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L'amour

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clara2707.

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Membre, If you don't want, you Kant..., Posté(e)
deja-utilise Membre 6 103 messages
If you don't want, you Kant...,
Posté(e)

Bonjour,

Le 23/05/2026 à 23:35, clara2707. a dit :

L'amour peut il exister sans souffrance?

ça me semble pragmatiquement peu réalisable, sauf à nourrir un amour plus fictionnel/imaginaire que réel, comme celui vis-à-vis d'un héro ou d'une héroïne d'un unique roman où la réalité ne viendra pas contredire notre sentiment d'aucune façon, tout étant figé en quelque sorte pour l'éternité.    

Dans le monde réel, d'une part les choses sont évolutives et dynamiques, tout change sans arrêt, et d'autre part, personne n'est parfait et ne peut l'être. Ensuite, plus l'amour est grand, plus les chances sont importantes que la personne aimée nous fasse un plus grand mal, contrairement via une personne qui nous serait indifférente. Comme donc personne ne peut être parfait en tout point et continuellement, l'être aimé finira par nous blesser, involontairement ou non, c'est inévitable, ce qui peut changer en revanche la donne se situe du côté du pardon, et corrélativement des excuses, ainsi que de l'intentionnalité derrière et son caractère récurrent, tout comme la gravité de la belssure, on passera plus facilement l'éponge si l'acte n'était pas intentionnel, si c'était la première fois, les conséquences sont bénignes et/ou on a reçu des excuses sincères, tout l'inverse, il sera plus difficile de passer outre dans les cas contraires et d'autant plus qu'ils se cumuleront, nous avons tous une patience limitée qui plus est. 

Même un amour inconditionnel n'échappe pas aux maux qui peuvent advenir, simplement en ce cas, notre tolérance est bien plus grande et nous pardonnons ou au moins nous ne restons pas focalisés sur l'évènement, on passe à autre chose assez facilement, sans rancune, on souffre puis on surmonte ce passage à vide pour repartir de plus bel, cet épisode malheureux ne laissant qu'une trace mnésique, mais sans cause ou relation avec la suite des interactions, il ne modulera pas nos échanges ultérieurs ou alors imperceptiblement, et il faudra un nombre impressionnant de déconvenues pour qu'un effet non nul se fasse sentir dans la relation, c'est-à-dire après une déception conscientisée qui ne peut plus être ignorée comme une sorte de déclic intérieur, qui à force de micro-fissures superficielles a conduit à une brisure majeure, irréversible. 

 

Néanmoins, au début d'une relation, puisque chacun est relativement aveugle des défauts de l'autre et que réciproquement, chacun s'efforce de se montrer sous son meilleur jours, tout semble se passer " pour le mieux dans le meilleure des mondes ", mais cela ne dure qu'un temps - quelques mois, quoique, tant que la relation se poursuit, il demeure malgré tout un certain aveuglement sur sa moitié, dans un sens mélioratif essentiellement, on lui prête volontiers des qualités surévaluées, tout en devenant un peu plus lucide sur les défauts du partenaire par la suite, si tant est que l'on réussit à aller de la passion à l'affection dans l'union.    

 

Pour le dire un peu différemment, il peu vraisemblable qu'il existe un avers sans revers ! À moins que les deux pièces du puzzle s'emboitent parfaitement bien et ce, y compris dans la durée et les évolutions respectives des protagonistes, je dirais que c'est alors qu'une question de temps avant de découvrir le pot-aux-roses et donc, de se faire souffrir plus ou moins et mutuellement.   

 

Le 23/05/2026 à 23:35, clara2707. a dit :

Comment l'amour influence t-il notre identité ?

Il semble qu'au début d'une relation amoureuse, chacun cherche à transformer l'autre en son idéal en ayant bon espoir d'y arriver d'une part, et d'autre part, puisque chacun cherche à montrer le meilleur de soi, ce qui est montré ne reflète pas une identité disons plus spontanée. Ensuite, les interactions incessantes et la nature humaine étant ce qu'elle est, on finit par s'influencer l'un l'autre, suivant la force des personnalités en jeu, ce n'est pas forcément symétrique, il est souvent question de " lutte de pouvoir " même si chacun le nie ou ne veut pas le reconnaitre ou le prendre en considération, le pouvoir pouvant simplement se résumer à l'estime-de soi dans le couple, d'être perçu·e favorablement par l'autre en somme ou encore une reconnaissance qui fasse sens vis-à-vis de notre identité individuelle/personnelle. 

Le mimétisme étant donc quelque chose d'inné et automatique, il n'est pas rare, pour des observateurs extérieurs, de trouver des ressemblances et/ou similitudes comportementales comme intellectives, détonnant d'avec ce que la personne était avant la rencontre. De toute façon, nous possédons au moins deux catégories d'identités - et à l'intérieur il peut il y en avoir toute une collection suivant les situations - celle dite individuelle et celle dite sociale, cette dernière étant certainement la plus impactante sur/pour notre définition egotique, et un système social constitué de deux être répond pleinement à toute la phénoménologie qui s'ensuit: le besoin d'appartenance, d'affection, de reconnaissance, de distinctivité, d'unicité, de ne pas se sentir seul, de partager ses peines, de confirmation, de se distraire ou de lutter conte l'ennui, etc... Puisque nous sommes dotés d'une capacité d'adaptation en milieu social, y compris à deux, d'être bien vu et de bien se faire voir ( au sens propre comme figuré d'ailleurs ), nous sommes alors conduit à changer notre identité sociale en fonction du contexte, qu'il soit amoureux ou non, cette capacité de caméléon en tant qu'êtres ultra-sociables que nous sommes se manifeste d'elle-même partout, en tout temps et en toute circonstances, pour le dire autrement, il n'y a pas de vrai soi finalement, puisque le soi est socialement dépendant et malléable, il est plutôt adaptatif et flexible ! En revanche la partie identité individuelle, bien que non prépondérante évoluera bien moins rapidement, et restera plus facilement inchangée, sauf après plusieurs décennies de vie conjugales, où les deux comparses seront assez similaires dans leurs réactions, comparativement à ce qu'ils étaient au tout début tout du moins, il y a une sorte de convergence psycho-comportementale dirais-je sur le très long terme.  

 

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