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En marge

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Arkadis

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Membre, 45ans Posté(e)
Arkadis Membre 440 messages
Forumeur alchimiste ‚ 45ans‚
Posté(e)

En marge, ces notes qui accompagne l'œuvre, ma mienne est littéraire.

Je relis les premières pages d'un récit qui commence à prendre vraiment corps. Cette fois je peux dire : j'ai accompli un acte, j'accomplis un acte. Ce qui est écrit là est désormais publiable. 

Pourtant la publication n'est pas une obligation, l'idée de publier accompagne le sentiment d'accomplir un acte.

C'est un peu excessif de dire cela à première vue, puisque écrire, en soi, est un acte. 

Mais là c'est le sentiment d'un acte achevé. D'un acte réussi.

Je reviens à la philosophie. Philosopher est un acte inachevé, peut être même raté tant que l'action (de philosopher) ne s'achève pas dans une œuvre. L'œuvre est l'acte achevé.  Bien sûr la philosophie peut aussi être un divertissement. Mais la philosophie ne m'intéresse pas comme choix de divertissement. 

L'œuvre s'accomplit sous la force de puissances non conscientes. De puissances non conscientisées en fait, ces puissances semblent bien avoir leur propre capacité de raisonnement et de décision. 

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Membre, 45ans Posté(e)
Arkadis Membre 440 messages
Forumeur alchimiste ‚ 45ans‚
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Je reprends le livre de Stanislas Dehaene, "le code de la conscience" et je m'aperçois, en le relisant (je l'ai lu la première fois il y a dix ans) qu'il faut beaucoup de temps avant que des idées nouvelles finissent par faire leur chemin. Dehaene lui même finit par penser contre lui-même plus jeune, sans s 'en rendre compte, je pense en raison de son propre vieillissement. Cela confirme bien que le cerveau est avant tout un instrument grâce auquel nous pensons, nos ressentons, certes, mais un instrument quand même. Il suffit que nous ne le faisions plus travailler de manière idoine pour que nous ne soyons plus  capable de penser ceci ou cela, un peu comme un genou privé de son cartilage ne peut plus exécuter tel ou tel mouvement. Le cerveau est surtout menacé de perdre toute souplesse comme un corps qui ne ferait plus d'exercice physique, et encore plus menacé de faire toujours les mêmes "gestes" par routine, par habitude.

Il est possible de rencontrer des gens qui ont fait de sérieuses et solides études et qui pourtant sont incapables de souplesse cérébrale. Les études présentent ce danger que celui qui est sûr de ses connaissances, surtout lorsqu'elles ont été sanctionnées par un diplôme valant reconnaissance d'autorités morales ou sociales, finit par penser toujours de la même façon et surtout de ne plus être capable de remettre en cause ses connaissances. C'est ainsi que nous avons encore des personnes, âgées c'est vrai, qui forts de leurs études suivies il y a 30 ou 50 ans continuent de réciter leurs savoirs antiques, genre cette constellation absurde de la psyché avec le ça, le moi, le surmoi, etc. sans savoir qu'il y a belle lurette que tout cela a été jeté par dessus bord ? 

Comment se fait il par exemple qu'un ingénieur,  âgé, pourtant resté compétent dans son domaine soit incapable de comprendre que le son ou la couleur soient des phénomènes "mentaux" qui n'existent pas dans la nature ? alors qu'un ado de 15 ans nul en sciences comprend immédiatement ce type de phénomène ? 

 

Je relis à l'instant "Le Code de la conscience" et je m'aperçois que, seulement maintenant, je comprends clairement les exposés de ce livre. Les idées développées ont donc mis du temps à faire leur chemin en moi. Je m'aperçois aussi que je m'approprie sans m'en rendre compte des idées qu'en fait j'ai rencontrées dans ce livre. L'une de ces appropriations c'est d'estimer qu'il n' y a pas de conscience et d'inconscience comme entités existantes mais des pensées ou des perceptions conscientes ou inconscientes. 

Si j'observe les mécanismes cérébraux à partir des miens alors je m'aperçois aussi que j'ai le sentiment de créer cette vision (pas de conscience et d'inconscience, mais des adjectifs, conscient et inconscient) alors que je l'ai découverte il y a longtemps. Quand une pensée devient consciente nous avons le sentiment de créer cette idée alors qu'elle existait déjà avec cette qualité : inconsciente.

Modifié par Arkadis
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