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Flecktarn

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  1. bonjour, j'ai lu ton sujet a propos de tes collègues qui se moquent de toi, moi par moment j'ai aussi ce meme sentiment nous pourrions discuter ensemble si tu veux

      aa
  2. http://www.liberation.fr/politiques/01012395630-500-signatures-pour-marine-le-pen Marine Le Pen a enfin ses 500 signature ! Malgré le fabuleux travail anti-démocratique de l'UMPS et des médias corrompus, le FN sera tout de même dans la course aux présidentielles !
  3. http://www.liberation.fr/politiques/01012395630-500-signatures-pour-marine-le-pen Ça y est ! Malgré le fabuleux travail anti-démocratique de l'UMPS et des médias, le FN sera quand même dans la course aux présidentielles !
  4. http://www.youtube.com/watch?v=1JExRkB7gxw
  5. Au palais des Tuileries, la nuit du 9 au 10 août 1792 se passa en alarmes continuelles. On s'attendait à une attaque des révolutionnaires. La Garde suisse, forte de 900 hommes, sous le commandement du colonel Louis-Augustin d'Affry de Fribourg (alors âgé de 79 ans), fidèle au Roi de France était presque seule pour défendre la place. Officiers et soldats sont là, sur les escaliers du château, impassibles, le fusil en mains, prêts à faire tout pour leur devoir. Peu après 9 heures du matin, des milliers de manifestants pénètrent dans le grand jardin des Tuileries après en avoir forcé les grilles et se heurtent aux quatre compagnies de la Garde, rangées en bataille. Les révolutionnaires profèrent des menaces, somment les troupes de déposer les armes. "Je suis responsable de ma conduite devant les cantons, répond un capitaine, jamais je ne rendrai les armes." "Nous sommes Suisses et les Suisses ne déposent les armes qu'avec la vie", disent d'autres gardes. Soudain des coups de feu partent et un combat des plus furieux s'engage. Nos braves soldats tirent et chargent à la baïonnette; ils font reculer les manifestants de 20 à 30 fois supérieurs en nombre et dégagent les abords du palais. Vers 11 heures, le roi ordonne aux troupes de cesser le feu et de se retirer dans leurs casernes. Près de 150 officiers et soldats parviennnent à regagner leurs cantonnements. Les autres, cernés de toutes parts, criblés de balles et de coups par les émeutiers, se défendent à l'arme blanche et parviennent à se replier vers les escaliers du palais. Là, sur les ordres de leurs chefs, ils se serrent autour de leurs drapeaux et le combat se poursuit d'escalier en escalier. La populace s'acharne sur les pauvres blessés et les achève avec une férocité inouïe. Finalement plus de 700 Suisses, dont une centaine de Fribourgeois (les officiers Jacques-Philippe de Gottrau, Hubert de Diesbach, Simon et Jean de Maillardoz; le grenadier Hayoz, les soldats Cosandey, Genoud, Jungo, Kolly, etc.) tombent glorieusement, en héros. «Ils ont quitté leurs casernes, celle de Rueil en particulier, pour aller défendre le roi. Et ils savaient que ce n'était pas pour une partie de plaisir: ils avaient enterré leurs drapeaux dans la cour de la caserne», raconte Liliane Kalenitchenko, conservatrice du Musée de Rueil-Malmaison, qui inclut le Musée Franco-Suisse. «Leur drapeau portait la mention 'Honneur et fidélité'. C'est d'ailleurs ce qui leur a été reconnu par tout le monde. Une fois qu'ils avaient prêté serment, c'était 'à la vie, à la mort', ils l'ont prouvé le 10 août 1792».
  6. http://www.youtube.com/watch?v=rbMwf0li50g&feature=related
  7. Le temps ma chère, laisse agir le temps. Arme toi de patiente, c'est tout ce que tu a à faire. Le temps fini toujours par apaiser les tensions. Il n'y a pas non plus mort d'homme. Il finiront par relativiser.
  8. Vous les avez entendu les gougnafiers « économistes » délégués auprès des lucarnes à décerveler ? Tous – aux ordres du pouvoir je présume – énoncent que le « trou de la Sécu » est devenu un gouffre. 20 milliards de déficit qu’ils disent. Et de mettre ça sur le compte de « la crise ». Elle a bon dos la crise… Et les pseudo journalistes lécheurs de bottes de prendre un air éploré devant ce « grand malade » en état de mort clinique. Saloperies, menteries que tout ça ! Allez voir le rapport de la Cour des comptes à ce sujet, il est édifiant. Exemple : « (…) Pour les recettes, le fait saillant est, en 2008 comme les années précédentes, la poursuite de la baisse des recettes fiscales nettes de l’Etat. D’un niveau de 260 Md€, elles sont de 11,7 Md€ inférieures à celui de 2005. En 2008, ce n’est pas principalement l’impact de la crise qui explique la baisse des recettes fiscales de l’Etat (-6,7 Md€) par rapport à 2007, mais la poursuite de la politique d’allégements fiscaux (7,6 Md€) non gagés par des réductions de dépenses, et les transferts de recettes aux collectivités territoriales et à la sécurité sociale (6,1 Md€). Le coût de la dégradation de la conjoncture économique est demeuré limité à un maximum de 4 Md€. (…)D’autre part, l’Etat ne s’est pas acquitté en 2008 d’une partie de ses dettes à l’égard de tiers, pourtant exigibles, dont le montant atteint au moins 5,9 Md€ fin 2008 et dont le paiement a été reporté de facto sur les exercices suivants. Il s’agit, en particulier, des dettes envers la sécurité sociale (3,6 Md€) » Ce fameux trou de 20 milliards d'Euro existe-t-il vraiment ? Faux ! Archi faux ! Voyez plutôt : - Une partie des taxes sur le tabac, destinée à la Sécurité Sociale, n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 7,8 milliards. - Une partie des taxes sur l'alcool, destinée à la Sécurité Sociale, n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 3,5 milliards. - La partie des primes d'assurances automobiles destinée à la Sécurité Sociale n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 1,6 milliards. - La partie de la taxe sur les industries polluantes destinée à la Sécurité Sociale n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 1,2 milliards. - La part de TVA destinée à la Sécurité Sociale n'est pas reversée : manque à gagner pour la Sécu - 2 milliards. - Retard de paiement à la Sécurité Sociale pour les contrats aidés - 2,1 milliards. - Retard de paiement par les entreprises - 1,9 milliards. En faisant une bête addition, on arrive au chiffre pharamineux de 20,1 milliards d'euros. Conclusion, si les responsables de la Sécurité Sociale et certains hauts politiciens avaient fait leur boulot efficacement et surtout honnêtement, les prétendus 11 milliards de trou seraient aujourd'hui 9,1 milliards d'excédent. Ces chiffres sont issus du rapport des comptes de la Sécu. Pour vous permettre de vérifier par vous même vous pourrez lire les conclusions du rapport de la cour des comptes "Déficit de l'état en juin 2009" qui précise que l'état n'a pas reversé 3,6 Milliards d'Euros à la Sécurité Sociale (le fameux trou de la sécu... C'est la poule qui chante qui a fait l'oeuf...!) et 7,6 Milliard d'allègements fiscaux qui sont bien sur au bénéfice des plus riches....! Ainsi que le 'Rapport 2008 Conclusion Cour des comptes p 22". http://www.contribuables.org/actualite/l-actualite/conclusions-de-la-cour-des-comptes-la-crise-a-bon-dos/ Sources: Rapport de la cour des comptes Tout ceci procède d’une volonté à long terme de foutre en bas ce dernier bastion de la solidarité à la française au profit des assurances privées. Bébéar et sa clique en rêvent, laisserons-nous les sarko-trafiquants le faire ? Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage…
  9. Personnellement Bran, je suis légitimiste, donc rangé du coté de la maison des Bourbons. Louis de Bourbon est le descendant légitime de la branche des capétiens. Mais aujourd'hui, les royalistes cherchent à mettre de coté les querelles dynastiques afin de se rallier sous une seule et même bannière, la restauration monarchique.
  10. Flecktarn

    L'antiracisme...

    Mais scientifiquement parlant.... L'Homme n'est il pas un animal comme tous les autres ? Plus évolué, certes, mais ne reste t-il pas un animal ? L'homme n'est pas une race, mais une espèce. L’ESPÈCE HUMAINE. Et comme dans chaque espèces d'animaux, ( chien, chat par exemple.. ) il y à plusieurs races. Berger Allemand et Caniche est-ce la même chose ? Oui, ce sont des chiens, mais pas la même race. L'antiracisme est un lobby qui part certainement d'une bonne intention mais qui en plus d'être totalement en dehors des réalités de notre société créés encore plus de racisme.
  11. Flecktarn

    J'accepte

    Et alors ? D'autres que vous ne connaissent pas... Je ne fait pas ce post pour votre bon plaisir chère Grenadine. Vous n'êtes pas le centre du monde. Amicalement...
  12. Copier coller de mon facebook... texte de moi. Copier coller de mon facebook... texte de moi.
  13. Qu'est-ce qu'un "syndicat" ? Hop hop hop ! Explications ! Imaginons un pays... disons euh, la France. Le gouverne-ment programme une hausse de taxe de 3%. Il demande à son service de communication, (les médias), d'annoncer une hausse de 4%... Afin d'entretenir le mythe démocratique, et l'illusion du choix, c'est à ce moment là que les "syndicats" entrent en scène ! (Payés par les copains du pouvoir, donc par les Français.) Vous noterez au passage, qu'un régime qui ne génère que de l'insatisfaction, se doit (afin de sauver ses miches), de créer et/ou contrôler les organes chargées de canaliser cette même insatisfaction. (Chose qu'un enfant de 4 ans est en mesure de comprendre.) Alors, alors, alors... Gouvernement et "syndicats" se réunissent ! (Ooooh !) Officiellement, ils négocient ! ( Aaaah !) Et les médias, (en bons larbins, eux aussi payés par les copains), continuent leur travail de propagande, disant que l'un défend son programme, et l'autre (dans la mythologie), défend les "intérêts du peuple", nianiania et nianiania, blablabla et blablabla. (Rire !) En vérité, tout ce petit monde mange des Pringles, boit du Fanta et regarde quelques épisodes de Tom Sawyer en se grattant les roustons, et en poussant des rires bien gras en échangeant quelques blagues bien dégueulasses, (généralement, au sujet des "pauvres" et du "peuple"). Dans le même temps, "le peuple" (pas content), occupe "l'espace public" ! Il vocifère sous des banderoles multicolores quelques slogans cons et mous du bide, chante et vide quelques packs de bières, le tout dans la joie et la bonne humeur, et fringué toute ou partie en "made in chine", tout en poussant parfois le vice jusqu'à beugler "sauvez nos emplois !"... A la fin, lorsque tout le monde est fatigué, et pressé de rentrer chez lui, arrive la fin du spectacle. Les médias annoncent que le gouvernement à plié ! Que les "syndicats" ont fait leur travail ! Et que ce n'est pas plus grave que si c'était pire ! En plus ce soir, il y a du foot à la téloche ! (C'est merveilleux la vie...) Bilan : De 4% d'augmentation, on en arrive à 3%. C'est ce que voulait le gouvernement. Le syndicat a fait son "travail". Le "peuple" est très con-tent. Il est prêt à repartir faire un tour de manège, avec leuvrette à volonté, sans vaseline, sans caresse, et même pas un petit bisous sur la joue. Le tout à sec et profond, avec une poignée de sable. Youpi ! Voilà mes camarades, c'est cela, un "syndicat" !
  14. Flecktarn

    J'accepte

    Peu importe nos croyances ou nos idées politiques, le système mis en place dans notre monde libre repose sur l'accord tacite d'une sorte de contrat passé avec chacun d'entre nous, dont voici dans les grandes lignes le contenu : 1) J'accepte la compétition comme base de notre système, même si j'ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l'immense majorité des perdants, 2) J'accepte d'être humilié ou exploité a condition qu'on me permette a mon tour d'humilier ou d'exploiter quelqu'un occupant une place inférieure dans la pyramide sociale, 3) J'accepte l'exclusion sociale des marginaux, des inadaptés et des faibles car je considère que le prise en charge de la société a ses limites, 4) J'accepte de rémunérer les banques pour qu'elles investissent mes salaires à leur convenance, et qu'elles ne me reversent aucun dividende de leurs gigantesques profits (qui serviront a dévaliser les pays pauvres, ce que j'accepte implicitement). J'accepte aussi qu'elle prélèvent une forte commission pour me prêter de l'argent qui n'est autre que celui des autres clients, 5) J'accepte que l'on congèle et que l'on jette des tonnes de nourriture pour ne pas que les cours s'écroulent, plutôt que de les offrir aux nécessiteux et de permettre à quelques centaines de milliers de personnes de ne pas mourir de faim chaque année, 6) J'accepte qu'il soit interdit de mettre fin à ses jours rapidement, en revanche je tolère qu'on le fasse lentement en inhalant ou ingérant des substances toxiques autorisées par les états, 7) J'accepte que l'on fasse la guerre pour faire régner la paix. J'accepte qu'au nom de la paix, la première dépense des états soit le budget de la défense. J'accepte donc que des conflits soient créés artificiellement pour écouler les stocks d'armes et faire tourner l'économie mondiale, 8) J'accepte l'hégémonie du pétrole dans notre économie, bien qu'il s'agisse d'une énergie coûteuse et polluante, et je suis d'accord pour empêcher toute tentative de substitution, s'il s'avérait que l'on découvre un moyen gratuit et illimité de produire de l'énergie, ce qui serait notre perte, 9) J'accepte que l'on condamne le meurtre de son prochain, sauf si les états décrètent qu'il s'agit d'un ennemi et nous encouragent à le tuer, 10) J'accepte que l'on divise l'opinion publique en créant des partis de droite et de gauche qui passeront leur temps à se combattre en me donnant l'impression de faire avancer le système. j'accepte d'ailleurs toutes sortes de divisions possibles, pourvu qu'elles me permettent de focaliser ma colère vers les ennemis désignés dont on agitera le portrait devant mes yeux, 11) J'accepte que le pouvoir de façonner l'opinion publique, jadis détenu par les religions, soit aujourd'hui aux mains d'affairistes non élus démocratiquement et totalement libres de contrôler les états, car je suis convaincu du bon usage qu'ils en feront, 12) J'accepte l'idée que le bonheur se résume au confort, l'amour au sexe, et la liberté à l'assouvissement de tous les désirs, car c'est ce que la publicité me rabâche toute la journée. Plus je serai malheureux et plus je consommerai : je remplirai mon rôle en contribuant au bon fonctionnement de notre économie, 13) J'accepte que la valeur d'une personne se mesure à la taille de son compte bancaire, qu'on apprécie son utilité en fonction de sa productivité plutôt que de sa qualité, et qu'on l'exclue du système si elle n'est plus assez productive, 14) J'accepte que l'on paie grassement les joueurs de football ou des acteurs, et beaucoup moins les professeurs et les médecins chargés de l'éducation et de la santé des générations futures, 15) J'accepte que l'on mette au banc de la société les personnes agées dont l'expérience pourrait nous être utile, car étant la civilisation la plus évoluée de la planète (et sans doute de l'univers) nous savons que l'expérience ne se partage ni ne se transmet, 16) J'accepte que l'on me présente des nouvelles négatives et terrifiantes du monde tous les jours, pour que je puisse apprécier a quel point notre situation est normale et combien j'ai de la chance de vivre en occident. je sais qu'entretenir la peur dans nos esprits ne peut être que bénéfique pour nous, 17) J'accepte que les industriels, militaires et politiciens se réunissent régulièrement pour prendre sans nous concerter des décisions qui engagent l'avenir de la vie et de la planète, 18) J'accepte de consommer de la viande bovine traitée aux hormones sans qu'on me le signale explicitement. J'accepte que la culture des OGM se répande dans le monde entier, permettant ainsi aux trusts de l'agroalimentaire de breveter le vivant, d'engranger des dividendes conséquents et de tenir sous leur joug l'agriculture mondiale, 19) J'accepte que les banques internationales prêtent de l'argent aux pays souhaitant s'armer et se battre, et de choisir ainsi ceux qui feront la guerre et ceux qui ne la feront pas. Je suis conscient qu'il vaut mieux financer les deux bords afin d'être sûr de gagner de l'argent, et faire durer les conflits le plus longtemps possible afin de pouvoir totalement piller leurs ressources s'ils ne peuvent pas rembourser les emprunts, 20) J'accepte que les multinationales s'abstiennent d'appliquer les progrès sociaux de l'occident dans les pays défavorisés. Considérant que c'est déjà une embellie de les faire travailler, je préfère qu'on utilise les lois en vigueur dans ces pays permettant de faire travailler des enfants dans des conditions inhumaines et précaires. Au nom des droits de l'homme et du citoyen, nous n'avons pas le droit de faire de l'ingérence, 21) J'accepte que les hommes politiques puissent être d'une honneteté douteuse et parfois même corrompus. je pense d'ailleurs que c'est normal au vu des fortes pressions qu'ils subissent. Pour la majorité par contre, la tolérance zéro doit être de mise, 22) J'accepte que les laboratoires pharmaceutiques et les industriels de l'agroalimentaire vendent dans les pays défavorisés des produits périmés ou utilisent des substances cancérigènes interdites en occident, 23) J'accepte que le reste de la planète, c'est-à-dire quatre milliards d'individus, puisse penser différemment à condition qu'il ne vienne pas exprimer ses croyances chez nous, et encore moins de tenter d'expliquer notre Histoire avec ses notions philosophiques primitives, 24) J'accepte l'idée qu'il n'existe que deux possibilités dans la nature, à savoir chasser ou être chassé. Et si nous sommes doués d'une conscience et d'un langage, ce n'est certainement pas pour échapper à cette dualité, mais pour justifier pourquoi nous agissons de la sorte, 25) J'accepte de considérer notre passé comme une suite ininterrompue de conflits, de conspirations politiques et de volontés hégémoniques, mais je sais qu'aujourd'hui tout ceci n'existe plus car nous sommes au summum de notre évolution, et que les seules règles régissant notre monde sont la recherche du bonheur et de la liberté de tous les peuples, comme nous l'entendons sans cesse dans nos discours politiques, 26) J'accepte sans discuter et je considère comme vérités toutes les théories proposées pour l'explication du mystère de nos origines. Et j'accepte que la nature ait pu mettre des millions d'années pour créer un être humain dont le seul passe-temps soit la destruction de sa propre espèce en quelques instants, 27) J'accepte la recherche du profit comme but suprême de l'Humanité, et l'accumulation des richesses comme l'accomplissement de la vie humaine, 28) J'accepte la destruction des forêts, la quasi-disparition des poissons de rivières et de nos océans. J'accepte l'augmentation de la pollution industrielle et la dispersion de poisons chimiques et d'éléments radioactifs dans la nature. J'accepte l'utilisation de toutes sortes d'additifs chimiques dans mon alimentation, car je suis convaincu que si on les y met, c'est qu'ils sont utiles et sans danger, 29) J'accepte la guerre économique sévissant sur la planète, même si je sens qu'elle nous mène vers une catastrophe sans précédent, 30) j'accepte cette situation, et j'admets que je ne peux rien faire pour la changer ou l'améliorer, 31) J'accepte d'être traité comme du bétail, car tout compte fait, je pense que je ne vaux pas mieux, 32) J'accepte de ne poser aucune question, de fermer les yeux sur tout ceci, et de ne formuler aucune véritable opposition car je suis bien trop occupé par ma vie et mes soucis. J'accepte même de défendre à la mort ce contrat si vous me le demandez, 33) J'accepte donc, en mon âme et conscience et définitivement, cette triste matrice que vous placez devant mes yeux pour m'empêcher de voir la réalité des choses. Je sais que vous agissez pour mon bien et pour celui de tous, et je vous en remercie.
  15. Qu'est-ce qu'un roi nous apportera de plus que la République ? Nous aurions beau jeu de vous dire que la république est à son crépuscule, et qu'elle a déserté les préoccupations des Français. Nous aurions beau jeu de vous dire que c'était fatal, que la République française est avant tout et depuis le début idéologique, et que ces idéologies ne veulent rien d'autre à terme que l'individu, l'humanité et l'Etat. Au contraire, nous voulons être positif. L'idée royale représente une chance inespérée. La royauté apportera alors l'unité à notre France si fracturée, et une politique de continuité qui préservera à long terme les intérêts de notre pays, sa culture, son patrimoine, ses métiers, son environnement. Une France affermie dans ses institutions est capable d'affronter les grands enjeux de ce siècle : l'Islam, l'Europe, la mondialisation, la poussée du tiers-monde. Son identité profonde assurée, ses forces vives renforcées (la famille, l'école, la justice, l'armée, etc.), elle ne cherchera plus à justifier ses orientations politiques par la conformité ou non à l'idéologie (l'ouverture des frontière seulement par libéralisme, la laïcité seulement par agnosticisme, l'assistanat seulement par individualisme, etc.) mais elle agira par pragmatisme. Mais c'est dépassé, on risque de revenir en arrière ! Quand vous êtes malade, ne souhaitez-vous pas retrouver, à l'avenir, l'état dans lequel vous étiez avant de tomber malade, à savoir la bonne santé ? Vous appelez ça revenir en arrière ? Vouloir l'instauration d'une monarchie en France, ce n'est pas vivre dans le passé, c'est s'appuyer sur notre Histoire et sur notre identité pour aborder plus sereinement l'avenir. Au moins, en république, la loi est la même pour tous Dites plutôt que la loi est faite pour un homme uniformisé, statistiquement moyen, ce qui est monstrueux. Cela conduit à exclure de la loi ceux qui ne sont pas comme tout le monde, ou les indésirables, les inutiles. La loi uniforme conduit à l'injustice. Elle doit au contraire tenir compte des situations de famille, des métiers, des particularismes locaux. Et pour cela, il faut que tous ces gens puissent être représentés sincèrement, et non pas au travers des idéologies et des partis. Voici ce que se propose de faire l'Alliance royale : redonner vie aux différences régionales (au sens non folklorique du terme), tout en conservant une identité Française, grâce à la personne du roi ; redonner vie à la famille, en la prenant réellement en compte, légalement, institutionnellement. Tout cela la république ne peut le faire, au nom de l'égalité des individus. Ce sera le retour des privilèges ! Êtes-vous certain qu'aujourd'hui les privilèges n'existent pas ? Allez, chercher bien, il y en a tellement. Les privilèges n'étaient pas l'apanage des nobles. Chaque ville, chaque profession avait les siens. N'est-ce pas toujours le cas ? De plus, souvenez-vous que le roi a cherché à combattre le pouvoir des grands seigneurs féodaux et le pouvoir de l'argent. Au contraire, en république, les élus se mettent trop souvent au service des féodaux modernes que sont les lobbies et les groupes de pression, et pas du bien commun comme pourra le faire le roi ! Mais la République a réussi à uniformiser les lois, les coutumes, même la langue ! Il est vrai que sous l'Ancien Régime nos rois n'ont pas cherché à homogénéiser à tout prix la société française. Ils ont construit patiemment la France, sans avoir recours à la Terreur ou à l'extermination comme l'a fait la république, dont le résultat, en France comme dans ses colonies, est de s'être acharnée à détruire les particularismes et les différences régionales, enlevant à notre pays comme aux pays colonisés une partie de leur âme. Sous la royauté, ces différences seront par nature respectées, parce que l'unité autour de la personne du roi est plus forte que tout, comme c'est le cas au royaume de Belgique. Sans cela la France finira par se dissoudre, mais après tout ne serait-ce pas la finalité de la république ? La république a donné l'égalité à tous, l'oubliez-vous ? Qu'est-ce que l'égalité ? Et comment y arrive-t-on ? En coupant toutes les têtes qui dépassent ? Si c'est niveler pour que tout le monde n'ait plus rien, sauf les apparatchiks, comme en Union Soviétique, alors non merci. Et puis, une société où tout est uniforme est proprement inhumaine. Mais c'est vrai que ce fut le rêve de certains dirigeants politiques du 20è siècle, avec leurs États totalitaires. Certes mais pour ce qui est des femmes ? C'est la révolution et l'Empire, avec le Code civil, qui les ont rendues civilement mineures, en cherchant à imiter le droit romain. Sous les républiques du XIXème siècle, en particulier, les femmes n'avaient plus aucun droit. C'est d'ailleurs intéressant de voir la formidable misogynie des « philosophes des lumières » dont la République s'inspire si volontiers. Et par une espèce d'effet de balancier, on veut donner au femme aujourd'hui des droits supérieurs aux hommes, avec une espèce de discrimination positive imbécile. Les femmes ont un rôle particulier à jouer dans la société, et c'est bien la question que l'Alliance Royale entend poser. Mais le roi ne fera les lois qu'en fonction des ses intérêts ! Est-ce que vous connaissez dans votre entourage ne serait-ce qu'une personne capable de croire que les hommes politiques actuels se préoccupent sincèrement de l'intérêt des citoyens ? Non. Ils ne font jamais de loi contre leur intérêt ou contre les intérêts de ceux qui les ont fait élire. Le roi, au contraire, a déjà le pouvoir. Il sait que ses enfants l'auront aussi. L'intérêt du roi est le même que celui du pays sur lequel il règne. Quel intérêt aurait-il de régner sur un pays appauvri ? Aucun. Certains diront qu'un roi de France peut faire ce qu'il veut. Qu'ils méditent ces paroles. Monsieur Sarkozy a actuellement plus de pouvoir que Louis XIV. Un roi de France est responsable, et s'il se montre parjure à un certain nombre de serments et de lois, ses sujets sont délivrés du serment de fidélité, alors qu'un président jouit de l'immunité. La république est un régime irresponsable. Mais si le roi est fou ? La président de la république Paul Deschanel n'était-il pas fou ? En mille ans de Monarchie, le cas s'est peut-être présenté avec Charles VI. En réalité, il était malade. De plus, un roi ne gouverne pas tout seul. Il a des conseillers, lesquels sont tenus par une institution. Même malade, la seule présence du roi assure la stabilité du pouvoir. C'est là un avantage de l'institution royale. Par contre, c'est sous la république de Weimar qu'Hitler a été élu. Et Danton, et Robespierre avec la Terreur et tous ses massacres. Mais le roi, c'est un tyran ! Cela n'est jamais arrivé en 1300 ans de monarchie française, et il y a assez de barrières dans les institutions de la royauté pour rendre impossible un tel événement. Ce sont les républicains qui accusaient Louis XVI d'être un tyran, alors que celui-ci a même refusé de faire tirer sur les émeutiers qui enfonçaient ses portes ! Les révolutionnaires ont liquidé des centaines de milliers de personnes parce qu'elles n'étaient pas d'accord avec eux. Qui est le tyran ? De toute façon, il suffit de comparer : Guillaume II est-ce la même chose qu'Hitler ? Sihanouk est-ce même chose que Pol Pot ? Le Shah, est-ce même chose que Khomeyni ? -Louis XVI est-ce même chose que Robespierre ? Nicolas II, est-ce même chose que Staline ? La république, elle, est plus que tyrannique, elle est totalitaire, sur les corps ou les âmes. Depuis les années 1880, elle enseigne aux élèves une histoire tronquée, falsifiée, trompeuse. Elle a endoctriné des générations entières, montrant une vision purement négative de la monarchie, et de nos jours, une image négative de la France, dans une sorte de masochisme abjecte. Et si le roi est incompétent ? Même d'intelligence moyenne, le roi est élevé dès l'enfance pour son métier de roi. Aujourd'hui nous élisons les meilleurs... candidats, et les meilleurs candidats font rarement les meilleurs responsables politiques. Par exemple, si Henri III avait été élu, il aurait fini par être renversé par le duc de Guise, ultra populaire à un moment donné, anti-protestant acharné, et qui n'aurait pas manqué de rallumer la guerre civile. De plus, les rois peuvent s'entourer des meilleurs hommes : Suger, Sully, Colbert. Tandis que les hommes politiques miseront plutôt sur des médiocres car ils ont trop peur de la concurrence. Tenez, si Louis XIII avait été élu, jamais il n'aurait gardé Richelieu. Et ne pensez-vous pas que le système actuel est par nature incompétent avec des majorités qui font et défont ce que les autres ont fait et défait juste avant ? Et la liberté ? Devrons-nous toujours penser comme le roi ? Heureusement que non ! Mais c'est aujourd'hui, en France, que nous ne sommes pas libres de penser et d'écrire ! L'intérêt d'un politicien est d'être réélu, donc de plaire au grand nombre puis de faire entrer tout le monde dans une pensée la plus unique possible. Le moyen le plus facile est la démagogie et la propagande. Le roi n'a pas besoin de ça puisqu'il ne dépend pas de l'élection. Il a au contraire besoin, pour bien gouverner, que les citoyens s'expriment et délèguent leurs représentants. Justement, à propos de Liberté, la république nous l'a donnée. Mais cette liberté là, c'est encore de la démagogie ! C'est faire croire à chacun qu'il peut faire ce qu'il veut ! La Liberté, avec un grand « L », lorsqu'elle est unique, mène à l'absence de libertés concrètes et réelles. Un roi de France, au contraire, s'attachera aux vraies libertés. Il pourra les préserver en étant justement le garant de règles qui se placent au dessus de lui-même et des intérêts particuliers. La France a toujours été pleine de libertés dans ses métiers, ses régions, ses villes, ses universités, ses écoles. Elles ont disparu ! Tenez, justement, croyez-vous que dans les écoles, aujourd'hui, les professeurs qui veulent bien faire leur travail sont vraiment libres ? Et les droits de l'homme ? D'abord, l'histoire de nos rois est remplie de ce que l'on pourrait appeler aujourd'hui des progrès des droits de l'homme, au sens le plus naturel. La disparition du servage, la création des jours fériés (que la république veut supprimer), la dignité des femmes et des enfants, etc. Ce n'est pas la monarchie qui a rendu la femme mineure, ce n'est pas la monarchie qui a envoyé des enfants dans les mines, ce n'est pas la monarchie qui a créé un esclavagisme industriel. Ensuite, on parle toujours des droits ou des devoirs de l'homme, mais jamais de ses BESOINS : la paix, la prospérité, la justice. Or le roi est pour la paix (il ne fait pas des guerres pour des raisons électorales ou idéologiques, comme la République française où la « communauté internationale »). Le roi est pour la prospérité ; ce n'est pas un idéologue socialiste ou ultra-libéral. Le roi est pour la justice ; son souci est l'unité de son pays, et il sait bien que cela passe par la justice, alors qu'un président de la république divise les Français par sa simple désignation, et donc favorisera toujours un bord par rapport à un autre. Une monarchie est-elle xénophobe ? Une des vertus de la monarchie est l'ancrage dans le pays réel ; il est donc plus facile de communiquer avec les étrangers sans se perdre soi-même. Si vous préférez, c'est parce que je suis patriote que je respecte les étrangers, comme c'est parce que je suis chef de famille que je respecte les autres familles. Alors que la République, complètement désincarnée, est passée d'un extrême à l'autre, d'une xénophobie forcenée à la négation totale de l'identité nationale. Certes mais pour ce qui est des Juifs ? Avant la révolution, il y avait énormément de Juifs dans les administrations de province. Aux Etats Généraux de 1789, les Juifs votèrent, et envoyèrent leurs cahiers de doléances. A Bordeaux, l'un d'eux faillit même être élu député du Tiers-état. Il y a bien eu des statuts particuliers des Juifs, en particulier au Moyen-Age, mais ce n'était pas le fait de la monarchie : les républiques italiennes à la même époque et, avant cela, les républiques antiques se comportaient de la même façon avec ces communautés. Quant à l'antisémitisme, ce sont des mots qui n'ont pas de sens sous la monarchie, et qui vont justement prendre toute leur force dans ce XIXè siècle si épris de Liberté théorique, et tellement républicain. Mais tout de même, la royauté, c'est un peu le pouvoir donné à l'Eglise ? Certainement pas. Les rois de France ont toujours combattu les empiétements du Pape, même Saint-Louis ! Pourquoi un roi aujourd'hui agirait-il différemment ? Alors quelle est votre position vis à vis de l'Eglise ? Excusez-moi, mais j'aimerais tout d'abord que vous parliez des églises. Et des membres de l'Alliance royale, juifs ou protestants par exemple, sans parler des agnostiques, n'ont pas du tout l'intention de se voir imposer une confession. En revanche, l'institution royale est chrétienne, parce que la France est naturellement chrétienne, et parce que le roi doit forcément se référer à une loi qui le dépasse. La loi civile. Celle-ci, livrée à elle-même, n'est que le reflet des modes, des passions et des pulsions du moment, dont notre XXème siècle a fait la malheureuse expérience. La république, c'est l'unité, parce que le vote exprime la volonté générale. Mais c'est tout le contraire. En France, la république, c'est la désunion. D'abord la volonté générale, ça n'existe pas. Le vote n'exprime que la somme mathématique de points de vue individuels. Ensuite, chaque élection présidentielle est une grande défaite pour la France, car c'est la victoire d'une partie de la population sur une autre, donc une division. La république fonde son existence sur la division. Mais tout de même, un roi, c'est un personnage inaccessible, entouré de nobles ! Sous Louis XIV, n'importe qui pouvait voir le roi. On louait même une épée et un chapeau à ceux qui n'en avaient pas comme on prête une cravate pour entrer dans certains restaurants, car c'était l'usage. Vous imaginez les risques que le roi prenait pour ne pas se dérober ? Allez frapper à la porte de l'Elysée pour voir ! Et puis, tout le monde pouvait devenir ministre du roi. Le père de Colbert vendait des draps. Tous les rois avaient des gens du peuple parmi leurs conseillers. Aujourd'hui, tant de ministres sont énarques et fils d'énarques ! Et puis la noblesse, c'est de l'histoire ancienne. Elle provenait de la féodalité qui n'a été liée à la monarchie que par l'histoire. N'y a-t-il pas aujourd'hui des sortes de féodalités de l'argent beaucoup plus éloignées du peuple que ne l'étaient les petits nobles de province ? Admettons, mais au niveau national, vous ne voulez tout de même pas remettre en cause le suffrage universel ? Tel qu'il est pratiqué, le suffrage universel est un vote de masse qui fait le jeu des partis, favorise les idéologies et la démagogie, il évacue les vrais problèmes. De plus, le système s'en sert pour faire croire que le pouvoir vient exclusivement du peuple, et, avec un peu de propagande et beaucoup d'argent, il fait ce qu'il veut. Nous ne remettons pas en cause le suffrage universel pour représenter les Français, mais il ne doit pas être utilisé pour tout et n'importe quoi. La république nous a donné la prospérité La France était avant la révolution la nation la plus prospère d'Europe, et la plus en avance scientifiquement et techniquement au monde, devant l'Angleterre. La Révolution a tout bouleversé. Aujourd'hui, la république a 1000 milliards d'euros de dette. C'est ça la prospérité ? La république développe de la pénurie de manière institutionnelle. Ce qui compte, ce sont les réélections. Tenez, une politique économique a besoin de nombreuses années pour porter des fruits, mais les mandats électoraux sont bien plus courts que cela. Alors, la croissance est essentiellement liée au sacro-saint principe de consommation. Ceci est moins vrai dans une monarchie, car le roi, de part sa position, peut se permettre de regarder vraiment loin, et l'argent de l'Etat, il ne veut pas s'en servir pour assurer sa réélection, mais il veut transmettre à son successeur un pays prospère. Parlons un peu des apports de la république ; elle nous a appris à lire. Ce qui est faux ! Dès Louis XIV, des édits sont promulgués pour que chaque ville se dote d'écoles. Les écoles de la république, avec ses hussards noirs, a appris à des générations d'enfants une histoire tronquée, falsifiée. Les Philosophes, tant épris de Liberté, demandaient la fermeture des écoles populaires, c'est ironique, n'est-ce pas ? Et puis, regardez un peu le désastre : un nombre impressionnant d'enfants ne lisent pas couramment en 6ème. Ne croyez-vous qu'avec autant de moyen et moins de dogmatisme, la monarchie ne pourra pas faire mieux ? Ce qui me gêne, tout de même, c'est l'hérédité. Mais tout est héréditaire : les chanteurs, les acteurs, les énarques, les médecins, les artisans, et ça ne choque personne ! Dans une monarchie, l'hérédité apporte quelque chose de plus : la continuité, la préservation des vrais intérêts du pays, à long terme. Les querelles et les appétits de pouvoir existeront toujours, il ne faut pas se leurrer, mais ils seront limités par le roi lui-même : lui, son pouvoir, il l'a reçu, il le transmet, tout simplement. Quel type de monarchie proposez-vous ? Refusant l'idée d'une république couronnée, nous proposons une monarchie institutionnelle, basée sur des principes dépassant la volonté même du roi, une monarchie fondée à la fois sur un domaine régalien et sur un système d'assemblées, qui respecte la famille et les particularités de chacun. Une monarchie " à la française ", c'est-à-dire un peu différente de ce que nous connaissons autour de nous. Mais une monarchie adaptée à notre époque. Il serait vain d'ailleurs de s'accrocher à des visions passéistes de la prérogative royale, qui ne correspondraient pas à nos mentalités et donc conduiraient la monarchie à l'échec. Ce que nous attendons du roi, c'est avant tout la justice et la paix. Il garantit la cohésion du corps social et l'indépendance de la justice. Par exemple, il lui revient de nommer lui-même le Garde des Sceaux, qui devient indépendant du gouvernement et sort du manège des partis. Il garantit également la souveraineté nationale, ne serait-ce qu'en incarnant cette souveraineté, ce qui permet d'autant mieux à la France de rester elle-même dans les alliances ou les organisations supranationales. Pour le reste, ce qui concerne la cité, son gouvernement, sa gestion, les moyens que nous connaissons aujourd'hui peuvent très bien être conservés, ou plutôt améliorés, afin d'obtenir un mode de représentation sincère du peuple au sein des organismes délibérants. A cet égard, il faut absolument étendre la représentation nationale à toutes les couches de la société, et non plus laisser quelques oligarchies et des organisations idéologiques confisquer la vie politique, ce qui est malsain et explique en grande partie le divorce entre les Français et leurs élites. Est-ce une monarchie constitutionnelle ? parlementaire ? absolue ? Ne nous laissons pas tromper par les termes. Constitutionnelle ? S'il s'agit d'une monarchie dotée d'une constitution, alors il n'y a pas de problème. Mais s'il s'agit d'une monarchie dont le roi tient son pouvoir d'une constitution, alors là, les ennuis commencent. Pour nous, l'institution royale dépasse la constitution. Parlementaire ? C'est le même clivage. Il est indispensable de doter la monarchie d'une institution parlementaire, mais celle-ci ne doit pas pour autant contraindre le roi. Absolue ? Dans le sens de délié des factions, oui, bien sûr, mais personne n'entend plus ainsi aujourd'hui le terme « absolu ». S'il s'agit d'une monarchie totalitaire, alors nous sommes tranquille : jamais la monarchie française n'a été aussi totalitaire que la République a pu l'être.Qu'est-ce que vous appelez une monarchie institutionnelle ? Cela part de l'observation que tout régime fondé uniquement sur la qualité des hommes est instable. En monarchie, ce ne sont pas les personnes, mais les institutions qui sont vertueuses. La monarchie n'est pas un régime personnel, ce qui supposerait des hommes exceptionnels. La monarchie n'est pas non plus un régime des partis, ce qui rendrait inutile toute vertu personnelle. Voilà pourquoi la monarchie est un régime institutionnel. Les monarchies européennes ne sont-elles pas fantoches ? Certainement pas. Les souverains européens sont perçus dans leur pays comme le ciment de leur nation, et c'est d'ailleurs ce qui leur vaut l'hostilité de certains séparatistes, comme les chez les Flamands belges ou les Basques espagnols. Les monarchies européennes sont essentielles. C'est Juan Carlos qui a empêché l'Espagne de replonger dans la dictature après la mort de Franco. C'est la couronne britannique qui fait indéniablement la force de cette nation. Si la Belgique existe encore, c'est bien grâce au roi. Et demandez à un Norvégien si la monarchie est une option ! Sans parler des principautés de Monaco et du Lichtenstein ou du Grand Duché de Luxembourg qui n'envisagent pas une seconde autre chose que leur monarchie. Grâce à Dieu, il y a de nombreuses monarchies, et cela évite au jacobinisme de se répandre en Europe.Bien sûr, les monarques européens sont limités dans leurs prérogatives. Contrairement à ce que certains peuvent dire, cela ne vient pas de la personnalité des princes. Dans certains cas, cela peut venir de la forme de ces monarchies, plus ou moins limitées par des constitutions qui se sont imposées à elles (certains emploient le terme de républiques couronnées, mais c'est abusif). La manque d'efficacité des pouvoirs européennes tient surtout du fait qu'il y a, dans ces pays, le même mal qui ronge la société : massification, individualisme, pertes de repère, etc. Il y a des régimes de partis idéologiques avec qui les monarques doivent composer. Cela ne durera pas. Mais la où, dans une monarchie, l'effondrement de ce système de non-valeurs s'effectuera dans le calme, il prendra dans une République des proportions dramatiques : régimes policiers, conflits ouverts... à moins que les royalistes soient là pour faire entendre leur voix. Quelle sera la place de l'aristocratie ? Nous reconnaissons l'apport de l'aristocratie dans l'histoire de France et celle de nos rois. Mais nous n'oublions pas que l'aristocratie est liée en France à la féodalité, modèle qui a cessé d'être. Le modèle que nous proposons aujourd'hui distingue d'une part la démocratie équitable (c'est-à-dire celle des corps sociaux équitablement représentés dans le domaine de la politique publique), et la fonction régalienne (c'est-à-dire la fonction royale chargé de la préservation des intérêts fondamentaux de la Nation). Dans ce cadre là, l'aristocratie n'a pas vocation à prendre une place particulière. Nous reconnaissons également la qualité des personnes issues de l'aristocratie, encore aujourd'hui. Elles ont su, pour certaines, conserver et transmettre une âme. Mais nous constatons que d'autres personnes ont émergé en deux cents ans. Vis à vis d'eux, l'aristocratie n'a pas de raisons de s'imposer. Il n'y a donc pas de raison qu'un retour monarchique réserve un traitement particulier pour ce que vous appeler ses "précepteurs", si ce n'est pour leur rendre justice dans un devoir de mémoire. En revanche, et c'est fondamental, l'exemple de l'aristocratie d'hier pose aujourd'hui la question de la reconnaissance des services rendus à la Nation. Faut-il une ou plusieurs institutions ? Quels en seraient les principes ? Dans ce domaine comme dans tant d'autres, tout est à refaire. Quelle est votre position sur l'Europe ? La France partage avec l'Europe une communauté de civilisation de par son héritage historique, culturel, spirituel, et parce qu'elle appartient au même ensemble géostratégique. L'Alliance Royale est donc favorable a toutes sortes de coopérations, partenariats ou alliances européens : militaires, monétaires, industriels, etc. Mais ces engagements doivent être raisonnablement réversibles, pour préserver la liberté d'action de notre pays. Ils ne doivent pas, en outre, entraver d'autres engagements, en particulier vis à vis des Etats-Unis et de l'Afrique. Ils doivent enfin préserver nos capacités nucléaires et notre ouverture maritime et outre-mer. Ainsi l'Alliance Royale est loin de souhaiter un renfermement de la France sur elle-même, mais au contraire une large ouverture, rendue possible sans risque de dilution ou d'éclatement par l'ancrage de son identité dans l'institution monarchique. En effet, une France royale, donc souveraine, peut gérer avantageusement ses dépendances. En revanche, l'Europe n'est pas une patrie. L'idée contraire procède d'un universalisme naïf ou de pures spéculations intellectuelles. L'Union européenne n'est d'ailleurs fondée que sur l'économie et l'idéologie. L'Alliance Royale est française et profondément patriote. Où vous positionnez-vous sur l'échiquier politique ? La république, avec son clivage droite-gauche hérité de la Révolution, nous classe historiquement à droite, pour des raisons institutionnelles. Mais en tant que parti royaliste, nous sommes au dessus de ce clivage. Nous sommes de France. D'ailleurs, notre projet de monarchie institutionnelle fait converger vers nous des hommes et des femmes aux diverses sensibilités qui nous enrichissent. N'y a-t-il pas une incohérence à vouloir se présenter aux élections, pour un parti royaliste ? Non. Bien sûr, nous ne voulons pas soumettre le roi aux urnes ; il ne serait alors qu'un prétendant, qu'un candidat. Nous nous présentons aux élections pour entrer concrètement dans le paysage politico-médiatique, et soumettre à nos concitoyens nos propositions politiques concrètes. De plus, nous sommes favorables au principe des élections, tant qu'on ne lui fait pas dire n'importe quoi. Pourquoi n'êtes vous pas plus visibles ? C'est justement parce que les royalistes ne sont pas visibles que nous nous présentons aux élections. Il faut prendre les choses dans ce sens : ce sont les élections qui nous feront connaître du grand public. C'est même la seule possibilité puisqu'il est quasiment impossible de parler dans les médias si ce n'est à l'occasion des élections.
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