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Pheldwyn

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Tout ce qui a été posté par Pheldwyn

  1. C'est juste 6 ans de SMIC. Donc, l'Etat accepte que tu reçoive jusqu'à 6 ans de SMIC d'héritage, sans rien te prélever (il accepte également une telle somme du vivant de tes parents, tous les 15 ans). Ensuite, il te demande une participation, progressive suivant la somme. Si tu dois payer 50 000 € pour accéder à un studio qui en vaut 400 000 € et pour lequel tu n'as rien dépensé, ce n'est pas non plus astronomique. Surtout, il faut voir que ça concerne peu de monde. A la limite, je peux comprendre dans le cas d'une maison familiale : je ne connais pas précisément la loi, mais il pourrait y avoir des dispositions particulières dans ce cas. Mais sinon, sur du numéraire, cela me parait normal de fixer une limite à la non-imposition. Car sinon, on ne fait que prolonger les inégalités de génération en génération. Aujourd'hui, l'héritage représente 60% du patrimoine total, alors qu'il ne représentait que 35% en 1970. Cela veut dire que la part de l'héritage dans les richesses est bien plus importante : dit autrement, c'est une petite portion de la population qui se partage ce patrimoine.
  2. C'est un autre problème ça, c'est un effet de dysfonctionnement. Et puis pour faire le choix d'envoyer son gosse dans le privé, faut être un peu plus que "peu aisé". Il n'est pas non plus à des kilomètres. Et il couvre du coup moins de services d'utilité public, laissés des systèmes privés qui renforcent largement les inégalités. Oui, l'état Français est parmi celui qui a les plus grands prélèvements obligatoires. Mais oui, dans le même temps, c'est sans doute celui qui est le plus redistributif : l'un ne va pas sans l'autre. C'est un choix de société, que j'appelle pour ma part de mes voeux. Je pense même qu'on ne va pas assez loin, à commencer par l'extrême pauvreté et l'extrême richesse.
  3. Mais c'est déjà le cas pour 85% des français qui héritent. Pour des enfants et jusqu'à 100 000 €, il n'y a pas de frais. Le conjoint ou pacsé est lui totalement exonéré. Ensuite, au delà de 100 000€, oui, il y a des droits de successions, mais ils sont progressifs. Par exemple un enfant qui hérite de 300 000 € payera 40 000 € de droits de sucession (soit une imposition à 13%). Globalement, le taux moyen que prélève l'Etat sur un héritage (du fait des 85% de français qui sont exonérés) est d'environ 3%.
  4. Bah oui, puisque l'Etat c'est la collectivité, et la collectivité c'est nous. Donc si nous avons tous contribué à la formation et au bien être d'un citoyen, il est normal que celui-ci participe à la collectivité. Il est normal que nous y participions tous. Il est vraiment utile de rappeler toutes ces lapalissades ? Remarque, oui, j'ai l'impression que c'est indispensable. Certains pensent que les riches font pousser leur argent dans leur jardin, sans jamais se demander d'où il vient vraiment.
  5. Non, c'est le même argumentaire. La société t'as mis à disposition tous les éléments pour assurer ton avenir à savoir l'éducation, mais d'autres éléments également avec la santé (depuis la naissance), puis les infrastructures et services publics, la culture, etc ... Bref, de fait tu reçois de la collectivité. Même un lieu de scolarisation privée a également une dépendance avec la collectivité : subventions, réseau de transport, infrastructures,... Sans compter la formation du personnel qui y officie.
  6. Bah ça ne lui as pas échappé, puisque c'est justement son propos. Utiliser Zemmour pour piquer des voix à Lepen et rendre l'accès à une politique néoliberale avec Pécresse au second tour. Et si Zemmour se hissait au second tour, c'est très bien aussi pour lui. Bref, il mise sur deux chevaux pour écarter Lepen du second tour. Pour qu'il se retrouve avec un Macron-Zemmour ou un Macron-Pecresse où il gagne à tous les coups. Parce que ça lui va aussi Macron. Et puis surtout, il y a le chantier de la droite de la droite qui compte, et dégager la ligne Lepen l'intéresse du coup. Bah il en est même certainement l'un des artisans. Normal, c'est le premier tour. Macron est le président en place et largement en tête, il faut motiver les gens à voter pour les alternatives, donc piquer des voix à Macron pour amener ces électeurs déjà de droite libérale vers d'autres candidats également de droite libérale. Et Zemmour se charge de truster la place à Lepen sur les idées. Donc ce n'est pas tant de taper sur Lepen que de promouvoir Zemmour.
  7. Bah voilà. C'est ma position. C'est pourtant la même position que précédemment. On peut comprendre le fonctionnement de l'univers, déterminer ses règles, mais on est incapable d'expliquer leurs origines, voire même d'appréhender un avant, une origine. Nous sommes totalement ignorants. Je n'ai personnellement aucune explication. Donc par honnêteté intellectuelle, je ne peux rien affirmer sur ce qui est totalement inconnu. Encore une fois, "savoir" implique une maîtrise, une observation, une connaissance. Comment avoir un savoir quelconque sur ce que nous ne connaissons pas du tout. Dire que l'on sait que quelquechose n'existe pas, et dire que l'on juge ce quelque-chose justement improbable, ce n'est pas tout à fait la même chose. Si tu veux, je peux rejeter totalement le Dieu des religions, ça oui. Car comme le père noël, on peut identifier le rôle de l'humain dans la création. Car on a une explication scientifique concurrente. Mais le concept d'une force qui aurait façonné l'univers ou ses règles, même si je n'y crois à priori pas (car cela pose la question de l'origine de cette force), je reconnais que cela échappe à notre considération. Qu'on est de toute façon dans l'ignorance la plus totale. Donc je pourrais mettre une probabilité extrêmement faible comme tu l'as fait, mais que je ne vois pas sur quels critères reposerait cette probabilité.
  8. Ce n'est pas incompatible. Les croyants amènent une hypothèse sur l'existence (Dieu). Je peux à la fois : - ne pas du tout croire à cette hypothèse - reconnaître qu'elle est scientifiquement invérifiable Encore une fois, l'agnosticisme n'est pas la position intermédiaire entre le croyant et l'athée. C'est plutôt la position de dire que la question est de toute façon intranchable. Bref, je pense que beaucoup de croyants et d'athées sont agnostiques. Et beaucoup d'athées le sont du fait de leur agnosticisme : puisque l'humain ne peut savoir si Dieu existe... Et que l'idée de Dieu vient d'humains qui ne pouvaient pas davantage le savoir, c'est que Dieu est une hypothèse totalement gratuite de la part des hommes, qui ne sont pas en mesure de savoir quoi que ce soit.
  9. Non, car c'est la jouissance d'un droit offert à tous. Que tu y renonces pour une prestation privée, cela te regarde. Et puis l'éducation n'est pas le seul élément.
  10. Après, j'oublie juste un truc dans mon raisonnement : j'ai une vision politisée des choses. Alors que globalement, bon nombre de gens ne le sont pas vraiment, sans compter les "anti-" primaires qui ne savent pas pourquoi (mais c'est comme ça !), ou ceux qui votent pour la couleur de cheveux du candidat. Sans compter tout ceux qui se contentent du "c'est à cause des arabes" ... Et qui du coup se foutent totalement des véritables enjeux du pays.
  11. Il faudrait déjà qu'il fasse se déplacer cette gauche prolétarienne : elle s'abstient pour une grande partie, ou vote malheureusement Lepen (enfin, ce n'est plus véritablement des gens de gauche du coup). Dans la réalité, je crois que l'électorat de LFI est davantage composé de classes moyennes, profs, ... Je ne vois pas pourquoi le programme de LFI ne séduirait pas plus globalement les gens de gauche, enfin si ils le sont vraiment, car il est justement solide et ancré sur un ensemble de valeurs de gauche. Après, oui, le personnage en lui même c'est autre chose. Et effectivement, ça serait plus compliqué au second tour, forcément, si c'est que tu suggères. Car une partie de l'électorat qui se déplace se fout de l'environnement, de la justice sociale ou d'institutions plus démocratiques. Mais peut être que d'autres se réveilleraient ? Ou que l'électorat perdu au FN préférait s'appuyer sur lui et éviter Macron. Mais bon, le second tour ça reste à ce jour malheureusement encore trop de la science-fiction. Bah ceux là préfèrent généralement se compromettre avec un vote de droite Macron, en se pensant "en même temps" de gauche, même si le type mène depuis 5 ans une politique qui fait pâlir d'envie les LR (qui sont obligés de braconner à l'extrême-droite pour se démarquer).
  12. Bah, on ne peut pas dire non plus qu'il y avait un suspense fou-fou hein. Elle était la seule à reconnaître la primaire, il était normal que ce soit la seule que la primaire reconnaisse. Mais sur quel programme, au juste ? J'ai écouté son discours, très enthousiasmant, joliment formulé, ... mais au final très creux, très vide. De jolies formules qui ne disent rien, qui vante une union basée sur la seule idée qu'il faut se rassembler, mais sans mettre en avant les points d'accord (pour le coup, Pierre Larroutourou invité sur France 5 a donné des exemples d'accords plus probants). Le problème c'est que LFI croit au vote utile et dans leur programme (avec raison) et ne veulent pas le sacrifier à des arrangements sans fond ... Et que EELV, le PC ou le PS partent du principe que la présidentielle est perdue et tentent juste de préparer au mieux les législatives pour garder des circonscriptions. Et Taubira du haut de ses quelques pourcents ne représente qu'elle même.
  13. Jean Lassalle ? A gauche ? Sur sa seule base électorale, en effet, Mélenchon ne fera pas un score suffisant. Mais il compte sur le vote utile, sur une effet boule de neige : plus d'électeurs de Jadot ou Roussel se diront qu'il vaut mieux tenter LFI, plus le score montera ... Et incitera de même d'autres à faire de même. C'est ce qu'il s'était passé avec Hamon, et l'inversion des tendances. Mais effectivement, il y a plein de gens qui vont buter sur la personnalité de Mélenchon, et préféreront avoir Pécresse, Macron ou Lepen plutôt qu'un programme de gauche. L'autre écueil, c'est si la dynamique de départ que j'ai décrite n'opère pas. Et que les forces restent figées à gauche (sans aucun intérêt du coup pour leurs électeurs, mais bon, ça reste malheureusement le plus probable). Et pourtant : si ne serait-ce que la moitié des autres électeurs de gauche basculaient sur le vote Mélenchon, cela le mènerait a 17% ou 18%, donc une possibilité réelle d'être au second tour. L'autre paramètre, c'est également la participation d'abstentionnistes. Bref, c'est sur le papier tout à fait possible. Mais c'est un trou de souris, comme il le disait. Et ça dépend totalement du peuple de gauche, qui est malheureusement en mode désabusé total depuis pas mal d'années. Effectivement, c'est même une équipe de thérapeutes qu'il lui faudrait. Ou l'envoyer vivre dans l'ancien régime, qu'il puisse jouir en nous foutant la paix.
  14. Donc tu es d'accord pour dire que le trafic soit plus payant que travailler honnêtement n'est pas le principal problème. Le principal problème c'est de permettre à tous de travailler honnêtement.
  15. C'est pour cela qu'il faut lutter conjointement contre le réseau : emploi et lutte contre le trafic, c'était ça le propos de @Solatges Tu pars du principe que pour des gens dans la précarité, il n'y a pas de moral ou de volonté de s'en sortir sans sombrer dans l'illégalité. Alors que je pense que c'est tout de même important pour le plus grand nombre (bien évidemment tu en auras toujours qui préféreront l'illégalité). Le problème c'est que pour beaucoup, l'alternative légale n'existe pas réellement, avec de graves difficulté d'accès à l'emploi. Bref, à un moment donné, les gens, même s'ils ont une certaine moralité comme je pense tout un chacun, font aussi le choix de s'en sortir.
  16. Macron a bien plus utilisé la technique du pourrissement : jouer sur les violences dans les manifs pour décrédibiliser les mouvements et pouvoir imposer ses politiques néolibérales en écartant ceux qui en pointe les dangers.
  17. Par contre, question plus intéressante : quelle serait la position de Christiane Taubira si c'est Melenchon qui sortait vainqueur de cette primaire ?
  18. Déjà, oui, un système préférentiel pour les élections, oui davanatage de consultations, mais pas forcément via des référendums tous les 4 matins. Je pense qu'il convient d'inventer des choses. C'est aussi qu'une grande part n'y voit pas d'enjeu. Et qu'on ne les dément malheureusement pas suffisament. Et puis, plus généralement, c'est la dépolitisation des gens qui est au cœur de cette désaffection : beaucoup pensent que voter ne sert à rien (et je ne suis pas loin de le penser en fait, à force). C'est logique pour ceux qui ont voté pour le candidat élu aux présidentielles. Pour tous les autres, ils ont justement encore l'occasion de voter pour une autre majorité et faire que ce soit la politique de leur candidat qui soit exercée. En ce sens, les législatives déterminent malgré tout la politique intérieure du pays.
  19. C'est malheureusement faux. Il y a une stratégie - entretenue par le préfet de Paris par exemple - pour exacerber les violences, dans des manifestations plutôt calme. Et des tas d'images qui prouvent que les violences et exactions de certains policiers ne sont absolument pas mesurées ou justifiées. Quand Jérôme Rodriguez se fait éborgner, il n'y a pas de justifications. Oui, il y avait des excités côté gilets jaunes. Et oui des blackblocks s'immiscent dans les manifs pour venir taper du CRS. Mais je ne te parle pas de ceux la, mais de tous les autres. Mais tu parles de tous les jeunes de banlieue ? Tous des délinquants ? Et encore, le RSA c'est pas avant 25 ans.
  20. C'est bien ce que l'on te dit. Voilà, c'est le phénomène contre lequel il faut lutter.
  21. Merci d'illustrer mon propos, même si je ne vois pas ce que ton lien apporte de plus.
  22. Tu n'es pas très cohérent : tu avais cité mon précédent message "il faut expulser les brebis galeuses de cette institution" en semblant vouloir apporter la contradiction et apparemment excuser un peu les éventuelles brebis galeuses en expliquant que face aux dysfonctionnements de la justice, "quelles réactions avoir ?". Nous sommes bien d'accord donc que les réactions ne doivent pas dépasser un cadre légale, et que ceux qui commettent des abus doivent être virés. Tu es donc sur ce point d'accord avec Mélenchon. Ensuite concernant l'instituion (car ce n'est pas la corporation le problème) le principal soucis c'est qu'elle a tendance à être trop bienveillante, à fermer les yeux, à couvrir les affaires. L'autre abruti de ministre en est la preuve vivante, le déni complet. Au moins Macron avait quelque peu reconnu les dysfonctionnements. Enfin, critiquer ce qui ne va pas dans une institution, ce n'est pas s'y opposer : c'est au contraire vouloir l'améliorer ! Personne n'a jamais dit que l'on pouvait se passer des policiers.
  23. Mais tu ne réponds pas à la question. Ça veut dire quoi, rester du "coté des autorités" ? Si demain les policiers font un coup d'état, renversent le gouvernement et s'octroient les pleins pouvoirs, tu les soutiens ? Tu es prêt à soutenir un policier, quels que soient ses actes ?
  24. Bah à mon grand regret, toujours davantage de personne. Tu as effectivement la plupart des jeunes de banlieues qui grandissent en percevant la police comme une forme de persécution (alors que je pense que tu admets que la totalité des jeunes qui grandissent en banlieue ne sont pas des délinquants ?). Tu as aussi la culture du chiffres qui ne renforce pas non plus l'appréciation des citoyens (même si la dessus, les agents n'y peuvent rien). On pourrait évoquer la répression dans les manifestations. Et puis, plus largement des citoyens comme moi, qui peuvent trouver que le comportement parfois abusif, hautain ou de base agressif de certains agents est déplorable et n'inspire pas confiance. La plupart des victimes de ces violences ?
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