Harkis.

A partir du 2 juillet, date de l'indépendance algérienne, les harkis vont être systématiquement massacrés dans des conditions que l'on a peine à imaginer. Il n'y aura pas de limite à l'imagination des bourreaux. Pour leur faire payer "leur trahison ", il ne suffira plus de les égorger banalement ou, par exemple, de les faire sauter sur les champs de mines des barrages

des frontières, il faudra les faire mourir deux fois par la torture la plus abominable.

De nombreux écrivains ont rapporté ces scènes d'atrocités qui montrent jusqu'où peut aller la cruauté humaine quand elle est activée par la haine et plus encore par la lâcheté. Car les plus prompts à torturer ne furent pas les vétérans de l'ALN, survivants des combats des djebels. Des scènes qui en rappellent d'autres à la Libération¿

De 80.000 à 150.000 morts ?

Il est très difficile de faire une estimation crédible du nombre de personnes massacrées après le 19 mars 1962. Les chiffres varient du simple au double selon les systèmes de calcul. Il semble qu'ils doivent se situer dans une fourchette entre 80.000 et 150.000, malheureusement, sans doute, plus proches de la limite haute. On ne connaîtra jamais la vérité.

Pourtant, régulièrement, on a confirmation de l'ampleur des massacres à la découverte périodique de charniers de plusieurs dizaines de personnes, précisément à proximité de l'implantation d'anciennes SAS, que les autorités algériennes tentent de mettre sur le compte des militaires français comme si ceux-ci, non contents de les abandonner, avaient voulu en

plus les faire disparaître ! ! On croit rêver.

Le refus de la solidarité nationale.

Ceux des Harkis qui ont eu la " chance " de pouvoir échapper aux représailles du FLN en parvenant en Métropole ne trouvent pas pour autant la réparation de leur engagement pour la France.

Ici encore, il est très difficile d'établir des chiffres afin de mesurer l'importance du droit à réparation pour les Harkis et leurs familles. Selon les chiffres établis par Maurice Faivre , l'un des meilleurs spécialistes en la matière, " 21.000 personnes ont été rapatriées en 1962, 15.000 en 1963 et 5340 en 1964-65. De 1965 à 1970, des négociations engagées par M. de Broglie permettent de recueillir 1330 prisonniers du FLN (plus leurs familles) alors qu'on en avait recensé 7.000 en 1963 et 24.000 en 1964 ".

Selon d'autres sources, les anciens supplétifs (sans leurs familles) passés en France

atteindraient un nombre compris entre 15.000 et 18.000, soit 10 % du total de ceux qui ont été assassinés par abandon.

Hélas, le martyre des Harkis ne s'est pas achevé pour autant. Il s'est poursuivi sous une autre forme : le refus de leur accorder le bénéfice de la solidarité nationale comme l'obtient tout citoyen français en difficulté majeure. Les premiers groupes de Harkis et leurs familles sont parqués dans deux camps militaires, dont il suffit de rechercher la position sur une carte pour constater qu'ils sont loin de tout et plus encore des rives de la Méditerranée, le camp du

Larzac à partir du 26 mai 1962 et celui de Bourg-Lastic à partir du 19 juin. D'autres camps militaires sont ouverts à leur tour, Rivesaltes qui avait accueilli entre 1936 et 1939 les réfugiés

espagnols et Saint-Maurice-l'Ardoise. Et, de fait, on n'accueille pas des citoyens français mais des "réfugiés" ! Cynique nuance.

Puis, en janvier 1963, l'Elysée, d'où partent toujours les directives sur le sort des Harkis,

décide de les disperser sur la totalité des départements. "Les préfets se débrouilleront ".

Si l'on veut avoir une idée de l'abandon dont sont victimes ces malheureux, il suffit de constater l'absence d'une véritable politique d'insertion nationale, et comme le rappelle Maurice Faivre "en 37 ans en effet 15 ministres ou secrétaires d'état ont été successivement chargés du dossier. En survolant ces 37 années, il apparaît que 4 ou 5 politiques successives ont été mises en ¿uvre."

D'après un article de :François Lescel

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yanomami Membre 1 369 messages
Forumeur alchimiste‚ 50ans
Posté(e)

merci j.luc pour ces précisions :snif:

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ryutario Membre 401 messages
Forumeur survitaminé‚ 29ans
Posté(e)

Simple question:

Pourquoi a chaque fois que l'on parle des harkis, on dit que c'est un probleme franco-algeriens?

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Baudelaire-21's Membre 1 165 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
tu n'as pas du lire tout le sujet....tu as une certaine opinion sur les guerres en général ok, mais pour sortir des conneries pareilles c'etait pas la peine d'écrire dans ce sujet... ;)

"les futurs pied-noirs dans les beaux quartiers" en fait c'est clair tu n'as pas lu du tout le sujet... alors renseigne toi un peu (voire beaucoup) mieux sur un sujet avant de débattre dessus!

N.B: ras-le-bol des gens qui stéréotypent les évènements de cette guerre ou tout simplement qui ne vont pas plus loin que "les pied-noirs=riches colons sui voulaient tout dominer" :snif: sans essayer au moins de creuser un peu plus... parce que la verité est toujours cachée.........

Je ne pense pas que l'on se conaisse donc en vertu de quoi te permet tu de dire que je ne sais pas de quoi je parle... je n'ai pas envie d'en parler et d'ailleurs cela ne te regarde pas mais je connais TRES TRES bien ce sujet et je ne suis pas du genre à stéréotyper les choses. Enfin tu as raison... je ne sais pas de quoi je parle ! :snif:

Modifié par Baudelaire-21's

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Invité al_exe
Invité al_exe Invités 0 message
Posté(e)

selon toi, les pied-noirs etaient dans les plus riches quartiers....donc ça resume bien ton opinion sur le sujet et donc que tu ne connais pas les faits réels ce que je peux comprendre si tu ne connais pas plus d'une personne ayant vécu là-bas à cette epoque, mais dans ce cas ne généralise pas les faits de ce sujet sous pretexte qu'une minorité de personnes pied-noirs etaient riches...

é partir du 1er novembre 1954, date dite du massacre de la Toussaint rouge, l'Algérie plonge dans la violence. En France, les images de ces événements sont pourtant censurées.

En 1959, les Pieds-Noirs étaient 1 025 000, soit 10,4 % de la population vivant en Algérie.

En quelques mois entre la fin du printemps et septembre 1962, 900 000 Français, Européens et Juifs, quittèrent le pays dans une situation de chaos et un mouvement de désespoir. La valise ou le cercueil, slogan de certains nationalistes algériens, a résumé par anticipation le sentiment d'abandon total ressenti par cette population. Ne sentant plus sa sécurité assurée, elle s'élança dans un exode soudain et massif.

Aussi, rien n'était prévu pour leur retour. Beaucoup durent dormir dans les rues à leur arrivée en France, où la majorité n'avait jamais mis les pieds et n'avait ni famille, ni soutien. Certains souffrirent également du ressentiment des métropolitains.

Certains Pieds-Noirs détruisirent leurs biens avant d'embarquer, en signe de désespoir et de terre brûlée, mais la plupart partirent en laissant intacts et abandonnés leurs patrimoines. Beaucoup, en effet, espéraient que les promesses du gouvernement gaulliste pouvaient être tenues, au moins partiellement, et qu'ils pourraient revenir...

Le gouvernement français laissa toutes les archives administratives au nouveau gouvernement algérien. Ce qui signifia pour les Pieds-Noirs, l'absence d'accès à leurs actes de naissance et autres actes d'état-civil. Certains eurent du mal à prouver leur nationalité française. Devant l'incongruité de la situation, dans les années 1970, le gouvernement français, finalement, décida d'envoyer une mission dans les grandes communes d'Algérie pour copier les registres d'état-civil. Les mairies des petites communes ne furent pas visitées, ce qui explique les problèmes rencontrés face à l'administration jusqu'à aujourd'hui par certains.

Les Pieds-Noirs se sentirent rejetés à leur arrivée en France. Ils eurent à affronter les invectives racistes, notamment de la gauche communiste, qui les caricaturaient comme des colons profiteurs

En réalité, la vaste majorité des Pieds-noirs appartenait à la classe ouvrière ou à un prolétariat urbain de petits employés. La population était urbaine à 85 %, composée de petits fonctionnaires, artisans et commerçants, dont le revenu moyen était inférieur de 15 % à celui des Français métropolitains. Le niveau d'instruction dépassait rarement le certificat d'étude primaire. 5 % seulement étaient des agriculteurs propriétaires et les très grandes fortunes se comptaient sur les doigts d'une main.

Cependant, après l'âpre accueil reçu, les Pieds-Noirs s'intégrèrent rapidement, contribuant à l'essor économique des années 1960. Notamment dans les régions de Provence, et de Languedoc-Roussillon. Des villes auparavant endormies ont connu un coup de fouet économique qui a contribué à leur dynamisme actuel (Montpellier, Perpignan, Nice, et particulièrement Marseille). Les pieds noirs restent une communauté singulière. Assimilés Francais dans une France qui n'existe plus, ils ont du s'intégrer ensuite dans l'ancienne métropole hostile à leur égard. Beaucoup se disent exilés dans un pays qui ne sera jamais tout à fait le leur, Francais de nationalité mais Algériens de terre.Leur numero d'INSEE porte le numéro de leur ancien département de naissance.

Les massacres ont déjà été évoqués, je ne suis pas revenue dessus.

Tous ces faits ne sont pas "romancés", ça reflète le sentiment des Pied-Noirs à cette époque; et encore aujourd'hui subsiste du mépris envers eux à cause de l'ignorance des vrais faits.

Pour finir j'ajoute que selon certaines personnes la colonie francaise en algérie a été néfaste pour la population algérienne (un autre débat) alors pourquoi leurs descendances viennent-elles désespérément trouver une vie meilleure ici en france aujourd'hui...no coment.

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ratatouille Membre 795 messages
Forumeur accro‚ 54ans
Posté(e)

bravo al-exe et merci pour ces précisions :snif:

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Mel&Yo Membre+ 21 245 messages
Forumeur alchimiste‚ 32ans
Posté(e)

Alger, capitale, au commencement des « sixties »

Les pieds-noirs quittent le navire, les colons dératisent

1961, période estivale, c'est la guerre d'Algérie et son festival

Et son lot de discrimination, de tortures, d'exactions tout un ramassis d'ordures

Quelques degrés au Nord de l'équateur

Je quitte l'Algérie française, un pincement dans le coeur

Voici mon parcours Ahmed, fils de Mohamed

Gangrené du corps par la misère du Maghreb

Par les meurtres les soirs de couvre-feu, par la peur du soldat français qui ouvre le feu

Ouvre les voiles petit paquebot libérateur

Emmènes moi au pays des employeurs

Loin de l'inactivité beur algéroise

Loin de ceux qui transforment nos mosquées en paroisses

Basilique de Notre-Dame d'Afrique s'éloigne de mon regard lorsque les mouchoirs s'agitent

Verse une larme dans la méditerranée

Une goutte d'eau dans la mer contient la peine de ma terre damnée .

Accoste a Marseille, port autonome, Citée Phocéenne un étranger parmi les autochtones

Direction Saint Charles gare ferroviaire embarquement quai 7, voiture 6, wagon fourrière

Croise le regard des îlotiers me foudroyant le c¿ur comme un tir de mortier

Reçoit la flèche de la haine par les appelés du « Contingent »

"Tes papiers !

- Je suis français missié l'agent "

Chemin de fer, terminus Paris Gare de Lyon

La métropole et son peuple par million

Quelques dizaines de francs serrés dans un poing

Serviront de premier contact au café du coin

Moi qui cherchait de la chaleur j'eu le sang glacé

Quand mes yeux rencontrèrent les leurs couleur iceberg bleuté

Bluffé par leur manque d'hospitalité ainsi sont-ils ?

Moralisateurs sans moralité

Démoralisé je reprends le chemin lequel me conduira dans les quartiers maghrébins

Nanterre, monticule de bidonvilles habitation précaire pour mon entrée en vie civile

"Je ne laisserais pas les c¿urs du FLN faire la loi dans Paris !

A partir de maintenant pour un coup reçu ¿ vous en rendrez 10 ! "

Ici rien de bon pour les ratons m'a dit le commissaire sanguinaire de mon canton

Après m'avoir uriné sur les mains, le gardien de la paix casse du cru au quotidien

17eme jour du mois d'octobre, le FLN a décidé de mettre fin a l'eau propre

En effet, le journal de la veille titrait :

"COUVRE-FEU RECOMMANDé POUR LES IMMIGRéS"

Non ! La réaction ne s'est pas faite attendre

Algériens de France dans les rues nous allons descendre

Protester contre leurs lois discriminatoires

Investissons leurs ponts et leurs centres giratoires

Embarqué dans un cortège pacifique, nous réclamons justice pour nos droits civiques

Mais la police ne l'entend pas de cette oreille

En cette période nous sommes un tas de rats rebelles

Marchons en direction du pont Saint-michel

Nous verrons bien quelle sera l'issue de cette querelle

Une fois sur la berge j'aperçois le cortège d'accueil

Qui souhaite faire de ce pont notre cercueil

Les camps s'observent et se dévisagent

Un silence de mort s'installe entre les deux rivages

Puis une voix se lève, scande " A bas le couvre-feu " et ouvre le feu

La première ligne s'écroule et commence la chasse à l'homme

Je prends mes jambes à mon cou, comme un pur-sang je galope

Mais le pont est cerné, nous sommes bernés

Dans une prison sur pilotis nous sommes enfermés

Pas une, pas deux mais une dizaine de matraques viennent me défoncer le crâne

Et mes os craquent sous mon anorak

Ma bouche s'éclate bien sur le trottoir

Leurs bouches s'esclaffent bien grandes de nous voir

" Nous allons voir si les rats savent nager

Au fond de la Seine vous ne pourrez plus vous venger "

Inconscient, gisant dans mon propre sang

Les brigadiers en chef par tous les membres me saisissant

Amorce ma descente là où passent les péniches

S'assurent de ma mort frappant ma tête sur la corniche

Je tombe comme un déchet au vide-ordure

Dans la chute violemment ma nuque a touché la bordure

Liquide poignardant tout mes orifices, le fleuve glacial un bûcher chaud pour mon sacrifice

Monsieur Papon a jugé bon de nous noyer

Aucun pompier pour étouffer le foyer

On n'éteint pas des braises avec un verre de GASOLE

Sans penser aux tirailleurs et combattants zouaves

Mon cadavre emporté pas le courant

Seras repêché dans les environs de Rouen.

D'étranges nénuphars flottent sur la Seine

Séquence long métrage les yeux plongés dans la seine

Dégât des eaux pour les gens des humans-zoo

Déshumanisés les basanés ne font pas de vieux os

D'étranges nénuphars flottent sur la Seine

Séquence long métrage les yeux plongés dans la seine

Dégât des eaux pour les gens des humans-zoo

Déshumanisés les basanés ne font pas de vieux os

Un sceau de pisse dans lequel on nois des rats

Octobre noir, ratonnade sur les boulevards

Ici rien de bon pour les ratons m'as dit le commissaire Maurice Papon

4 mois plus tard on ratonne a Sharon

Les "crouilles" et les "cocos" qui aident les "bougnoules"

132 ans d'occupation française ont servis à remplacer nos c¿urs par des braises

Algérie en vert et blanc, étoile et croissant

Devoir de mémoire grandissant.

Jezzaïre.

Médine "17 Octobre"

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