Cressida

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À propos de Cressida

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    Forumeur alchimiste

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  1. On commencera par leur "donner le choix" puis après on le leur suggérera bien fort, puis à terme ce sera la norme.
  2. Ne t'inquiètes pas, tout ira bien. N'aie pas peur. Ta collègue ne saura rien du tout, rien du tout !!! tu peux être sûr de ça
  3. Je trouve incroyable tous ces "hommes" qui se choquent pour une chose aussi naturelle ; de plus, à partir du moment où un bébé est élevé au sein, la mère n'a pas d'autre choix que de l'allaiter à la demande ; faut arrêter de se choquer pour rien là !!!!!!!!!!
  4. lui lire des contes de fées ou des histoires pour enfants à haute voix
  5. Comment faire un travail utile si on n'est pas en "sécurité" de ce point de vue-là ?? Normalement il devrait y avoir une sorte de contrat passé entre lui et toi ; je ne saurais trop te conseiller de faire attention avec qui tu consultes, tous les "psys" ne sont pas pareils et il ne faut pas trop faire joujou avec la psyché, cela peut être carrément dangereux.
  6. Les "psys" qui ne sont pas des psychanalystes purs et durs parlent toujours trop... Mais en fait c'est pour te faire réfléchir ; lui en principe ne pense rien ; il est là pour te "faire penser", c'est le seul intérêt du truc. Donc, en principe il ne "sous-entend" rien, c'est toi qui donne la bonne réponse et la bonne réponse, c'est la tienne. Donc là c'est toi (pas lui) qui considère que tu t'inventes des problèmes. La psy en tous genres n'est pas faite pour les personnes influençables. Ne te demande donc pas ce qu'"il" pense, ce qui importe c'est ce que toi tu penses et ce qu'il dit (ou pas) est uniquement fait pour que tu réfléchisses. J'ajoute qu'il n'est pas souhaitable que tu évacues la réflexion et l'analyse personnelle en allant demander à d'autres personnes ce que le psy a voulu dire (pour l'avenir).
  7. Si ça ne dérange pas certains intervenants ça serait vraiment bien si le sujet ne dérapait pas sur l'Islam ; j'ai fait exprès de ne pas élargir à l'Islam et tous ces termes techniques concernant l'Islam m'ennuient moi profondément et il y a déjà assez de sujets qui en traitent sur le forum ; je trouve dommage qu'on transforme un sujet judaïsme/christianisme en sujet christianisme/islam. Moi c'est le judaïsme qui m'intéresse, pas l'islam dans le détail désolée. Et comme tous les intervenants qui pouvaient être concernés ont de toute évidence fini de s'exprimer sur le sujet du topic, je vais voir si je peux obtenir sa fermeture -en tous cas je la demande.
  8. Oui, malheureusement c'est toujours la même chose et cela reflète bien l'état d'esprit en France actuellement : "si vous parlez de religion c'est pour nous l'imposer" (alors qu'on prend soin de dire que ça ne s'adresse qu'à ceux que cela intéresse) ; "vous avez le droit d'être croyant mais ça ne doit sortir ni de votre tête ni de votre bouche" ; "et puisque vous tenez absolument à nous imposer vos contes de fées débiles, on va vous ressortir tout un tas de choses sur l'histoire" ; "et puis enfin taisez-vous ! laissez les athées parler et vous insulter si vous l'ouvrez" "ah mais pas de délit de blasphème en France d'abord" "et puis nous sommes bien plus nombreux et on va y arriver à vous faire taire, obsédés de vos religions, malfaisants, dangers publics qu'on devrait éradiquer". Pour le topic, c'est un peu foutu mais c'était prévisible, heureusement qu'au milieu on a eu quelques interventions de qualité, malheureusement on aurait aimé que certains comme Caravage par ex développent un peu plus leur pensée, m'enfin on n'est pas dans un débat télévisé non plus hein
  9. Le sujet n'est pas sur l'Islam qui est venu après mais sur le judaïsme et le christianisme, leur relation entre eux, et différences, pas sur les contes de Perrault ou d'Andersen et le sujet s'adresse en fait aux croyants, pas aux athées et agnostiques, ou indifférents, ignorants etc ; donc si tout a été dit ici sur le sujet de ce que nous pouvions en dire, on peut aussi bien éviter de faire partir le sujet dans tous les sens. Merci.
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  11. Je crois que la chose qui diffère le plus entre judaïsme et christianisme est que le judaïsme se focalise sur les choses concrètes alors que le christianisme est orienté exclusivement pourrait-t-on dire vers le spirituel. Par exemple, le judaïsme attend d'un Messie (à venir) qu'il accomplisse certaines choses très précises et concrètes de son vivant comme : rassembler tout le peuple d'Israël sur sa terre, reconstruire le Temple de Jérusalem (et bien sûr le rendre fonctionnel à nouveau) alors que Jésus et donc le christianisme qui en est issu a eu une toute autre démarche : "Mon royaume n'est pas de ce monde", Jésus a positivement refusé de devenir le roi temporel et le libérateur temporel d'Israël (entrée triomphale dans Jérusalem, Rameaux pour les chrétiens), et c'est d'ailleurs bien pour cette raison précise qu'il a été mis à mort parce qu'il se disait et était dit Messie par le peuple mais qu'il ne correspondait pas aux critères pré-établis (et toujours en vigueur) du judaïsme pour qu'il puisse être reconnu comme Messie -cela, c'était inacceptable et ce l'est encore tout autant de nos jours par les juifs qui s'intéressent à la religion : le Messie sera le Libérateur concret, le Roi concret, d'Israël (et du monde) -sans ça pas de Messie ; et cela Jésus l'a refusé parce qu'il voulait enseigner autre chose et que son sacrifice sur la Croix devait racheter le monde, le monde entier. Et c'est là que réside la nouvelle alliance. A part ça si on lit l'Ancien Testament c'est bien lui qui est annoncé et décrit (plutôt précisément d'ailleurs) par les prophètes, notamment Michée, Zacharie et Isaïe : « Méprisé et délaissé par les hommes, homme de douleur, habitué à la souffrance, il était pareil à celui face auquel on détourne la tête ; nous l’avons méprisé, nous n’avons fait aucun cas de lui. Pourtant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé. Et nous, nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu et humilié. Mais lui, il était blessé à cause de nos transgressions, brisé à cause de nos fautes : la punition qui nous donne la paix est tombée sur lui, et c’est par ses blessures que nous sommes guéris. Nous étions tous comme des brebis égarées : chacun suivait sa propre voie, et l’Éternel a fait retomber sur lui nos fautes à tous. Il a été maltraité, il s’est humilié et n’a pas ouvert la bouche. Pareil à un agneau qu’on mène à l’abattoir, à une brebis muette devant ceux qui la tondent, il n’a pas ouvert la bouche. »
  12. Oui, je suis d'accord que les règles alimentaires juives ont été abolies dans le christianisme dans un objectif spirituel d'expansion de la religion chrétienne primitive et d'ailleurs ce fut le résultat de, pourrait-t-on dire de disputes entre Pierre et Paul ; c'est Jacques qui trancha la question lors de la réunion de Jérusalem en 50 après Jésus-Christ en préconisant des règles de cacherout très allégées : "L'ESPRIT SAINT ET NOUS-MÊMES AVONS DECIDE DE NE PAS VOUS IMPOSER D'AUTRES CHARGES QUE CELLES-CI QUI SONT INDISPENSABLES : VOUS ABSTENIR DES VIANDES IMMOLEES AUX IDOLES, DU SANG, DES CHAIRS ETOUFFEES ET DES UNIONS ILLEGITIMES. VOUS FEREZ BIEN DE VOUS EN GARDER. ADIEU." donc la question était vive et épineuse à cette époque des débuts du christianisme et compte-tenu du fait que la plupart sinon tous les disciples des premiers temps étaient des juifs bien pratiquants. Personnellement, je ne mange que très peu de viande et les règles alimentaires du judaïsme vont bien au-delà qu'une histoire de viande simplement, mais il faut savoir qu'une des règles fondamentales dans l'abattage rituel dans le judaïsme est que la bête ne doit pas souffrir, c'est bien simple : si l'animal souffre ne serait-ce qu'un peu, l'animal n'est plus cacher. Je crois que c'est Maïmonide auquel une communauté s'était adressée se plaignant qu'il y avait des pertes de foi (dans cette communauté), il déclara tout net que la raison ne pouvait en être qu'une cacherout mal observée et préconisa que l'on surveille la manière de procéder de celui qui était chargé de l'abattage, ce qui fut fait et on s'aperçut que les lames utilisées pour l'abattage "accrochaient" (n'étaient pas parfaitement lisses) ce qui causait une souffrance à l'animal et que donc la viande n'était absolument pas cacher. Tu sais, il n'y a vraiment rien d'admirable dans le fait que j'observe les règles alimentaires du judaïsme, il s'agit pour moi d'un attrait véritable et profond auquel je sais que j'aurais tort de résister ; je le fais aussi naturellement que de respirer et il n'y a même (maintenant que le pli est pris) aucun effort de ma part.
  13. Voici une réponse je crois assez complète à ta question Marla (en même temps qu'un autre regard sur Attali). https://youtu.be/tJLEvbmhwmc https://youtu.be/qgUxqkVx9rs
  14. Il y a plusieurs années, j'étais baptisée catholique n'ayant ensuite reçu aucune éducation religieuse, mais alors aucune vraiment, j'ai alors été fortement attirée par le judaïsme jusqu'au point de songer sérieusement à me convertir, j'ai rencontré un rabbin Loubavitch (ça s'est trouvé comme ça que c'était un loubavitch, c'était tout ce que j'avais sous la main) et il m'a dit de pratiquer l'alimentation cacher que c'était cela qui importait, je l'ai fait (avec difficultés parce que ce n'est pas simple pour un néophyte), après deux ou trois mois, j'ai ressenti avec force que ce que je faisais là dans l'optique d'une conversion éventuelle ne pourrait pas aboutir (à la conversion) car 'quelque chose' manquait mais je ne savais pas quoi et alors j'ai arrêté ; quelques années plus tard, j'ai reçu le don de ma conversion (au catholicisme, je l'appelle ma conversion parce que je ne savais rien, rien de rien du christianisme, j'étais juste baptisée) ; à la suite de cette révélation j'ai entamé un long cheminement dans l'Eglise catholique et j'ai fait l'effort d'apprendre tout ce que j'ignorais c'est à dire tout, absolument tout de la religion catholique, les Evangiles (leur lecture) etc etc etc ; je me suis épanouie spirituellement dans l'Eglise, moins sur le plan concret parce que j'étais une passionnée qui aurait voulu aller jusqu'au bout du bout, jusqu'au fond du fond et je n'étais pas libre de devenir par exemple religieuse bien qu'on m'en ait laissé un instant entrevoir l'espoir éloigné, cela n'a pas été possible. Assez récemment, j'ai décidé de recommencer à manger cacher et là ça fait assez longtemps que je le fais, avec aisance, facilité et je n'ai pas l'intention d'arrêter comme la première fois mais cette fois-ci je ne le fais pas dans l'objectif d'une conversion au judaïsme (qui ne serait plus possible d'ailleurs à cause de ma foi en Jésus-Christ comme Messie) mais juste pour être plus proche de ce que je crois que Jésus observait de son vivant ; je me sens très bien de le faire mais comme la première fois, le seul fait de manger cacher m'amène à une sorte de proximité spéciale du judaïsme et pourtant, de nouveau, je ressens ce point de stop qui me dit : "non, tu n'iras pas plus loin". Exactement la même chose que des années auparavant, même cause mêmes effets. Donc, pour dire que c'est cela, la mise en pratique, comment le faire, que j'ai trouvé comme indications précises et indispensables dans le judaïsme orthodoxe.
  15. Merci Constantinople pour toutes ces précisions ô combien intéressantes. Il est vrai que nous autres chrétiens, qui avons vocation à l'universalité sommes sans cesse un peu sur la corde raide, à regarder à droite et à gauche ce qui s'y passe qui peut parfois nous interpeller jusqu'à ce que notre identité profonde nous dise : "non, tu n'iras pas plus loin".