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Les neuf films de la saga "Star Wars", notés sur 10.

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Gouderien

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Membre, Obsédé textuel, 73ans Posté(e)
Gouderien Membre 38 313 messages
73ans‚ Obsédé textuel,
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Pour changer un peu des turpitudes de M. Bayrou, penchons-nous à nouveau sur la saga "Star Wars". On possède désormais assez de recul pour porter un jugement équitable sur ces neuf films, et les noter de 1 à 10, du meilleur (l'"Empire contre-attaque", 9.75/10) au pire ("Les derniers Jedi", 2/10... et c'est généreusement noté).

I) La Prélogie :

1) "La Menace fantôme", épisode I (1999). (7/10).

Réalisation : George Lucas.

La Menace fantôme - Edition Collector - DVD Zone 2 - Achat & prix | fnac

Avant la sortie de la 3e trilogie, je disais en plaisantant que si l'on voulait se fâcher avec un fan de SW, il suffisait de dire que "la Menace fantôme" était le meilleur épisode de la saga, et qu'en plus Ja Jar binks était un personnage vraiment fabuleux! Mais la sortie de la 3e trilogie a remis les pendules à l'heure, et les choses à leur place.

Qualités : d'abord, qu'est-ce que ça faisait plaisir de revoir un SW, 16 ans après le "Retour du Jedi"! Franchement, je n'y croyais pas. D'autre part, on a enfin dans cet épisode une description détaillée du contexte géopolitique de l'histoire, qui faisait tellement défaut à l'épisode IV à sa sortie. La distribution est impeccable, avec Liam Neeson très convaincant dans le rôle du maître Jedi Qui-Gon Jinn. Hélas, il meurt à la fin. Mais c'était obligatoire pour la suite de l'histoire : en effet, s'il avait assuré la formation du jeune Anakin Skywalker, celui-ci ne serait certainement jamais passé du côté obscur, et donc le principal moteur de la saga s'évanouissait. Les autres acteurs sont aussi très bons, de Natalie Portman à Ian McDiarmid, excellent et hypocrite à souhait dans le rôle d'un Palpatine rajeuni. Enfin Jack Lloyd n'était pas si mauvais en jeune Anakin, mais on lui a fait payer très cher le privilège d'avoir incarné ce personnage mythique. 

Défauts : bon je suis d'accord, ce film n'est quand même pas le chef-d'oeuvre du siècle. Lucas a d'ailleurs dit que toute l'histoire était vue par les yeux d'un jeune garçon. S'il voulait assurer une progression dramatique au fil de la trilogie, il était d'ailleurs indispensable que le premier film soit le plus "léger". Là où on tombe vraiment dans du Disney avant la lettre, c'est lors de la bataille entre les Gungans et les droïdes de la Fédération du commerce, qui frôle le ridicule. Par contre les performances d'Anakin, qui détruit assez facilement le vaisseau contrôlant les droïdes, ne me choquent pas : après tout c'est l'Élu, et la Force est avec lui.

2) "L'Attaque des clones", épisode II (2002). (8/10).

Réalisation : George Lucas.

Star Wars - Episodes - 2. L'attaque des clônes | Bdphile

Ce film (tout comme le premier d'ailleurs) a été détesté par les fans de Vador, qui n'arrivaient pas à retrouver leur méchant favori sous les traits de ce jeune homme trop propre sur lui. Ils auraient sans doute préféré que Lucas consacre une trilogie aux exploits du Seigneur noir des Sith. Mais ce n'était pas le sujet...

Qualités : moi je trouve Hayden Christensen très bon dans le rôle d'Anakin, ado rebelle et amoureux (ce qui est interdit par le code des Jedi). Il suffit parfois d'un regard, d'une phrase, pour qu'on ressente toute la noirceur potentielle enfouie dans ce personnage. Je pense que c'est pour ça que Lucas l'a choisi. Certes, pendant une bonne partie du film il joue les amoureux transis dans les somptueux paysages de Naboo (en fait les lacs italiens), mais il a déjà commencé son chemin vers le côté obscur. Fort heureusement pour lui, Chistensen s'est quand même mieux remis de son rôle d'Anakin que son prédécesseur Jack Lloyd.  Les autres acteurs sont aussi très bons, dont Ewan McGregor dans le rôle d'Obi-Wan Kenobi, tellement inconscient de l'évolution de son disciple et ami que des fois on aurait envie de lui mettre des gifles.

Défauts : il est un peu étonnant que le comte Dooku ne propose pas à Anakin de rejoindre les rangs des séparatistes, comme il l'a fait auparavant avec Obi-Wan. Mais si mes souvenirs sont bons, cette scène existe, elle a été coupée au montage mais figure dans les bonus du DVD.

Par contre il y a dans ce film deux problèmes plus sérieux, que beaucoup de gens n'auront sans doute pas remarqués et qui ne suffisent pas à gâcher le spectacle, mais qui existent néanmoins.

a) Quand Obi-Wan se rend sur Kamino et rencontre les cloneurs, ravis de lui apprendre que l'armée commandée par les Jedi des années plus tôt est prête, à aucun moment il n'est question d'argent. Pourtant quand on crée pour vous une armée de 200.000 hommes parfaitement équipés et entraînés, ça ne peut pas être gratuit! C'est sans doute l'ancien comptable qui parle en moi, mais j'ai toujours trouvé que ça manquait de réalisme. L'explication est simple : quand maître Sifo-Dyas a passé commande de cette armée, 10 ans auparavant, il avait apporté la garantie du Clan bancaire, manipulé à l'époque par Dark Plagueis, le maître de Palpatine. Les Kaminoens n'ont donc aucune inquiétude quant au paiement de leurs services. Par contre, que Obi-Wan ne s'étonne pas qu'on lui offre une armée gratuite, ça c'est déjà plus surprenant et pas très réaliste. Mais Lucas était coincé : si le Jedi avait posé la question et qu'on lui avait parlé du Clan bancaire, alors tout l'échafaudage de la machination concoctée par Palpatine/Dark Sidious risquait de s'effondrer, car le Clan bancaire était bien connu pour être lié aux séparatistes.

b) Ce film a un petit problème : au fond, le film "utile" s'achève après qu'Anakin ait raconté à Padmé son massacre des Tuskens, à la suite de la mort de sa mère. A ce moment, il a fait un pas décisif vers le côté obscur. Le film pourrait parfaitement s'arrêter là, le reste n'est que du bonus, d'ailleurs très spectaculaire.

3) "La Revanche des Sith", épisode III (2005). (9.5/10).

Réalisation : George Lucas.

Star Wars : Episode 3, La Revanche des Sith - Édition Collector 2 DVD [FR  IMPORT] de George Lucas en DVD

Ce film est très bon, sombre et tragique à souhait, racontant des événements que l'on attendait depuis "le Retour du Jedi". Pour Lucas, la réalisation de cet épisode III était un extraordinaire accomplissement. Si l'on cherche, dans l'histoire des arts en général, un créateur qui a ainsi repris son oeuvre des années après pour l'expliquer, l'éclairer et la porter à un niveau supérieur, c'est bien simple : on n'en voit pas.

Qualités : Hayden Christensen incarne un Anakin tourmenté et paranoïaque, qui finit par signer un pacte faustien avec Palpatine (merveilleux Ian McDiarmid)... et se retrouve en enfer, ce qui est somme toute logique. Natalie Portman est remarquable, dans un rôle très émouvant. A signaler que toute l'histoire aurait pu tourner autrement : en effet, quand Anakin révèle à Mace Windu que Palpatine est un Sith, il insiste pour se joindre aux Jedi envoyés pour arrêter le chancelier. Mais Windu, qui décidément n'aime pas le jeune Skywalker, refuse. Que ce serait-il passé s'il avait accepté? Confronté à l'attaque de Palpatine/Sidious, Anakin aurait été obligé de se défendre avec les autres Jedi. Ou aurait-il tout de suite rejoint Palpatine? On ne le saura jamais, mais on peut se poser la question.

Défauts : fort peu, et c'est vraiment histoire de couper les cheveux en quatre.

D'abord, quand on s'y connaît un peu en matière de volcans, les paysages de Mustaphar, où se déroule le duel final entre Anakin et Obi-Wan, sont absolument somptueux. Par contre les installations industrielles qu'on trouve sur cette planète sont tout à fait fantaisistes.

Ensuite, et là ça ne concerne que les gens qui s'intéressent à la musique des films (une petite minorité donc, surtout en France) : la BO de John Williams est tout à fait remarquable, peut-être encore plus que d'habitude si c'est possible*, mais je me pose une question : on avait cru comprendre que la très fameuse "marche impériale" était le thème de Dark Vador, et plus généralement de l'Empire, Palpatine/Sidious ayant son propre thème. Pourquoi alors le fameux duel entre Yoda et Sidious est-il illustré par un réemploi de la musique du duel Luke/Vador à la fin de "l'Empire contre-attaque", sans doute l'utilisation la plus impressionnante du thème de Vador? OK, c'est là un point mineur, je vous l'accorde.

* Ainsi la musique qui illustre la tragique séquence de "l'ordre 66" :

 

II) La Trilogie originelle :

4) "Un Nouvel espoir", épisode IV (1977). (8/10).

Réalisation : George Lucas.

Star Wars : Episode IV - Un nouvel espoir (La Guerre des étoiles) - Film  1977 - AlloCiné

La "Guerre des étoiles", avant que ce film ne soit renommé "Épisode IV : Un Nouvel espoir". De ce que l'on sait maintenant des conditions assez folkloriques du tournage, on peut considérer que le fait que ce film existe, tel qu'il est, est une sorte de miracle.

Qualités : quand on l'a vu lors de sa sortie en 1977  : un choc. Pour des millions de fans dans le monde, il y a eu un avant et un après "Star Wars". Je crois que ce qui m'a le plus impressionné à l'époque, c'était la musique sublime de John Williams, compositeur déjà connu mais qui ne s'était jamais illustré jusque-là par une partition symphonique de cette ampleur.  Et puis bien sûr, la mise en scène, les décors, les acteurs etc. Fan absolu de "2001" de Stanley Kubrick comme je l'étais, j'avais entendu dire qu'un petit jeune nommé George Lucas voulait faire un film de science-fiction encore plus époustouflant. J'avoue que j'étais très sceptique. Le résultat m'a convaincu. Immédiatement. 

Je ne parle pas des acteurs, car ils sont bien connus, et étaient tous très bons.

Défauts : Lucas nous plonge en pleine action, sans nous expliquer le pourquoi du comment. C'était volontaire, les explications on les aura 22 ans plus tard avec le Prélogie (voir plus haut). Un principe repris par J.J. Abrams dans "l'Éveil de la Force", mais de façon bien moins convaincante. Sinon, quelques effets spéciaux qui sentent encore un peu l'artisanat, même s'ils ont été corrigés par la suite dans l'Édition spéciale. Le duel Vador-Obi-Wan fait évidemment pâle figure auprès de ce qu'on a vu depuis dans les autres épisodes.

5) "L'Empire contre-attaque", épisode V (1980). (9.75/10).

Réalisation : Irvin Kershner.

Star Wars: L'empire contre-attaque, l'histoire derrière le film – L'Express

Le sombre joyau de la saga, le meilleur film, celui qui a fait de Dark Vador (Darth Vader en VO) le personnage iconique qu'il est resté - en effet, dans l'épisode IV on ne le voyait que brièvement.

Qualités : les morceaux de bravoure abondent : l'attaque des quadripodes impériaux dans la neige, le champ d'astéroïdes, Yoda et la Force, et surtout toute la fin du film, avec Han Solo plongé dans la carbonite, le fameux duel entre Luke et Vador, et la célèbre réplique "Je suis ton père", destinée à devenir l'une des plus fameuses de l'histoire de cinéma. Cette dernière demi-heure, où tout se rejoint : une histoire palpitante, des décors grandioses, des personnages charismatiques, une musique inspirée (l'une des meilleures de John Williams), est inoubliable.

Défauts : je n'en vois guère.

6) "Le retour du Jedi",  épisode VI (1983). (9/10).

Réalisation : Richard Marquand.

Pin by Ben Kimsal on Favorites | Star wars movies posters, Star wars ...

Après avoir atteint un sommet avec l'épisode V, la saga pouvait difficilement demeurer à un tel niveau de qualité. Néanmoins, l'épisode VI, qui clôture la trilogie originale, est quand même très bon.

Qualités : quelques séquences très impressionnantes, comme la bataille sur la barge de Jabba le hut, l'arrivée de l'Empereur sur la nouvelle Étoile noire - à part une brève apparition en hologramme dans le film précédent, c'était la première fois qu'on le voyait, même si maintenant on le connaît bien grâce à la Prélogie - le nouveau duel entre Luke et Vador, la bataille sur la lune forestière d'Endor enfin la mort de l'Empereur et la rédemption finale de Vador. L'image du croiseur impérial en détresse plongeant vers l'Étoile noire et s'écrasant à sa surface, est de celles qu'on n'oublie pas.

Défauts : de même qu'Anakin Skywalker était prédestiné à tomber dans le côté obscur, il semble que George Lucas était destiné à passer chez Disney, comme en témoigne la création des Ewoks, ces créatures humanoïdes ressemblant à des ours en peluche ou à une version réduite des Wookies. Créés surtout dans un but de marchandising, on ne peut pas dire que ces petits êtres poilus apportent grand-chose au film.

III) La troisième trilogie :

C'est là que les choses se gâtent...

En 2012, songeant à la retraite et fatigué des caprices et des critiques des fans, Lucas vend les droits de SW à Disney - mais pas ceux de l'univers étendu, qui comprend tous les romans, BD, jeux etc  inspirés des deux trilogies. Il avait eu quelques idées concernant une troisième trilogie, mais ne les avait pas concrétisées. Plus tard on apprendra qu'une troisième trilogie va être mise en chantier par Disney, ce qui ne pourra que réjouir les fans. La déception sera d'autant plus grande.

7) "Le Réveil de la Force", épisode VII (2015). (4/10).

Réalisation : J.J. Abrams.

Star Wars - Episode 7 - Le Réveil de la Force (2015) - CeDe.de

Les idées pour une troisième trilogie ne manquaient pas. Le plus facile aurait de se baser sur la trilogie de romans de Timothy Zahn globalement connue sous le nom de "Croisade du Jedi fou", où apparaissait notamment le grand-amiral Thrawn, un des meilleurs stratèges de l'Empire. On verra d'ailleurs ce personnage puissant dans la série Disney "Ahsoka", car même si la bande à Mickey n'a pas acheté les droits de l'univers étendu, elle ne se gêne pas pour le piller allégrement. Donc J.J. Abrams, qui n'est quand même pas n'importe qui, ayant derrière lui plusieurs séries prestigieuses comme "Lost" ou "Fringe" et des films des franchises "Star Trek" ou "Mission impossible", va pondre un scénario original. Enfin original, c'est beaucoup dire...

Qualités : c'est du J.J. Abrams, donc c'est bien fait. Les anciens acteurs sont là, et aussi quelques petits nouveaux pas mauvais comme Daisy Ridley (Rey) et Adam Driver (Kylo Ren). L'histoire fonctionne, elle est spectaculaire, la musique est de John Williams. Que demande le peuple?

Défauts : eh bien tout cela sent terriblement le réchauffé... C'est stupéfiant, mais un type aussi brillant que J.J. Abrams a été paralysé par l'enjeu, et pour ne pas prendre de risques il nous sort tout simplement une nouvelle version de l'épisode IV "Un Nouvel espoir", avec une Étoile noire new look qui bien entendu sera détruite à la fin. Vous aviez cru que la République avait gagné? Quelle erreur! Quelques années après, elle est de nouveau confrontée à des forces maléfiques sorties d'on ne sait où, avec un méchant casqué qui n'est autre que le fils de Léia et Han Solo, passé du côté obscur. Pas d'empereur, mais un "suprême leader" nommé Snoke, dont on découvrira plus tard qu'il n'est qu'un clone du vrai grand méchant qui tisse sa toile dans l'ombre...

Cela dit, cet épisode VII, avec ses limites, aurait quand même pu être le point de départ d'une 3e trilogie intéressante, à condition que J.J. Abrams continue à s'en occuper. Mais, par quelque aberration, c'est un infâme tâcheron appelé Rian Johnson (dit "l'homme qui n'aurait jamais dû s'approcher de "Star Wars") qui va être en charge de l'épisode suivant. Et là, ça va vraiment être la catastrophe...

8 "Les Derniers Jedi", épisode 8 (2017) . (2/10).

Réalisation : Rian Johnson.

Qualités : plaît-il? Enfin je lui mets quand même 2 pour la musique, les effets spéciaux et les prestations des acteurs.

Défauts : c'est le seul épisode de la saga qui soit vraiment mauvais. Et même TRES mauvais. Avec un scénario qui n'a ni queue ni tête et conduit toute l'aventure dans une impasse. Avec aussi des scènes intégralement pompées sur "le Retour du Jedi". Je dois dire que quand j'ai vu ce film (le seul de la saga que je n'ai vu qu'une fois, et dont je ne possède même pas la BO), je n'en croyais pas mes yeux. On peut ajouter que l'idée que Rian Johnson se fait de la Force et de son utilisation nous rapproche plutôt de la magie des films d'Harry Potter (même si j'imagine que ce piètre réalisateur aurait été aussi  catastrophique dans "Harry Potter" que dans "Star Wars"). Un film à oublier, donc.

9) "L'Ascension de Skywalker", épisode IX (2019). (6/10).

Réalisation : J.J. Abrams.

Star Wars: L'Ascension de Skywalker - Film 2019 - AlloCiné

Ayant revu ce film il y a peu sur Disney +, j'ai été amené à remonter sa note : je lui donne 6, voire 6.5, alors qu'au départ je comptais lui accorder juste 5. Après le désastreux épisode 8, J.J. Abrams revient aux affaires, et tente de sauver ce qui peut encore l'être. Pas simple...

Qualités : alors que dans l'épisode VII Abrams s'était contenté de refaire "Un Nouvel espoir", là il est bien obligé de faire preuve d'imagination, surtout que son prédécesseur Rian Johnson lui a laissé un bordel sans nom. Les choses vont être encore compliquées par la mort de Carrie Fisher, interprète de la princesse Léia, ce qui obligera à refaire le scénario. On doit reconnaître qu'Abrams ne s'en sort pas si mal, malgré quelques facilités scénaristiques et invraisemblances (voir ci-dessous). Il y a au moins une séquence très spectaculaire, digne de l'épisode III, avec le duel marin de Rey et Kylo Ren, près des restes de la seconde Étoile noire (quand on la voit exploser à la fin de l'épisode VI, on ne se douterait pas qu'il en restait autant). Ce duel est presque aussi impressionnant que celui d'Anakin et Obi-Wan sur Mustaphar. Je me demande dans quelle partie du monde les équipes du film ont pu trouver des vagues aussi spectaculaires.

Défauts : Disney n'a pas racheté les droits de l'univers étendu, mais ne se gêne quand même pas pour s'en inspirer. C'est ainsi que la réapparition de Palpatine semble tout droit sortie de "l'Empire des Ténèbres", une série de BD parue il y a des années. Quant aux 10.000 croiseurs interstellaires dont dispose ce cher Sidious, chacun armé d'un canon capable de détruire une planète, c'est totalement invraisemblable, quand on songe aux quantités phénoménales de ressources nécessaires pour construire une telle flotte, sans parler des centaines de milliers d'hommes qu'il faudrait pour constituer les équipages. A signaler encore des utilisations outrancières de la Force, dans la droite ligne de l'épisode 8.

                                                                                                   *************************

Bref, "Star Wars" ce sont neuf films, avec leurs qualités et leurs défauts, mais aussi de nombreuses séries visibles sur Disney +, des centaines de romans et de BD, des jeux etc. Tout un univers donc, dont personne ne peut se flatter de tout connaître.

 

Modifié par Gouderien
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Membre, 45ans Posté(e)
Demethrogene Membre 963 messages
Mentor‚ 45ans‚
Posté(e)

Je l'ai déjà écrit sur ce forum, j'apprécie moins la prélogie.

Je trouve les vaisseaux spatiaux et les décors trop propres. Je préfère le Faucon Millenium qui sent le cambouis et qui suinte l'huile de l'Empire contre-attaque.

Je trouve que dans ces épisodes les Jedis sont dotés de pouvoirs de super-héros Marvel qui cassent l'aura mystique qui est sensé les entourer.

(Anakin se laissant tomber du speeder lors de la poursuite du chasseur de primes en est un bon exemple).

Par contre, j'aime beaucoup l'intrigue qui est plus politique que dans les autres trilogies. 

 

Si ça ne dérange pas l'auteur, en plus de ma notation personnelle, je vais citer les répliques que je préfère dans chacun des 9 épisodes.

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Membre, 39ans Posté(e)
timot-33 Membre 2 106 messages
Maitre des forums‚ 39ans‚
Posté(e)
Il y a 10 heures, Gouderien a dit :

Pour changer un peu des turpitudes de M. Bayrou, penchons-nous à nouveau sur la saga "Star Wars". On possède désormais assez de recul pour porter un jugement équitable sur ces neuf films, et les noter de 1 à 10, du meilleur (l'"Empire contre-attaque", 9.75/10) au pire ("Les derniers Jedi", 2/10... et c'est généreusement noté).

I) La Prélogie :

1) "La Menace fantôme", épisode I (1999). (7/10).

Réalisation : George Lucas.

La Menace fantôme - Edition Collector - DVD Zone 2 - Achat & prix | fnac

Avant la sortie de la 3e trilogie, je disais en plaisantant que si l'on voulait se fâcher avec un fan de SW, il suffisait de dire que "la Menace fantôme" était le meilleur épisode de la saga, et qu'en plus Ja Jar binks était un personnage vraiment fabuleux! Mais la sortie de la 3e trilogie a remis les pendules à l'heure, et les choses à leur place.

Qualités : d'abord, qu'est-ce que ça faisait plaisir de revoir un SW, 16 ans après le "Retour du Jedi"! Franchement, je n'y croyais pas. D'autre part, on a enfin dans cet épisode une description détaillée du contexte géopolitique de l'histoire, qui faisait tellement défaut à l'épisode IV à sa sortie. La distribution est impeccable, avec Liam Neeson très convaincant dans le rôle du maître Jedi Qui-Gon Jinn. Hélas, il meurt à la fin. Mais c'était obligatoire pour la suite de l'histoire : en effet, s'il avait assuré la formation du jeune Anakin Skywalker, celui-ci ne serait certainement jamais passé du côté obscur, et donc le principal moteur de la saga s'évanouissait. Les autres acteurs sont aussi très bons, de Natalie Portman à Ian McDiarmid, excellent et hypocrite à souhait dans le rôle d'un Palpatine rajeuni. Enfin Jack Lloyd n'était pas si mauvais en jeune Anakin, mais on lui a fait payer très cher le privilège d'avoir incarné ce personnage mythique. 

Défauts : bon je suis d'accord, ce film n'est quand même pas le chef-d'oeuvre du siècle. Lucas a d'ailleurs dit que toute l'histoire était vue par les yeux d'un jeune garçon. S'il voulait assurer une progression dramatique au fil de la trilogie, il était d'ailleurs indispensable que le premier film soit le plus "léger". Là où on tombe vraiment dans du Disney avant la lettre, c'est lors de la bataille entre les Gungans et les droïdes de la Fédération du commerce, qui frôle le ridicule. Par contre les performances d'Anakin, qui détruit assez facilement le vaisseau contrôlant les droïdes, ne me choquent pas : après tout c'est l'Élu, et la Force est avec lui.

2) "L'Attaque des clones", épisode II (2002). (8/10).

Réalisation : George Lucas.

Star Wars - Episodes - 2. L'attaque des clônes | Bdphile

Ce film (tout comme le premier d'ailleurs) a été détesté par les fans de Vador, qui n'arrivaient pas à retrouver leur méchant favori sous les traits de ce jeune homme trop propre sur lui. Ils auraient sans doute préféré que Lucas consacre une trilogie aux exploits du Seigneur noir des Sith. Mais ce n'était pas le sujet...

Qualités : moi je trouve Hayden Christensen très bon dans le rôle d'Anakin, ado rebelle et amoureux (ce qui est interdit par le code des Jedi). Il suffit parfois d'un regard, d'une phrase, pour qu'on ressente toute la noirceur potentielle enfouie dans ce personnage. Je pense que c'est pour ça que Lucas l'a choisi. Certes, pendant une bonne partie du film il joue les amoureux transis dans les somptueux paysages de Naboo (en fait les lacs italiens), mais il a déjà commencé son chemin vers le côté obscur. Fort heureusement pour lui, Chistensen s'est quand même mieux remis de son rôle d'Anakin que son prédécesseur Jack Lloyd.  Les autres acteurs sont aussi très bons, dont Ewan McGregor dans le rôle d'Obi-Wan Kenobi, tellement inconscient de l'évolution de son disciple et ami que des fois on aurait envie de lui mettre des gifles.

Défauts : il est un peu étonnant que le comte Dooku ne propose pas à Anakin de rejoindre les rangs des séparatistes, comme il l'a fait auparavant avec Obi-Wan. Mais si mes souvenirs sont bons, cette scène existe, elle a été coupée au montage mais figure dans les bonus du DVD.

Par contre il y a dans ce film deux problèmes plus sérieux, que beaucoup de gens n'auront sans doute pas remarqués et qui ne suffisent pas à gâcher le spectacle, mais qui existent néanmoins.

a) Quand Obi-Wan se rend sur Kamino et rencontre les cloneurs, ravis de lui apprendre que l'armée commandée par les Jedi des années plus tôt est prête, à aucun moment il n'est question d'argent. Pourtant quand on crée pour vous une armée de 200.000 hommes parfaitement équipés et entraînés, ça ne peut pas être gratuit! C'est sans doute l'ancien comptable qui parle en moi, mais j'ai toujours trouvé que ça manquait de réalisme. L'explication est simple : quand maître Sifo-Dyas a passé commande de cette armée, 10 ans auparavant, il avait apporté la garantie du Clan bancaire, manipulé à l'époque par Dark Plagueis, le maître de Palpatine. Les Kaminoens n'ont donc aucune inquiétude quant au paiement de leurs services. Par contre, que Obi-Wan ne s'étonne pas qu'on lui offre une armée gratuite, ça c'est déjà plus surprenant et pas très réaliste. Mais Lucas était coincé : si le Jedi avait posé la question et qu'on lui avait parlé du Clan bancaire, alors tout l'échafaudage de la machination concoctée par Palpatine/Dark Sidious risquait de s'effondrer, car le Clan bancaire était bien connu pour être lié aux séparatistes.

b) Ce film a un petit problème : au fond, le film "utile" s'achève après qu'Anakin ait raconté à Padmé son massacre des Tuskens, à la suite de la mort de sa mère. A ce moment, il a fait un pas décisif vers le côté obscur. Le film pourrait parfaitement s'arrêter là, le reste n'est que du bonus, d'ailleurs très spectaculaire.

3) "La Revanche des Sith", épisode III (2005). (9.5/10).

Réalisation : George Lucas.

Star Wars : Episode 3, La Revanche des Sith - Édition Collector 2 DVD [FR  IMPORT] de George Lucas en DVD

Ce film est très bon, sombre et tragique à souhait, racontant des événements que l'on attendait depuis "le Retour du Jedi". Pour Lucas, la réalisation de cet épisode III était un extraordinaire accomplissement. Si l'on cherche, dans l'histoire des arts en général, un créateur qui a ainsi repris son oeuvre des années après pour l'expliquer, l'éclairer et la porter à un niveau supérieur, c'est bien simple : on n'en voit pas.

Qualités : Hayden Christensen incarne un Anakin tourmenté et paranoïaque, qui finit par signer un pacte faustien avec Palpatine (merveilleux Ian McDiarmid)... et se retrouve en enfer, ce qui est somme toute logique. Natalie Portman est remarquable, dans un rôle très émouvant. A signaler que toute l'histoire aurait pu tourner autrement : en effet, quand Anakin révèle à Mace Windu que Palpatine est un Sith, il insiste pour se joindre aux Jedi envoyés pour arrêter le chancelier. Mais Windu, qui décidément n'aime pas le jeune Skywalker, refuse. Que ce serait-il passé s'il avait accepté? Confronté à l'attaque de Palpatine/Sidious, Anakin aurait été obligé de se défendre avec les autres Jedi. Ou aurait-il tout de suite rejoint Palpatine? On ne le saura jamais, mais on peut se poser la question.

Défauts : fort peu, et c'est vraiment histoire de couper les cheveux en quatre.

D'abord, quand on s'y connaît un peu en matière de volcans, les paysages de Mustaphar, où se déroule le duel final entre Anakin et Obi-Wan, sont absolument somptueux. Par contre les installations industrielles qu'on trouve sur cette planète sont tout à fait fantaisistes.

Ensuite, et là ça ne concerne que les gens qui s'intéressent à la musique des films (une petite minorité donc, surtout en France) : la BO de John Williams est tout à fait remarquable, peut-être encore plus que d'habitude si c'est possible*, mais je me pose une question : on avait cru comprendre que la très fameuse "marche impériale" était le thème de Dark Vador, et plus généralement de l'Empire, Palpatine/Sidious ayant son propre thème. Pourquoi alors le fameux duel entre Yoda et Sidious est-il illustré par un réemploi de la musique du duel Luke/Vador à la fin de "l'Empire contre-attaque", sans doute l'utilisation la plus impressionnante du thème de Vador? OK, c'est là un point mineur, je vous l'accorde.

* Ainsi la musique qui illustre la tragique séquence de "l'ordre 66" :

 

II) La Trilogie originelle :

4) "Un Nouvel espoir", épisode IV (1977). (8/10).

Réalisation : George Lucas.

Star Wars : Episode IV - Un nouvel espoir (La Guerre des étoiles) - Film  1977 - AlloCiné

La "Guerre des étoiles", avant que ce film ne soit renommé "Épisode IV : Un Nouvel espoir". De ce que l'on sait maintenant des conditions assez folkloriques du tournage, on peut considérer que le fait que ce film existe, tel qu'il est, est une sorte de miracle.

Qualités : quand on l'a vu lors de sa sortie en 1977  : un choc. Pour des millions de fans dans le monde, il y a eu un avant et un après "Star Wars". Je crois que ce qui m'a le plus impressionné à l'époque, c'était la musique sublime de John Williams, compositeur déjà connu mais qui ne s'était jamais illustré jusque-là par une partition symphonique de cette ampleur.  Et puis bien sûr, la mise en scène, les décors, les acteurs etc. Fan absolu de "2001" de Stanley Kubrick comme je l'étais, j'avais entendu dire qu'un petit jeune nommé George Lucas voulait faire un film de science-fiction encore plus époustouflant. J'avoue que j'étais très sceptique. Le résultat m'a convaincu. Immédiatement. 

Je ne parle pas des acteurs, car ils sont bien connus, et étaient tous très bons.

Défauts : Lucas nous plonge en pleine action, sans nous expliquer le pourquoi du comment. C'était volontaire, les explications on les aura 22 ans plus tard avec le Prélogie (voir plus haut). Un principe repris par J.J. Abrams dans "l'Éveil de la Force", mais de façon bien moins convaincante. Sinon, quelques effets spéciaux qui sentent encore un peu l'artisanat, même s'ils ont été corrigés par la suite dans l'Édition spéciale. Le duel Vador-Obi-Wan fait évidemment pâle figure auprès de ce qu'on a vu depuis dans les autres épisodes.

5) "L'Empire contre-attaque", épisode V (1980). (9.75/10).

Réalisation : Irvin Kershner.

Star Wars: L'empire contre-attaque, l'histoire derrière le film – L'Express

Le sombre joyau de la saga, le meilleur film, celui qui a fait de Dark Vador (Darth Vader en VO) le personnage iconique qu'il est resté - en effet, dans l'épisode IV on ne le voyait que brièvement.

Qualités : les morceaux de bravoure abondent : l'attaque des quadripodes impériaux dans la neige, le champ d'astéroïdes, Yoda et la Force, et surtout toute la fin du film, avec Han Solo plongé dans la carbonite, le fameux duel entre Luke et Vador, et la célèbre réplique "Je suis ton père", destinée à devenir l'une des plus fameuses de l'histoire de cinéma. Cette dernière demi-heure, où tout se rejoint : une histoire palpitante, des décors grandioses, des personnages charismatiques, une musique inspirée (l'une des meilleures de John Williams), est inoubliable.

Défauts : je n'en vois guère.

6) "Le retour du Jedi",  épisode VI (1983). (9/10).

Réalisation : Richard Marquand.

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Après avoir atteint un sommet avec l'épisode V, la saga pouvait difficilement demeurer à un tel niveau de qualité. Néanmoins, l'épisode VI, qui clôture la trilogie originale, est quand même très bon.

Qualités : quelques séquences très impressionnantes, comme la bataille sur la barge de Jabba le hut, l'arrivée de l'Empereur sur la nouvelle Étoile noire - à part une brève apparition en hologramme dans le film précédent, c'était la première fois qu'on le voyait, même si maintenant on le connaît bien grâce à la Prélogie - le nouveau duel entre Luke et Vador, la bataille dans la forêt sur la lune d'Endor enfin la mort de l'Empereur et la rédemption finale de Vador. L'image du croiseur impérial en détresse plongeant vers l'Étoile noire et s'écrasant à sa surface, est de celles qu'on n'oublie pas.

Défauts : de même qu'Anakin Skywalker était prédestiné à tomber dans le côté obscur, il semble que George Lucas était destiné à passer chez Disney, comme en témoigne la création des Ewoks, ces créatures humanoïdes ressemblant à des ours en peluche ou à une version réduite des Wookies. Créés surtout dans un but de marchandising, on ne peut pas dire que ces petits êtres poilus apportent grand-chose au film.

III) La troisième trilogie :

C'est là que les choses se gâtent...

En 2012, songeant à la retraite et fatigué des caprices et des critiques des fans, Lucas vend les droits de SW à Disney - mais pas ceux de l'univers étendu, qui comprend tous les romans, BD, jeux etc  inspirés des deux trilogies. Il avait eu quelques idées concernant une troisième trilogie, mais ne les avait pas concrétisées. Plus tard on apprendra qu'une troisième trilogie va être mise en chantier, ce qui ne peut que réjouir les fans. La déception sera d'autant plus grande.

7) "Le Réveil de la Force", épisode VII (2015). (4/10).

Réalisation : J.J. Abrams.

Star Wars - Episode 7 - Le Réveil de la Force (2015) - CeDe.de

Les idées pour une troisième trilogie ne manquaient pas. Le plus facile aurait de se baser sur la trilogie de romans de Timothy Zahn globalement connue sous le nom de "Croisade du Jedi fou", où apparaissait notamment le grand-amiral Thrawn, un des meilleurs stratèges de l'Empire. On verra d'ailleurs ce personnage puissant dans la série Disney "Ahsoka", car même si la bande à Mickey n'a pas acheté les droits de l'univers étendu, elle ne se gêne pas pour le piller allégrement. Donc J.J. Abrams, qui n'est quand même pas n'importe qui, ayant derrière lui plusieurs séries prestigieuses comme "Lost" ou "Fringe" et des films des franchises "Star Trek" ou "Mission impossible", va pondre un scénario original. Enfin original, c'est beaucoup dire...

Qualités : c'est du J.J. Abrams, donc c'est bien fait. Les anciens acteurs sont là, et aussi quelques petits nouveaux pas mauvais comme Daisy Ridley (Rey) et Adam Driver (Kylo Ren). L'histoire fonctionne, elle est spectaculaire, la musique est de John Williams. Que demande le peuple?

Défauts : eh bien tout cela sent terriblement le réchauffé... C'est stupéfiant, mais un type aussi brillant que J.J. Abrams a été paralysé par l'enjeu, et pour ne pas prendre de risques il nous sort tout simplement une nouvelle version de l'épisode IV "Un Nouvel espoir", avec une Étoile noire new look qui bien entendu sera détruite à la fin. Vous aviez cru que la République avait gagné? Quelle erreur! Quelques années après, elle est de nouveau confrontée à des forces maléfiques sorties d'on ne sait où, avec un méchant casqué qui n'est autre que le fils de Léia et Han Solo, passé du côté obscur. Pas d'empereur, mais un "suprême leader" nommé Snoke, dont on découvrira plus tard qu'il n'est qu'un clone du vrai grand méchant qui tisse sa toile dans l'ombre...

Cela dit, cet épisode VII, avec ses limites, aurait quand même pu être le point de départ d'une 3e trilogie intéressante, à condition que J.J. Abrams continue à s'en occuper. Mais, par quelque aberration, c'est un infâme tâcheron appelé Rian Johnson (dit "l'homme qui n'aurait jamais dû s'approcher de "Star Wars") qui va être en charge de l'épisode suivant. Et là, ça va vraiment être la catastrophe...

8 "Les Derniers Jedi", épisode 8 (2017) . (2/10).

Réalisation : Rian Johnson.

Qualités : plaît-il? Enfin je lui mets quand même 2 pour la musique, les effets spéciaux et les prestations des acteurs.

Défauts : c'est le seul épisode de la saga qui soit vraiment mauvais. Et même TRES mauvais. Avec un scénario qui n'a ni queue ni tête et conduit toute l'aventure dans une impasse. Avec aussi des scènes intégralement pompées sur "le Retour du Jedi". Je dois dire que quand j'ai vu ce film (le seul de la saga que je n'ai vu qu'une fois, et dont je ne possède même pas la BO), je n'en croyais pas mes yeux. On peut ajouter que l'idée que Rian Johnson se fait de la Force et de son utilisation nous rapproche plutôt de la magie des films d'Harry Potter (même si j'imagine que ce piètre réalisateur aurait été aussi  catastrophique dans "Harry Potter" que dans "Star Wars"). Un film à oublier, donc.

9) "L'Ascension de Skywalker", épisode IX (2019). (6/10).

Réalisation : J.J. Abrams.

Star Wars: L'Ascension de Skywalker - Film 2019 - AlloCiné

Ayant revu ce film il y a peu sur Disney +, j'ai été amené à remonter sa note : je lui donne 6, voire 6.5, alors qu'au départ je comptais lui accorder juste 5. Après le désastreux épisode 8, J.J. Abrams revient aux affaires, et tente de sauver ce qui peut encore l'être. Pas simple...

Qualités : alors que dans l'épisode VII Abrams s'était contenté de refaire "Un Nouvel espoir", là il est bien obligé de faire preuve d'imagination, surtout que son prédécesseur Rian Johnson lui a laissé un bordel sans nom. Les choses vont être encore compliquées par la mort de Carrie Fisher, interprète de la princesse Léia, ce qui obligera à refaire le scénario. On doit reconnaître qu'Abrams ne s'en sort pas si mal, malgré quelques facilités scénaristiques et invraisemblances (voir ci-dessous). Il y a au moins une séquence très spectaculaire, digne de l'épisode III, avec le duel marin de Rey et Kylo Ren, près des restes de la seconde Étoile noire (quand on la voit exploser à la fin de l'épisode VI, on ne se douterait pas qu'il en restait autant). Ce duel est presque aussi impressionnant que celui d'Anakin et Obi-Wan sur Mustaphar. Je me demande dans quelle partie du monde les équipes du film ont pu trouver des vagues aussi spectaculaires.

Défauts : Disney n'a pas racheté les droits de l'univers étendu, mais ne se gêne quand même pas pour s'en inspirer. C'est ainsi que la réapparition de Palpatine semble tout droit sortie de "l'Empire des Ténèbres", une série de BD parue il y a des années. Quant aux 10.000 croiseurs interstellaires dont dispose ce cher Sidious, chacun armé d'un canon capable de détruire une planète, c'est totalement invraisemblable, quand on songe aux quantités phénoménales de ressources nécessaires pour construire une telle flotte, sans parler des centaines de milliers d'hommes qu'il faudrait pour constituer les équipages. A signaler encore des utilisations outrancières de la Force, dans la droite ligne de l'épisode 8.

                                                                                                   *************************

Bref, "Star Wars" ce sont neuf films, avec leurs qualités et leurs défauts, mais aussi de nombreuses séries visibles sur Disney +, des centaines de romans et de BD, des jeux etc. Tout un univers donc, dont personne ne peut se flatter de tout connaître.

 

:plus:

Même si subjectivement j'intervertis les notes sur 10 de l'épisode 7 et de l'épisode 9 présentées ici.

Pour la défense du 9 : ce n'est pas sa fôte, le 8 n'a rien fait de ce qu'il aurait dû faire à l'exception de l'entraînement (c'est vite dit) de Rey Mary-Sue Skywalker.

Le post est "de toute bôôôôôôôôttttttéééééé". :wub:

Merci. :good:

Et j'ajouterai que très rares sont les personnes pouvant se vanter de n'en rien connaître (sans mentir).

Alors par contre, je ne suis pas d'accord sur le choix délibérément haineux de ne pas mettre l'image du film de l'épisode VIII : il y a des graphistes qui ont fait du travail de très bonne qualité sur ce film, nonobstant la réalisation d'un narcissique jaloux. :nah:

Et mon préféré d'amour à moi c'est l'épisode VI, que j'ai visionné la première fois par hasard sur la télévision de mes voisins quand j'avais plus ou moins 10 ans.

Modifié par timot-33
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