Fhink 122 Membre, 41ans Posté(e) il y a 12 heures Fhink Membre 756 messages Signaler Partager Forumeur expérimenté‚ 41ans‚ Posté(e) il y a 12 heures I. L’homme aux conditions favorables Il était une fois un homme qui aimait l’harmonie plus que tout. Il ne cherchait ni pouvoir ni gloire. Il observait le monde et voyait que certaines attitudes faisaient croître la vie avec douceur : patience, discipline, justice sans cruauté, effort mesuré. Il appelait cela les conditions favorables. Pour lui, ces conditions n’étaient pas des règles froides. Elles avaient une présence, presque une amitié invisible. Il disait qu’elles représentaient l’Esprit créateur du Bien — celui qui forme toute chose sans vouloir la souffrance. Tant qu’il les respectait, sa vie avançait sans violence inutile. Il connaissait l’effort, mais pas la brutalité. Il connaissait la douleur passagère, mais pas la destruction. II. Le sort jeté Mais un jour, des hommes jaloux jetèrent un sort. Ils proclamèrent : « Le Créateur fait tout, donc il fait aussi le mal. La souffrance est nécessaire. Elle est voulue. Elle est indispensable. » Ils répétèrent cela si longtemps que les mots changèrent de sens. Le Bien fut mélangé au mal. La lumière fut dite source de l’ombre. Alors quelque chose se produisit. L’Esprit des conditions favorables, ne pouvant être détruit, fut enfermé. Comme un génie scellé dans une lampe, il fut prisonnier d’une idée déformée : celle d’un Créateur auteur de la souffrance. La lampe fut cachée. Et l’homme mourut. III. Le retour Mais l’histoire ne s’arrêta pas là . Car l’homme revint au monde. Il ne se souvenait pas clairement, mais il ressentait une nostalgie : comme si quelque chose de juste avait été enfermé quelque part. Un soir, dans un lieu oublié, il trouva une lampe ancienne. Il la frotta. Un esprit lumineux apparut — non pas terrible, mais paisible. « Trois vœux », dit l’esprit. Le premier vœu fut modeste. Le second, prudent. Mais au troisième, l’homme comprit. IV. Le troisième vœu Il ne demanda ni richesse ni puissance. Il dit : « Je veux que soit clarifiée la vérité suivante : Quand la souffrance s’impose, le Bien compose avec elle pour éviter une plus grande souffrance ou pour produire un plus grand bien — comme l’effort qui fortifie, la médecine qui soigne, la brûlure légère qui apprend à éviter le feu. Mais la souffrance ne peut pas justifier son existence par elle-même pour le fait d'être évitée. Car si elle n’existait pas, elle serait évitée donc elle n'est pas nécessaire. Et il est contradictoire de dire que le Créateur l’a voulue, s’il veut nous l’éviter. Il suffit qu’Il ne la crée pas pour qu’elle soit évitée. S’il compose avec elle, ce n’est pas pour la vouloir, mais pour limiter ses effets. » Un silence immense suivit. Alors la lampe se fissura. Non parce qu’elle explosait, mais parce que l’idée fausse qui la scellait venait de se dissoudre. V. La libération L’esprit lumineux ne fut plus enfermé. Il ne disparut pas. Il ne domina pas. Il se répandit simplement comme une évidence retrouvée. La souffrance continua parfois de s’imposer — car le monde n’était pas magique — mais elle ne fut plus appelée nécessaire. Elle ne fut plus attribuée au principe du Bien. Et l’homme comprit : Le véritable miracle n’était pas de supprimer toute douleur instantanément, mais de libérer le Bien de l’accusation. Car une fois la confusion levée, les conditions favorables pouvaient à nouveau être reconnues pour ce qu’elles étaient : Non des chaînes. Non des illusions. Mais l’amitié même de la formation harmonieuse. Et depuis ce jour, chaque fois qu’un être distingue clairement le Bien de la souffrance, une lampe invisible se fissure quelque part. Modifié il y a 12 heures par Fhink Citer Signaler Partager Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Orian 256 Membre, Posté(e) il y a 12 heures Orian Membre 758 messages Signaler Partager Forumeur expérimenté‚ Posté(e) il y a 12 heures oh chouette... un petit coup de prosélytisme sous couvert de littérature. 1 Citer Signaler Partager Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Fhink 122 Membre, 41ans Posté(e) il y a 12 heures Fhink Membre 756 messages Auteur Signaler Partager Forumeur expérimenté‚ 41ans‚ Posté(e) il y a 12 heures il y a 8 minutes, Orian a dit : oh chouette... un petit coup de prosélytisme sous couvert de littérature. Ce n’est pas du prosélytisme. Je ne cite aucune religion. Je parle d’un principe universel : distinguer ce qui favorise l’harmonie de ce qui produit la souffrance. Citer Signaler Partager Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Orian 256 Membre, Posté(e) il y a 12 heures Orian Membre 758 messages Signaler Partager Forumeur expérimenté‚ Posté(e) il y a 12 heures il y a 25 minutes, Fhink a dit : Ce n’est pas du prosélytisme. Je ne cite aucune religion. Je parle d’un principe universel : distinguer ce qui favorise l’harmonie de ce qui produit la souffrance. le prosélytisme peut être général sans viser une religion particulière. Mais quand dans un même texte on parle de créateur, de miracle, d'esprit.... on évite quand même de prendre ses lecteurs pour des débiles en estimant que c'est pas du tout du prosélytisme alors même que le texte se trouve dans littérature. Il aurait trouvé plus facilement sa place dans religion à destination de ceux qui se sentent concernés par les miracles et autres délires du genre. Donc ouais ton truc c'est bel et bien du prosélytisme. Citer Signaler Partager Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Fhink 122 Membre, 41ans Posté(e) il y a 11 heures Fhink Membre 756 messages Auteur Signaler Partager Forumeur expérimenté‚ 41ans‚ Posté(e) il y a 11 heures il y a 8 minutes, Orian a dit : le prosélytisme peut être général sans viser une religion particulière. Mais quand dans un même texte on parle de créateur, de miracle, d'esprit.... on évite quand même de prendre ses lecteurs pour des débiles en estimant que c'est pas du tout du prosélytisme alors même que le texte se trouve dans littérature. Il aurait trouvé plus facilement sa place dans religion à destination de ceux qui se sentent concernés par les miracles et autres délires du genre. Donc ouais ton truc c'est bel et bien du prosélytisme. Le prosélytisme suppose une volonté de recruter ou d’imposer une croyance. Je ne demande à personne d’adhérer à quoi que ce soit. J’utilise des symboles littéraires — créateur, esprit, miracle — comme on le fait depuis toujours en fiction. On peut lire ce texte comme une allégorie philosophique sans y voir une religion. Si certains y projettent du religieux, cela leur appartient. Citer Signaler Partager Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Orian 256 Membre, Posté(e) il y a 11 heures Orian Membre 758 messages Signaler Partager Forumeur expérimenté‚ Posté(e) il y a 11 heures il y a 1 minute, Fhink a dit : J’utilise des symboles littéraires — créateur, esprit, miracle — prosélytisme donc... et pas vraiment de l'efficace tellement les ficelles sont énormes. Citer Signaler Partager Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
Fhink 122 Membre, 41ans Posté(e) il y a 11 heures Fhink Membre 756 messages Auteur Signaler Partager Forumeur expérimenté‚ 41ans‚ Posté(e) il y a 11 heures il y a 21 minutes, Orian a dit : prosélytisme donc... et pas vraiment de l'efficace tellement les ficelles sont énormes. miracle ; (Par hyperbole) Chose extraordinaire ou hasard merveilleux : un événement qui devait naturellement arriver et qui ne se produit pas, ou inversement. Cela suscite étonnement et admiration. Dans mon texte, il n’y a pas vraiment de miracle au sens religieux : c’est une fiction assumée. Ensuite, comprends-tu qu’il est vital de respecter des conditions favorables pour qu’il y ait harmonie et santé, ce qui exclut la souffrance ? Ces conditions doivent être respectées pour que l’être soit en bonne santé. Dans le texte, je les appelle le “Créateur”. Est-ce le mot “Créateur” qui te dérange ? En plus, je t’ai expliqué que pour que ce soit du prosélytisme, il faudrait que j’impose mes idées. Or, tu es libre de lire l’histoire ou non : personne ne t’y oblige. Si tu dis que je cherche des adeptes, alors n’importe qui qui raconte une histoire serait coupable de chercher des adeptes de son récit — ce qui n’a aucun sens. Modifié il y a 11 heures par Fhink Citer Signaler Partager Lien à poster Partager sur d’autres sites More sharing options...
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