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Esope

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  1. Esope

    Les faux arguments du créationnisme

    L'idée même de créationnisme est un anthropomorphisme : "raison", " création"... Ce sont des concepts humains, assez récents historiquement qui plus est. Pour quelle raison devrait-il y avoir une raison à la vie ? Et si cette raison devait exister qu'elle en serait la raison ? Et la raison de la raison etc. C'est un miroir sans fin... Idem pour le couple création/créateur. Ce sont des boucles récursives en Logique. De fait les solutions à ce type d'aporie ne peut être qu'Il-logique... Il ne peut donc s'agir que d'histoires qui ont des buts variés : installer une morale, imposer un ordre, des relations aux êtres, au monde, aux ressources... Et c'est ici que le bas blesse ! Les créationnistes sont soutenus et correspondent à un désir de croissance humaine infini : toujours faire plus d'enfant, toujours exploiter plus de ressources. Il s'agit avant tout de donner un masque vertueux à la prédation humaine. Pour les créationnistes, seule la vie humaine est d'ailleurs un bien. On peut exterminer toutes les autres espèces, toute autre vie ! SI cela est profitable à l'Homme. Il ne faut jamais perdre de vue qu'une religion est d'abord un système de justification à la domination !
  2. Esope

    Objectif Mars

    Non, je pensais justement éviter de parasiter le fil sur "Curiosity" avec d'autres considérations. Ici, il est plus question de projections ! Robinson dans Mars la rouge s'appuie justement sur plusieurs des choses dites ici ! Certain(e)s l'ont en fait peut être lu, c'est cela ? La terraformation objet de conflits entre ceux qui veulent s'adapter à Mars et ceux qui veulent adapter Mars. La production autonome de biens, y compris agricole avec des fermes sous serres étanches, comme en bocaux ! Et bien sûr la cupidité des transnationales pour les ressources martiennes ! Peut être, finalement, vaut-il mieux attendre d'avoir passé le cap du capitalisme débridé avant d'aller sur cette planète. L'auteur y ajoute, qui plus est, des découvertes sur la longévité et donc une anarchie terrienne qui rend la colonisation martienne plus conflictuelle encore. Mais oui, il est probable que ce n'est pas de toute façon pour tout de suite et que si une base scientifique s'y installait se serait pour le rester des décennies avant d'envisager un pas supplémentaire, et tout petit... Le problème des coûts des voyages et expéditions est évidemment important (qui rend faible l'intérêt des ressources martiennes).
  3. Esope

    FN :Faut-il en avoir peur ?

    Ce n'est pas une analyse philosophique ou psychanalytique mais anthropologique voire éthologique. Vous n'allez tout de même pas me dire que vous ne savez qu'il existe une compétition des mâles pour les femelles chez tous les mammifères (et pas seulement d'ailleurs), et que chez l'être humain cela a pris le plus souvent l'aspect d'une protection des femmes du groupe, ou du vol des femmes d'un autre groupe (enlèvement des sabines). L'étranger a toujours été inquiétant de ce fait (pas seulement parfois). Je ne porte pas de jugement de valeur, je décris un mécanisme qui continue de résonner chez beaucoup. Beaucoup ici parle de la "nature humaine" à tord et à travers. s'il y a bien un domaine où elle est prégnante c'est celui-ci. Vous pouvez mettre des bémols, trouver des exemples divergents (les marins de Cook), mais cela n'enlève rien à cette récurrence. Je me doute qu'il faut bien discréditer ce type d'observation qui angoisse beaucoup car il révèle aussi bien la curiosité sexuelle des femmes, l'exotisme racialiste qu'elle implique, tout à fait identique à celle des hommes, mais aussi les frustrations des mâles inquiets. De manière générale, tout le monde préfère que tout cela reste du domaine du non-dit... Les immigrés italien du début du siècle en Provence étaient aussi accusés de prendre les plus jolies filles, même si ce n'était jamais aussi expressif et explicite que le travail... Il ne faut pas sous-estimer l'effet de ces phénomènes.
  4. Esope

    Des tablettes à la place des manuels scolaires

    Je suis également désolé Chame, mais cela n'a rien à voir avec une expérience de classe, même dans des quartiers calmes. Et j'ai travaillé dans le privé de nombreuses années durant (assurances, ingénierie, banque, urbanisme). Je n'ai que rarement rencontré les niveaux de compétence et d'engagement que je connais dans l'éducation nationale, mais pour autant je ne généralise pas à tout le privé. Un privé souvent très semblable dans ses impérities à ce que j'ai vu de décourageant dans certains corps administratifs de l'état ou des CT, voire pire dans certaines grandes entreprises...
  5. Esope

    Des tablettes à la place des manuels scolaires

    Le problème du numérique à l'école ne se réduit à l'usage de la tablette ! Certain(e)s ont relevé l'aspect commercial indéniable de cette présentation d'un outil comme solution d'avenir ! En réalité les tablettes sont un marché juteux et une politique économique bien plus qu'une politique éducative, dans une période de recherche fiévreuse et avide de croissance. Le numérique n'en est pas pour autant indéfectiblement lié à cette triste manipulation médiatique du 'progrès' et des 'aspirations' à l'excellence de parents inquiets dans une conjoncture sombre. Le numérique est une révolution. Nul n'est besoin des 'analyses' de Michel Serres pour le comprendre, même si certain(e)s pourront s'y référer. Dans l’enseignement, les tableaux numériques commencent à se répandre. C'est une compétence nouvelle et complexe à acquérir pour les professeurs, mais assez souvent réjouissante car riche de potentiels pédagogiques, de créativité dans la construction des cours, dans la ré-acquisition de l'attention des élèves. Le manuel numérique ne peut être distingué de cette évolution. Il n'est pas seulement un 'allègement' de cartable, par ailleurs indispensable, mais dont il a été souligné que des solutions diverses le permettaient. L'hyper-textualité, la multiplication des supports, l'échange de données, la prise de notes contextuelles, le bureau virtuel etc. sont autant de possibilités pédagogiques et éducatives qui peuvent stimuler l'apprentissage et la compréhension. La question de l'outil est alors très insuffisante, car ce sont les usages et les compétences qui sont réellement en questions. La vitesse des mutations rend difficile le suivi parfois. Durant quelques années, il va exister des écarts dû à l'adaptation, entre celles et ceux qui sauront utiliser le numérique et celles et ceux qui en auront moins de facilité. Cela à des niveaux différents : parents moins compétents, professeurs plus lents, moins formés, établissements ségrégés socialement, ethniquement, et administrativement... Les problèmes liés aux outils eux-mêmes ne sont pas inexistants mais doivent être réévalués : Les problèmes de vue sont très travaillés par les fabricants, en particulier pour les liseuses qui se fonderont dans les tablettes numériques, avec leur technologie de lecture à faible rémanence. La diffusion de tablettes dans l'éducation accélérera les progrès en ce sens et la définition de standards. Quelqu'un relevait qu'il est possible de créer des programmes d'écriture manuelles pour les tablettes . Ils existent déjà. Par ailleurs, il est possible que les évolutions aillent vite mais le cahier papier n'est pas encore réellement sur la sellette, même s'il existe des établissements ou des régions 'pilotes' sur des avancées plus lointaines. Il s'agit surtout, pour le moment, de passer au manuel numérique, c'est à dire à une version numérique des manuels papiers existant. Je souligne ici que les éditeurs numériques et papiers sont les mêmes !!! contrairement à ce que j'ai pu lire parfois. Les éditeurs fournissent ainsi une version numérique de leur manuels papiers à des prix équivalents (autour de 20€ l'exemplaire) si l'établissement n'achète que la version numérique (ce qui est très abusif...) mais à 3 ou 4 euro l'exemplaire si la version papier est possédée par l'établissement (à au moins 50 à 75 % du nombre d'élèves concernés). La disparition de l'écriture manuscrite n'est pas envisagée, ni par l'administration, ni par les enseignants. Et les parents d'élèves qui y seraient favorables sont très minoritaires... Le problème de la lecture ne change pas entre le livre et la tablette. On peut lire sur une tablette, comme sur un ordinateur, comme dans un livre... Le problème de lecture qu'a introduit le numérique est autre. Il s'agit surtout de communication et de concentration (économie de l'attention). Les enfants et les adultes lisent beaucoup ! Mais des sms, des chats, des forums, des textes courts et souvent légers, avec peu de matières intellectuelles, de réflexions, de suites dans les idées. Ici même, qui lira mes longs paragraphes ??? Il est de la responsabilité des professeurs, dont surtout le prof-doc, mais aussi des parents de motiver les enfants à la lecture, de mettre en scène l'imaginaire du livre, de l'écriture. De faire aimer les livres aux tout petits par l'achat ou l'emprunt de livre pour eux, par la lecture d'histoire le soir. Des histoires longues de temps en temps, même en plusieurs fois !
  6. Esope

    Des tablettes à la place des manuels scolaires

    Je crois avoir lu toutes les pages de ce fils intéressant et dont je trouve que l'engouement est plutôt rassurante même si les positions vont souvent vite et font beaucoup d'impasse. Je reprendrais d'abord quelques interventions : Ce genre d'intervention est la plus problématique et symptomatique de la plus grande difficulté dans l'enseignement, y compris pour le sujet qui nous intéresse. Chame et quelques autres critiquent aussi ailleurs le 'statut' de professeur... Cette critique des professeurs comme des geignards, des fainéants, voire des oisifs, et des incompétents rend particulièrement difficile le travail d'éducation justement reproché comme manquant. Car les élèves sont saturés de ce discours, relayés par leurs parents ou des amis de ceux-ci. Un discours produit par des gens qui ne se sont jamais confronté à la difficulté d'une classe, et plus encore d'une cohorte d'élèves. L'opposition est trop souvent présente entre parents et professeurs pour qu'un travail de qualité soit réalisé. Et pourtant les professeurs dans leur immense majorité font un travail de dépassant, sous le prétexte de mots dépassés pour beaucoup ici peut-être : 'amour', 'engagement', 'courage', 'conviction', 'altruisme', 'sens du service public'... Il est impossible d'être longtemps prof sans aimer ses élèves, sans avoir le courage d'assumer les erreurs, les déceptions, les affrontements, sans être convaincu de la nécessité de l'éducation, de la transmission des connaissances et des valeurs, sans éprouver l'abnégation d'un salaire sans comparaison avec celui des niveaux de compétence équivalent sur le marché du travail, et des conditions de travail, etc. Les enseignants souffrent avant tout, personnellement aussi, mais surtout dans l'efficacité de leur travail d'une relégation de leur statut, de leur utilité sociale. Et ceci dans une forme assez paradoxale lorsque l'éducation, le niveau de diplôme convoité par les parents est élevé dans le même temps que leur critique l'est tout autant du travail des enseignants ! Je veux bien que le niveau de diplôme ait augmenté et que la 'considération' pour le professeur (qui possède donc des connaissances) ait pu de ce fait diminuer, mais cela ne souligne que la médiocrité d'utilisation de cette élévation du niveau d'instruction moyen. Comme le dit déjà quelqu'un d'autres nous faisons le monde, c'est même tout le sens de l'éducation !!! Les correcteurs orthographiques ont déjà réincorporé ces règles. Pour le reste je dirais que le numérique n'empêche nullement la pratique de la bille, du crayon, de la plume, même d'oie !! On ne peut pas juger d'un cas, surtout du sien, pour évaluer le bien d'autrui. En sixième un élève peut faire 1 m 60 et porter sans sourciller 5 kilos une heure par jour, mais ce n'est pas le cas de la majorité. Il y a aussi des petites, tout frêles. Et je ne suis pas certain qu'on en fera des hommes ou des femmes en leur cassant le dos. Car le cartable n'est pas une altère de musculation ! Le problème du poids des cartables est donc un vrai problème qui n'est pas une vue de l'esprit de la part des enseignants et plus encore, d'ailleurs de la part des parents d'élèves...
  7. Esope

    PV injustifié, une justice en panne?

    Le pragmatisme est la solution pour permettre l'avènement du pire. La seconde guerre mondiale et l'occupation offre nombre de cas, quelques autres guerre depuis et beaucoup de cas moins bien connus de lutte contre des toxique (tabac, amiante etc.). C'est une solution individuelle, incivile, de faible, mais que nous pratiquons tous et à laquelle le système nous invite en la naturalisant (la fameuse invention de la 'nature humaine'). Des comportements qui sont tout sauf naturels lorsqu'ils se pérennisent ! Mais qui indique notre niveau de "liberté" tant vanté... Prenons la dimension socio-économique actuelle de ces amendes. Le système actuel ne sait plus ou grappiller de l'argent pour remplir les poches des plus riches. Les amendes sont de plus en plus arbitraires et inventées de toute pièce ! J'ai eu un cas personnel et en ai connu plusieurs. Il est le plus souvent impossible d'apporter des preuves, la police étant au-dessus de la loi puis-qu’assermentée ! Si un flic établit une amende pour un faux délit de stationnement, comment le prouver ? C'est l'occasion pour l'état de voler aux citoyens les plus moyens des sommes considérables. J'ai vu des flics en bas de chez moi relever des plaques d'immatriculation en regardant autour d'eux, comme des voleurs s'attendant à être surpris. Des véhicules parfaitement en règle, sur lesquels ils ne posent plus d'amende mais dont les propriétaires reçoivent chez eux des courriers de verbalisation plusieurs semaines après... Un bon moyen pour empêcher toute contestation immédiate, pour que le ticket de stationnement ait été jeté entre temps etc. Le système de contravention routière est devenu un racket au sens le plus strict, totalement équivalent à celui d'un état policier, avec la même corruption. Un de mes voisins se gare toujours à 'sa' place, sur un bateau, n'a jamais d'amende et n'hésite pas en sourire avec un clin d’œil car sa petite amie travaille dans la police municipale...
  8. Esope

    FN :Faut-il en avoir peur ?

    Je trouve toujours amusant comme des personnes sur un forum, donc normalement ici pour discuter débattre, ne sont pas capable de se contrôler et ne peuvent lire que ce qui leur convient !!! Quel est l'intérêt de venir sur un forum si c'est pour fantasmer sur des avoines (à faire mettre par sa copine hein... pas soi-même bien sûr !), ou bien pour insulter, tenter de faire taire, etc. En fait que s'agit-il donc de faire si ce n'est éructer sa présence ? Sans aucune matière... Ou peut être faire du score en terme de messages ?
  9. Esope

    Objectif Mars

    Je viens de terminer la lecture de Mars la Rouge de Kim Stanley Robinson. Et c'est ce qui me fait ouvrir ce fil, et découvrir en même temps l'aventure en cours de 'Curiosity', dont je n'avais pas entendu parler ! Les images de Curiosity nous montre un ciel clair, assez proche du nôtre, parfois d'un bel orange que nous ne connaissons pas mais très reposant, doux. Malgré le froid et une vie en caisson / combinaison, seriez-vous intéressé par faire partie d'une des premières colonies sur Mars ? Et si oui, que verriez-vous comme organisation sociale et politique pour cette 'colonie' ? Mars serait-elle une terre libre, ou la propriété d'un ou plusieurs gouvernements ?
  10. Esope

    FN :Faut-il en avoir peur ?

    A 49 ans tu as une 'meuf' !! Pour le coup on voit qui est 'grave' !!! Ou très prolo ce qui n'est pas très différent :cool: Mais en fait tu cherches seulement à apporter de l'eau au moulin c'est ça Ah, les femmes douces et fragiles.... :smile2: On traville beaucoup depuis quelques temps sur la violence des femmes, les femmes pédophiles etc. Toutes finalement pas rares du tout !! C'est sûr, ainsi que ne pas les écouter du tout d'ailleurs. Ce qui indique un aveuglement politique ou, pire - mais très partagé -, un rejet du politique...
  11. Avez-vous déjà été amoureu(x)(ses) du père, de la mère, du fils de la fille d'un(e) de vos relations sentimentales et / ou sexuelles ?
  12. Esope

    FN :Faut-il en avoir peur ?

    Plus qu'intéressant !!! Ce sont des maghrébins eux-même qui aident l'homme à se relever et interdisent l'agression dont on voit le fait de qui elle est : Une femme, blanche !!! De celle qui défend ses hommes traditionnels pour la plupart dont elle estime qu'ils sont de vrais hommes, eux, à la différence du "blanc de poulet" ! J'ai entendu souvent ce genre de blanche s'exprimer, avec une agressivité que peu d'hommes ont... Et je sais ce qu'elles défendent. Non pas l'antai-racisme mais le racialisme de leurs désirs sexuels et reproductifs ! Voilà ce qu'est l'anti-racisme, et voilà pourquoi une certaine xénophobie, au sens très strict du mot, est présente et se diffuse ! Les femmes, dans tous les groupes sociaux sont un enjeu ! Il est très inquiétant de les voir aller vers l'Autre. C'est bien sûr le sens du voile, de l'enfermement réel et symbolique des femmes musulmanes ! Ne pas les laisser aller vers l'Autre, vers l'étranger ! Qu'y-a-t-il de surprenant à ce que des blancs qui se conçoivent comme un groupe particulier (c'est leur problème) réagissent lorsqu'ils ont le sentiement d'être dépossédés de "leurs femmes" ? Rien ! Et que la libération des femmes blanches les conduisent aux choix reproductifs et sexuels et à une telle agressivité vis à vis des hommes de leur groupe qui s'en sentent frustrés, montre toute l’ambiguïté de la liberté, toute l'animalité des relations hommes/femmes... L'humanité n'est pas prête de s'en sortir..
  13. Esope

    Je tousse souvent !

    C'est mal barré... Tu préfères être inhumé ou incinéré ? Préviens-en tes proches !
  14. Esope

    À 96 ans, il est encore une fois papa

    Un âge ? Lequel ? Si dans deux siècles nous vivons 150 ans... Quel sera l'âge d'être parents ? Le problème, ici, est plus l'invocation d'un autre âge pour le coup, celle de Dieu ! Visiblement il n'a même pas eu besoin de coucher avec sa femme de 42 ans plus jeune que lui... Puisque Dieu fait tout !
  15. Esope

    contention en hôpital psychiatrique

    La difficulté réside dans le point de vue. La norme est en soit un point de vue subjectif mais plus largement partagé et vecteur de continuité sociale, culturelle... Mais j'invitais à une chose, la liberté de reconstruire le monde. Je vais utiliser la déclaration d'indépendance des USA : "...Nous tenons ces vérités comme allant d'elles-mêmes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont dotés par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu'une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l'abolir et d'établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes et en l'organisant en la forme qui lui paraîtront les plus propres à lui donner la sûreté et le bonheur. La prudence enseigne, à la vérité, que les gouvernements établis depuis longtemps ne doivent pas être changés pour des causes légères et passagères, et l'expérience de tous les temps a montré, en effet, que les hommes sont plus disposés à tolérer des maux supportables qu'à se faire justice à eux-mêmes en abolissant les formes auxquelles ils sont accoutumés. Mais lorsqu'une longue suite d'abus et d'usurpations, tendant invariablement au même but, marque le dessein de les soumettre au despotisme absolu, il est de leur droit, il est de leur devoir de rejeter un tel gouvernement et de pourvoir, par de nouvelles sauvegardes, à leur sécurité future. Telle a été la patience de ces Colonies, et telle est aujourd'hui la nécessité qui les force à changer leurs anciens systèmes de gouvernement..." Passons sur l'aspect théocratique du début du paragraphe. Ce qui est en gras est important dans le principe : Les repères d'une société ne sont pas immuables, ni naturels, jamais !!! Il faut toujours être prudent si on veut rénover, changer, trouver d'autres voies mais le faire est un devoir humain !!! C'est même la seule façon de bien comprendre et de manifester son humanité. Et il ne faut pas oublier que la psychanalyse, et la psychiatrie ne sont pas univoquement tournée vers le soin mais également vers le maintien d'un ordre social, lequel est lui-même actuellement une démesure pathologique culturalisée? Je suppose que certain(e)s connaissent "souffrance en France" de Dejours mais beaucoup de choses sont à cette aune, du travail à l'alimentation en passant par l'habitat, le déplacement, les relations etc. Le souffrant psychique doit prendre la mesure, non pas de sa culpabilité dans une remise en cause de lui seul, mais de sa place dans la suite d'interactions sociales qui lui donne sens et existence. De fait, prendre du recul est important, y compris sur les normes de repères, aussi bien pour les patients que pour les soignants. Mais il faut ici rester critique tant sur la 'normalité' que sur les portes de sorties des souffrances qu'elle inflige. Il s'agit de trouver un chemin de simplicité dans la relation au monde réel, matériel, tangible pour remembrer le corps dans l'espace physique qui est le sien, et dont l'esprit, l'intellect, l'âme (peu importe le terme), dépend pour exister. Foin de la réussite, des diplômes, de la popularité, des obligations qui nourrissent surtout des appétits démesurés et cyniques. Il faut rechercher et construire du bonheur de proximité et de longue durée dans des choses vraies et simples. Beaucoup de troubles sont avant tout l'expression du décalage et de la capacité à gérer ce décalage. De fait, là se trouve aussi la plus grande sensibilité, le lancement d'alerte des dangers de la folie généralisée du monde contemporain, un peu comme le Canari au fond de la mine !!! Les soignants ne doivent pas être trop convaincu par le système social, ne peuvent pas être acquis à sa cause sans risquer d'être brutaux par inadvertance car inintelligents du sens des troubles psychiques. Ils deviennent en ce cas des agents de la violence symbolique. Il faut de l'amour de l'Homme pour soigner, comme pour éduquer des enfants. Mais la sélection sociale des soignants, comme des professeurs est bien loin d'être favorisée en ce sens, et pour des raisons évidences de volonté du système à se maintenir en place. Ce qui n'empêche pas, heureusement, la construction d'équipes très positives dans des lieux ou cette perception a trouver moyen de s'imposer, d'être protégée, favorisée... C'est une lutte permanente ! Les souffrants doivent se méfier de la facilité à laquelle le terme de 'pathologie' peut les inviter, subtilement et sournoisement. Ils sont de possibles détenteurs de forts potentiels de créativité, ce qui participe de leur instabilité, de leurs troubles (le foisonnement organique est plus difficile à contenir et à maîtriser que la matière minérale inerte). Et doivent inversement se méfier dans le même temps du sentiment de puissance que cette conscience peut entraîner, ressentir la beauté de l'être et de la créativité dans l'humilité du corps... Et lui donner eux-même du sens (le sens n'existe pas ex-nihilo). :)
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