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Un exploit... inimaginable !

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Engardin

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Membre, 1ans Posté(e)
Engardin Membre 2 312 messages
Maitre des forums‚ 1ans‚
Posté(e)

Un exploit... inimaginable !

C'est tout MOI, ça !

 Mais faut d'abord que je me présente...

 Vous ne me connaissez peut-être pas bien !

On va faire simple : Je suis l'homme de tous les exploits, de tous les records. c'est ça mon ADN !

Je me lève, j'enfile mes pantoufles : un record. Et je pulvérise mon propre record de la veille !

La vingt-cinq mille cinq cents cinquante cinquième fois que le le fais ! Record d'hier, de vingt-cinq mille cinq cent cinquante quatre fois : battu !

CQFD ! c'est pas de la galéjade. La mathématique ça ne ment jamais...

C'était juste un exemple, en guise de démonstration. 

Parce que là ce que je vais vous raconter... c'est d'un tout autre niveau !

Comment ça a commencé ? c'est parti de où, et quand ? Mystère !

Les choses se sont clarifiées petit à petit en cours de route.

Route... Road Movie, alors ? Pfff !... Petit joueur !

Bien au dessus : Sky Movie...  Non : Flying Movie ! (1)

Venons en aux faits.

J'étais vers Saint Elme ou Les Sablettes... Enfin je crois...

Et je volais. Ne me demandez pas pourquoi, mais souvent, la nuit je vole. 

Je précise voler comme les oiseaux en battant des bras pas comme les voleurs, hein ? On est d'accord !

Et là je ne sais pas pourquoi m'est venue l'idée saugrenue et encore plus sotte que grenue, de rentrer en volant jusqu'à la Roque. Jusqu'ici !

Le truc totalement  infaisable.

Mais qu'est-ce qui m'a pris ? 

Toujours mon complexe de l'exploit !

(Je verrais si je peux vous faire une carte de la région...)

Quand je décolle, au début, pas de problème, je prends facilement de l'altitude !

Et je traverse tout Toulon en surplombant largement ses plus hauts immeubles. Facile ! Les doigts dans le nez. Enfin, en battant des bras comme des ailes...

C'est ma technique...

En bas, sur le plancher des vaches, les gens commencent à être au courant de ma gageure.

De mon défi !

-- Il parait qu'il veut voler jusqu'à La Roque !

-- Incroyable !

Et à partir de La valette, c'est pratiquement comme pour le tour de France : Les gens attendent mon passage le long de la route les yeux au ciel .

Je suis quand même étonné  et  je m'informe :

-- Tout le monde est au courant ?

-- Il en ont parlé dans le journal !

 Tout s'explique !

 Mais alors, depuis combien de jours je suis là-haut ? MYSTERE !

Moi je ne vous raconte que la vérité. Exactement comment ça s'est passé. Les tenants et les aboutissants, à vous de voir.

Un peu après la Valette, je rencontre ou plutôt je croise... Devinez qui ?...

Un Funambule !

Il est sur son fil et il m'avoue

-- J'ai souvent peur de tomber !

Je lui réponds ; 

-- Faites donc comme moi ! Apprenez à voler, vous n'aurez plus peur du tout !

Logique !

Mais là, après coup, je me rend compte que si l'on savait voler, les métier de funambule n'aurait plus sa raison d'être : Plus besoin de fil !

On marcherait dans l'air directement ! ( On est bête des fois ! )

Quand j'ai survolé Solliès-Ville (Vous savez, le petit village en hauteur qu'on voit de la route ?) J'ai vu des tas de limousines blanches qui visitaient le site. peut-être un rassemblement ? C'était des Américains. Mais aucun n'a levé les yeux pour me voir passer ! 

"Normal : ils ne doivent pas lire les journaux français", je me suis dit.

Et j'ai commencé à remonter toujours en volant, la vallée du Gapeau.

 C'était de plus en plus difficile de tenir en l'air et je volais de plus en plus bas !

 J'ai demandé :

 -- On est à quelle altitude, ici ?"

-- 100 mètres on m'a répondu.

Misère ! la Roque c'est à plus de 300 mètres d'altitude, je vais jamais arriver à monter tout ça, à voler jusque là-haut...

Et mon fils ou mon petit fils se mettait au milieu pour me donner de l'eau, je crois...

-- Non ! ça m'empêche de remonter en altitude je lui disais. Mais pas moyen de le lui faire comprendre, il insistait !

Il faut dire que "le pépé volant" défrayait la chronique...

Je dois dire que les gens sont gentils en général : ils voulaient tous m'aider !

Mais les résultat était l'inverse : ils m'empêchaient !

Et moi je fatiguais... Je m'épuisais... Grave !

 -- J'ai mes bras, je les sens plus ! Ils sont comme morts ! que j'ai dit.

Et je volais de plus en plus bas ! J'avais même les pieds qui trainaient par terre souvent...

Et qui raclaient le sol, se prenaient dans des obstacles imprévus...

Alors je m'aidais avec les mains, parfois en donnant un coup de talon pour remonter.

 J'en ai entendu qui disaient :

 --Il triche !

Et moi :

-- Je voudrais bien vous y voir ! Je fais comme je peux ! Tous les moyens sont bons pour me relever et reprendre un peu d'altitude !

Mais qu'est-ce qui m'avait pris de m'inventer un pareil déf ? Un exploit aussi impossible, si irréalisable ?

A un moment, une femme s'est présentée devant moi, au milieu du chemin, en me montrant ses belles cuisses ! :shok:

C'était sûrement pour m'encourager à "reprendre de l'altitude", mais c'était vraiment pas le moment ! 

Et j'ai entendu un autre spectateur qui l'apostrophait vertement :

-- Laisse donc voler le pépé SALOPE !

Lui au moins il avait tout compris de mes difficultés à me maintenir... "en l'air" !

Je lui ai répondu :

-- Vraiment merci ! C'était le mot qu'il fallait dire, vous m'avez redonné courage !

J'ai dû passer Belgentier comme ça, je volais de plus en plus bas, quasiment à ras de terre...

Un peu plus loin, j'ai demandé :

-- Il reste combien de kilomètres ?

 On m'a répondu :

-- Six !

Je devais donc me trouver vers Méounes (déduction !).

Le paysage ressemblait un peu à un paysage de montagne...

Mais là je me suis pris les pieds dans une barrière. Le genre de barrière pour enfermer les moutons il me semble.

Et plus moyen de me décrocher... je me suis débattu, débattu...

Je me suis réveillé tétanisé ! Les abdominaux crispés à un point inimaginable...

Il me manquait juste les derniers six kilomètres...

Sur peut-être plus de vingt-cinq à vol d'oiseau... enfin, à vol de moi, c'était quand même pas si mal !

Et j'ai au moins la conscience tranquille : j'ai fait tout ce que j'ai pu...

 

FIN DU FLYING MOVIE

 

 

 

(1) Pour ceux qui sont encore plus mauvais que moi en anglais : "film dans le ciel' et "film volant"...

Modifié par Engardin
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Membre, 77ans Posté(e)
hybridex Membre 10 528 messages
Maitre des forums‚ 77ans‚
Posté(e)
il y a 5 minutes, Engardin a dit :

Un exploit... inimaginable !

C'est tout MOI, ça !

 Mais faut d'abord que je me présente...

 Vous ne me connaissez peut-être pas bien !

On va faire simple : Je suis l'homme de tous les exploits, de tous les records. c'est ça mon ADN !

Je me lève, j'enfile mes pantoufles : un record. Et je pulvérise mon propre record de la veille !

La vingt-cinq mille cinq cents cinquante cinquième fois que le le fais ! Record d'hier, de vingt-cinq mille cinq cent cinquante quatre fois : battu !

CQFD ! c'est pas de la galéjade. La mathématique ça ne ment jamais...

C'était juste un exemple, en guise de démonstration. 

Parce que là ce que je vais vous raconter... c'est d'un tout autre niveau !

Comment ça a commencé ? c'est parti de où, et quand ? Mystère !

Les choses se sont clarifiées petit à petit en cours de route.

Route... Road Movie, alors ? Pfff !... Petit joueur !

Bien au dessus : Sky Movie...  Non : Flying Movie ! (1)

Venons en aux faits.

J'étais vers Saint Elme ou Les Sablettes... Enfin je crois...

Et je volais. Ne me demandez pas pourquoi, mais souvent, la nuit je vole. 

Je précise voler comme les oiseaux en battant des bras pas comme les voleurs, hein ? On est d'accord !

Et là je ne sais pas pourquoi m'est venue l'idée saugrenue et encore plus sotte que grenue, de rentrer en volant jusqu'à la Roque. Jusqu'ici !

Le truc totalement  infaisable.

Mais qu'est-ce qui m'a pris ? 

Toujours mon complexe de l'exploit !

(Je verrais si je peux vous faire une carte de la région...)

Quand je décolle, au début, pas de problème, je prends facilement de l'altitude !

Et je traverse tout Toulon en surplombant largement ses plus hauts immeubles. Facile ! Les doigts dans le nez. Enfin, en battant des bras comme des ailes...

C'est ma technique...

En bas, sur le plancher des vaches, les gens commencent à être au courant de ma gageure.

De mon défi !

-- Il parait qu'il veut voler jusqu'à La Roque !

-- Incroyable !

Et à partir de La valette, c'est pratiquement comme pour le tour de France : Les gens attendent mon passage le long de la route les yeux au ciel .

Je suis quand même étonné  et  je m'informe :

-- Tout le monde est au courant ?

-- Il en ont parlé dans le journal !

 Tout s'explique !

 Mais alors, depuis combien de jours je suis là-haut ? MYSTERE !

Moi je ne vous raconte que la vérité. Exactement comment ça s'est passé. Les tenants et les aboutissants, à vous de voir.

Un peu après la Valette, je rencontre ou plutôt je croise... Devinez qui ?...

Un Funambule !

Il est sur son fil et il m'avoue

-- J'ai souvent peur de tomber !

Je lui réponds ; 

-- Faites donc comme moi ! Apprenez à voler, vous n'aurez plus peur du tout !

Logique !

Mais là, après coup, je me rend compte que si l'on savait voler, les métier de funambule n'aurait plus sa raison d'être : Plus besoin de fil !

On marcherait dans l'air directement ! ( On est bête des fois ! )

Quand j'ai survolé Solliès-Ville (Vous savez, le petit village en hauteur qu'on voit de la route ?) J'ai vu des tas de limousines blanches qui visitaient le site. peut-être un rassemblement ? C'était des Américains. Mais aucun n'a levé les yeux pour me voir passer ! 

"Normal : ils ne doivent pas lire les journaux français", je me suis dit.

Et j'ai commencé à remonter toujours en volant, la vallée du Gapeau.

 C'était de plus en plus difficile de tenir en l'air et je volais de plus en plus bas !

 J'ai demandé :

 -- On est à quelle altitude, ici ?"

-- 100 mètres on m'a répondu.

Misère ! la Roque c'est à plus de 300 mètres d'altitude, je vais jamais arriver à monter tout ça, à voler jusque là-haut...

Et mon fils ou mon petit fils se mettait au milieu pour me donner de l'eau, je crois...

-- Non ! ça m'empêche de remonter en altitude je lui disais. Mais pas moyen de le lui faire comprendre, il insistait !

Il faut dire que "le pépé volant" défrayait la chronique...

Je dois dire que les gens sont gentils en général : ils voulaient tous m'aider !

Mais les résultat était l'inverse : ils m'empêchaient !

Et moi je fatiguais... Je m'épuisais... Grave !

 -- J'ai mes bras, je les sens plus ! Ils sont comme morts ! que j'ai dit.

Et je volais de plus en plus bas ! J'avais même les pieds qui trainaient par terre souvent...

Et qui raclaient le sol, se prenaient dans des obstacles imprévus...

Alors je m'aidais avec les mains, parfois en donnant un coup de talon pour remonter.

 J'en ai entendu qui disaient :

 --Il triche !

Et moi :

-- Je voudrais bien vous y voir ! Je fais comme je peux ! Tous les moyens sont bons pour me relever et reprendre un peu d'altitude !

Mais qu'est-ce qui m'avait pris de m'inventer un pareil déf ? Un exploit aussi impossible, si irréalisable ?

A un moment, une femme s'est présentée devant moi, au milieu du chemin, en me montrant ses belles cuisses ! :shok:

C'était sûrement pour m'encourager, mais c'était vraiment pas le moment ! 

J'ai entendu un autre spectateur qui l'apostrophait vertement :

-- Laisse donc voler le pépé SALOPE !

Lui au moins il avait tout compris de mes difficultés à me maintenir... "en l'air" !

Je lui ai répondu :

-- Vraiment merci c'était le mot qu'il fallait dire, tu m'as redonné courage !

J'ai dû passer Belgentier comme ça, je volais de plus en plus bas, quasiment à ras de terre...

Un peu plus loin, j'ai demandé :

-- Il reste combien de kilomètres ?

 On m'a répondu :

-- Six !

Je devais donc me trouver vers Méounes (déduction !).

Le paysage ressemblait un peu à un paysage de montagne...

Mais là je me suis pris les pieds dans une barrière. Le genre de barrière pour enfermer les moutons il me semble.

Et plus moyen de me décrocher... je me suis débattu, débattu...

Je me suis réveillé tétanisé ! Les abdominaux crispés à un point inimaginable...

Il me manquait juste les derniers six kilomètres...

Sur peut-être plus de vingt-cinq à vol d'oiseau... enfin, à vol de moi, c'était quand même pas si mal !

Et j'ai au moins la conscience tranquille : j'ai fait tout ce que j'ai pu...

 

FIN DU FLYING MOVIE

 

 

 

(1) Pour ceux qui sont encore plus mauvais que moi en anglais : "film dans le ciel' et "film volant"...

Tu serais pas un peu "perché" quelques fois?

  • Merci 1
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Membre, 64ans Posté(e)
lunatike Membre 993 messages
Forumeur expérimenté‚ 64ans‚
Posté(e)

un besoin de liberté, un quotidien qui pèse, et hop parti à se prendre pour un oiseau 

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