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Pheldwyn

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Tout ce qui a été posté par Pheldwyn

  1. Donc, un parent qui a un jour mis une claque ou une tape sur la main d'un enfant est un individu que l'on peut caractériser comme violent ? Il decorèle la gifle des autres actes. Il dit qu'elle date d'un an, sans donner de précision (le contexte, ou la force de cette gifle), et dit qu'il regrette et s'est excusé sur ce geste (mais reconnaît donc l'acte de violence).A priori cette gifle ne fait pas suite à l'annonce de la séparation. Il dit que cette gifle ne lui correspond pas, que ce n'est pas son tempérament qu'il n'est pas quelqu'un de violent. Bien évidemment c'est sa version. La question est de savoir si on peut l'entendre ou pas. Si on peut admettre qu'un individu non-violent puisse un jour déconner et avoir ce mauvais geste. Et je suis désolé, mais je ne peux pas m'empêcher de me dire que cela dépend aussi de la gifle. Les autres actes sont récents, séparés de la gifle et ont trait à l'annonce de la séparation. C'est à priori une séparation conflictuelle avec plusieurs disputes. Lors d'une dispute il aurait regardé son téléphone, elle lui aurait sauté sur le dos (si j'ai tout suivi), et en se dégageant, elle se serait cognée par accident le coude. Donc il y a l'acte de violence psychologique de regarder le téléphone qui est condamnable, bien évidemment, mais l'agressivité physique qui s'en suit aurait été mutuelle à ce moment là (Encore une fois, c'est bien évidemment la version de Quatennens, mais c'est tout ce qu'on a). Et lors d'une autre dispute, il lui aurait saisi le poignet ... mais c'est comme la gifle : oui, c'est un acte de violence et je ne remet pas cela en cause, mais ça veut tout et rien dire "saisir le poignet" : ce peut être bref, comme bien plus violent. Forcément puisqu'il ne sait pas ce qu'il y a dans la main courante, il a voulu tout mettre sur le tapis (enfin, là encore, a priori). Donc par définition son communiqué donne une impression de récurrence, puisque c'est une liste. Et donc je comprend ta vision d'un voir le schéma par étape que l'on observe traditionnellement dans les violences faites aux femmes. Et je précise immédiatement : je suis d'accord pour dire que si un seul de ces gestes a été réellement violent (je veux dire par là si ce n'est pas une "simple" gifle, si la prise de poignet a perduré pour l'empêcher de se dégager, etc ...), alors oui, je te suis à 100%. Mais je suis désolé, j'en reviens toujours à cela : la puissance et la portée des gestes, et au risque de faire hurler, le contexte. Alors je précise : pas le contexte qui "excuserait" ou même expliquerait ces gestes. Non, le contexte pour comprendre le déclencheur chez Quatennens, la nature des gestes. Et je précise encore : je ne minimise rien, si tous ces gestes sont pénalement condamnables, il est logique qu'il y ait une procédure pénale, il n'a jamais s'agit de les ignorer. Je sais bien. Évidemment, puisque la femme échappe au mari dominateur. Mais c'est ça qui me gêne, dans le fond. C'est cette dichotomie nette. Car au final, homme ou femme, ressentir cette sensation que l'autre nous échappe, c'est un sentiment, une pulsion assez naturelle. Comme l'est la jalousie. Non pas forcément que l'autre nous "appartient", comme un objet, mais qu'il remet en cause une histoire dont on était co-auteur, et qui donnait sens à notre vie. Bien évidemment, il faut l'accepter, attention, encore une fois je ne dis pas le contraire ! Mais ce que j'essaie de dire, c'est qu'il n'y a pas d'un côté des maris hyper possessifs et violents et de l'autre des maris totalement désintéressés, qui prendraient la nouvelle avec flegme et sans ombrage. Tout cela est bien plus nuancé. Bien évidemment oui, il y a des maris violents et dominateurs, bien trop malheureusement, et oui il faut encore lutter, faire bouger la société pour éradiquer ce fléau. Et oui, il y en a qui sont sur cette pente ascendante de violences. Mais il y en a aussi des tas dans une zone grise mais qui ne dépasseront jamais les bornes pu ne prendront aucune pente ascendante, mais qui doivent faire avec et dépasser ce sentiment, qui fait la douleur de toute rupture, au fond. Et que dans leur situation, ce n'est pas l'héritage patriarcal ou le sentiment de domination qui s'exprime, que ce n'est pas l'explication universelle de ce que peut ressentir un homme, mais simplement la peine et le désespoir. C'est pour cela que je parle de gradation. Oui un mec qui tabasse sa femme parce qu'elle serait à lui, oui, c'est un mari violent. A vrai dire, même celui qui n'a aucun gestes violents, mais explique à sa femme qu'elle est à lui et qu'il fera tout pour lui pourrir la vie, la rabaisser, etc ... c'est également un mari violent, qui la réifie tout autant (c'est le cas des violences psychologiques). Mais du coup, un type qui est juste désespéré qui finit par yeuter un téléphone par jalousie, parce qu'il sonne ou qu'un message arrive et qu'il suspecte que c'est l'autre, ou qui lors d'une dispute, lorsque la femme lui tourne le dos la saisit par le bras, pas de manière agressive, mais pour qu'elle ne coupe pas court au dialogue ... Bah j'avoue que je ne vois pas cela du même oeil. Encore une fois, oui, ce sont là des mauvaises réactions, violentes, je ne les promeut absolument pas. Mais je n'arrive pas à les concevoir sur le même plan (encore une fois si ces actes sont ponctuels et en deçà d'un degré de violence) qu'un homme qui se livre à une logique de violences conjugales. D'ailleurs, pour bien insister sur le fait que nous ne sommes pas là selon moi dans le domaine du sexisme, c'est que ces actes pourraient arriver exactement dans les mêmes conditions chez une femme (yeuter un téléphone, avoir un geste pour retenir l'attention, etc ...). Ce qui ne serait pas mieux, évidemment. Mais je préfère que ce soit clair, car certains ont cette réaction de dire : c'est leur vie privée, ça les regarde. Ce n'est pas mon propos. Ou plutôt disons que là encore tout dépend de quoi l'on parle, et je reviens avec ma gradation. Mon analogie ne concerne pas le fait de retirer une femme à son mari. Mais que si on considère qu'une gifle ou que tabasser sa femme sont des actes équivalents, car tous deux des violences (et qu'on n'opère donc pas de gradation) ... Et bien on devrait considérer de même que pour un enfant, une petite claque (même si ça n'arrive qu'un ou deux fois) est équivalente à un enfant battu, et nécessiterait donc les mêmes réactions et mesures (à savoir retirer l'enfant). C'est cette logique de réponse équivalente qui m'embête. Je ne dis pas le contraire. Je dis juste que son expertise concerne justement les cas d'hommes violents, où il y a des évolutions par étapes de cette violence, et qu'elle en parle sous cet aspect. Mais que connait-elle de plus que nous sur les autres, ceux où au final cette logique de domination et de violence ne prend heuresement pas ? Mélenchon a été particulièrement mauvais dans ses réactions. Même s'il le pense et qu'il peut formuler en privé son soutien à Quatennens, son rôle de dirigeant politique exigeait une toute autre réponse, nous sommes bien d'accord ! Mais je sais bien que le juge, lui, procédera par gradation. Car la justice l'est, justement, juste. Elle individualise les peines, ne s'inspire pas d'une généralité pour juger d'un cas, et tient compte du contexte. Ce que je ne comprend, c'est pourquoi notre débat public ne pourrait pas s'imposer les mêmes principes ? Pourquoi lorsque l'on évoque la gradation, certains répondent banalisation ? C'est pas sympa pour le pâté Hénaff
  2. Pheldwyn

    Vieux con reac

    C'est fou comme tu es bien informé. C'est donc Rousseau qui a révélé la main courante de Céline Quatennens à Mediapart ?
  3. Pheldwyn

    Vieux con reac

    Bah je ne sais pas, je réponds à un message qui parle du bon vieux temps où "un Georges Marchais qui aurait baffé la Rousseau pendant que Chirac l'aurai ba*sée". Je réagis donc à des propos que l'on va qualifier au bas mot de... sexistes ? Et toi tu me réponds de dégager, de vous laisser entre "plus vieux", pleins de testostérone. Que dois-je en déduire de ta vision de la testostérone ?
  4. Pheldwyn

    Vieux con reac

    Oh bah un type qui vante les bastons au bar et les filles en mini-jupe, on est au niveau d'un Zemmour qui t'expliquera qu'une main au cul c'est de la séduction, "comme au bon vieux temps". A peu près ce niveau là, les bas de plafonds qui n'avaient rien à envier aux racailles d'aujourd'hui niveau considération des femmes. D'ailleurs, il regrette de ne pas voir Sandrine Rousseau se faire violer et frapper. C'est ça, sa France Jalousie de ?
  5. Pheldwyn

    Vieux con reac

    Lol, non, correcteur d'orthographe. Par contre, je trouve quelles sanctions de la justice injustes ? Bah je n'ai fait que résumer son premier message. Relis le si tu es passée à côté C'est vrai. Je vous laisse entre vieux mâles virils adeptes de viols et de castagne.
  6. Pheldwyn

    Vieux con reac

    Vision totalement biaisée et caricaturale. Les filles qui pouvaient s'habiller court ? C'étaient normal de leur mettre une main au cul, ou c'était de leur faute si elles se faisaient violer. Belle vision, c'est sur ! Remarque tu l'illustres bien : vive une France où l'on tabasse et violé une politique, simplement parce que c'est une femme avec qui l'on n'est pas d'accord. C'est bien l'idée ? Les élèves qui sortaient du CP en sachant lire et écrire ? Certes l'école d'aujourd'hui va mal, mais comparer le niveau global d'étude ou de connaissances entre les années 70 et aujourd'hui n'ira pas forcément dans le sens que tu crois. Et puis oui, quoi, vive une France où l'on pouvait sortir bourré et tabasser le premier venu sans que la justice s'emmêle. Une France des racailles, certes, mais blanches quoi ? Génial vraiment ta vision !!
  7. La réduction du temps de travail est une avancée sociale qui permet l'homme de se libérer de contraintes. On peut interroger la méthode dans la forme (et la mise en place qui a été par endroit chaotique), dans le fond cela reste une avancée sociale. A moins que tu veuilles revenir aussi sur les congés payés ? Encore une fois, je l'ai dit, tout cela est un héritage commun. Mais qui se base sur des valeurs, valeurs que revendique et dans lesquelles s'inscrit la gauche : droits humains, justice sociale et démocratie, interrogation perpétuelle au sujet du système en place et des traditions face aux aspirations humanistes (le progressisme). C'est ça l'héritage idéologique autour duquel se fonde la gauche politique.
  8. Critiquer et juger n'est pas de l'irrespect. Ne pas être d'accord non plus. C'est marrant ta notion du respect. En l'occurrence on peut déplorer fortement le choix des Italiens sans remettre sa légitimité en cause.
  9. En l'occurrence, il me semble que le Swift Project de Jancovici n'avait jugé que 2 programmes crédibles concernant le réchauffement climatique : celui de LFI et celui de EELV. Le PS étant dans l'affichage mais moins précis dans les réponses. Tous les autres partis étant à côté de la plaque.
  10. Joli retournement de situation que ce titre. Alors qu'a l'évidence que ce sont justement les partis qui ignorent l'écologie qui nous conduisent à l'effondrement de notre modèle et de notre environnement. Bref... Quand le sage montre la lune....
  11. L'héritage du PS, des écolos ou de LFI ? Ou alors tu évoques l'héritage du PCF (pourtant parti minoritaire à gauche, et bizarrement chouchou d'une certaine droite ?). Mais je crois que ça fait depuis longtemps que ce parti ne se revendique plus du stalinisme ? Car l'héritage premier du PCF, ça reste le marxisme, et pas les régimes dictatoriaux de Russie, de Chine ou de Corée du Nord (qui en sont d'ailleurs à l'opposé, puisqu'ils n'offrent aucune liberté aux prolétaires, qui ne sont pas plus décisionnaires). Bref, l'héritage de la gauche, ça reste les avancées sociales, les congés payés, la 5ieme semaine, les 35h, ... Et plus fondamentalement la Révolution, la déclaration des Droits de l'Homme, les Lumières. Alors certes, cet héritage est à tout le monde, mais c'est la lignée dans laquelle ils s'inscrivent.
  12. Un type de droite qui flirte avec deux types de droite ... Bah ça fait un type de droite. Tu as un camp libéral qui associe le libéralisme (ou plutôt le néolibéralisme) économique (typiquement de droite), mais qui reprend certains thèmes du libéralisme philosophique (donc sociétal et plutôt de gauche). Mais la lecture globale reste essentiellement économique, capitaliste et socialement ancrée dans une vision de droite (qui sert des classes privilégiées). Ce camp en soit n'est pas modéré économiquement, il est clairement pour l'économie de marché et la mondialisation. On va dire que c'est une droite néolibérale. Tu as ensuite un camp plus réactionnaire qui base avant tout ses valeurs sur l'ordre et l'identitarisme, et les traditions, la religion chrétienne, etc ... Assez peu progressiste socialement (une autre forme de la droite). Alors ce camp est hétéroclite, puisqu'il va de néolibéraux à des souverainistes, anti européens (mais pas anti-capitaliste). Et dans le lot tu as le RN qui a un double discours et verse dans le populisme. Ce parti est de droite sur les valeurs, mais il a des racines néolibérales (FN de Jean-Marie Le Pen) mais s'est tourné peu à peu vers un discours, en façade, de gauche, concernant les classes dominantes ("les élites"). Mais paradoxalement sans remettre le système en cause, en n'adoptant absolument pas dans le fond une vision intégrant la lutte des classes. Bref, populiste dans son discours (en reprenant des slogans de gauche ou lectures de gauche), mais sans proposer comme solutions concrètes. Enfin si, en amenant des solutions réac teinté es de xénophobie, mais qui sont davantage une diversion plutôt qu'une réponse. Au contraire, on a plutôt là un capitalisme à papa. Libéral, souverainiste et réac. Tu as ensuite le camp de la gauche qui globalement se retrouve idéologiquement dans sa mise en avant d'autres thématiques que l'économie au premier plan : l'humain, le social, l'environnement. Et qui allie un discours de lutte des classes, teinté d'opposition à la logique capitaliste, qui ne croit pas à la main invisible et veut de l'encadrement économique. Là aussi ce camp est traversé par des logiques souverainistes et ou plutôt pro-européenne : mais même les pro-européens de ce camp remette en cause la mondialisation économique, et sont pour une Europe sociale (vision de gauche). Et les souverainistes ne sont pas des réacs identitaires. Bref, je vois bien qu'elle est ta vision et où tu situes la ligne de partage : souverainisme ou mondialisation. Mais je ne suis pas d'accord, car l'autre ligne de partage autour de la lutte des classes et du libéralisme économique existe bel et bien, et est au final plus prégnante. Et il ne faut pas ignorer non plus le partage entre progressistes et réactionnaires.
  13. Le problème, c'est plutôt de voir de quel héritage ces partis se revendiquent, et quels sont leurs alliés en Europe. Soutenir les lois homophobes ou contre l'indépendance de la justice d'un Orban, par exemple, ça a du sens, non ? Se dire l'héritière d'un parti fondé par des anciens de l'OAS et d'anciens nazis, ça se pose là. Et s'acoquiner avec des mouvements du même tonneau, ça en dit long aussi. A un moment donné, il faut assumer lorsque l'on saute dans la merde à pieds joints. Mouais. J'attend toujours de comprendre ce que serait un centriste de gauche... En général, on parle surtout de type de droite modérée : en clair, ils ne sont pas pour rediscuter des fondements du système, ils placent toujours l'économie comme l'alpha et l'oméga de la société... Juste, ils ont conscience que la main invisible c'est pas toujours au point, et qu'il faut faire un peu de charité sociale. Ah, puis moins reac niveau moeurs. Mais sinon ?
  14. Bah moi je ne le serais pas. Il n'est pas d'accord pour que les mains courantes passent dans le public ? La belle affaire ! C'est comme cela, fuite il y a et fuite il y aura. Et encore une fois, c'est aussi le rôle de la presse de rapporter ces affaires. Pour moi, le problème n'est pas là, mais dans le procès publique qui est fait, par les médias, certains politiques, associatifs.... sans connaissance concrète de ce cas particulier. On ne juge pas le cas Quatennens, on se retrouve à juger les violences faites aux femmes dans leur ensemble à travers ce cas qu'on dresse en symbole. Alors qu'encore une fois, on n'a jamais eu à aucun moment un compte-rendu de la parole de la victime et de ce qu'elle reproche ou non à son mari, etc ... Bref, que l'affaire sorte, c'est pas sympa pour la victime qui ne voulait pas, mais c'est inhérent au rôle de la presse. Par contre que l'on ait un tribunal médiatique ou politique qui ne prend pas le temps de la mesure, là, oui, c'est bien plus condamnable et désespérant. Ensuite, je ne serais pas d'accord sur le fait "il s'est excusé". Certes c'est une condition nécessaire, mais absolument pas suffisante : un mari qui cogne sa femme peut bien s'excuser à l'occasion, cela reste un mari qui bat sa femme. Bref, encore une fois, ce n'est pas pour moi le critère déterminant pour juger de la démission ou non de Quatennens. Je suis têtu, mais j'en reviens toujours à la même chose : tout dépend des faits. De quelle type de gifle parle-t-on ? Dans quel état d'esprit a-t-elle été donnée ? Dans quel contexte : domination sexiste, violence réciproque, etc ... ? Circonstanciée ou alors la prémice de violences répétées ? Selon les réponses, oui, cela peut remettre en cause la cohérence idéologique de Quatennens et donc sa carrière politique. Mais pas forcément. Pour la justice, heureusement, tout n'est pas égal ! Les jugements sont gradués, individualisés, circonstanciés. Pour la morale ou la lutte contre les violences faites aux femmes, je ne vois pas pourquoi il faudrait aller à rebours de ce principe de nuances, en quoi différencier consisterait à banaliser. C'est un argument d'autorité absurde d'un point de vue intellectuel. Je suis particulièrement interpellé depuis cette affaire de voir la quasi-unanimité des discours médiatique, politique voire philosophiques qui promulguent cette négation de la pensée, qui ferment la porte au débat nuancé. Bref, non, je ne suis pas d'accord avec Mélenchon qui n'amène pas les bons arguments, et qui en plus, en tant que représentant politique, n'a pas le discours de ses idées. Par contre, je ne suis pas non plus d'accord avec ton argument : tu serais d'accord si Mélenchon étendait son discours aux autres partis, mais encore faudrait-il que les cas soient comparables ! Or ce n'est absolument pas le cas. Comment comparer une gifle avec des tentatives de viols, soutenues par divers témoignages ? Encore une fois, il ne s'agit pas de minimiser la gifle dans l'absolu, mais de la "minimiser" par rapport à des violences concrètement bien plus graves. Et non pas dans le but de l'ignorer en disant "voyez, il y a plus grave". Non, il s'agit, encore une fois, d'apporter des réponses adaptés à de situations différentes. Griller un feu rouge une fois ce n'est pas aussi condamnable politiquement et moralement que de taper dans l'argent publique, par exemple. Pas selon le parti ou à la tête du client, mais encore une fois suivant les faits. Encore une fois, je trouve ça hallucinant de devoir expliquer autant une démarche qui me semble aussi évidente. Et de voir à quel point une partie de l'opinion tourne le dos à cette mesure pour lui opposer un principe qui ne tient pas l'argumentation plus de 5 min.
  15. Voilà typiquement ce qui me fait réagir dans toute cette histoire : qu'en sais tu de la situation ? Es-tu persuadé qu'il colle forcément à cette image que tu décides, qu'il est comme ça ?
  16. Je pense que mon exemple était assez clair ? Mais pour aller plus loin et te répondre : la démocratie c'est aussi des règles que l'on décide démocratiquement et qui s'appliquent à tous : des lois. Donc évidemment que je ne conteste pas sur le principe la dissolution d'organismes en infraction avec ces lois (bon, on pourra toujours avoir le débat sur la réalité effective de ces infractions). Et que, surtout, ces lois puissent être rediscutées, toujours démocratiquement. Mais donc j'insiste : il ne s'agit pas de satisfaire les desiderata des minorités politiques, mais de les prendre en compte malgré tout. Et de même, même si c'est par la majorité que l'on tranche les décisions, il faut toujours respecter un cadre de base, que le choix de cette majorité n'entre pas en contradiction contre nos principes démocratiques (et républicains qui plus est en France).
  17. Mais je n'ai jamais dit que tu étais encarté, je ne te fais pas les procès "partisans" que tu me fais, vu que je n'ai jamais été - et ne serait jamais - moi-meme encarté ou sympathisant. Justement, le côté "défense du parti" (qu'on retrouvait beaucoup au PCF), ce n'est absolument pas mon truc. J'ai dit les partis que tu soutiens, tout simplement parce que tu n'en fait pas mystère. Je te rappelle donc que ces partis là n'ont rien de démocratique dans leur idéologie, et qu'en les soutenant, tu promeus également cette idéologie. Mes discours humanistes reflètent mes convictions. Ils n'ont pas attendu la FI. Mais il se trouve une la FI défend globalement mes convictions, donc. (Ce qui ne m'empêche pas d'avoir des désaccords pu de fortes nuances sur leur propos). Je n'approuve évidemment pas les violences faites aux femmes. Ni les violences en général d'ailleurs. Je ne soutiens pas Quatennens, je me réserve juste la droit de ne pas juger dans le vide (par exemple sans connaître la parole de la plaignante) et de faire - justement - preuve de nuance. Je n'ai jamais soutenu le PCF ( mais bon, je te l'ai déjà dit tant de fois ). L'idéologie communiste et marxiste n'a concrètement aucun lien justifiant les crimes abominables et inhumains commis par les régimes dit communistes. Je n'ai jamais été pour la mondialisation néolibérale. Je ne fais pas d'amalgame douteux que toi : je pointe les gros "doutes" sur les amalgames que font consciemment les partis auxquels tu apportent - du moins par tes messages sur ce forum - ton soutien. Où ai-je craché sur ces électeurs ? Je ne souhaite rien d'autre qu'ils se rendent compte qu'ils se font bananer et votent contre leurs intérêts.
  18. Donc, ce genre de cellules existent déjà en entreprises, dans des grands groupes,.etc ... L'écoute des violences sexistes et sexuelles est une prérogative du chef d'entreprise, ainsi que de prévenir, mettre un terme et même sanctionner les harcèlements au sein de l'entreprise (Il est déjà là ton procureur). C'est justement pour répondre à cette exigence que les partis ont créé les leurs.
  19. Je ne dis pas toi : je parle des partis ou mouvements que tu soutiens. J'utilisais minorité par opposition à majorité. En gros, en démocratie, une loi qui s'en prend au droit d'une minorité (quelque soit la raison de cette minorité), même si elle a l'aval d'une majorité, ne doit pas être prise. Car une démocratie se doit d'être pour le peuple, donc tout le peuple : c'est l'une des bases. Par exemple, si tu as un parti au pouvoir et que la majorité de la population qui soutient ce parti vote une loi qui interdit les partis d'oppositions (donc s'opposent aux droits d'une minorité dans les citoyens), tu n'es plus en démocratie. Donc, je me répète, mais la démocratie c'est davantage que la seule loi de la majorité.
  20. Tu l'affirmes. Mais j'en suis moins sûr. Encore une fois, je n'ai aucune expérience personnelle (ni giflé, ni pris de gifle), mais je doute qu'entre tous les couples que je connais ça ne soit pas arrivé chez certains d'entre eux. Dans la colère, les "décisions" sont toutes relatives. Je ne dis pas cela pour justifier de tels actes, mais je trouve cela simpliste que tout acte de violence serait forcément murement réfléchi. Certains individus sont propices à avoir de tels excès de violence à y céder. D'autres ne le feront jamais, sauf un beau jour, par exception, où ils seront peut-être les premiers surpris. Il n'excuse ni ne justifie rien, je suis absolument d'accord. Mais il explique le cheminement vers le geste, si ce cheminement est récurrent, ou très rare chez la personne. Là encore, tu l'affirmes, mais c'est une généralisation. Oui, chez certains, cela sera un déclencheur qui ne les fera plus reculer et rendra récurrente leur violence. Mais lorsque tu as une femme qui gifle son conjoint suite à la révélation d'une tromperie, ou après un propos particulièrement vexant, etc ... ou que sais-je, penses-tu que cela déverrouille un processus chez elle qui la fera battre son conjoint fréquemment ?
  21. Attention, je n'ai pas appelé à l'ingérence. Cee n'est pas mon propos. Et je suis parfaitement d'accord avec toi, c'est une évolution de la société nécessaire (après, comme toute évolution, il ne faut pas être surpris que certains mettent du temps à suivre, mais bon, là on sort du sujet dont on parlait). Mais je dis juste que si un politique doit quitter la vie politique aussi bien que s'il a donné une gifle à un moment donné que s'il battait régulièrement sa conjointe, alors on pourrait être aussi binaire avec les enfants : lorsque des parents battent leurs enfants, les maltraite, etc ... la justice leur retire pour les placer. Mais du coup si une gifle ou une fessée (même si peu violentes) sont aussi graves que n'importe quel autre acte de violence, la cohérence voudrait qu'une seule gifle ou une seule fessée nécessite de retirer les enfants à leurs parents et à les placer. Puisqu'apparemment la gradation n'a pas lieu. Cela ne se produit pas ... car la Justice fait une gradation, une hiérarchie dans les actes de violences ... et qu'elle tient en plus compte du contexte. Bref, l'inverse du discours que j'entends globalement autour de cette affaire. Ce qui m'interpelle quand même. Bah désormais il trône au Plan et au Conseil National de la Refondation, après avoir été ministre de la Justice. Tout cela, propulsé par Macron, et bien évidemment après l'histoire de la gifle. Alors là désolé, je ne suis pas : elle nous parle d'un cas qui est sans doute connu de harceleurs, oui, mais c'est la généralisation à tous les cas, sans nuances, sans contexte, qui me dérange personnellement. Encore une fois, qui n'a jamais inondé de messages (pour un temps) l'autre suite à une rupture, dans le déni, pour comprendre, pour essayer de sauver le couple, etc ... avant d'accepter la séparation ? Bon, c'est une formule "qui n'a jamais", car je ne l'ai jamais fait personnellement ... mais ce n'est pas pour ainsi dire un comportement qui me choque, ni que je range automatiquement du côté du harcèlement. Enfin tout dépend la nature des messages, la fréquence et surtout la durée, et si l'autre y répond, ignore, ou demande de ne plus être importuné. Mais en gros, il faudrait n'avoir aucune réaction suite à une séparation ? Et surtout, les réactions dont je parles tiennent assez peu à la "domination masculine" ou au "patriarcat" : ce sont des réactions que l'on peut retrouver chez les deux sexes. Bref, entre la fin d'une histoire qui amène des incompréhensions, du désespoir, ... et un type qui commence à harceler une femme qui ne lui a rien demandé, il y a aussi une différence. D'où une cellule indépendante et transpartisane. Et ce type de cellule n'a jamais eu vocation à "baver en place publique". Ca c'est Sandrine Rousseau, qui je crois ne fait partie d'aucune de ces cellules.
  22. Un geste, une fois, définirait donc l'individu ?? Pourtant un mari (ou une femme) violent, ce sont des faits répètes, il (ou elle) a l'impression de domination sur l'autre. Ce n'est pas la même chose qu'une femme qui gifle son mari lorsqu'il lui annonce en face qu'il l'a trompée, par exemple. Mais sinon ça ne répond pas à ma question : on laisse des enfants avec des parents violents ?
  23. Bah que propose t'elle par "travailler collectivement" si ce n'est des cellules transpartisanes ? Encore une fois, ces cellules ont deux rôles : - recueillir la parole des victimes, car plus proches de l'environnement. - accompagner les victimes pour porter plainte - vérifier en interne s'il existent d'autres témoignages, cas - entendre la personne accusée - avertir la direction si l'agresseur représente un danger pour d'autres femmes au sein du parti Ce qu'il faut comprendre, c'est que la temporalité de ces cellules n'est pas celle de la justice. Et les partis peuvent prendre des mesures conservatoires si ils le jugent préférable, même si la justice n'a pas encore juger l'affaire (ce qui peut prendre plusieurs mois ou années).
  24. Tu voulais dire l'inverse je suppose. Bah donc, je repose la question : doit-on retirer la garde des enfants à tous les parents qui leur ont ne serait-ce qu'une fois dans le passé donner une gifle ou une fessée ? Doit on demander à Bayrou de démissionner alors qu'il avait donner une gifle à un jeune devant les médias, et qu'il avait même assumer ce geste. Est-ce que cela en fait un mari violent ? Si une femme gifle un homme, est-ce du coup une femme violente ? Là aussi, je trouve qu'il n'y a aucune mesure dans l'appréciation. Entre quelqu'un qui harcèle de messages une femme qui a clairement dit non, qui n'y répond jamais, etc ... , et un homme (ou une femme d'ailleurs) qui suite à une rupture tente de sauver son couple, ce n'est pas pareil. Bien évidemment cela devient du harcèlement si la personne ne comprend pas, mais à vous lire on dirait que les sentiments, ça n'existe même plus, que les humains sont des êtres froids et qu'une relation se résumerait à un contrat. Bref, je pense que les choses sont un peu moins binaires.
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