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Pheldwyn

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Tout ce qui a été posté par Pheldwyn

  1. A des grèves pour l'essentiel. Donc oui, des difficultés dans les transports, des.operations escargots de la part des routiers, ... Macron est certes têtu, mais si le mouvement s'enracine et que l'opinion publique reste solidaire, les patrons vont commencer à venir toquer à sa porte pour lui dire d'arrêter ses conneries.
  2. Tout simplement parce que si tu arrives à surmonter, tu peux arriver à regretter d'avoir eu envie de mourir. Encore une fois, mon problème n'est pas de m'opposer à la mort comme seule délivrance. C'est plutôt d'être sûr que c'est la seule voix de délivrance. C'est aussi pour cela - encore une fois - que je ne peux m'empêcher de faire la différence entre l'euthanasie et le suicide assisté. Ah non, absolument pas. Je suis athée. Mais paradoxalement ça joue certainement dans ma réflexion : pour moi la vie ne se passe pas ailleurs qu'ici. Mourir est donc la fin de tout. L'irrémédiabilité. C'est sans doute le choix le plus lourd que quelqu'un puisse faire, et dans les cas dont on parle, c'est un choix qui peut difficilement être fait de manière objective. Penses tu que tous les gens qui se suicident ou se sont suicidés l'ont fait de manière avisée ? Pour eux, certainement. Mais objectivement ? Bon ok, le terme "objectif" est sans doute mal choisi. Peut-être "dans l'absolu" serait plus juste.
  3. Alors certes, mais tous les gens ravagé par la dépression ne veulent pas mourir (et on est bien d'accord que personne ne le souhaite). C'est donc quelque part un autre problème à prendre en charge, plus généralement, que de souffrir des souffrance d'un proche.
  4. Alors.non, je ne cherche pas à hiérarchiser les souffrances, mon critère n'était pas celui-ci. C'est plutôt sur la possibilité de les surmonter ou non : il y a des souffrances physiques qui sont supportables, d'autres non, et surtout il y a l'inexorabilité de certaines. Il peut y avoir effectivement des souffrances morales insurmontables, mais je m'interroge sur les critères de cette insurmontabilité, si c'est inexorable ou non. Les deux sont loin d'être incompatibles. Encore une fois, surmonter ce n'est pas gommer les séquelles, mais bien faire avec.
  5. Je suis sans doute moins informé que toi, mais je n'ai jamais perçu la résilience comme une mousse qui reprend sa place encore moins comme un oubli ou un effacement, ou une quelconque guérison. Je vois plutôt cela comme une réadaptation, un reformatage. Comme tu peux réapprendre à vivre, autrement, lorsque tu subis l'ablation d'un membre, la perte, d'un sens ou que sais-je encore (oui, bon, c'est juste une analogie). Il s'agit pas de redevenir ce que l'on était, mais de devenir autrement et de pouvoir continuer. De surmonter, malgré tout.
  6. Ce n'est évidemment pas ce que je suggère. Je trouve l'euthanasie moins délicate comme sujet : car comme tu le dis, ce n'est que de l'acharnement qui est dès le départ vain.
  7. Bah selon moi pour les raisons que j'ai développées. A savoir que l'on a bien plus de mal lorsque l'on sait qu'une voie de résilience, même relative, pourrait exister.
  8. Mais ce n'est pas le viol qui la détruit, ce sont les séquelles de celui-ci. Et si le viol a été un acte concret, ce qui la ronge reste une construction psychique. Attention (avant que tu sur-réagisse), je ne veux absolument pas dire "c'est juste dans sa tête", comme si ce n'était pas grave ou ne tenait que de la simple volonté. Ce que je veux dire c'est que le mal qui la ronge, qui lui apporte cette douleur quotidienne est d'ordre psychique. Que d'autres face aux mêmes types évènements ont réussi à se reconstruire, sans gommer quoi que ce soit, mais en se raccrochant à autre chose. Effectivement, cette résilience ne se décide pas. Et personne n'est égal. Mais c'est le fait de décréter qu'elle est impossible... C'est vrai que j'ai plutôt tendance à penser que "tout" n'a jamais été fait dans ce domaine, et je ne pense pas que "tout" consiste dans de la chimie ou des psychiatres. Mais je conçois que je puisse totalement me fourvoyer Après je dois avouer que l'exemple dans un autre topic de la femme qui avait tué ses enfants, si elle a fini par prendre conscience de son geste puisse finir par être submergée par une culpabilité, une haine d'elle même, qui soit inacceptable pour son esprit, etc ... Et que j'ai sans doute plus de mal à l'accepter dans ce cas où la femme n'est coupable de rien, où elle est victime et où tu te dis qu'il est toujours possible qu'elle finisse par surmonter un drame dont elle n'est que la victime. Je n'ai jamais dit le contraire. Mais dans le même temps, entre voir disparaitre cette personne ou la voir se reconstruire... Comme le disait January, tout l'enjeu tourne autour de l'espoir, que l'on a ou non.
  9. J'en suis sans doute à ce niveau là dans le raisonnement. Mais surtout, je donnais davantage mon avis sur le suicide assisté que sur son cas personnel que je ne connais pas : peut etre sa souffrance est incurable, mais je reste circonspect sur le principe de suicide assisté qui envoie de fait un signal qui pourrait faire basculer des gens qui eux auraient davantage de chance. Bref, comment décider quand l'autoriser ? Pour tous, selon quels critères objectifs, etc ...
  10. Oui t'inquiètes, je comprends tout à fait la mesure de ton propos. Mais ce que je pointais, ce n'est pas l'intensité de la douleur qu'elle ressent, c'est l'irrémédiabilité de celle-ci. Bref, est-elle condamnée à la vivre - du moins aussi intensément - toute sa vie ? Et je pense qu'elle est la première à ne pas pouvoir répondre à cette question, puisqu'elle est bien incapable d'imaginer sa vie autrement. Et pourtant, malgré la violence qu'elle subit, même 7 ans après, rien ne dit que c'est impossible. Car la souffrance qu'elle vit ne vient pas pas d'une maladie incurable ou évolutive, mais de son propre esprit, de son inconscient. Ce n'est pas en soit un jugement sur ce qu'elle ressent.
  11. Bah on ne sait pas, à vrai dire. C'est quoi "tout", dans un avenir qu'on ne connait pas ? Sans doute. Mais j'avoue que j'ai du mal. Autant je suis pour l'euthanasie parce qu'elle est lié à une irremédiabilité de la souffrance ou de l'état lorsqu'il s'avère invivable. Autant, je suis bien plus circonspect pour le suicide assisté. Le débat est plus difficile à trancher, l'irrémédiabilité de la souffrance moins objectivable. Je suis sans doute un grand optimiste dans mon pessimisme ambiant, et je ne suis certainement pas à la place de cette dame. Mais j'ai du mal, car l'on se retrouve dans un cas où sa souffrance alimenté sa subjectivité sur un avenir qu'elle ne connait pas. Je ne sais pas, mais la naissance d'un petit enfant ou autre, beaucoup de choses peuvent nous raccrocher au final à la vie, certaines douleurs physiques, certaines douleurs mentales peuvent être à terme surmontées, et.ce n'est certainement pas lorsque tu les subis de plein fouet que tu peux t'en rendre compte. Bref, je ne suis pas forcément pour que l'état appuie ou encadre ces phases là, car ce faisant il participe à façonner cette voie (pour elle, mais pour d'autres aussi), lorsque son rôle devrait plutôt être de tout tenter pour apporter autre chose, de tout faire pour que des gens ne reste pas enfermés dans leurs propres intrications. Combien de gens se sont suicidé par la souffrance de leur environnement immédiat parce qu'ils etaient dans l'incapacité d'imaginer d'autres possibles à leur vie ? Et combien ne sont pas passé à l'acte ou ont survécu, et ont pu revivre par la suite ? C'est le problème selon moi du suicide : c'est que c'est un choix rarement éclairé, même lorsque l'auteur pense en être convaincu.
  12. Ah ça oui, sur les 14 pages, j'en ai trouvé des arguments. Mais je parlais de tes messages, pas ceux des autres. De toi je n'ai vu que des commentaires infantiles du genre "vous relevez le niveau" à des messages qui vont dans ton sens, ou alors les éternelles jérémiades et généralisation stupides du genre "merluchanien, extrême-gauche" sans réels arguments derrière. Par exemple, sur le comportement peu démocratique du gouvernement ? L'utilisation très peu justifiable d'un 47-1 ? Ses mensonges ? Tu ne reconnais même pas a minima une faiblesse sur la communication des 1200€ ? Le non respect de la sincérité parlementaire lors.des débats (mais bon, je suppose que je te parle chinois là). Bon, de toutes façons on n'aura aucune réponse argumentée : tu vas encore passer par de l'invective. Comme d'habitude.
  13. Et sinon, à par le toucher, sur le fond, tu as des arguments ?
  14. Mes convictions (et mon attachement) pour des valeurs démocratiques et républicaines sont très claires. Et elles ne souffrent aucun gourou. Après, je comprend que tout ça soit confus pour toi, et qu'il t'est plus aisé de ne pas penser et de juste te fondre dans ton partisianisme béat et irrationnel pour ton idole.
  15. Malheureusement on peut se rendre compte avec certaines qu'elle n'a pas été abolie dans toutes les têtes
  16. Je ne suis pas merlu je ne sais quoi, je respecte tout à fait la légitimité du président (mais je ne crois pas en la monarchie absolue pour ma part), j'ai effectivement un peu plus de mal à reconnaître la légitimité d'un gouvernement qui ne s'appuie sur aucune majorité des députés, qui colporte des mensonges et cherche à tromper l'opinion publique, qui n'est pas respectueux de la sincérité des débats à l'assemblée (refusant d'éclairer les députés sur les financements et l'impact réel des mesures débattues), et qui de plus tord les outils constitutionnels en dehors de leur cadre légitime. Effectivement, mes valeurs démocratiques me font sursauter devant ce comportement autoritariste qui prend tant de liberté envers la représentation nationale et in fine le peuple. Oui, on a compris que tu aimais le principe, tu venais de le dire : "Il va falloir interdire cette secte qui rend malade ses adeptes ! " Rien de nouveau concernant ton rapport assez "particulier" (va t'on dire) avec la démocratie (sans doute est-ce la partie "demos" qui t'échappe). Ça a pourtant complètement à voir dès lors que l'on conçoit le macronisme comme une illusion marketing, qui a juste tenté de vendre une idéologie de droite néolibérale sous un vernis moderne et soi-disant rassembleur. Dès lors que l'on a cette définition du Macronisme, parler des "déçus" fait grand sens pour illustrer le propos.
  17. En effet, l'interdiction de l'opposition est un signe assez représentative des régimes non-démocratiques, et je dois avouer que ce genre de régime me rend personnellement malade. Mais encore une fois, chacun ses valeurs.
  18. Qu'y peut-on si le macronisme est de fait indigeste et provoque des renvois ?
  19. La caricature n'est-elle pas justement de faire un groupe homogène des gens opposés à Macron ? Parce qu'au final beaucoup le sont, pour diverses raisons, et tous n'ont pas les mêmes comportements ou arguments. Je crois que cela est un autre élément notable de la "Macronie" : beaucoup de ses porte-paroles et élus ont recourt à des simplifications, souvent fallacieuses et à la limite de la malhonnêteté intellectuelle (lorsque ce ne sont tout bonnement pas des mensonges). Par exemple lorsqu'ils expliquent que la gauche veut financer les retraites en assommant les français d'impôts, ou que le régime de retraite est en grave péril. Lorsqu'ils expliquent que la NUPES est d'extrême-gauche, et que certaine vont même jusqu'à insinuer des accointances antisémites à un député de confession juive qui a oeuvré justement contre l'antisémitisme (mais plus c'est gros, plus ça passe). Ce sont là des simplifications démagogiques qui parsèment fréquemment le discours des macronistes. Alors certes, on me dira que c'est le jeu de la politique, mais je trouve que c'est franchement manifeste chez Renaissance, avec des lieutenants comme Véran ou Attal qui usent et abusent de ces techniques, et qu'elles sont tout autant employées par la première ministre lorsqu'elle dresse un arc républicain qu'elle se retrouve bien en peine de justifier, si ce n'est par la simple posture. Comme souvent, tout chiffre se doit d'être discuté et décortiqué. De quels emplois, à quelles conditions, parle-t-on ? Je m'explique : si des gens finissent par se mettre en auto-entrepreneur mais ne s'en sorte pas, si des jeunes vont vers de l'alternance mais décrochent moins d'1 an après, si des gens cherchent un plein temps mais doivent se satisfaire de contrats partiels, court et précaires qui ne leurs permettent pas de payer le loyer. On a l'exemple des USA, de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne avec les jobs à 1€, on a l'exemple de la précarité des travailleurs Uber de toutes sortes, ... Pour savoir que derrière un chiffre sur le principe satisfaisant se cachent des réalités qui elles ne le sont pas du tout. Si tout va bien, si la France est attractive.... Pourquoi aller plus loin ? Pourquoi donner encore davantage de billes au patronat et aux grandes entreprises, puisque de ton aveu même, la France est déjà très attractive ? D'ailleurs... la France a je crois retrouver sa première place en Europe en termes d'attractivité, mais elle n'a jamais cotoyé le fond du classement. Bref, je me demande même quand la France aurait cessé d'être attractive ? Pour prendre un exemple concret : pourquoi avoir renoncé aux 8 à 9 milliards de la CVAE (alors que l'on s'effraie de 12 milliards de déficits pour les retraites), si l'attractivité est déjà là ?? Pourquoi renoncer à des recettes, exonérer des entreprises de leur participation, alors qu'elles étaient déjà attrirées et créaient des emplois ? Sinon, il se trouve que des études sont faites, par des organismes du gouvernement (par exemple France Stratégie), qui ont plus démontrer que la suppression de l'ISF (4 à 6 milliards) et l'exonération des cotisations sociales sur les hautes salaires n'avaient aucune incidence sur l'investissement pour l'un, et sur la création d'emploi pour l'autre. Bref, à quoi servent ces cadeaux à fond perdu ?
  20. C'est souvent le cas pour ce genre de contrats. Il existe ce type de dispositifs chez Renault par exemple.
  21. C'est surtout qu'on reste dans la.logique de pourvoir tout le monde en voiture. Or, on sait que ça ne tiendra pas, on n'a pas les ressources en minerais suffisantes pour passer tout le parc en électrique. Bref, il faut explorer aussi d'autre voix, renforcer l'auto partage et la location ponctuelle. Par exemple, Autolib était en soit une bonne idée qu'il aurait fallu pérenniser. Pour beaucoup de citadins la voiture dors jusqu'au WE ou lorsqu'il faut aller faire les courses. Ou pour sortir le soir (l'explosion d'uber fait d'ailleurs sens). Après, la mesure reste malgré tout souhaitable pour tous ceux qui ont un besoin quotidien de leur voiture. Mais simplement, la question du transport est plus globale que cette seule mesure. Euh, non. En général c'est un engagement sur 4 ans. Ça l'est. Ou alors une forme de séduction lorsque ce n'est pas à destination de toutes les femmes. Mais sinon, tenir la porte est aussi une forme de courtoisie... qui ne se limite pas qu'aux femmes.
  22. Pheldwyn

    Réforme des retraites

    Sauf que pour l'augmentation de l'âge de départ, ils sont les seules cibles. Et que concernant l'immigration, les mesures proposés ne sont pas positives (par exemple : éviter les vagues d'immigration économique en aidant au développement des pays d'origine), mais prennent pour cible des personnes résidant sur le territoire et participant à la vie de la cité, donc faisant partie qu'on le veuille ou non à la société. Sauf qu'aucune étude ou analyse n'atteste cela, et que nous sommes dans bien des cas dans un ressenti en décalage des faits. Alors que pour les retraites, toutes les études ou analyse vont à l'encontre de la nécessité de la réforme proposée. Non. Tu essaies d'évacuer le fond philosophique de mon argument, que tu as je pense très bien compris. Ce qui est donc très différent. A savoir ? Parce que sinon, c'est surtout les préjugés colportés par les médias et l'extreme-droite qui sont surtout développés. Et surtout on s'intéresse aux gens au RSA dont le coût reste anecdotique face à d'autres. C'est pourtant primordial ! La gauche ne milite pas pour augmenter les impôts pour les classes moyennes, mais au contraire pour une réforme fiscale davantage exponentielle, et qui taxerait davantage les plus riches, baissant même la participation d'une grande partie des classes moyennes. Et tout cela en augmentant la somme récoltée. Il faut également voir une réforme fiscale dans son ensemble : si tu payes moins de TVA par exemple, si certains prix sont encadrés, etc ... Bref, l'argument de la hausse d'impôts avancé par la droite est totalement hypocrite et fallacieux. L'impôt n'est pas en soit un problème dans une société : c'est lui qui permet à celle-ci de fonctionner. Le débat ce n'est pas plus ou moins d'impôt, mais c'est bien évidemment sa répartition ! Non, car comme je te l'ai démontré, tu pars sur une question généraliste et biaisée. Refais un sondage avec simplement ces deux questions : êtes vous pour payer plus d'impôts ? êtes vous pour que les plus riches payent plus d'impôts ? Et on reparlera des chiffres. Absolument pas. Encore une fois, tu penses l'impôt de manière homogène, comme si l'augmenter signifiait l'augmenter pour tous Sauf qu'à la vie de la forte disparité de revenus, c'est complètement faux. Tu peux augmenter l'impôt, sans qu'il pèse pour le plus grand nombre. Concernant les retraites, tu peux dégager davantage de recettes en supprimant des exonérations qui n'apportent rien (par exemple sur les hauts salaires), et en augmentant les salaires. Ça s'appelle le partage de la valeur. Oui, je sais, ça ne te plaît pas forcément Encore une fois, tu caricatures ce qui n'a pas été notre discours. Je t'ai parlé de recul et d'analyse (par contre, je t'accorde que le problème vient peut être des politiques qui ne le font pas ou refusent d'agir). Le problèmes des nicotinoïde ne date pas d'hier ! Quelle action du gouvernement ces dernières années pour permettre et pousser les agriculteurs à s'en passer, en sachant que le couperet allait tomber ?? Là il ne s'agit même pas d'opinion publique, mais de responsabilité politique. Non, encore une fois tu simplifies. Tu confonds une loi discriminante (qui viserait certains membres de la sociéténsur un critère arbitraire et contestable) avec une loi qui concerne des règles communes, qui s'appliqueraient à chaque citoyen le cas échéant. Il est normal qu'un système de répartition soit décidé par tout le monde. Ah ? Et tu sors cela d'où ? Le COR n'indique pourtant pas une hausse du coût des retraites (au contraire), et ne pointe pas un déficit de recette structurel mais bien conjoncturel. Du coup, d'où viens cette idée d'une progression de ces cotisations ? (A noter d'ailleurs que ce n'est pas non plus la seule voie de financement possible). Plutôt indiquer qu'il faudrait peut être réfléchir à remettre des cotisations patronales sur les SMIC ? Complètement d'accord sur ce point, je n'ai jamais nié la nécessité d'un débat sur les retraites. Mais un débat ouverts, qui ne refuse aucune solutions a priori, qui n'impose pas un moyen qui ne fait absolument pas consensus, et surtout qui laisse le temps à un réel débat Mais avant d'arriver à l'assemblée, c'est avec les corps intermédiaires que ce débat doit avoir lieu, et prendre le temps nécessaire pour trouver une solution pérenne qui fasse cohésion. Bref, rien à espérer côté Macronie, dont les raisons à une réforme des retraites ne sont pas du tout de cet ordre. D'après le COR, le coût des retraites ne dépasse pas les 14% du PIB dans les prochaines décennies, voire régresse. De même, les déficits craints ne sont pas croissants, et se résorbent dans le temps. Évidemment, pour avoir des chiffres affinés il faudrait que l'État prenne le temps d'une estimation plus poussée. Mais certains économistes ont avancé la moyenne de 40 à 70 € mensuels je crois (à répartir entre salariés et patronat). On peut faire une estimation à la con si tu veux : 30€ x 12 mois x 43 annuités, ça fait dans les 15k€, soit 1 an de SMIC à payer sur une vie. Mais si ça permet d'en conserver 2 à soit, ça se discute, non ? (Et encore une fois, la hausse des cotisations n'est pas le seul levier).
  23. Pheldwyn

    Réforme des retraites

    Oui, tout le monde parlait de "mesure symbolique"... Qui pourtant ramenait 4 à 6 milliards chaque année. Soit déjà le tiers ou la moitié des déficits des retraites qu'on qualifié d'abyssaux. Bref, à un moment il faut rester cohérent.
  24. Pheldwyn

    Réforme des retraites

    Pour répondre à ta question, il y a une grosse différence philosophique lorsqu'une majorité de l'opinion s'oppose à une atteinte envers elle ou d'autres (par exemple atteindre à leur liberté de profiter de la retraite en les exploitant deux ans de plus), et lorsqu'une majorité de l'opinion adhère à une atteinte envers des tiers (par exemple faire chier des immigrés qui tentent de s'en sortir et qui peuvent représenter un bénéfice pour le pays). Dès lors nos principes doivent prendre le relais et filtrer ce qui est constitutionnel et respectueux de nos valeurs et ce qui ne l'est pas. C'est pour cela que toute opinion majoritaire n'est pas légitimement équivalente. Ah, et il ne fait pas non plus oublier un détail : celui de l'avis éclairé, qui nécessite de connaître les tenants, les aboutissants des situations. Par exemple, si tu demandes aux gens s'ils sont pour laisser mourir dans la rue ceux qui n'auraient plus le droit au RSA, je doute qu'une majorité te réponde oui (enfin, pour peu avoir réfléchi à la question). Parce qu'il est facile de donner une réponse à un sondage qui en plus l'aiguille. Le cas de la retraite est déjà plus éclairé : il y a déjà eu pas mal de pédagogie autour de la réforme, d'experts, d'analyse, ... Qui ont démontré qu'elle n'était pas juste, et que le mensonge du gouvernement ne s'arrêtait pas là. De même, son utilité est largement mise en doute. Bref, l'opinion est mûre sur cette question Quand au moins d'impôts, @Totof44 t'as déjà répondu il me semble : la question et le résultat sont biaisés. Moins d'impôts pour eux ? Ou moins d'impôts en général ? Car c'est là que ton raisonnement se heurte à un paradoxe : d'autres sondages indiquent que les français sont largement pour le rétablissement de l'ISF, entre autres. Et puis, la question est déjà différente si tu poses des contreparties. Par exemple un peu plus de cotisations pour éviter deux ans en plus : une majorité est là aussi d'accord !
  25. Et sinon, est-il possible - sans considérer que la France serait un pays du quart-monde - avoir envie de continuer à améliorer les choses ? Tu trouves que tout est nickel en France ? Que les services publics (santé, école, justice, police) fonctionnent bien ? Qu'il n'y a pas de disparité ? Pas de pauvreté ? Bien évidemment qu'il y a pire ailleurs, mais du coup, il faudrait se contenter de la situation actuelle.et de tous les problèmes qui y sont liés, juste parce que l'herbe est moins verte ailleurs ? D'ailleurs... Remettre en cause notre système, c'est aussi voir notre influence sur la pauvreté ailleurs
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