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Tout ce qui a été posté par Pheldwyn
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Euh ... ce n'est pas le cas pour le président, mais le cas pour le premier ministre et le gouvernement. Encore une fois, le gouvernement mène censément la politique de la majorité à l'assemblée : donc ce que tu décris, ça s'appelle simplement une cohabitation, et pour le coup, c'est totalement prévu par la Vième, et nous en avons déjà connu. Et c'est effectivement normal : ce n'est pas au Président de conduire la politique du pays, mais logiquement au Premier Ministre. Le Président est quant à lui garant des institutions et de l'intégrité du pays (et je le répète, mais Macron ne rentre clairement pas dans ce costume). Quant à ce que j'appelle de mes voeux, c'est un autre fonctionnement parlementaire, qui mène à davantage de compromis et ne reste pas sur la logique d'un clan minoritaire qui imposerait sa vue à tous les autres.
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Et l'on voit bien que ça ne fonctionne pas. Si encore on avait eu une ligne responsable, c'est à dire qui cherche véritablement à trouver des compromis et dégager des majorité de circonstances. Mais ce n'est absolument pas le cas. Ce sont deux scrutins differents par nature. Tu peux tout autant ne pas voter la censure (pour des raisons politiques, soyons francs), mais de là à voter la confiance .... Je te fais le pari que si la Première Ministre demandait la confiance demain, ce n'est pas que 19 députés LR qui ne la voteraient pas. Et clairement, elle ne l'aurait pas.
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Reporté pour cet été. Ca veut donc dire que Macron prévoit de plier d'ici là ?
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Mais ils ne représentent pas la majorité des députés. Ce qui est gênant lorsque le fonctionnement de l'assemblée repose sur des votes majoritaires. Prce que l'on se rend compte qu'il y a majoritairement plus de rejet que d'adhésion aux lois proposées. Où est le vote de confiance envers une quelconque majorité ?
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Mais rien n'implique d'utiliser le 49.3 Le référendum aussi est dans la constitution. Lorsqu'un président choisit de passer outre le parlement et refuse de demander l'avis du peuple, il utilise un article de la constitution et pas un autre. Ces articles ne sont pas en soit démocratiques ou non, ils sont constitutionnels. C'est bien l'usage qu'en fait le pouvoir qui est plus ou moins démocratique. Et la, dans le contexte qui nous occupe, cet usage a été assez peu démocratique .
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Le terme est utilisé pour les scrutins proportionnels. Là ce n'est pas le cas : les scrutins de l'assemblée se font selon un système majoritaire. Donc parler de majorité relative à l'assemblée n'a pas de sens : la plus grosse minorité n'a pas plus la majorité absolue qu'une autre. Au final, on vit là un angle mort de notre constitution qui n'a pas du tout été pensée pour ce cas.
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Tu n'as pas répondu à la question. En quoi le gouvernement est représentatif de l'assemblée ? Pourquoi porter la politique du président alors que son alliance politique n'est pas majoritaire, suite aux élections législatives ? Et encore une fois, non, je ne te parle pas de désapprobation. Une coalition Ensemble+LR sur un programme commun aux deux aurait totalement ma désapprobation, mais me paraitrait totalement légitime du point de vue de la Vième République (puisqu'il l'on aurait pour le coup une majorité et un gouvernement au diapason). Personne.
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Et on attends toujours une majorité dans cette assemblée. Macron a nommé Borne, et avec elle un gouvernement, pour mener la politique d'Ensemble. Mais quelle légitimité a ce gouvernement à mener cette politique, alors qu'il repose sur des forces qui ne sont pas majoritaires dans l'hémicycle ? Que la première ministre n'a même pas demandé la confiance auprès des députés qu'elle est censée représenter au travers de son action ? Quelle légitimité a ce gouvernement à gouverner sans aucun compromis, sur sa seule ligne, et sans même chercher une quelconque représentativité auprès des députés ?
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La question serait plutôt de savoir si l'on doit te compter parmi ceux-là Beaucoup de ceux qui se sont intéressé au rapport du COR et on écouté différents spécialistes savent que le problème est bien différent de ce que nous présente le gouvernement, et que surtout passer l'âge à 64 ans est totalement évitable .
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Rarement. Mais bon, même si on peut reprocher à Miterrand d'avoir promu le RN, je pense que la raison profonde vient de la Vième et du système majoritaire. Je suis pour le vote préférentiel : on donne son avis sur l'ensemble des candidats (ou pas), en exprimant avec qui l'on est globalement d'accord ce que l'on ne veut surtout pas etc ... Et au moins on a une image fidèle de ce pensent et veulent les électeurs.m, sans aucun biais (plus de barrages, de vote utiles, etc ...). Mieux : on vote plutôt pour des programmes ou des bouts d'idées. Et ensuite à la limite pour des hommes pour les porter. Parce que nos institutions ne sont pas prévues pour cela : elles reposent sur du bipartisme et de l'alternance. Mais le paysage politique n'est plus celui-ci, et il bien plus complexe et entremêlé.
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Plus, plus, plus .... Il aurait déjà fallu avoir eu confiance à la base
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Voilà. Tu ne fais que confirmer ce que l'on savait déjà. Le concept de démocratie te passe à des années lumières au dessus de la tête. Et au final, un Monarc à aduler ça te convient parfaitement Mais sinon, pour ta culture, la démocratie représente le pouvoir du peuple, par le peuple, et pour le peuple. Lorsqu'elle est indirecte, représentative, le peuple élit des représentants qui exercent le pouvoir en son nom et pour ses intérêts. Et non pas pour eux, selon leur bon vouloir et leurs intérêts particuliers. Mais ces concepts te dépassent apparemment : tu n'es apparemment pas très démocrate et encore moins républicaine, tes propos feraient de toi davantage une oligarchiste, qui pense que le pouvoir devrait appartenir à une élite dirigeante.
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Les syndicats ne voulaient pas juste débattre, ils voulaient un vote. Et donc oui, un vote, même si ce n'est que sur un article, même si c'est pas l'intégralité du texte, c'est une forme de légitimité. Et ce vote serait intervenu avant la manifestation du 7 mars, risquant d'envoyer un signal négatif. Et puis franchement, ils espéraient quoi ? Le débat était déjà dans la rue et les médias. J'ai l'impression que certains attendaient je ne sais quoi de l'assemblée, comme si les débats là bas, s'ils avaient eu lieu normalement, auraient changé quoi que ce soit. Alors que le gouvernement a affiché refus sur refus de considérer quelque propositions que ce soit alors qu'il n'a fait que refuser en boucle de répondre sur les doutes et interrogations des députés ( concernant les 1200€ ans co). Tu penses réellement que les discussions auraient été plus constructives sur l'article 7 ? Pire (et je trouve ça très limite), si on écoute les syndicats, il aurait fallu que les députés n'essaient pas de se battre : - ni sur la suppression des régimes spéciaux (article 1) - ni sur les alternatives de financement (article 3). Or tout l'enjeu de cet article était justement de montrer qu'il y avait des alternatives, contrairement aux affirmations du gouvernement, au recul de l'âge (donc déjà le débat de l'article 7). Bref, les syndicats voulaient que les députés laissent tomber la lutte parlementaire sur la loi, pour aller juste sur l'article 7 symboliquement. Mais en laissant tomber tous les articles précédents. Ils pensaient naïvement qu'il valait mieux que l'article soit voté, mais que les députés l'ayant voté aient ainsi la pression des électeurs... Mais il ne se rendaient pas compte du signal envoyé par le vote de l'article 7, comment le gouvernement aurait pu retourner le truc. D'ailleurs, je me demande même si la CFDT aurait continuer le mouvement après un vote légitime de l'assemblée sur la principale mesure à laquelle il s'opposait. Question de cohérence. Bref, les syndicats disent souvent (et à juste titre) que les politiques n'ont pas à s'octroyer la lutte des mouvements syndicaux, mais on pourrait assez légitiment leur retourner la réciproque. Après, je reconnais complètement que la forme de LFI était très contestable (j'ai préféré la séquence de Jérôme Guedj qui a parfaitement rempli sont rôle de député), mais dans le fond, je leur donne complètement raison de ne pas être allé trop loin dans le texte, d'avoir permis que l'assemblée ne lui confère aucune légitimité. Et qu'à ce jour on puisse affirmer que ce texte n'a que la légitimité autoritaire du Sénat et d'un gouvernement qui n'a même pas demandé la confiance des députés et ne représente pas la majorité d'entre eux (ce qui est déjà un soucis démocratiquement parlant).
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Jacky29, essaie juste de réfléchir : la constitution n'est pas un miracle apparu d'un coup. C'est un texte qui érige des valeurs et des droits, et y associe les grandes règles de fonctionnement afin de permettre la démocratie. Mais c'est un règlement fait dans un contexte, par quelques individus, et avec une certaine idée de son fonctionnement. Mais ce n'est pas parce que la constitution a pour but la démocratie qu'elle la garantit suffisamment. Ni qu'elle ne serait pas perfectible. Ni qu'elle reste adaptée au fil du temps. Tiens, à titre d'exemple, la Russie aussi a une constitution... Ça en fait une grande démocratie, selon toi ? Bref, le 49-3 est dans notre constitution, mais ce n'est pas autant qu'il est de facto démocratique dans son esprit ... Surtout dans l'usage qui en a été fait en l'occurrence : imposer une loi contre le peuple. Rien que cela devrait t'interroger. De plus, si notre constitution offre des outils, elle n'a pas prévu que tous ceux-ci soit utilisés en cascade de manière irresponsable pour que le président impose ses vues face aux parlementaires, à la société civile et à l'opinion. Notre Vème République faisait le pari d'un homme oeuvrant pour les français (tous les français) avec sagesse et dans un esprit d'incarnation de la democratie... un costume bien trop grand pour Macron (et sans doute pour n'importe qui, en fait). Bref, la constitution n'a rien prévu pour s'opposer à un président qui n'en serait pas suffisamment garant (à part attendre la fin du mandat) : c'est un écueil à mon sens. Les autres démocraties n'ont pas d'équivalent à notre 49-3, et certaines proposent des possibilités de révocation du chef de l'état, par exemple.
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Non, je n'ai rien oublié. En démocratie, logiquement, c'est le peuple le patron. Tu as quelque-chose contre cette idée ? En grande démocrate que tu es ... Quant au vote, aucun problème pour mettre cette réforme au vote du peuple. Tu y vois un inconvénient, toi la grande démocrate ?
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L'arnaque du référendum non respecté de 2005 est sans doute l'une des principales causes de la défiance des français (et à juste titre, d'ailleurs) envers leurs politiques. Bref, prendre un autre déni de démocratie pour justifier celui-ci, c'est assez fort !! La constitution n'avait pas prévu le 49-3 pour cet usage. La constitution n'a pas prévu qu'un président agisse contre son peuple, à vrai dire.
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Euh... Je pense qu'il s'en contrebalance de passer pour quoi que ce soit.
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Bah là en l'occurrence la réforme est bien imposée sans vote des représentants du peuple ?
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Je ne suis pas sûr qu'un vote positif de l'article 7 en première lecture (voire de la loi) à l'assemblée aurait eu les mêmes effets par la suite. C'est au contraire en évitant d'expédier les débats que des lièvres ont été levés, que le mouvement ne s'est pas essoufflé. Donner une légitimité à l'assemblée dès le départ aurait justifié d'autant plus cette réforme.
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En démocratie, logiquement, c'est le peuple.
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Mais ceux qui n'ont rien fait n'ont pas à subir des violences policières en représailles aux actes de quelques uns. Et ne soyons pas naïfs : le but est bien d'augmenter le niveau de violence et de coercition pour dégoûter les citoyens de s'exprimer. Bienvenue en démocratie selon la Macronie.
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Pointer les dysfonctionnements des organes de l'Etat me paraît nécessaire chez tous les démocrates et républicains. Je ne vois pas en quoi cela devrait être le seul rôle de l'extrême-gauche. Sa réponse hallucinante lors des QAG hier ! On lui parle de violences sexistes perpétrées par des policiers, il n'a même pas daigné avoir un mot pour dénoncer ce type de comportements inadmissibles (qu'ils soient avérés ou non). Ce type est une enflure, et c'est un affront à la République d'avoir nomme un type comme ça ministre de l'intérieur. Mais bon, l'ensemble de ce pouvoir est un affront à la République, à la Démocratie et à la dignité.
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Une voix ça ne "s'accepte pas". Tu ne décides pas de ce que votent ou non les parlementaires. Bref, ton propos est absurde. Sinon, les conséquences immédiates ? Le retrait de cette réforme inique et la démission du gouvernement. Charge ensuite au président de nommer un premier ministre susceptible de représenter une majorité à l'assemblée pour la constitution d'un gouvernement. Ou de dissoudre s'il le désirait.
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Le problème étant justement lorsqu'elle ne garantit pas cette dernière. Comme à présent.
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La pension relative des retraités a continûment progressé jusqu’en 2015 avec le renouvellement de la population des retraités (effet noria) : les nouvelles générations qui prennent leur retraite ont en moyenne des pensions plus élevées que les générations les plus anciennes qui décèdent. Au cours des décennies passées, la montée en charge du système de retraite et la progression de l’activité féminine ont beaucoup contribué à cet effet noria. Depuis 2015, la pension moyenne relative au revenu d’activité moyen est en baisse et cette diminution devrait perdurer à l’horizon des projections du COR. La pension relative s’établirait en 2070 à 32,6 % dans le scénario 1,6 %, et 39,4 % dans le scénario 0,7 %, contre 48,9 % en 2021 . Cette diminution est en grande partie liée aux réformes des retraites engagées depuis 30 ans qui ont modéré l’évolution des pensions. C’est notamment le cas de l’indexation selon l’inflation des droits acquis en cours de carrière et des pensions, qui a, en outre, pour conséquence de rendre la pension relative très sensible au rythme de croissance des revenus d’activité réels (ou de la productivité du travail réelle) https://www.cor-retraites.fr/sites/default/files/2023-01/Doc_04_Évol_pens_relative.pdf A ton avis ?
