A chacun son texte!


mistral gagnant Membre 3 967 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

:o

salut les forumeurs :o

Bon voila hier je me suis tapé un ptit bouquin de Jack kervouac < le vagabon solitaire>,et j'ai voulu faire partager un extrait de ce livre sur le forum !

D'où ma proposition est que chacun édite un petit texte qui la fait pleurer ,sourire, attristé tiré d'un livre ou autre !!

etc,etc....

Donc voila l'extrait!! ;)

le taureau reste immobile au soleil,tète baissé,haletant;

il cherche a retenir sa vie,ses flancs lui battent les côtes,

oui il a les épaules hérissées de barbillons, comme saint sebastien-

le jeune matador avance a pas prudent,assez courageux, lui,

il approche et invinctive le taureau, qui se retourne et vient en

chancelant,les pattes branlantes,vers la cape rouge,le sang ruisselant

de toutes parts, et l'autre l'attend dans ce cercle imaginaire,

il pivote et reste suspendu, sur la poine pointe des pieds,sur

ses jambes cagneuses.

seigneur je ne voulais pas voir son ventre plat et lisse déchire

par une corne!_

il fait encore onduler sa cape devant le taureau qui reste la

simplement,en songeant: <mais enfin pourquoi me laisse t'il pas tranquille?>

et le matador approche encore.

Maintenant,l'animal raidit ses pattes fatiguées pour courir,mais

l'une d'elles glisse, soulevant un nuage de poussière._

Il réussi pourtant a partir, dans un dernier effort, avec

un air de dignité offensé,vers un lieu de repos_

Le matador tend son épée, il appelle l'humble taureau aux

yeux vitreux_

Le taureau dresse l'oreille, mais ne bouge pas_

Tout le corps du matador est raidi comme une planche qui

tremble, sous le piétinement de la foule_un muscle saille sous la

soie qui lui gaine la jambe_le taureau avance d'un mètre puis se

retourne sur le sol poussiéreux;

le matador se pense en avant , comme un homme qui se

courbe au dessus d'un fourneau brûlant pour prendre quelque

chose de l'autre coté, et il enfonce et il enfonce son épée d'un mètre,

a l'articulation de l'omoplate_

Le matador s'en va d'un côté , le taureau de l'autre l'épée dans

le corps jusqu'à la garde, il chanchelle, il commence a courir,

regarde avec une surprise humaine le ciel et le soleil, puis il emet

une sorte de gargouillement_O allez voir ça foules!_il envoie

quarante litre de sang dans l'air, le sang envois éclabousse tout a

l'entour

_il tombe sur les genoux,suffocant dans son sang, et il vomit,

il tord son cou et soudain,il s'affaisse, sa tête heurte le sol -

Il n'est pas mort, un autre imbécile se précipite pour le poignarder

avec une dague effilée , dans le nerf du cou, et le taureau enfonce les

flancs de son misérable mufle dans le sable, et mâche le sang qu'il a versé_

Ses yeux !Oh ses yeux!

Les imbéciles s'extasièrent en ricanant devant les effets du poignard,

comme si il avait pu en être autrement_

Un attelage de chevaux hystériques est expédié, on enchaîne le taureau

, et il l'entraîne au galop;mais la chaîne se brise et le taureau glisse dans la poussière comme une mouche morte frappée par un pied inconscient_

Enlevez, enlevez le!_Il est parti;des yeux blancs ,des yeux fixes,

voila ce que vous avez vu de lui en dernier_

Au taureau suivant!

_D'abord les mêmes employés de toute a l'heure ramassent le

sable sanglant, le jettent a pleines pelletées dans une brouette,

et sans vont en courant.

le ra tisseur tranquille revient avec son outil_

<Olé!>les filles lancent des fleurs au tueur sanglé dans sa belle culotte_

Et j'ai vu comment tout le monde meurt dans l'indifférence général,

j'ai senti quelle horreur il y a a vivre uniquement pour pouvoir mourir

comme un taureau pris au piège au milieu d'un cercle d'humains hurlants

<<jai Alai, mexique, J ai Alai!>>

JACK KERVOUAC le vagabond solitaire

Modifié par mistral gagnant
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mistral gagnant Membre 3 967 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

:o

Pas de textes,de paroles ou poêmes qui vont bien??? ;)

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XYparfoisZ Membre 4 674 messages
La mauvaise herbe...‚
Posté(e)

Au départ mon réflex fut de le publier dans un jour... un poème car je l'ai éprouvé ainsi or il semblerait que cela eut été erreur de ma part. De ce fait, je me suis mise en quête de chercher le topic approprié et il semblerait que celui-ci en soit proche.

Ce poème texte a belle et fière allure tel un cheval au galop et d'ailleurs il essouffle son lecteur qui n'aura pris garde de puiser dans une profonde inspiration avant de s'élancer.

Et je crois qu'il traite plus de passion que d'amour car lui-même est enfiévré par son sujet et l'exprime avec l'intensité s'y rapportant. Nous croyons vivre ce que signifie aimer, mais dans la réalité l'amour nous dépasse. C'est ainsi qu'hors de portée et larme à l'œil parfois il nous effleure.

Il ne m'a pas fait pleurer, ne m'a pas fait sourire, ne m'a pas attristée, juste m'a intellectuellement touchée agréablement.

~~~~

L'amour est masochiste.

Ces cris, ces plaintes, ces douces alarmes, cet état d'angoisse des amants, cet état d'attente, cette souffrance latente,

sous-entendue, à peine exprimée, ces mille inquiétudes au sujet de l'absence de l'être aimé, cette fuite du temps, ces susceptibilités, ces sautes d'humeur, ces rêvasseries, ces enfantillages, cette torture morale où la vanité et l'amour-propre sont en jeu, l'honneur, l'éducation, la pudeur, ces hauts et ces bas du tonus nerveux, ces écarts de l'imagination, ce fétichisme, cette précision cruelle des sens qui fouaillaient et qui fouillent, cette chute, cette prostration, cette abdication, cet avilissement, cette perte et cette reprise perpétuelle de la personnalité, ces bégaiements, ces mots, ces phrases, cet emploi du diminutif, cette familiarité, ces hésitations dans les attouchements, ce tremblement épileptique, ces rechutes successives et multipliées, cette passion de plus en plus troublée, orageuse et dont les ravages vont progressant, jusqu'à la complète inhibition, la complète annihilation de l'âme, jusqu'à l'atonie des sens, jusqu'à l'épuisement de la moelle, au vide du cerveau, jusqu'à la sécheresse du cœur, ce besoin d'anéantissement, de destruction, de mutilation, ce besoin d'effusion, d'adoration, de mysticisme, cet inassouvissement qui a recours à l'hyper irritabilité des muqueuses, aux errances du goût, aux désordres vaso-moteurs ou périphériques et qui fait appel à la jalousie et à la vengeance, aux crimes, aux mensonges, aux trahisons, cette idolâtrie, cette mélancolie incurable, cette apathie, cette profonde misère morale, ce doute définitif et navrant, ce désespoir, tous ces stigmates ne sont-ils point les symptômes mêmes de l'amour d'après lesquels on peut diagnostiquer, puis tracer d'une main sûre le tableau clinique du masochisme ?

[texte issu de "Moravagine" roman de Blaise Cendrars 1887-1961]

~~~~

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liloshaft78 Membre 581 messages
Forumeur forcené‚ 28ans
Posté(e)

"- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c'est elle que j'ai arrosée. Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe. Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent. Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c'est elle que j'ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c'est ma rose."

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