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Procès des financements libyens : Sarkozy revendique une justice d’exception

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Marcuse

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Membre, 26ans Posté(e)
Marcuse Membre 1 865 messages
Maitre des forums‚ 26ans‚
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Du 16 mars au 3 juin, l’ancien président et ses ex-lieutenants — politiques et hommes d’affaires — seront devant la cour d’appel de Paris dans le dossier des financements libyens. Tandis que les accusés entendent multiplier les manœuvres dilatoires, le parquet général ne vient pas seulement pour confirmer les condamnations en première instance : il veut des peines plus lourdes, et entend démontrer que l’ex-président n’a pas agi en homme d’État mais en délinquant. Blast a eu accès au programme des débats et à la stratégie des acteurs.

Le procès a démarré en sourdine. Coincé entre les deux tours des élections municipales et les guerres au Moyen-Orient, il peine à occuper le devant de la scène — médiatiquement comme judiciairement. Pourtant, près de 500 confrères ont demandé une accréditation. « C’est plus que pour les attentats du 13 novembre », glisse une source dans les couloirs du Palais, sur l’île de la Cité à Paris, où se tiennent les débats.

La première semaine, c’est un casting d’époque qui défile à la barre : les stars souvent déchues de la politique-business à la française, celle des années où la droite décomplexée tenait le haut du pavé. Éric Worth, ancien ministre du Budget et toujours député ; Brice Hortefeux, ministre des Collectivités territoriales que l’histoire a déjà à moitié oublié ; Claude Guéant ; l’ancien grand chambellan de Sarkozy, si sa santé le permet ; Alexandre Djouhri, homme d’affaires toujours aussi remuant. Et Nicolas Sarkozy lui-même, qui est entré dans l’histoire à sa façon : premier président de la Ve République à dormir en prison suite à sa condamnation à cinq ans, en première instance, pour association de malfaiteurs.

Sarkozy veut une justice politique

Que lui reproche-t-on exactement ? D’avoir  conclu un deal avec le régime Kadhafi. Contre un retour du Guide sur la scène internationale — lui qui croupissait sous embargo pour terrorisme d’État —, le clan Sarkozy aurait touché des millions d’euros pour financer la présidentielle de 2007, empoché divers avantages personnels, et décroché de juteux contrats industriels pour la France. En première instance, le verdict fut à la hauteur de la gravité des accusations : cinq ans de prison en tant que chef de bande. Un quinquennat carcéral dont il a fait appel.

https://www.blast-info.fr/articles/2026/proces-des-financements-libyens-sarkozy-revendique-une-justice-dexception-gS50YoNOTGi_FnB0KvhshQ

 

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Membre, 78ans Posté(e)
Ximène Membre 11 535 messages
Maitre des forums‚ 78ans‚
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égal à lui même , le Sarko ..... chicaner , finasser , atermoyer ......j'espère que les tribunaux ne se laisseront pas rouler dans la farine !

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  • 4 semaines après...
Membre, 26ans Posté(e)
Marcuse Membre 1 865 messages
Maitre des forums‚ 26ans‚
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Soupçons de financement libyen : absent au procès, Claude Guéant répond à Nicolas Sarkozy dans une lettre au vitriol

Absent du procès pour raisons de santé, Claude Guéant a répondu mardi 14 avril dans une lettre aux attaques proférées par Nicolas Sarkozy à son encontre la semaine dernière. En plus de nier « tout intérêt financier », l’ancien secrétaire général de l’Élysée revient en détail sur un dîner en Libye organisé en 2007.

Ils ne peuvent plus se voir en peinture. Alors que l’interrogatoire de Nicolas Sarkozy doit se terminer ce mardi 14 avril, son ancien plus proche conseiller Claude Guéant, absent du procès pour raisons de santé, a répondu par écrit aux vives attaques proférées à son encontre la semaine dernière.

https://www.humanite.fr/politique/claude-gueant/soupcons-de-financement-libyen-absent-au-proces-claude-gueant-repond-a-nicolas-sarkozy-dans-une-lettre-au-vitriol

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  • 2 semaines après...
Membre, 26ans Posté(e)
Marcuse Membre 1 865 messages
Maitre des forums‚ 26ans‚
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Procès libyen : comment Sarkozy a piétiné la mémoire des victimes du DC-10

Les procès du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy ne sont pas historiques seulement parce qu’un ancien président de la République est accusé de corruption et d’association de malfaiteurs. Pour l’une des premières fois, les victimes humaines des raisons d’État témoignent à la barre et obtiennent le statut de parties civiles, c’est-à-dire le droit d’agir en justice aux côtés du parquet. En s’impliquant dans les audiences, le collectif des filles du DC-10 et les familles des victimes de l’attentat de 1989 ont réussi à incarner et à rendre concrets les effets de la corruption. Un pas essentiel dans le combat pour l’intégrité publique. (...)

Trente-six ans après les faits, vingt-six ans après la sentence, les enfants et familles des morts du DC-10 obtiennent la reconnaissance de leur préjudice dans l’affaire des financements libyens. Des hommes et femmes directement touchés par un pacte de corruption sans précédent dans l’histoire de la Ve République.

En l’échange de financement et de contrats pour l’industrie française, Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur puis chef de l’État et ses fidèles collaborateurs Claude Guéant et Brice Hortefeux promettent à Mouammar Kadhafi de l’aider à revenir sur la scène internationale dont il avait été exclu pour terrorisme, et d’œuvrer à la réhabilitation de son beau-frère. Le tribunal a qualifié cela d’« association de malfaiteurs » en première instance – une entente criminelle qui a directement lésé les familles de l’attentat.

 

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