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Esope

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  1. L'idée même de créationnisme est un anthropomorphisme : "raison", " création"... Ce sont des concepts humains, assez récents historiquement qui plus est. Pour quelle raison devrait-il y avoir une raison à la vie ? Et si cette raison devait exister qu'elle en serait la raison ? Et la raison de la raison etc. C'est un miroir sans fin... Idem pour le couple création/créateur. Ce sont des boucles récursives en Logique. De fait les solutions à ce type d'aporie ne peut être qu'Il-logique... Il ne peut donc s'agir que d'histoires qui ont des buts variés : installer une morale, imposer un ordre, des relations aux êtres, au monde, aux ressources... Et c'est ici que le bas blesse ! Les créationnistes sont soutenus et correspondent à un désir de croissance humaine infini : toujours faire plus d'enfant, toujours exploiter plus de ressources. Il s'agit avant tout de donner un masque vertueux à la prédation humaine. Pour les créationnistes, seule la vie humaine est d'ailleurs un bien. On peut exterminer toutes les autres espèces, toute autre vie ! SI cela est profitable à l'Homme. Il ne faut jamais perdre de vue qu'une religion est d'abord un système de justification à la domination !
  2. Je suis également désolé Chame, mais cela n'a rien à voir avec une expérience de classe, même dans des quartiers calmes. Et j'ai travaillé dans le privé de nombreuses années durant (assurances, ingénierie, banque, urbanisme). Je n'ai que rarement rencontré les niveaux de compétence et d'engagement que je connais dans l'éducation nationale, mais pour autant je ne généralise pas à tout le privé. Un privé souvent très semblable dans ses impérities à ce que j'ai vu de décourageant dans certains corps administratifs de l'état ou des CT, voire pire dans certaines grandes entreprises...
  3. Le problème du numérique à l'école ne se réduit à l'usage de la tablette ! Certain(e)s ont relevé l'aspect commercial indéniable de cette présentation d'un outil comme solution d'avenir ! En réalité les tablettes sont un marché juteux et une politique économique bien plus qu'une politique éducative, dans une période de recherche fiévreuse et avide de croissance. Le numérique n'en est pas pour autant indéfectiblement lié à cette triste manipulation médiatique du 'progrès' et des 'aspirations' à l'excellence de parents inquiets dans une conjoncture sombre. Le numérique est une révolution. Nul n'est besoin des 'analyses' de Michel Serres pour le comprendre, même si certain(e)s pourront s'y référer. Dans l’enseignement, les tableaux numériques commencent à se répandre. C'est une compétence nouvelle et complexe à acquérir pour les professeurs, mais assez souvent réjouissante car riche de potentiels pédagogiques, de créativité dans la construction des cours, dans la ré-acquisition de l'attention des élèves. Le manuel numérique ne peut être distingué de cette évolution. Il n'est pas seulement un 'allègement' de cartable, par ailleurs indispensable, mais dont il a été souligné que des solutions diverses le permettaient. L'hyper-textualité, la multiplication des supports, l'échange de données, la prise de notes contextuelles, le bureau virtuel etc. sont autant de possibilités pédagogiques et éducatives qui peuvent stimuler l'apprentissage et la compréhension. La question de l'outil est alors très insuffisante, car ce sont les usages et les compétences qui sont réellement en questions. La vitesse des mutations rend difficile le suivi parfois. Durant quelques années, il va exister des écarts dû à l'adaptation, entre celles et ceux qui sauront utiliser le numérique et celles et ceux qui en auront moins de facilité. Cela à des niveaux différents : parents moins compétents, professeurs plus lents, moins formés, établissements ségrégés socialement, ethniquement, et administrativement... Les problèmes liés aux outils eux-mêmes ne sont pas inexistants mais doivent être réévalués : Les problèmes de vue sont très travaillés par les fabricants, en particulier pour les liseuses qui se fonderont dans les tablettes numériques, avec leur technologie de lecture à faible rémanence. La diffusion de tablettes dans l'éducation accélérera les progrès en ce sens et la définition de standards. Quelqu'un relevait qu'il est possible de créer des programmes d'écriture manuelles pour les tablettes . Ils existent déjà. Par ailleurs, il est possible que les évolutions aillent vite mais le cahier papier n'est pas encore réellement sur la sellette, même s'il existe des établissements ou des régions 'pilotes' sur des avancées plus lointaines. Il s'agit surtout, pour le moment, de passer au manuel numérique, c'est à dire à une version numérique des manuels papiers existant. Je souligne ici que les éditeurs numériques et papiers sont les mêmes !!! contrairement à ce que j'ai pu lire parfois. Les éditeurs fournissent ainsi une version numérique de leur manuels papiers à des prix équivalents (autour de 20€ l'exemplaire) si l'établissement n'achète que la version numérique (ce qui est très abusif...) mais à 3 ou 4 euro l'exemplaire si la version papier est possédée par l'établissement (à au moins 50 à 75 % du nombre d'élèves concernés). La disparition de l'écriture manuscrite n'est pas envisagée, ni par l'administration, ni par les enseignants. Et les parents d'élèves qui y seraient favorables sont très minoritaires... Le problème de la lecture ne change pas entre le livre et la tablette. On peut lire sur une tablette, comme sur un ordinateur, comme dans un livre... Le problème de lecture qu'a introduit le numérique est autre. Il s'agit surtout de communication et de concentration (économie de l'attention). Les enfants et les adultes lisent beaucoup ! Mais des sms, des chats, des forums, des textes courts et souvent légers, avec peu de matières intellectuelles, de réflexions, de suites dans les idées. Ici même, qui lira mes longs paragraphes ??? Il est de la responsabilité des professeurs, dont surtout le prof-doc, mais aussi des parents de motiver les enfants à la lecture, de mettre en scène l'imaginaire du livre, de l'écriture. De faire aimer les livres aux tout petits par l'achat ou l'emprunt de livre pour eux, par la lecture d'histoire le soir. Des histoires longues de temps en temps, même en plusieurs fois !
  4. Je crois avoir lu toutes les pages de ce fils intéressant et dont je trouve que l'engouement est plutôt rassurante même si les positions vont souvent vite et font beaucoup d'impasse. Je reprendrais d'abord quelques interventions : Ce genre d'intervention est la plus problématique et symptomatique de la plus grande difficulté dans l'enseignement, y compris pour le sujet qui nous intéresse. Chame et quelques autres critiquent aussi ailleurs le 'statut' de professeur... Cette critique des professeurs comme des geignards, des fainéants, voire des oisifs, et des incompétents rend particulièrement difficile le travail d'éducation justement reproché comme manquant. Car les élèves sont saturés de ce discours, relayés par leurs parents ou des amis de ceux-ci. Un discours produit par des gens qui ne se sont jamais confronté à la difficulté d'une classe, et plus encore d'une cohorte d'élèves. L'opposition est trop souvent présente entre parents et professeurs pour qu'un travail de qualité soit réalisé. Et pourtant les professeurs dans leur immense majorité font un travail de dépassant, sous le prétexte de mots dépassés pour beaucoup ici peut-être : 'amour', 'engagement', 'courage', 'conviction', 'altruisme', 'sens du service public'... Il est impossible d'être longtemps prof sans aimer ses élèves, sans avoir le courage d'assumer les erreurs, les déceptions, les affrontements, sans être convaincu de la nécessité de l'éducation, de la transmission des connaissances et des valeurs, sans éprouver l'abnégation d'un salaire sans comparaison avec celui des niveaux de compétence équivalent sur le marché du travail, et des conditions de travail, etc. Les enseignants souffrent avant tout, personnellement aussi, mais surtout dans l'efficacité de leur travail d'une relégation de leur statut, de leur utilité sociale. Et ceci dans une forme assez paradoxale lorsque l'éducation, le niveau de diplôme convoité par les parents est élevé dans le même temps que leur critique l'est tout autant du travail des enseignants ! Je veux bien que le niveau de diplôme ait augmenté et que la 'considération' pour le professeur (qui possède donc des connaissances) ait pu de ce fait diminuer, mais cela ne souligne que la médiocrité d'utilisation de cette élévation du niveau d'instruction moyen. Comme le dit déjà quelqu'un d'autres nous faisons le monde, c'est même tout le sens de l'éducation !!! Les correcteurs orthographiques ont déjà réincorporé ces règles. Pour le reste je dirais que le numérique n'empêche nullement la pratique de la bille, du crayon, de la plume, même d'oie !! On ne peut pas juger d'un cas, surtout du sien, pour évaluer le bien d'autrui. En sixième un élève peut faire 1 m 60 et porter sans sourciller 5 kilos une heure par jour, mais ce n'est pas le cas de la majorité. Il y a aussi des petites, tout frêles. Et je ne suis pas certain qu'on en fera des hommes ou des femmes en leur cassant le dos. Car le cartable n'est pas une altère de musculation ! Le problème du poids des cartables est donc un vrai problème qui n'est pas une vue de l'esprit de la part des enseignants et plus encore, d'ailleurs de la part des parents d'élèves...
  5. La difficulté réside dans le point de vue. La norme est en soit un point de vue subjectif mais plus largement partagé et vecteur de continuité sociale, culturelle... Mais j'invitais à une chose, la liberté de reconstruire le monde. Je vais utiliser la déclaration d'indépendance des USA : "...Nous tenons ces vérités comme allant d'elles-mêmes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont dotés par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés. Toutes les fois qu'une forme de gouvernement devient destructive de ce but, le peuple a le droit de la changer ou de l'abolir et d'établir un nouveau gouvernement, en le fondant sur les principes et en l'organisant en la forme qui lui paraîtront les plus propres à lui donner la sûreté et le bonheur. La prudence enseigne, à la vérité, que les gouvernements établis depuis longtemps ne doivent pas être changés pour des causes légères et passagères, et l'expérience de tous les temps a montré, en effet, que les hommes sont plus disposés à tolérer des maux supportables qu'à se faire justice à eux-mêmes en abolissant les formes auxquelles ils sont accoutumés. Mais lorsqu'une longue suite d'abus et d'usurpations, tendant invariablement au même but, marque le dessein de les soumettre au despotisme absolu, il est de leur droit, il est de leur devoir de rejeter un tel gouvernement et de pourvoir, par de nouvelles sauvegardes, à leur sécurité future. Telle a été la patience de ces Colonies, et telle est aujourd'hui la nécessité qui les force à changer leurs anciens systèmes de gouvernement..." Passons sur l'aspect théocratique du début du paragraphe. Ce qui est en gras est important dans le principe : Les repères d'une société ne sont pas immuables, ni naturels, jamais !!! Il faut toujours être prudent si on veut rénover, changer, trouver d'autres voies mais le faire est un devoir humain !!! C'est même la seule façon de bien comprendre et de manifester son humanité. Et il ne faut pas oublier que la psychanalyse, et la psychiatrie ne sont pas univoquement tournée vers le soin mais également vers le maintien d'un ordre social, lequel est lui-même actuellement une démesure pathologique culturalisée? Je suppose que certain(e)s connaissent "souffrance en France" de Dejours mais beaucoup de choses sont à cette aune, du travail à l'alimentation en passant par l'habitat, le déplacement, les relations etc. Le souffrant psychique doit prendre la mesure, non pas de sa culpabilité dans une remise en cause de lui seul, mais de sa place dans la suite d'interactions sociales qui lui donne sens et existence. De fait, prendre du recul est important, y compris sur les normes de repères, aussi bien pour les patients que pour les soignants. Mais il faut ici rester critique tant sur la 'normalité' que sur les portes de sorties des souffrances qu'elle inflige. Il s'agit de trouver un chemin de simplicité dans la relation au monde réel, matériel, tangible pour remembrer le corps dans l'espace physique qui est le sien, et dont l'esprit, l'intellect, l'âme (peu importe le terme), dépend pour exister. Foin de la réussite, des diplômes, de la popularité, des obligations qui nourrissent surtout des appétits démesurés et cyniques. Il faut rechercher et construire du bonheur de proximité et de longue durée dans des choses vraies et simples. Beaucoup de troubles sont avant tout l'expression du décalage et de la capacité à gérer ce décalage. De fait, là se trouve aussi la plus grande sensibilité, le lancement d'alerte des dangers de la folie généralisée du monde contemporain, un peu comme le Canari au fond de la mine !!! Les soignants ne doivent pas être trop convaincu par le système social, ne peuvent pas être acquis à sa cause sans risquer d'être brutaux par inadvertance car inintelligents du sens des troubles psychiques. Ils deviennent en ce cas des agents de la violence symbolique. Il faut de l'amour de l'Homme pour soigner, comme pour éduquer des enfants. Mais la sélection sociale des soignants, comme des professeurs est bien loin d'être favorisée en ce sens, et pour des raisons évidences de volonté du système à se maintenir en place. Ce qui n'empêche pas, heureusement, la construction d'équipes très positives dans des lieux ou cette perception a trouver moyen de s'imposer, d'être protégée, favorisée... C'est une lutte permanente ! Les souffrants doivent se méfier de la facilité à laquelle le terme de 'pathologie' peut les inviter, subtilement et sournoisement. Ils sont de possibles détenteurs de forts potentiels de créativité, ce qui participe de leur instabilité, de leurs troubles (le foisonnement organique est plus difficile à contenir et à maîtriser que la matière minérale inerte). Et doivent inversement se méfier dans le même temps du sentiment de puissance que cette conscience peut entraîner, ressentir la beauté de l'être et de la créativité dans l'humilité du corps... Et lui donner eux-même du sens (le sens n'existe pas ex-nihilo). :)
  6. Et qui l'a créé, lui ? S'il faut que toute existence est un créateur, c'est sans fin... Et si dieu est immanent, la matière dans son infinie petitesse a la même propriété et donc n'a pas besoin de créateur... Tu peux renier la logique mais, elle, ne te reniera pas. Aucun libre arbitre à cela :D Quant à un Dieu avec une grosse voix, faisant des flammes dans le désert, ahahahah !! Un Dieu qui extermine ses brebis égarés mais écoute la voix sage de son prophète lui demandant le pardon et qui devient quelques siècles plus tard un dieu d'amour, tout en pardon... Un Dieu qui change de caractère, qui prend de la bouteille, etc. Quelle belle immanence aspirant aux dimensions de l'univers !!! Ah, oui... sur Yahvé comme dieu 'unique' : lire la naissance du monothéisme d'André Lemaire (la synthèse la plus récente en histoire et archéologie sur le sujet).
  7. Bonsoir, Les échanges que nous avons ici sont très intéressant pour le sujet posé. Que ce soit l'échange infirmière / patient (Jackie - qui prend soin d'écrire en mauve - / Olimoi) ou Arthur / Mel Breizh. Interroger l'univers psychiatrique c'est interroger les états mentaux déviants plus ou moins pathologique (appelé vulgairement 'folie'), leur perception et leur traitement par une société; une société donnée, avec une histoire, une culture, et pas seulement des états psychiques purs dans un monde des idées. Je remarque essentiellement 2 éléments : 1. la violence et la sécurité 2. le respect et la liberté d'action L'univers psychiatrique est particulier dans l'institution hospitalière. Son histoire a longtemps voisiné avec celle de la prison. Et ils entretiennent donc encore des rapports fonctionnels, des "cousinages", un peu comme l'école de la république avec ses casernes... Les états mentaux ne sont pas des désordres uniquement génétique. la plupart sont même bien plutôt construit au cours d'une existence. Existence qui prend 'corps' (et âme) dans une société donnée, dans une famille, une espace, des relations etc. Or si la folie est connue de toutes les sociétés humaines, toutes ne la regardent et n'y répondent pas de la même manière. Et, surtout, toutes les sociétés ne produisent pas les mêmes troubles... L'anorexie, par exemple, est ainsi une maladie à forte prévalence sociétale. Le changement du rapport à l'enfant durant les deux derniers siècle, la libération féminine et le changement de rapport au corps et aux moeurs, l'élévation du niveau d'instruction etc. sont autant de facteurs inductifs de la prévalence de cette pathologie. En réalité, une psychopathie est, souvent, également une sociopathie, voire, avant tout, une sociopathie. Un intervenant soulignait le rapport au Père (Arthur?) dans la contention. Le fonction de limite du père, provient de sa fonction sociale symbolique de reproduction de l'ordre et du respect de la règle. Le père représente, de fait, la société (nous retrouvons d'ailleurs ici ce qu'est le divin -le Père- Voir ce fil si la question vous intéresse). L'institution psychiatrique, tout comme l'institution pénitentiaire, a pour vocation première la mise à l'écart de sujets qui représente un trouble pour une 'normalité', dans laquelle les difficultés à suivre l'ordre établi sont gérer soit sur la durée et/ou la résignation, soit par des formes collectives (familles, associations, activisme, terrorisme). Cette dernière forme d'expression est d'ailleurs souvent assimilée à la folie. Nos sociétés post-modernes ont brisé ou dépassé, selon le point de vue, les formes collectives. Pas toutes, certes, mais beaucoup de celles qui donnaient du sens aux vies individuelles, ou les raccrochaient au train. Les situations de décrochage en régime d'individualisme libéral deviennent donc plus courantes, favorisées par la fragilité relationnelle, par l'émiettement et l'évanescence du lien social, la désafiliation. Rien d'étonnant donc à la multiplication de psychopathologie. Et surtout à la diffusion de leur gradation dans toute la société. Une diffusion qui les a rendu plus sensible et a contribué à changé, progressivement, le regard et la prise en charge, sans toutefois couper les ponts avec une histoire institutionnelle et sociale de ces représentations. La route est longue... La critique de la société peut et doit être faite, mais la souffrance qu'elle engendre ne peut attendre des solutions politiques, des transformations sociétales complexes et des utopies, nécessaires mais lointaines. Or cette souffrance est vécue comme telle par ceux et celles qui sont trop loin dans la difficulté d'adaptation : "les malades", mais vécue, malgré les évolutions, comme un risque pour les "non malades". C'est ici que l'institution joue avec toute l'humanité des personnels soignants. Une humanité qui présente alors ses imperfections avec plus d’acuité dans ces situations extrêmes (comme pour la prison, la gestion de la pauvreté, le handicap, etc.). Etre humain demande souvent de l'énergie, et la lassitude de conditions de travail, du manque de moyen, mais aussi la répétition, l'habituation, les fatigues ou problèmes personnels rendent difficiles la prise en charge du risque, de personnes fragiles et/ou dangereuses. Une dangerosité qu'il n'est pas facile d'évaluer, et ou l'erreur peut être plus que grave. C'est particulièrement vrai pour les personnels en contact constant avec les patients. La formalisation de la relation médecin / patient atténue, elle, souvent ce risque. On retrouve encore là la composante sociale (hiérarchie, considération, crainte) du patient lui-même à son état. Je ne cherche pas à justifier la situation décrite à l'origine de ce topic mais à rendre sensible toute la subjectivité du rapport à ce qui est décrit et aux pratiques thérapeutiques de manière générale, voire même aux pratiques de contrainte, de coercition, d'une partie de la société vis à vis d'une autre. Mais c'est sur le long terme que la critique sociale d'une société dés-humanisante, ou de moindre humanité, peut porter et apporter des solutions. Par moins de situation pathologique et surtout d'états limites. Cette critique, ce peut être aussi des comportements, des choix de lieux d'habitation, de travail, de relations affectives et amicales, de consommation etc. Une reprise en main de soi par une reprise sur le monde, sur le sens. Mais je sais que la capacité de choix est inversement proportionnelle à l'adaptation au système dominant. Avancer est long, demande de l'entraide, de l'espoir, toute chose qui sont manipulées trop souvent par un système qui aime les injonctions paradoxales, qui les utilisent au plus grand profit des "gagnants', des hyper-adaptés à cette folie réelle qu'est un système de dés-humanisation de l'être. Il faut avancer, doucement mais surement . Et pour cela, il faut parler, et écouter, être attentif. Reprendre, autant que faire se peut, de la distance, pour les patients comme pour les soignants.
  8. Voilà, c'est bien ce que j'avais cru comprendre en vous lisant... Vous n'avez pas compris ce que je disais. Mais je me suis peut-être exprimé trop vite ou mal. Dieu n'a pas d'existence autre que linguistique. C'est un être imaginaire qui symbolise la société, non pas notre société du XXI siècle ou la société x ou y, mais le concept même de société, la réunion d'hommes et de femmes pour survivre ensemble et se donner des règles, créer sur des générations une culture etc... Voilà ce qu'est Dieu : le concept de société, qui n'était pas distanciable à des époques reculées de la pensée humaine. Si Dieu existe ce n'est qu'en tant que vocable, que concept symbolique pour une 'puissance' qui n'est pas évaluable à l'époque où il est créé, ce tout supérieur à la somme des parties qu'est la société pour ses membres... C'est tout ce que je dis, c'est assez simple finalement, une fois qu'on s'y est attardé un peu. Le culte est rendu à un dieu par des fidèles qui ne savent pas ce qu'il est, qui n'ont pas compris cette évidence. Pourquoi ? Parce que l'idée d'un dieu unique (qui chez les juifs n'est pas unique à l'origine mais seul à devoir être considéré -ce qui ne retire pas aux autres leur existence mais seulement leur efficacité-), cette idée donc d'un dieu vient de celle de plusieurs dieu, qui vient elle-même de la situation politique des ancêtres claniques et/ou familiaux auquel ont rendait un culte et qui devinrent plus important socialement que d'autres. On le voit bien par exemple avec la création de filiation entre Aphrodite et Auguste (le premier empereur de Rome) par Virgile dans l'Enéide (commandée par Auguste). Aphrodite (Venus) devient ainsi l'ancêtre de la Gens Julia (la famille Julia, famille de César et donc d'Auguste adoptée par ce dernier). Vous avez peut-être remarqué à quel point nos contemporains n'aiment pas se "prendre la tête" ? La majeur partie du genre humain ne réfléchit pas ou peu aux grandes questions, et quand elles le fait, c'est avec peu d'informations, peu de distance à soi et aux siens, la volonté de trouver surtout un sens pratique à son existence, à ses petits plaisirs. De fait, les idées avancent lentement, très lentement... Un escargot asthmatique semble une étoile filante à côté de la pensée humaine.
  9. La pensée musulmane.. Tiens donc... D'autres éléments intéressants du sous-bassement idéologique de votre discours... La quasi disparition des CDI... ICI et Surtout ICI... Une entreprise qui se sépare d'un employé ne le fait pas en regard de son CA mais de son Bilan... Même dans une perspective ultralibérale comme la votre, vous devriez le savoir... En fait, comme sur l'éducation où vous avez montré brillamment que vous n'y connaissiez rien (taux d'encadrement), vous montrez surtout, régulièrement votre absolu incompétence sur les sujets sur lesquels vous vous avancez avec l'assurance de l'ignorant. On vous attends sur la flexisécurité danoise et suédoise, allez... faites nous rire encore !!! :smile2:
  10. D'où tenez-vous vos chiffres ? Les recettes de l'état sont de 420 Milliards (brut), sur plus de 1900 de PIB, faites le calcul (c'est une simple règle de trois...). Et c'est bien le problème que cette baisse des prélèvements, tout au contraire d'un discours médiatisé mensonger, et très organisé. Un discours relayé par des lobbyistes, payés ou non pour le faire, comme il en existe par exemple sur ce fil...
  11. Et je pense que nous avons ici un Lobbyiste, nullement au fait des réalités, mais payé pour faire valoir une idéologie, une régurgitation d'informations vagues et d'un discours rodé par d'autres... Quelqu'un qui hurle en étant bien au chaud, grâce à son héritage relationnel...
  12. Je vous suggère de vous renseigner mieux qu'avec TF1. Les chercheurs français ne quittent pas plus la France que les chercheurs US les US... Vous nous montrez surtout que vous connaissez rien à la recherche, de manière générale. Vous ne savez que manipulez grossièrement des propos. Le déclin US n'a pas besoin d'être énoncé, il est visible tous les jours, quand on travaille dans la recherche, à votre différence. Ce sont donc les contribuables, et pas les plus fortunés qui paient une grande partie de la recherche privé aux US. L'ANR en France a été conçu dans l'idée de rejoindre ce modèle dépassé. Et le pilotage qui en découle est préjudiciable, nous l'avons vu dans l'épisode de la grippe aviaire. Je vous donne donc tort... En fait, à te lire, haineux, je pense pas que tu ne sais même pas ce qu'est le travail... Mais que vous pratiquez allègrement, en faisant semblant de ne pas y toucher.
  13. L'ultralibéral tente encore de croie dans sa petite Amérique chérie, où l'espérance de vie baisse dans certains états ? Ou la misère et le travail pauvre touche plusieurs dizaines de millions de personne et croit chaque jour ? Où l'enrichissement de quelques uns (dont l'ultralibéral croit qu'il fera un jour parti) justifie la morts précoces de beaucoup... Une belle personne que notre ultralibéral... Et surtout un grand penseur qui ne répond quasiment à rien... Le CNRS , en France, oui, est à l'origine de la grande majorité des innovations françaises dans les 30 dernières années. Les entreprises privés utilisent ses travaux et ses chercheurs, justement pour éviter de payer de la R&D... Les USA consacrent un budget publique fédéral de 1 % du PIB, mais défiscalise massivement la r&d privé, en particulier sous forme de fondations ou de dons aux universités, ce qui fait d'ailleurs de celles-ci des lieux de conflits puissants pour la chasse et l'octroi de budget, avec une science très complaisante et peu à même d'être utile socialement pour protéger les citoyens (exemple des OGM, de l'amiante, du tabac, etc.). De fait c'est plus de 2,5 % du pib qui sont payés par le contribuable américain, tout comme avec le CNRS en France... Et notre ultralibéral ne déforme pas les propos lui.. non, il les invente ! Essayez d'avoir des faits et des chiffres pour changer Et c'est comme cela que nous sommes passé de 56 à 1900 milliards de pib en France dans les 50 dernières années
  14. Oui, et ? Nous discutions bien de l'existence de dieu ?
  15. Et c'est bien ce qui fait du mariage une institution totalement obsolète, si ce n'est pour la défense d'intérêts financiers (héritages).
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