Terrorisme

Invité j-luc
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Sartre est un con

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transporteur Membre 23 297 messages
forumeur révolutionnaire‚ 44ans
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Il n est hélas pas le seul.

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Invité j-luc
Invité j-luc Invités 0 message
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Oui mais ce pervers sexuel a eu une grande capacité de nuisance.

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
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Alors si des fanas religieux complotent contre l'occident, c'est parce que c'est de notre faute: on a le malheure de croire en la liberte d'expression, de religion, de laisser les filles se balader en mini- jupes ("speces de salopes!"), l'homosexualite, etc.. Non c'est claire, que l'occident ne peut etre que le foyer de l'extremisme, au contraire des pays comme l'iran, l'irak, etc.. qui ont toujours ete un modele de moderation :o:o :D

On a le malheur d'aller leur faire la guerre surtout et ça fait grandir les extrêmistes et rapetisser les partis modérés .

Israël fait la guerre au terrorisme et en crée davantage qu'il n'en éradique , y'en a jamais eu autant en Palestine et au Liban , au point qu'Israël s'abstient d'aller soutenir Habbas , la pop se retournerait contre lui et ça ferait encore un peu plus grandir les extrêmistes.

Des attaques terroristes, dois-je te le rappeller, il y en avait bien avant l'invasion en Irak.

Tu veux parler des corses ? Les champions en la matiére ,non ? Les bombes ils savent les poser , on peut le dire....

Quand on parles des racines, ceux qui ont le cerveau complement ramolie de propagande en viennent a designer la misere sociale comme raison pour l'extremisme. Alors que ceux qui menent cette campagne de terreur sont des toubibs, des ingenieurs, des informaticiens de premiere classe, des officiers de renseignements, des profs, des leaders politiques et religieux, etc.... Mais dans leur demence, ils preferent garder a l'esprit l'image du gentil terroriste desespere et affamee... Plutot que de comtempler la triste realitee: les terroristes sont des sociopathes qui sont avide de pouvoir et a la botte d'une cause.

Et les mous du neuronnes n'ont toujours pas compris que chaque organisation terroriste musulmane verse TOUJOURS , TOUJOURS , TOUJOURS dans le social pour aider les plus pauvres , c'est une constante parce que c'est comme ça que ces organisations recrutent le plus et améne l'opinion publique à eux .

Commence par te mettre ça dans la tête et vérifie l'info , tu verras à quel point c'est vrai.

Quand aux toubibs , ingénieurs etc... y'en a c'est certain .

Quand aux programmes pour faire de quelqu'un un kamikaze , ils n'ont rien à apprendre de personne , sont trés au point , c'est long mais sacrément bien ficelé .

Modifié par saint thomas

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cheuwing Membre 7 539 messages
Forumeur alchimiste‚ 34ans
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en faite il y a 2 terrorisme, celui du pauvre comme en irak et en palestine et qui est plus proche de la guérilla

et celui du riche où des idéologues radicaux touchent toutes les couches par la religion et qui touche l'occident, celle ci nécessite une plus grosse organisation et ces terroristes ne sont pas des kamikazes contrairement aux premiers qui pensent plus à leur condition qu'à un combat d'idée

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)
en faite il y a 2 terrorisme, celui du pauvre comme en irak et en palestine et qui est plus proche de la guérilla

et celui du riche où des idéologues radicaux touchent toutes les couches par la religion et qui touche l'occident, celle ci nécessite une plus grosse organisation et ces terroristes ne sont pas des kamikazes contrairement aux premiers qui pensent plus à leur condition qu'à un combat d'idée

En Irak , ça m'étonnerait que les leaders soient pauvres ou incultes , faut être sacrément doué en finances , en psycho pour manipuler, en logistiques , en stratégies de guerre , en diplomatie pour négocier avec la Syrie ou l'Iran et accessoirement avec le gouv en place en toute discrétion , en théologie , être un bon organisateur pour créer les réseaux dormants , créer des réseaux pour faire des papiers par ex et tout ça en gardant une cohérence ; c'est trop de compétences pour qu'il n'y ait pas de hierarchie , de types surfant dans des milieux divers et variés ne serait-ce que pour trouver l'argent , les armes et le moyen de les faire parvenir à destination à l'aide de sociétés écrans par ex en brouillant les pistes, créer des camps d'entraînement .

J'avais vu un truc sur la formation des kamikazes en Europe , je dois dire que c'était hyper réfléchi , les sectes font la même chose et s'appuient sur les mêmes recettes. La différence c'est que là tu sais que tu vas mourir , dans les sectes les adeptes ne le veulent pas forcément , c'est pas vraiment leur but, dans les réseaux terroristes faut mener le groupe à la mort . C'est pas donné à n'importe qui d'arriver au final à faire accepter à quelqu'un qui n'en avait pas l'idée au départ , de donner sa vie .

Faut une bonne organisation et pas mal de moyens en encadrement et finances.

Modifié par saint thomas

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Invité j-luc
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C'est peut-être plus facile que tu ne le pense de conditionner des individus. A partir du moment ou tu exerces le contrôle sur les infos tu peux aller très vite.

C'est même le coté effrayant de l'affaire.

Et puisque l'on traite de cet aspect, j'en profite pour attirer l'attention sur un point: les gamins palestiniens que l'on fait défiler avec des simulacres de ceintures d'explosifs. Que va devenir cette génération lorsque les relations israélo palestiniennes seront normalisées.

D'une certaine façon nous avons connu ce probléme en France à la fin de la seconde guerre mondiale. Des ados et de jeunes hommes pour survivre sous l'occupation utilisaient des moyens qui du jour au lendemain sont devenues répréhensibles à la libération. Pour un certain nombre d'entre eux "l'absolution" passait par les bataillons d'Afrique.

Mais que pourra faire un état palestinien de tous ces jeunes gens démolis par des adultes irresponsables ?

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
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C'est peut-être plus facile que tu ne le pense de conditionner des individus. A partir du moment ou tu exerces le contrôle sur les infos tu peux aller très vite.

C'est même le coté effrayant de l'affaire.

Etape 1 : donner à l'ind des copains ultra sympas sur lequel il peut s'appuyer , c'est long de créer une ambiance sereine , pleine de bonnes intentions qui mette le sujet en totale confiance .Ca vient peu à peu .

Trés imp , montrer au sujet qu'il est le meilleur , qu'il vaut le coup.

Etape 2 : séparation d'avec la famille , les amis hors réseau . C'est long aussi.

Etape 3 : début du lavage de cerveau lorsque le sujet est en totale confiance , pas avant. Faire apprendre le Coran sans relâche , le faire toujours accompagner par ses "copains" , lui montrer toujours des images triées où le réseau apparaît comme le chevalier blanc. C'est assez long, faut que l'idée de sacrifice germe .

Etape 4: le mener dans les camps d'entraînement .

Etape 5 : l'habituer à sa mission de kamikaze et ne jamais le lâcher pour éviter les remises en cause , la réflexion . Le sujet est alors , et alors seulement , prêt pour un attentat.

Et puisque l'on traite de cet aspect, j'en profite pour attirer l'attention sur un point: les gamins palestiniens que l'on fait défiler avec des simulacres de ceintures d'explosifs. Que va devenir cette génération lorsque les relations israélo palestiniennes seront normalisées.

La même chose que les gamins israëliens conditionnés à la naissance par les colons juifs, non ?

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vinzanity Membre 792 messages
Forumeur accro‚ 30ans
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Je ne sais pas, mais j'émets un doute quant à la possibilité de comparer la jeunesse d'un palestinien de celle d'un israelien.

Et si les israeliens étaient plus ouverts d'esprits?

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
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Je ne sais pas, mais j'émets un doute quant à la possibilité de comparer la jeunesse d'un palestinien de celle d'un israelien.

Et si les israeliens étaient plus ouverts d'esprits?

Et si les Israëliens pour la premiére fois avaient peur ? Peur de ce qu'ils ont crée , des extrêmistes à la place des partis modérés qu'ils ont largement contribué à affaiblir . Y'en a partout autour d'eux actuellement , eux mêmes le sont mais là ça chauffe pour Perez même Bush commence à réfléchir à une paix en rencontrant ceux qu'il appelait , à l'unisson avec Israël , l'axe du mal .

Les extrêmistes se sont démultipliés depuis les bombinettes made in US au Liban , depuis les raids aériens israëliens sur Gaza , les checks points , les pêcheurs palestiniens empêchés de faire leur boulot , les colonies sauvages , les tréves non respectées (si si la derniére a été rompue par Israël) .

Ils ont donné Gaza et en ont fait une prison au point que les organisations humanitaires sonnent l'alarme sur un peuple qui créve .

Qu'ils continuent et ils déclencheront l'union des extrêmistes sur un ennemi commun , pour l'instant , c'est pas encore officiellement le cas . Ce serait invivable pour Israël , obligée de faire des murs tout autour de ses frontiéres , de se barricader tout en criant au loup.

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kyrilluk Membre 7 507 messages
Anarchiste épistémologique‚ 43ans
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C'est peut-être plus facile que tu ne le pense de conditionner des individus. A partir du moment ou tu exerces le contrôle sur les infos tu peux aller très vite.

C'est même le coté effrayant de l'affaire.

Etape 1 : donner à l'ind des copains ultra sympas sur lequel il peut s'appuyer , c'est long de créer une ambiance sereine , pleine de bonnes intentions qui mette le sujet en totale confiance .Ca vient peu à peu .

Trés imp , montrer au sujet qu'il est le meilleur , qu'il vaut le coup.

Etape 2 : séparation d'avec la famille , les amis hors réseau . C'est long aussi.

Etape 2 bis: Regarder la television palestinienne qui appelle les gamins a devenir de futur martyres...

http://www.memritv.org/Transcript.asp?P1=1510

http://www.upjf.org/propagande-anti-israel...s-kamikaze.html

Et puisque l'on traite de cet aspect, j'en profite pour attirer l'attention sur un point: les gamins palestiniens que l'on fait défiler avec des simulacres de ceintures d'explosifs. Que va devenir cette génération lorsque les relations israélo palestiniennes seront normalisées.

La même chose que les gamins israëliens conditionnés à la naissance par les colons juifs, non ?

Tu en connais? La verite, c'est que les gamins israeliens vont a l'ecole et contrairement au palestiniens, n'ont pas droit a un bourage de crane sur les bienfais de la colonisation. C'est plutot le contraire. D'autre part, ils sont en contacte avec des arabes, au sein meme de leur classe. Mais crois-tu qu'il existe beaucoup d'enfants palestiniens qui ont parler ou ete en contacte directe avec un juif?

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Invité j-luc
Invité j-luc Invités 0 message
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Et puisque l'on traite de cet aspect, j'en profite pour attirer l'attention sur un point: les gamins palestiniens que l'on fait défiler avec des simulacres de ceintures d'explosifs. Que va devenir cette génération lorsque les relations israélo palestiniennes seront normalisées.

La même chose que les gamins israëliens conditionnés à la naissance par les colons juifs, non ?

Tu en connais? La verite, c'est que les gamins israeliens vont a l'ecole et contrairement au palestiniens, n'ont pas droit a un bourage de crane sur les bienfais de la colonisation. C'est plutot le contraire. D'autre part, ils sont en contacte avec des arabes, au sein meme de leur classe. Mais crois-tu qu'il existe beaucoup d'enfants palestiniens qui ont parler ou ete en contacte directe avec un juif?

J'attendais cette réponse avec impatience

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saint thomas Membre 17 547 messages
Forumeur alchimiste‚
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Tu en connais? La verite, c'est que les gamins israeliens vont a l'ecole et contrairement au palestiniens, n'ont pas droit a un bourage de crane sur les bienfais de la colonisation. C'est plutot le contraire. D'autre part, ils sont en contacte avec des arabes, au sein meme de leur classe. Mais crois-tu qu'il existe beaucoup d'enfants palestiniens qui ont parler ou ete en contacte directe avec un juif?

Sachant que dans certaines familles juives , à l'instar de certaines familles musulmanes , se marier avec un français peut entraîner le reniement car la religion est souvent trés presente , je me doute qu'il y a des différences d'avec le systéme scolaire français de ce côté là.

Faut arrêter de voir les Israëliens comme des cosettes , ils ne sont pas meilleurs que les autres , les faits parlent d'eux mêmes, ils ont simplement plus de moyens .

L'école publique laïque Le programme est établi et contrôlé par le ministère de l'Education ainsi que les diplômes exigés pour les enseignants et le nombre d'élèves dans chaque classe. L'enseignement de la Bible et de la culture juive y est également obligatoire, mais seulement comme une matière à connaître, sans implications sur le mode de vie. L'enseignement est gratuit jusqu'au baccalauréat, il comprend :

puce.gif une année de maternelle obligatoire : 5 à 6 ans.

puce.gif six années d'école primaire : 6 à 12 ans.

puce.gif trois années de collège : 12 à 15 ans.

puce.gif trois années de lycée : 15 à 18 ans.

2) Les écoles publiques religieuses

Même programme et dépendance du ministère de l'Education. Mêmes avantages financiers. Même organisation. Par contre l'enseignement religieux (la Bible, la culture juive, le Talmud, les fêtes) y est plus poussé, les enfants étant initiés à la pratique religieuse conformément à la tradition juive.

Caractéristiques du système scolaire israélien

C'est en particulier dans les trois dernières années d'école (seconde, première, terminale) que l'élève peut choisir son « menu ». En dehors des 7 matières obligatoires : hébreu - littérature hébraïque, anglais, sciences technologiques, Bible et culture juive, mathématiques, histoire et civisme, l'élève peut choisir les matières supplémentaires qu'il désire présenter au baccalauréat : musique, sport, langue, géographie, etc...

http://www.un-echo-israel.net/article.php3?id_article=4048

La religion est trés présente tout au long de la scolarité , les écoles non religieuses , sans matiére religieuse du tout , ne sont que partiellement reconnues par l'état. Elles accueillent peu d'enfants apprend-on.

En Israël la religion est trés présente , un musulman allant dans une école dite laïque devra avoir pendant toute sa scolarité une matiére religieuse juive. Ca encourage pas .

En Palestine , Il y a deux sortes d'écoles, celles de l'UNRWA dans les camps et celles de l'Autorité palestinienne dans les territoires autonomes, depuis 1994. Dans les deux cas, elles sont mixtes, sauf quelques-unes situées dans la bande de Gaza. Ce sont des écoles privées qui répondent à la demande du courant conservateur de la société.

niveau bourrage de crâne ça doit être pareil je suppose, j'ai rien trouvé sur les matiéres enseignées dans les écoles palestiniennes en territoire occupé et non occupé , ça m'interesserait d'avoir des infos , en fait , tu viens d'atiser ma curiosité sur ce sujet .

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Invité j-luc
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A l'heure où de nombreux responsables politiques s'interrogent sur la réponse démocratique à donner au terrorisme, il apparaît de plus en plus manifeste qu'un piège rhétorique s'est formé autour de l'islam. Il est peut-être possible de sortir du débat théologique en s'appuyant plus simplement sur la notion de risque.

Cette religion est-elle oui ou non la source d'inspiration du djihad ou s'agit-il d'une déviance ? D'un côté, il ne fait aucun doute que les références canoniques sont bien réelles et d'un autre l'immense majorité des musulmans n'a aucune envie d'en découdre avec les non musulmans. Compte tenu du nombre très important et croissant de conflits, insurrections et autres actes de déstabilisation se réclamant du djihad à l'échelle planétaire, on ne peut plus nier que cette doctrine véhicule un certain potentiel d'effets secondaires indésirables, même s'ils sont condamnés par la majorité des musulmans.

«... Si celui qui diffuse un message appelant à la destruction de notre démocratie sait qu'il peut être tenu pour responsable personnellement, alors un effet inhibiteur peut fonctionner très en amont. »

Bref, si vraiment l'adhésion active aux lois islamiques prédispose au djihad, même si ce n'est que pour une minorité de croyants, alors la démocratie doit fixer des limites. Elle en a les moyens.

Un précédent : l'environnement

Juridiquement, la démocratie sait déjà fort bien gérer la notion de risque, même lorsqu'on ne sait pas exactement quand, où et dans quelles proportions, il va se réaliser. Ce qui est le propre de l'acte terroriste ou simplement subversif. Elle a pour cela inventé le « principe de précaution ».

Ce principe, né du constat des pluies acides dans les années soixante-dix, est déjà largement appliqué en droit de l'environnement et de la santé publique. La déclaration fondatrice de Wingspread (Wisconsin, USA) de 1998, lui donne les contours suivants : « Quand une activité présente une menace pour la santé de l'homme ou de l'environnement, des mesures de précaution doivent être prises, et ce, même si certaines relations de cause à effet ne sont pas clairement établies scientifiquement. »

Le principe de précaution est aujourd'hui parfaitement intégré dans le paysage législatif d'un grand nombre de démocraties, dont la Suisse. C'est l'article 74 alinéa 2 de notre Constitution Fédérale qui dispose notamment, que la Confédération : « veille à prévenir ces atteintes [à la santé et l'environnement]. Les frais de prévention et de réparation sont à la charge de ceux qui les causent. » La loi pose ainsi le principe constitutionnel « risqueur-payeur », selon lequel celui qui crée le risque doit personnellement en assumer les conséquences.

Dès lors que le principe de précaution est constitutionalisé pour la gestion des risques environnementaux et de santé publique, a fortiori peut-il l'être, pensons-nous, pour les risques de sécurité intérieure. Notre propos est donc d'en faire un modèle afin de contribuer à la réduction du risque terroriste ou subversif, en s'appuyant sur le caractère dissuasif qu'il contient. En effet, si celui qui diffuse un message appelant, certes par endroits mais néanmoins noir sur blanc, à la destruction de notre démocratie et des individus islamo-récalcitrants qui la composent, sait qu'il peut être tenu pour responsable personnellement, au titre du principe de précaution, alors un effet inhibiteur peut fonctionner très en amont.

Notre propos n'est évidemment pas de considérer tous les imams comme des inspirateurs mécaniques du terrorisme mais exactement au contraire, comme des citoyens à part entière, membres de cette société démocratique et donc coresponsables de sa pérennité. Il s'agit de leur offrir la possibilité de se démarquer publiquement des fauteurs de trouble. En effet, à ceux qui ne voudraient garder de leur texte fondateur que l'autorité des incitations à la paix, le temps n'est-il pas venu de leur offrir un soutien juridique beaucoup plus appuyé et distinctif ?

Sur la base du principe de précaution, trois options seraient ainsi données aux prédicateurs:

soit ils assument le risque et se portent garants par avance des effets secondaires indésirables de leurs prédications,

soit ils entourent leur activité de suffisamment de mesures de précaution pour qu'un tel risque soit fortement atténué, jusqu'à devenir insignifiant,

soit encore ils promeuvent un antidote réaliste et sérieux ; faute de quoi, ils s'abstiendraient de prêcher des injonctions religieuses à risque.

Bien entendu, celui qui inciterait directement à des infractions anti-démocratiques tomberait sous le coup de textes déjà existants ¿ par exemple, la prohibition de propagande subversive d'origine étrangère (art. 275bis du code pénal suisse), la fondation de groupements à visées subversives (art. 275ter du code pénal suisse) ¿ dont il faudrait sans doute toiletter aujourd'hui le caractère répressif.

Préservation des libertés

Plusieurs scenarii seraient dès lors envisageables.

Premier cas : le prédicateur pourrait continuer à ne pas se soucier du risque d'effets secondaires, voire même les nier totalement, contrairement à certaines estimations officielles. Ce serait alors à lui de prouver qu'il n'est lui-même pour rien dans la réalisation du risque, si celui-ci se réalisait dans son aire d'influence. Ce serait l'application classique du renversement de charge de la preuve, au titre du principe de précaution.

La transposition du modèle de précaution permettrait même d'imaginer un système d'assurance obligatoire ou de contribution par taxe à un fond d'indemnisation des victimes, qui serait financé par les prédicateurs de cette première catégorie, à un taux proportionnel au risque encouru (principe risqueur-payeur), comme pour les sociétés pétrolières, par exemple. Bien entendu, les prédicateurs responsables seraient ceux situés sur la même chaîne de diffusion que l'agent lui-même, ce qui impliquerait de mettre en place un moyen de traçabilité, à la charge du prédicateur.

Deuxième cas : le prédicateur pourrait reconnaître cette fois l'existence d'un risque, si minime soit-il et s'imposer en conséquence de contribuer à sa réduction, ce qui en soi serait un acte de responsabilité particulièrement courageux.

Il serait évidemment exonéré de toute contribution à un fond d'indemnisation, à charge pour lui de proposer des mesures préventives efficaces. Par exemple : le rappel systématique fait à son audience, que la mise en pratique de certaines normes religieuses, contenues dans la doctrine, peut constituer une série d'infractions pénales graves. Il opterait ainsi pour une politique d'autocontrôle dont il serait responsable. Il n'aurait plus à prouver qu'il est étranger au risque lorsque ce dernier se réalise. Il serait également exempté de contribution à un fonds d'indemnisation.

Troisième cas : le prédicateur pourrait enfin, non seulement reconnaître le risque mais promouvoir l'incompatibilité absolue des normes religieuses à risque, avec la norme démocratique et admettre finalement leur caducité. Il s'agirait là d'une véritable voie de Réforme, encouragée par le droit, dans laquelle la majorité silencieuse des musulmans modérés pourrait enfin se reconnaître. Le prédicateur serait bien sûr exonéré de toute contribution et en outre pourrait même être subventionné au regard des bénéfices ainsi apportés à la paix publique.

Pour créer les bases légales d'une telle approche en Suisse, il suffirait de transposer les dispositions de l'article 74 de notre Constitution Fédérale sur l'environnement, vers l'alinéa 2 de l'article 185 sur la sécurité intérieure et extérieure, en ces termes: « Il [le Conseil fédéral] prend des mesures pour préserver la sécurité intérieure et veille à prévenir les atteintes contre elle, notamment en application du principe de précaution. Les mesures et frais de prévention et de réparation peuvent être mis à la charge de ceux qui s'inscrivent dans la chaîne de cause à effet y afférent, même indirectement. »

Dans les trois cas, les libertés d'opinion et de religion auront été préservées. En revanche, la société fera une différence notable entre les courants de prédication qui nient leurs responsabilités et ceux qui les assument de façon citoyenne.

Arnaud Dotézac

Professeur de droit HES, Lausanne

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Invité j-luc
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Enquête

11 septembre 2001 :Les Francais en savaient long

LE MONDE | 16.04.07 | 11h08 ¿ Mis à jour le 16.04.07 | 11h47

C' est une impressionnante masse de documents. De loin, on croirait une thèse universitaire. De près, rien à voir. Des coups de tampons rouges "confidentiel-défense" et "usage strictement national" sur chacune des pages. En haut à gauche, un logo bleu roi : celui de la DGSE, la Direction générale des services extérieurs, les services secrets français. Au total, 328 pages classifiées. Notes, rapports, synthèses, cartes, graphiques, organigrammes, photos satellite. Le tout exclusivement consacré à Al-Qaida, ses chefs, sous-chefs, planques et camps d'entraînement. A ses soutiens financiers aussi. Rien de moins que l'essentiel des rapports de la DGSE rédigés entre juillet 2000 et octobre 2001. Une véritable encyclopédie.

Au terme de plusieurs mois d'enquête sur cette documentation très spéciale, nous prenons contact avec le quartier général de la DGSE. Et le 3 avril, l'actuel chef de cabinet, Emmanuel Renoult, nous reçoit sur place, dans l'enceinte de la caserne des Tourelles à Paris. Après avoir parcouru les 328 pages que nous posons sur son bureau, il ne peut s'empêcher de déplorer une telle fuite, tout en nous laissant entendre que ce paquet représente la quasi-intégralité des productions de la DGSE sur le sujet pour cette période cruciale. En revanche, sur le fond, impossible de lui soutirer le moindre commentaire. Trop sensible.

Il est vrai que ces chroniques des services secrets sur Al-Qaida, avec leurs diverses révélations, soulèvent quantité de questions. Et d'abord une surprise : le nombre élevé de notes uniquement consacrées aux menaces d'Al-Qaida contre les Etats-Unis, des mois avant les attaques suicides de New York et de Washington. Neuf rapports entiers sur le sujet entre septembre 2000 et août 2001. Dont une note de synthèse de cinq pages, intitulée"Projet de détournement d'avion par des islamistes radicaux" , et marquée d'une date¿ 5 janvier 2001 ! Huit mois avant le 11-Septembre, la DGSE y rapporte les discussions tactiques menées depuis le début de l'année 2000 entre Oussama Ben Laden et ses alliés talibans, au sujet d'une opération de détournement d'avions de ligne américains.

Pierre-Antoine Lorenzi, chef de cabinet du patron de la DGSE jusqu'en août 2001, aujourd'hui président d'une société spécialisée dans les stratégies de crise et d'influence (Serenus Conseil), parcourt devant nous ces 328 pages et tombe en arrêt, lui aussi, sur cette note. Il hésite, prend le temps de la lire et admet : "Je me souviens de celle-là." "Il faut se rappeler, précise M. Lorenzi,que jusqu'en 2001, le détournement d'avion n'a pas la même signification qu'après le 11-Septembre. A l'époque, cela implique de forcer un appareil à se poser sur un aéroport pour mener des négociations. On est habitué à gérer ça." Mise en perspective utile pour comprendre pourquoi cette alerte du 5 janvier n'a provoqué aucune réaction chez ses destinataires : les piliers du pouvoir exécutif.

Dès janvier 2001, la direction d'Al-Qaida se montre néanmoins transparente aux yeux ¿ et aux oreilles ¿ des espions français. Les rédacteurs détaillent même les désaccords entre terroristes sur les modalités pratiques du détournement envisagé. Jamais ils ne doutent de leur intention. Provisoirement, les djihadistes privilégient la capture d'un avion entre Francfort et les Etats-Unis. Ils établissent une liste de sept compagnies possibles. Deux seront finalement choisies par les pirates du 11-Septembre : American Airlines et United Airlines (voir fac-similé). Dans son introduction, l'auteur de la note annonce : "Selon les services ouzbeks de renseignement, le projet d'un détournement d'avion semble avoir été discuté en début d'année 2000 lors d'une réunion à Kaboul entre des représentants de l'organisation d'Oussama Ben Laden¿"

Des espions ouzbeks renseignent donc les agents français. A l'époque, l'opposition des fondamentalistes musulmans au régime pro-américain de Tachkent s'est fédérée dans le Mouvement islamique d'Ouzbékistan, le MIO. Une faction militaire de ce parti, emmenée par un certain Taher Youdachev, a rejoint les camps d'Afghanistan et prêté allégeance à Oussama Ben Laden, lui promettant d'exporter son djihad en Asie centrale. Des livrets militaires et des correspondances du MIO, trouvés dans des camps afghans d'Al-Qaida, en attestent.

Alain Chouet a gardé en mémoire cet épisode. Il a dirigé jusqu'en octobre 2002 le Service de renseignement de sécurité, la subdivision de la DGSE chargée de suivre les mouvements terroristes. Selon lui, la crédibilité du canal ouzbek trouve son origine dans les alliances passées par le général Rachid Dostom, l'un des principaux chefs de guerre afghans, d'ethnie ouzbek lui aussi, et qui combat alors les talibans. Pour plaire à ses protecteurs des services de sécurité de l'Ouzbékistan voisin, Dostom a infiltré certains de ses hommes au sein du MIO, jusque dans les structures de commandement des camps d'Al-Qaida. C'est ainsi qu'il renseigne ses amis de Tachkent, en sachant que ses informations cheminent ensuite vers Washington, Londres ou Paris.

La formulation de la note française de janvier 2001 indique clairement que d'autres sources corroborent ces renseignements sur les plans d'Al-Qaida. Selon un dispositif bien huilé en Afghanistan, la DGSE ne se contente pas d'échanges avec des services secrets amis. Pour percer les secrets des camps, d'une part elle manipule et "retourne" des jeunes candidats au djihad originaires des banlieues des grandes villes d'Europe. D'autre part, elle envoie des hommes du service action auprès de l'Alliance du Nord du commandant Massoud. Sans compter les interceptions des téléphones satellitaires.

Un proche de Pierre Brochand, l'actuel patron de la DGSE, nous a assuré que le service disposait d'une "cellule Oussama Ben Laden" depuis au moins 1995. L'alerte du 5 janvier s'appuie donc sur un système éprouvé. Alain Chouet, après nous avoir demandé de préciser qu'il ne s'exprimait pas au nom des institutions françaises, reste laconique mais clair : "Il est rare qu'on transmette un papier sans recouper." D'autant que ledit papier suit et précède de multiples rapports de la DGSE étayant la crédibilité des incantations guerrières d'Oussama Ben Laden.

Dans sa note, la DGSE estime enfin que la volonté d'Al-Qaida de concrétiser son acte de piraterie contre un appareil américain ne laisse aucun doute : "Au mois d'octobre 2000, Oussama Ben Laden a assisté à une réunion en Afghanistan au cours de laquelle la décision de principe de mener cette opération a été maintenue." Nous sommes le 5 janvier 2001, les dés sont jetés, les Français le savent¿ Et ils ne sont pas les seuls.

Comme toutes les informations évoquant des risques contre des intérêts américains, la note a été transmise à la CIA par le service des relations extérieures de la DGSE, responsable des coopérations entre alliés (renommé depuis service des liaisons). Son premier destinataire est le chef de poste de la CIA à Paris, Bill Murray, un francophone au physique de John Wayne, rentré depuis aux états-Unis. Nous avons pu établir le contact, mais M. Murray n'a pas souhaité donner suite à nos demandes. Pierre-Antoine Lorenzi, dont les responsabilités à la DGSE couvraient alors les questions relatives à la coopération avec les agences étrangères, ne conçoit pas que ces renseignements-là ne lui aient pas été remis : "éa, typiquement, c'est le genre d'information qui est transmise à la CIA. Ce serait même une faute de ne pas l'avoir fait."

De l'autre côté de l'Atlantique, deux anciens agents de la CIA spécialistes d'Al-Qaida, que nous avons sollicités, ne se souviennent pas d'alertes particulières envoyées par la DGSE. Ni Gary Berntsen, rattaché à la direction des opérations de l'agence de 1982 à 2005, ni Michael Scheuer, ancien responsable de l'unité Ben Laden au siège de la CIA, n'ont gardé en mémoire des informations spécifiques en provenance de la DGSE.

A Washington, la commission d'enquête du Congrès sur le 11-Septembre, dans son rapport final publié en juillet 2004, a mis l'accent sur l'incapacité du FBI, de la CIA ou des services d'immigration d'agréger des données éparses visant certains membres des commandos du 11-Septembre. A aucun moment la commission n'a évoqué la possibilité que la CIA aurait répercuté au pouvoir politique, dès janvier 2001, des renseignements émanant des services français sur le choix tactique d'Oussama Ben Laden d'organiser des détournements d'avions américains.

Au-delà, le plus confondant, à la lecture des 328 pages de la DGSE, tient peut-être dans la juxtaposition entre les notes qui alertent sur des menaces ¿ comme celle de janvier 2001 ¿ et celles qui décrivent très tôt, et avec minutie, le fonctionnement de l'organisation. Dès le 24 juillet 2000, avec la rédaction d'un rapport de treize pages intitulé"Les réseaux d'Oussama Ben Laden", l'essentiel se révèle consigné noir sur jaune pâle, la couleur des originaux de la DGSE. Le contexte, les détails anecdotiques et tous les aspects stratégiques relatifs à Al-Qaida y figurent déjà. Bien souvent, les documents ultérieurs se contentent de les préciser. Ainsi, l'hypothèse de la mort de Ben Laden ¿ qui a connu un certain succès en septembre 2006 ¿ prend, dans cette note du 24 juillet 2000, les intonations d'un refrain connu, mais néanmoins fondé : "L'ex-Saoudien, qui vit depuis plusieurs années dans des conditions précaires, se déplaçant sans cesse, de camp en camp, souffre également de problèmes rénaux et dorsaux. (¿)Des rumeurs récurrentes font état de sa mort prochaine, mais il ne paraît pas avoir, jusqu'à présent, changé ses habitudes de vie."

Sur un cliché aérien du 28 août 2000, les agents de la DGSE localisent un homme-clé, très proche d'Oussama Ben Laden. Son nom : Abou Khabab. Cet artificier d'origine égyptienne, connu pour avoir enseigné la science des explosifs artisanaux à des générations de djihadistes, constitue une cible en théorie prioritaire. Dans deux notices biographiques sur ce personnage, du 25 octobre 2000 et du 9 janvier 2001, la DGSE énumère les renseignements échangés avec le Mossad israélien, la CIA et les services de sécurité égyptiens à son sujet. On n'ignore rien de son parcours et de ses déplacements.

C'est également le cas d'Omar Chabani, l'émir chargé d'encadrer tous les militants algériens venus en Afghanistan, selon la DGSE. Grâce à lui, au cours de l'année 2001, Al-Qaida a mis des infrastructures à la disposition du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), le mouvement terroriste algérien dont le chef historique Hassan Hattab, ex-allié de Ben Laden, a souscrit en 2006 à la politique de réconciliation nationale du président algérien Abdelaziz Bouteflika ¿ ce qui avait provoqué l'ire des jeunes générations du GSPC. Celles-ci ont repris depuis le mois d'octobre la lutte armée délaissée par leurs aînés, en se réclamant d'un nouveau GSPC ¿ renommé Al-Qaida pour le Maghreb islamique ¿ qui semble être responsable des attentats du 11 avril à Alger.

En marge des aspects opérationnels sur le fonctionnement d'Al-Qaida, ces documents de la DGSE proposent un autre regard sur les relais politiques de son chef. Un exemple : dans une note du 15 février 2001 consacrée en partie aux risques d'attentats contre la base militaire française de Djibouti, les auteurs relèvent la présence dans le pays du représentant d'Oussama Ben Laden pour la Corne de l'Afrique, Nidal Abdel Hay al Mahainy. L'homme, arrivé sur place le 26 mai 2000 est-il précisé, a, ni plus ni moins, "rencontré le président de la République djiboutienne".

Mais c'est surtout l'Arabie saoudite qui apparaît comme une préoccupation constante à propos des sympathies extérieures à l'Afghanistan dont profite Oussama Ben Laden. Les rapports de la DGSE explorent ses relations avec des hommes d'affaires et diverses organisations de ce pays. Certaines personnalités saoudiennes ont proclamé leur hostilité à Al-Qaida, mais, manifestement, elles n'ont pas convaincu tout le monde. Pierre-Antoine Lorenzi se souvient bien de l'état d'esprit des responsables du renseignement français : "La DGSE a eu beaucoup de mal à considérer définitivement qu'il n'avait plus de relation avec la monarchie saoudienne, parce qu'il était en rupture de ban. C'était difficile à admettre."

La note du 24 juillet 2000 mentionne un virement de 4,5 millions de dollars au profit du chef d'Al-Qaida par l'International Islamic Relief Organisation (IIRO), une structure directement placée sous la tutelle de la Muslim World League, elle-même considérée comme l'instrument politique des oulémas saoudiens. Il faudra attendre pourtant le 3 août 2006 pour que des bureaux de l'IIRO figurent sur la liste officielle des organisations de financement du terrorisme du département américain du Trésor. Au cours de ce mois de juillet 2000, deux ans après les attentats de Nairobi et Dar-es-Salam, les auteurs de ce mémo doutent de la sincérité des positions affichées par la famille Ben Laden elle-même : "Il semble de plus en plus probable qu'Oussama Ben Laden ait gardé des contacts avec certains membres de sa famille, bien que celle-ci, qui dirige l'un des plus importants groupes de travaux publics dans le monde, l'ait officiellement renié. L'un de ses frères jouerait un rôle d'intermédiaire dans ses contacts professionnels ou le suivi de ses affaires." Selon M. Lorenzi, c'est la récurrence de ces doutes, et plus spécifiquement l'ambivalence de l'IIRO, qui conduiront la DGSE à se mobiliser avec le Quai d'Orsay, en 1999, quand la diplomatie française proposera aux Nations unies une convention internationale contre le financement du terrorisme.

Une autre note des services secrets français, datée du 13 septembre 2001, et intitulée "Eléments sur les ressources financières d'Oussama Ben Laden", réitère ces soupçons à l'encontre du Saudi Ben Laden Group, l'empire familial. Elle présente aussi un puissant banquier, autrefois proche de la famille royale, comme l'architecte historique d'un dispositif bancaire qui "semble avoir été utilisé pour transférer au terroriste des fonds provenant des pays du Golfe". Une annexe de cette note du 13 septembre 2001 répertorie les actifs a priori sous le contrôle direct d'Oussama Ben Laden. Surprise, au milieu de structures connues que le"Cheikh" a dirigées au Soudan, au Yémen, en Malaisie et en Bosnie figure encore, en 2001, un hôtel situé à La Mecque, en Arabie saoudite.

Alain Chouet exprime un réel scepticisme sur la volonté des autorités de Riyad d'appréhender Oussama Ben Laden avant le 11-Septembre : "Sa déchéance de la nationalité saoudienne est une pantalonnade (¿) A ma connaissance, personne n'a mis quoi que ce soit en ¿uvre pour le capturer entre 1998 et 2001." En témoigne cette note du 2 octobre 2001 ¿ "Le départ du prince Turki al-Fayçal, chef des services de renseignement saoudiens : une éviction politique" ¿ qui révèle les dessous de ce spectaculaire limogeage juste avant le 11-Septembre. Les auteurs soulignent "les limites de l'influence saoudienne en Afghanistan (¿)Lors de récents voyages à Kandahar du prince Turki, il n'avait pas réussi à convaincre ses interlocuteurs d'extrader Oussama Ben Laden."

Et six ans plus tard ? Dans un ample rapport de la DGSE que nous avons pu consulter, intitulé "Arabie saoudite, un royaume en péril ?" et daté du 6 juin 2005, les agents français dressent un bilan plus positif des initiatives du régime saoudien contre Al-Qaida. Certains paragraphes trahissent toutefois des craintes persistantes. Les services secrets français redoutent toujours les penchants pour la guerre sainte de quelques docteurs de la foi saoudiens.

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sousene Membre 2 092 messages
Awaarrrreee‚ 39ans
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Pas motivé pour lire, ensuite .......................rien!!

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Invité j-luc
Invité j-luc Invités 0 message
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Pakistan une charnière sensible.

Oublier que la géographie a toujours commandé à l'histoire c'est prendre le risque de s'exposer à des réveils brutaux. Tel est le cas du Pakistan.

Petit rappel et remise en perspective.

Depuis les années 1980 le Pakistan a admis l'existence de 34 mouvements armés islamistes.

Toutefois ces différents groupes ou mouvements sont hétérogènes tant sur le plan cultuel que sur celui de la doctrine.

Ainsi on distinguera par exemple des mouvements comme le Tehrik-i-Nifaz-i-Fiqah-i-Jafaria (TNFJ) : Mouvement de l'Application de la pensée jaafarite, d'obédience chiite et le Sepah-i-Sahab, Armée des compagnons (de Mahomet), d'obédience sunnite. Ces deux organisations se livrant plus à des combats fratricides visant à détruire les lieux de culte de l'adversaire désigné.

Le second groupe de mouvements est classé comme jihadiste. On y trouve entre autre :

Le Harakat Ul-Mujahideen, son chef, Fazl Rehman Khalil, a suivi un entraînement dans les camps de Ben Laden.

le Lashkar-i-Taïba ou Assemblée de la prédication islamique. Ses chefs, Hafiz Saeed et Zaki Ur-Rehman Lakhvi, ont enseigné en Arabie Saoudite.

Cette prolifération de groupes avait pour effet de saper l'autorité pakistanaise. En effet là où ils se trouvaient s'instaurait de facto ce que nous appellerions une zone de non droit.

Les liens entre ces différents groupes et al quaida d'une part et les Talibans d'autre part étaient avérés.

L'attentat du 11 septembre fut le prétexte pour le gouvernement Pakistanais de modifier la donne. Ce qu'il fit en plusieurs étapes. Tout d'abord en janvier 2002 puis en juin de la même année notamment par l'interdiction du Tehrik-i-Nifaz-i-Fiqah-i-Jafaria et du Sepah-i-Sahab.

En 2003 ce sera le tour d'un parti comme le Lashkar-i-Taïba de se voir dissout. Mais le gouvernement Pakistanais jouera sur deux tableaux. Celui que je viens d'évoquer mais il n'empêchera pas ce parti de se reconstituer sous le nom de Jamaat Ud-Daawa à partir du moment où il aura accepté le démantèlement de ses camps d'entrainement.

On voit ici la subtilité du gouvernement Pakistanais qui saura tolérer ces groupes tant qu'ils sauront rester dans le bac à sable et qu'ils ne se livreront qu'à des jeux validés par le pouvoir.

D'autres comme le Tehrik-i-Nifaz-i-Shariat-Mohammad qui refusera les nouvelles règles du jeu sera purement et simplement interdit et son chef emprisonné.

C'est ainsi que le pouvoir pakistanais a mis en place ce système de double jeu vis-à-vis des tribus et des groupes islamistes en se fixant en quelque sorte le rôle d'arbitre, n'intervenant que lorsque la règle n'était pas respectée.

L'inconvénient de ce système est qu'il envoie à l'étranger un message qui manque singulièrement de clarté et qui laisse percevoir le pouvoir pakistanais comme intrinsèquement faible.

Le 20 mars 2007, l'armée pakistanaise intervenait au canon contre les positions du MOI au Sud-Waziristan 50 cadavres étaient récupérés. Autant auraient été emportés par les Ouzbeks. Zone après zone, les autorités pakistanaises signent des accords avec les tribus. Pour bénéficier des subsides de l'état et jouir d'une certaine indépendance, les chefs tribaux doivent faire la police et obliger les étrangers à respecter les lois. Sinon, ils ont pour obligation de livrer ces derniers aux forces de sécurité.

Voilà qui tend à prouver la fragilité du pouvoir qui est dans l'obligation pour tenter d'asseoir son autorité régalienne de pactiser avec des structures qui n'ont pas de légitimité démocratiques. On sait également que la tête de l'exécutif est faible et qu'elle a déjà échappé à des attentats. Hors il ressort que ces attentats n'auraient pas pu être organisés sans des complicités à l'intérieur de l'appareil de sécurité pakistanais et là je vous renvoie à mon post sur l'ISI le SR pakistanais véritable état dans l'état.

Les craintes actuelles.

Rien de moins qu'un effondrement du régime qui ouvrirait les portes avec le soutien d'une partie de l'armée et de l'ISI à un régime islamiste qui aurait le contrôle du nucléaire.

Cela aurait pour effet de fragiliser les forces de la coalition opérant en Afghanistan. Ce cas de figure pourrait conduire les USA à effectuer une alliance de revers avec l'Inde que les musulmans méprisent copieusement ¿ à ce sujet je vous invite à vous documenter sur les convergences d'analyse et de perception du rôle de l'ONU notamment entre les classes politiques US et Indiennes-.

Dans ce cas de figure Le choc des civilisations de Samuel Phillips Huntington pourrait bien revenir sur le devant de la scène.

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sousene Membre 2 092 messages
Awaarrrreee‚ 39ans
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Ca te plaira un choc des civilisation !!!!!

Si tu appel groupe terroriste des jeunes en mal de sensation, descend a nice je t'en presenterai des groupe terroriste nicois et corse ( avec M16, grenade......).

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Invité j-luc
Invité j-luc Invités 0 message
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Ca te plaira un choc des civilisation !!!!!

Si tu appel groupe terroriste des jeunes en mal de sensation, descend a nice je t'en presenterai des groupe terroriste nicois et corse ( avec M16, grenade......).

Ah ouais!

la dernière fois que j'ai vu un M16 à Nice c'est moi qui le tenait.

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sousene Membre 2 092 messages
Awaarrrreee‚ 39ans
Posté(e)

Parceque tu crois que ce munir d'une arme a nice est chose difficile ?, tu te trompe, entre M16, kalash..............grenade,C4..............arme de poing, tu l'as sans aucun probleme, d'ailleur s'est pour cela qu'il existe des tas de groupe independentiste a nice ( corse, nissart..........), mais ce ne sont rien de plus que de petit bronkignole, qui fuit des que ca chauffe, mais ca ne reste pourtant pas des terroristes.

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