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Pheldwyn

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Tout ce qui a été posté par Pheldwyn

  1. Non. Éviter simplement de surajouter et d'alimenter des stéréotypes. Notre société en est de toute façon bourrée, et nous en sommes même inconsciemment victimes. L'idée est plutôt de leur permettre d'évoluer le plus naturellement possible et qu'eux même arrivent par être choqués ou interpellés par des stéréotypes qui leurs paraissent idiots, et qu'ils passent par dessus. Non, leur sexe biologique. Éviter de dire aux garçons tu joues aux voitures, et aux filles vous c'est la poupée. Les faire jouer ensemble et à tout. Éviter de mettre une barrière d'activités réservées. Bref éviter de créer du genre. Sur le principe oui. Après, il faudrait en discuter avec des prof d'EPS, mais pour moi on devrait davantage évaluer la progression de l'élève que son niveau, de toutes façons. Et du coup les critères physiques liés au sexe importent peu. Car on n'est justement pas dans de la compétition. Ça n'aurait pas de sens (sauf pour certains sports peut être) : en compétition, il y a une sélection des meilleurs, et de fait le sexe biologique entre en ligne de compte, car les hommes sont en moyenne plus forts ou puissants et que la sélection ne ressort pas ceux qui sont dans la moyenne, mais ceux qui sont dans le haut du panier. Donc les différences physiques dans ce contexte s'expriment largement. Non, pas que. Encore une fois, le sexe biologique a des influences sur l'individu. Mais pas de manière homogène chez toutes les femmes ou tous chez tous les hommes. Bref il y a de fait des différences naturelles, mais elles n'existent pas qu'entre individus de sexes differents. Et puis elles ne suffisent jamais à définir qui est l'individu ou sa personnalité. Gardons nous juste d'ériger ces différences en cases où l'on devrait cantonner les individus (le sexisme donc), laissons s'exprimer le particularisme de chacun. Éviter de faire d'une observation, même si majoritaire, une généralité. Et encore moins lorsque cette observation est totalement subjective ou biaisée. Absolument pas. La maternité est une réalité concrète, je ne vois pas pourquoi il faudrait la nier. Surtout que je pense qu'il y a forcément une différence de construction entre une fille qui peut s'associer physiquement à sa maman et un garçon qui note une différence avec sa mère. Ça doit à un moment donné jouer (mais je n'ai aucune culture psy, je suppose que tout cela a été étudié et théorisé). Après, il y a la maternité qui est une donnée naturelle, mais la parentalité, la dichotomie dans les rôles que doivent occuper le père et la mère, tout cela n'est que considération sociale. La nature n'implique aucunement que c'est à la mère d'être la plus présente avec son enfant, de faire les biberons, changer les couches, donner le bain, etc ... On avance en donnant de plus en plus le droit au congé paternité, mais cette évolution est encore mal vue car elle ne correspond pas aux stéréotypes patriarcaux. C'est cela aussi la déconstruction à opérer, changer les mœurs. En essayant. Mais ça ne concerne pas que le genre. Il s'agit aussi d'accepter toutes les différences naturelles (taille, force, apparence, ...) qui existent entre les individus, arrêter de se conformer à des modèles, ou d'en imposer. De toute façon, l'être humain le fait déjà de lui même. Il s'agit juste à nous habituer à prendre du recul là dessus, à passer par la raison. Encore une fois, on parle de déconstruction, mais il s'agit plutôt d'éviter que des enfants (ou des individus) subissent des normes arbitraires qui leur imposeraient de se conformer à ce qu'ils ne sont pas naturellement. Éviter de construire selon ces normes arbitraires. Par exemple qu'un petit garçon n'aime pas le foot sans se faire ostraciser (d'ailleurs on voit la connerie quand on sait que le foot perçu comme viril ici est un "sport de gonzesses" aux US). Qu'il puisse apprécier faire de la couture (par exemple) sans quand lui explique qu'il est de ce fait "féminin". Qu'un salarié nouvellement père puisse avoir envie de profiter de la naissance de son fils sans être regardé de travers.
  2. Bien évidemment qu'il faut être à l'écoute de ce mal être, mais cela étant dit, ce n'est pas parce qu'un enfant exprime une volonté de changer de genre (voire de sexe) que le suivre dans cette démarche est la solution. Surtout pendant l'adolescence où un enfant se cherche, et surtout sur une question fortement biaisée par la.norme sociale. Par exemple, si ta fille de 14 ans n'accepte pas son corps, qu'elle veut se refaire faire les lèvres, le nez, les seins, tout... La suivras tu ? Ou expliqueras-tu qu'elle se fourvoie, que ce n'est pas en se conformant à des normes, Instagram ou autre, qu'elle sera forcément bien dans sa peau ou considéré ? La transidentité c'est un peu ça, une inadéquation des normes (le genre) vers lesquelles notre société nous renvoie d'après notre sexe. Mais plutôt que de remettre en cause ce sexe (qui existe concrètement), ne vaut-il pas mieux apprendre à notre enfant à remettre en cause les normes qui ne sont qu'artificielles ?
  3. Pour ma part oui. Mais entendons nous sur ce que cela veut dire : déconstruire les stéréotypes de genre. Le genre est une construction sociale en très grande partie arbitraire. D'ailleurs, plutôt que de déconstruire, il s'agirait plutôt d'éviter de construire les individus autour de ces stéréotypes. Il ne faut pas nier le sexe biologique, juste ne pas le mettre au centre de tout. Très tôt éviter de renvoyer les enfants selon leur sexe à des jeux, des tâches, des comportements, mixer les individus, éviter de les séparer par sexe (par exemple en EPS, où de toute façon les niveaux sont tellement différents que le physique pèse assez peu dans la balance). S'il doit y avoir des différences de comportement, elles auront lieu, l'idée étant juste de ne pas les inciter. c'est également et grandement une question d'évolution des mentalités.
  4. La véritable question que je me pose : lorsque vous allez vous rendre compte qu'arrêter l'immigration n'a aucun impact sur la délinquance liée aux conditions sociales des quartiers, lié à l'agrandissement des disparités en France... Et qu'au contraire votre politique va créer des tensions bien compréhensibles de toute part, vous allez faire quoi après ? Non, parce qu'avec Zemmour l'ultra-liberal, peu de chances que les choses évoluent.
  5. Exactement le mouvement que je dénonce. Une idéologie qui veut nier le sexe biologique, qui promeut l'identité de genre comme le premier déterminisme d'un individu (donc une forme de sexisme), et qui partant de ce postulat promeut le choix à cette identité, ou à une non-identité, ou à un mix. Et d'autant plus chez des enfants qui ne sont même pas encore en âge de se connaître, et sont en pleine construction. Cette idéologie leur donne des repères encore plus catégorisés que le faisait déjà le patriarcat. On est à des kilomètres de la déconstruction des genres.
  6. Bah non. C'est quoi le but de la démocratie ? Le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple : c'est donc, profondément, quelque chose qui se doit d'être partagé par tous, puisque cela détermine l'organisation de tous. A partir du moment où tu te retrouves avec de forts taux d'abstention, tu dois t'interroger sur l'adequation de l'outil utilisé pour répondre à cette exigence. Car il ne remplit de fait plus son rôle. A partir du moment où la majorité des électeurs ne se déplacent plus pour donner leur avis sur la politique à mener qu'ils souhaitent, mais plutôt pour refuser une politique qu'ils ne souhaite pas, on ne recueille plus véritablement leur opinion. Bref, l'outil actuel ne remonte absolument pas les attentes et opinions de l'ensemble de la population sur les politiques à mener. Il ne remonte qu'un résultat ultra limité et pour le coup binaire. Le fait même de voter pour un package programmatique me pose même problème : on peut être d'accord avec certains candidats sur tel ou tel theme, avec d'autres sur un autre, etc Aller je prends 5 min pour réfléchir à une idée comme ça : on pourrait avoir un système de vote où tu classes par thématique chacun des programmes sur différentes thématiques (économie, écologie, sécurité, etc ) et ou au final tu choisis (toujours par préférence) les candidats les plus à même à exercer le pouvoir. Tu te retrouverais donc avec des élus qui auraient une meilleure adhésion de la population, et qui auraient de plus une cartographie des attentes et des solutions qui recueillent l'assentiment de la population. Certains diront que c'est compliqué comme système pour certains électeurs : davantage que de remplir sa déclaration d'impôt ou de pointer au chômage ? Tu fais dans le sophisme. Tu détournes le propos sans y répondre, en faisant comme si sa justification ne relevait pas de la simple conviction (que tu ne contre-argumentes pas du coup), mais forcément que ce ne serait qu'une réaction de mauvais perdant. Pourtant, par exemple, un Alexis Corbière n'a de cesse depuis son élection en tant que député de pointer sa propre non-legitimité par rapport à l'abstention. C'est tout simplement qu'il y a cohérence du propos. Double sophisme aussi, puisque doit on être surpris que des gens dénoncent un système qui discriminent l'expression de leurs idées ? Par exemple, je n'ai, tout comme toi, AUCUNE affinité avec le RN. Et pourtant je trouve quelque part anormal qu'un parti qui faisait autant de pourcentage aux diverses élections n'ait au final que peu de députés. Et de même pour toutes les petites formations.
  7. Ah non, je ne préfère pas un système binaire à l'américain : où es-tu allé chercher ça ??? Pour ma part, je préfèrerais déjà un système préférentiel que majoritaire. Comme ça exit l'idée de "voter contre". Ensuite, je ne suis pas pour que l'on vote pour un gus tous les X ans, en lui laissant du coup toute latitude pour décider de tout sur tous les sujets. La politique devrait être une recherche de compromis constant, sur tous les sujets et tout le temps, où s'expriment et s'affrontent les points de vue différents. Qu'il y ait un système de majorité pour que l'on puisse avancer, mais que les points de vue des oppositions aient une réelle influence sur la politique. Dans l'absolu, je préfèrerais un système qui laisse davantage la parole à la population : que l'on nous consulte peut-être plus régulièrement, et par pour élire trucmuche ou machin, pour donner des avis sur des thématiques. Je n'ai pas la solution en poche, mais je pense que ce serait bien d'y réfléchir. Parce que là, nos institutions relèvent quand même d'un jeu-concours pour élire un monarque pour 5 ans. Ce n'est pas ma définition de la démocratie. Ah bah non, paraîtrait que sont des islamistes. Faudrait se mettre d'accord.
  8. Mais je ne parle pas de voter pour eux. Mais si mon non-vote "valide" leur accès au pouvoir, c'est que le système valide leur accès au pouvoir. C'est donc le système le problème, celui qui donne des pleins pouvoirs à n'importe quel parti du moment qu'il a une courte avance sur les autres en adhésion. Accepter qu'un Macron gouverne pleinement avec seulement 24%, c'est accepter quelque part qu'un Zemmour ou une Lepen le fasse avec à peine 18%. Personnellement, moi je dénonce ce système depuis plusieurs années. Les véritables responsables sont ceux qui ne le remettent jamais en cause, malgré 2002, et malgré l'abstention grandissante depuis des décennies. A un moment il faut assumer et être cohérent.
  9. Ces vertus sont universelles, mais toutes les idéologies ne les revendiquent pas. Le néo-libéralisme, par exemple, ne promeut ni l'égalité, ni la fraternité : ce n'est pas son problème. Je te parle de champ idéologique, et tu me parles de "partis". Ou on essaie de rejoindre le bord avant de se faire emporter dans les rapides et la chute. Bref, c'est bien d'être "en marche", mais c'est toujours mieux de se demander vers quoi. Tu ne trouves pas ? Macron est de droite. Il l'a toujours été. Et cela a toujours été manifeste. Mais c'est fou comme les gens s'arrêtent davantage sur la forme que sur le fond. Là encore, une forme de perte de sens.
  10. C'est une des formes du racisme. Mais en face, tu as les identitaires d'extrême droite qui confondent les islamistes avec les musulmans. Commes ils confondent français et identitaire d'extrême-droite. Au final, ces identitaires et les islamistes partagent les mêmes modes de pensées arriérés. Mais la gauche ne défend absolument pas les islamistes. Tu peux le répéter, le crier et même y croire sincerement, ce n'est pas une réalité. La gauche, comme elle l'a toujours fait, dénonce les discriminations de tout poil. En particulier celle la plus à la mode depuis quelques années, l'islamophobie (dans le sens "haine des musulmans'"). Ce faisant, la gauche défend également une des valeurs qui lui est chère, à savoir la laïcité qui implique le respect de la liberté de culte et de croyance. Bref, pourquoi confonds-tu cela (volontairement ?) avec défendre l'islamisme ? Pourquoi lances tu une invective totalement infondée ? Est-ce à dessein, par pure mauvaise foi, ou est-ce réellement une idée dans tu t'es persuadée, et tu n'arrives plus a avoir aucune nuance ou logique de réflexion ? Comme ?Et des exemples concrets ? Pour moi, la gauche qui "a trahi", c'est celle des cadres du PS, les Hollande, Valls et Macron qui venait de là. Bref le PS Terra Nova, qui a oublié que "la gauche" ce n'était pas une marque mais des idées, qui a cru que tout n'était que question de cibles électorales, et qui a cru que l'on pouvait se détourner de l'électorat populaire en gardant une légitimité à gauche. Je pense que c'est là le résultat de la professionnalisation de la politique, que l'on se retrouve avec des professionnels sans convictions réelles, qui choisissent une écurie et défendent des éléments de langage sans trop y attacher d'importance. Des communicants, en quelque sorte. Ca, Macron l'avait bien compris et c'est ce qui a fait son succès : du coup, tous les gus au PS qui au final était dans la pensée unique neo-libéral "modéré" (bref, ceux qui suivent le vent en d'autres termes) se sont assumés et sont allés vers la lumière telles des mouches. Quelques écolos aussi, en totale contradiction avec leurs valeur supposées. Mais bon, sinon le discours de LFI (ou de la gauche du PS, ou de Génération.s) reste pour moi en pleine cohérence avec les valeurs de gauches. Non, les valeurs de liberté, de solidarité et d'égalité, l'humanisme, resteront toujours présentes. Mal incarnées ou peu défendues, mais malgré tout là. Et espérons qu'elles pourront s'opposer à la dictature du marché, même si celle-ci domine et appauvrit le monde pour une poignées de nantis.
  11. Ce n'est pas ça, en fait. C'est juste que l'on se retrouverait de fait entre deux choix : reperdre encore une fois (la 3ieme ? Soit 15 ans de perdus) une élection en "votant utile" et pérenniser ce système puant dont se sert Macron pour être élu (ou le prochain qui arrivera à passer le premier tour), ou être lassé de cette tartufferie, changer de méthode et se sortir de cette équation. Et dans ce cas ? Soit l'extrême-droite passe, et il faudra espérer qu'elle n'aura pas la majorité aux législatives (et si c'est le cas, à un moment, c'est que la majorité de ce pays veut des fachos au pouvoir). Soit Macron passe, mais on tous sauront que la méthode d'avoir Léon au second tour ça n'est plus du tout une garantie. Peut-etre alors la question de changer les institutions pour un système plus démocratique fera alors davantage consensus. Car actuellement, tous tablent sur ce système d'élimination des opposants au premier tour et de victoire automatique au second tour avec le front républicain : donc le système aussi perfectible soit-il leur convient très bien.
  12. Parce qu'au premier tour il y aura deux candidats, de sélectionnés, et qu'a priori Macron est déjà en tête pour être l'un de ces deux candidats. Il est donc plus logique au premier tour de voter pour un candidat de gauche en espérant qu'il ait une chance aussi d'être au second tour, que de tout faire pour oeuvrer contre cette possibilité. L'élection présidentielle a lieu tous les 5 ans, alors si on n'essaye même pas de promouvoir ses idées à quoi bon, franchement. Bah en l'occurrence, allier Macron et souhaits personnels, pour quelqu'un qui a des souhaits personnels de gauche, c'est compliqué. En effet.... Et c'est bien regrettable de devoir voter contre (car c'est ça que veut dire "utile") que pour. Malheureusement comme tu le dis notre système électoral ne nous laisse pas ce choix, et l'on participe à un jeu de pari plutôt qu'à fonder démocratiquement une gouvernance. Et ce que je ne comprends pas, c'est qu'à force d'être toujours dans cette position de voir son vote détourné de son rôle premier, d'éviter le pire plutôt que de choisir le mieux, les gens continue à encenser ce système (enfin... vu l'abstention de plus en plus massive, pas vraiment), du moins pour ceux qui votent, et n'appuient pas un programme qui justement propose de changer cet état de fait.
  13. 41% des sympathisants LFI aussi. C'est effectivement crétin. Si, une partie l'a fait. En gros, après la consultation au sein de LFI, il devait y avoir 1 tiers Macron, 1 tiers blanc, 1 tiers abstention. Après, les électeurs du premier tour ont bien fait ce qu'ils voulaient. Mais effectivement, pour ma part j'ai préféré voter blanc que Macron
  14. Bah apparemment ce n'est pas aussi net. Mais je répondais par rapport au propos sur la gauche, de toutes les façons
  15. Officiellement. Mais comme la majorité de notre consommation vient de Chine, d'Inde, ... que nos entreprises ont délocalisé là bas leurs sites de production, le chiffre pourrait être revu à la hausse. Et quand bien même, le chiffre doit être baissé tnt que possible partout. Mais je suis d'accord, le coeur du problème n'est peut être pas en France Bah vouloir éviter des candidats qui prône une politique raciste, si c'est parfaitement dans les valeurs de gauche. Par contre c'est stratégiquement inutile au premier tour actuellement, alors même qu'ils pourraient se mobiliser derrière des candidats plus proches de leurs valeurs.
  16. Le programme et le discours de LFI sont toujours universaliste et pour l'égalité. Mais on a bien compris la stratégie de dénigrement : il y a d'abord eu la volonté de parler d'"extrême" gauche pour créer une pseudo symétrie avec le FN. Mais la nouvelle strat est importée des US et de Trump : la nouvelle chasse aux sorcières consiste à voir des "wokistes" partout, des crier aux islamo-gauchistes comme on criait aux judeo-bolcheviques. Bref, des vociférations sans fondements. Non, la véritable question : qui l'est réellement ? Qui se revendique "Woke" en français ? Le terme est davantage utilisé par ceux qui dénoncent un phénomène qu'ils créent eux même de toute pièce. Il est où le racialisme ou l'essentialisme dans le programme ou le discours LFI ? A la marge il y a certes Obono, mais son discours lui est propre et n'est absolument pas celui qui est repris à la LFI. Bref, campagne de dénigrement sans argument aucun. Mais bon, si tu préfères des slogans que des idées, je te laisse dans tes hurlements ridicules.
  17. Il ne faut pas confondre arrogant et orgueilleux ou vantard. L'arrogant a ceci de plus qu'il est méprisant. Donc la question revient à se demander pourquoi on aime rarement les gens méprisants ? Bah, a part si l'on a des tendances maso, cela me paraît assez naturel en fait.
  18. Ouais, mais avoue que l'ambiance m'attire moins. J'aimais bien le rdv du soir, ambiance cosy, les débats et le live à la fin. Enfin bon. Parce que je les regarde assez peu. Le peu que j'en vois, c'est de suivre un peu mollement l'axe gouvernemental. J'ai plus tôt évoqué dans ce fil Cash Investigation qui va être catalogué à gauche (parce que dénoncer les scandales du système établi, ça doit être de gauche... Remarque, c'est pas faux ), et le C dans l'air historiquement à droite toute. Et C politique et C ce soir, qui seraient sans doute davantage classées à gauche, du fait de leurs intervenants. Après, on ne va pas être d'accord sur les termes. Promouvoir la diversité, lutter contre les discriminations (racisme,.sexisme, ...), c'est le rôle du service public. C'est ça que tu appelles "multiculturalisme" ? Bah c'est ça le problème au fond, en fait (plus largement que le service public) : les valeurs d'Egalité et de Fraternité de notre triptyque républicain sont profondément ancrées à gauche. La Liberté aussi, évidemment, mais elle est tout autant ancrée à droite qui promeut l'individu. Bref, c'est quoi les "relents multiculturels" que tu décris et qui te sortent par les yeux ? Il n'y a pas non plus des masses d'émissions politiques. Les 4 vérités, ils invitent généralement pas mal de monde, non ? J'ai l'impression surtout qu'ils servent beaucoup la soupe, qui que ce soit en face. Ruquier, tu l'as déjà dit. Mais sinon ? Bah ... Un type qui veut en gros interdire l'homosexualité, on peut assez peu le qualifier d'ULTRA progressiste, non ? Pourquoi le terme ne te convient pas, concrètement ? Et objectivement, en quoi penses tu que parler de misogynie, d'homophobie, de racisme et de xénophobie serait aligner des "poncifs" sur Zemmour ? N'y vois tu pas, objectivement, une once de légitimité ? Tu comprends au moins pourquoi certains considèrent ses propos ainsi, ou tu trouves que c'est totalement inapproprié ? Mais alors là du coup j'aimerais savoir pourquoi.
  19. Ah mais je ne dis pas que le libéralisme s'oppose à l'immigration. Le libéralisme (enfin néo-libéralisme) se fout de tout à vrai dire, à part le fric. C'est très bien qu'il y ait des immigrés à exploiter, c'est très bien aussi que les classes pauvres et moyennes s'en prennent à eux et s'entredechirent pendant que d'autres s'enrichissent sur le dos de tout ce beau monde, c'est très bien aussi de faire de la pub en usant d'archetypes de cibles, et c'est très bien l'extrême-droite qui crie à bas les arabes, du moment que ça buzz, fait de l'audience et vends les mêmes pubs qui s'en foutent d'être communautaristes, multiculturelles ou réacs, du moment que ça correspond à la cible. Bref, le néolibéralisme n'a pas de morale ou de parti, pas d'autres intérêts que des intérêts privés. Tu déconnes ? Zemmour est un excellent produit. Audimat et pas besoin de se faire chier à créer des sujets clivants : il signe parole et musique gratos, juste a retransmettre. Économiquement, il ne leur pose aucun soucis, et stratégiquement il fait le jeu d'un Macron qui leur en pose encore moins. Non, c'est très bon comme produit Zemmour. La Fox News à la française quoi. Déprimant. Et niveau diversité, la chaîne d'info TNT orientée à gauche alors, elle est où ? Sinon, même si CNews a pris le rôle à fond, BFM a toujours été pas mauvaise non plus sur cette ligne.
  20. Ouais, mais c'est devenu un terme positif extrême-droite. Tout comme anti-raciste est devenu une insulte aussi méprisante que "droit-de-l'hommiste". Une totale inversion des valeurs, en fait. Sinon, des exemples concrets ? Je regarde essentiellement LCI, pour quelques intervenants (minoritaires). Et parce que justement ça m'interpelle d'observer tout cette idéologie manifeste qui les imprégne et dont ils ne semblent même plus avoir conscience. Concernant BFM, il suffit de zapper 5 sec pour voir que c'est la même en pire. Et ai-je besoin de parler de CNews ? Sérieusement ? Pour décompresser, je regarde parfois C ce soir, qui oui, pour le coup est plus "marqué à gauche" : ils invitent des intellectuels et parlent du fond des sujets. Et dans le calme et la volonté de l'expression des idées. Ça change. Niveau pluralité, j'avoue que j'appreciais "Ce soir ou jamais" qui faisait entendre plusieurs points de vue, souvent antagonistes, et qui certes donnait la parole à des types aussi détestables que Soral and co, mais avec toujours des contradicteurs, sans promotion de l'un ou l'autre, et en faisant tourner la parole et les invités. Pour le coup, je regrette cette émission. Je n'ai pas trop suivi ce que faisait désormais Taddei sur RT France.
  21. Tu es dans la contradiction là. S'ils sont dans une logique financière avant tout, ils doivent donc miser sur l'audimat, le buzz, au détriment de l'expression réelle d'idées ou de l'analyse de fond. Et, comme tu le dis, les médias sont privés, et appartiennent à des intérêts privés, qui préfèrent sans doute que certaines idées à l'encontre de leurs intérêts propres soit marginalisés. Taper sur les arabes, ça va, ils s'en foutent (c'est même super a vendre, la haine et la peur ça marche bien. De l'anxogiene, très bon produit pour les masses. Avec une dose d'Hanouna pour la médiocrité en plus). Par contre, s'en prendre au système neo-libéral dont ils sont parti prenante, c'est déjà davantage limite. Surtout que leurs experts économiques sont souvent de la même obédience, de la même pensée formatée qui ne souffre pas la contradiction, les angles éditoriaux ceux de la droite, etc ... Donc, forcément, pas de véritable neutralité. Alors, attention, c'est difficile la neutralité, une ligne éditoriale est toujours plus ou moins marquée. Le tout étant encore une fois de l'assumer et de ne pas se présenter en tant qu'arbitre objectif. Et encore une fois, la quasi majorité des chaînes d'infos sont à droite (sauf CNews qui a mué encore davantage vers la droite radicale), et les rédactions des chaînes généralistes itou, ou au mieux au centre droit. Bref, lorsque j'entends parler de journalistes et de médias vendus aux gauchistes, ça me fait doucement marrer quand même. La presse écrite, c'est tout autre chose, évidemment, la pluralité est plus grande. Le problème c'est que tu confonds gauche et le PS caviar. La gauche a beaucoup à dire, elle n'est juste plus véritablement incarnée, ou villipendée quand c'est le cas. Entre un Mélenchon caricaturé (bon, et ok, y compris par lui même) et une étiquette "extreme-gauche" créée de toute pièce par les médias pour délégitimer la parole (dans le même temps où ils "dediabolisaient" et banalisaient les pensées xénophobes et racistes de l'extrême-droite). Mais bon, c'est un autre sujet.
  22. Quasiment toutes les chaînes d'infos, qui ne font que parler de lui, qui ne discutent pas de ses idées, mais sont en pamoison devant ses sondages. Qui se réjouissent de le voir "enfin" capable d'être au second tour. Qui expliquent à quel point il est stratégiquement meilleur que Lepen, qu'il pourrait réaliser un exploit a la Trump. Qui ne font qu'aller dans son sens en ne parlant que d'immigration et en reléguant les autres thématiques au second plan. Et qui participent à merveille à mettre tous ses buzzs en avant, qui font des débats en se basant sur les déclarations du messie Zemmour. Bref : enormement de relais médiatique, de promotion, et au final assez peu de contradiction ou analyse sur le fond idéologique (que des analyses "stratégiques"). Toi qui dénonce avec autant de facilité la "pensée unique", tu ne te rends même pas compte de tout cela ?
  23. Oui, mais il s'agit d'émissions de divertissements et de promo et donc même là il y a une ligne éditoriale (pourquoi tel artiste est invité et pas tel autre, tel film est critiqué et pas tel autre). C'est le problème de Ruquier, le copinage, sa "bande" est souvent sur-representée. Mais par contre, pour les campagnes électorales, ils invitent tous les candidats "importants". Mais donc là, oui, vu l'audience de l'émission, je pourrais te rejoindre sur le manque de pluralité ... Enfin ce serait aussi en oubliant à quel point Ruquier "a fait" Zemmour, la tribune qu'il lui a donné en premier lieu. Mais donc, je connais assez peu d'émissions politiques qui refusent des représentants du RN. Par contre, encore une fois, il y a un traitement médiatique bienveillant a son encontre, sans de réelles critiques de ses idées (comme ils le font avec d'autres candidats). Ah, si ! Ils sont gênés aux entournures sur la misogynie. Les femmes à la cuisine c'est moins vendeur que les arabes dehors.
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