chirona
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El desdichado Je suis le ténébreux, - le veuf, - l'inconsolé, Le prince d'Aquitaine à la tour abolie Ma seule étoile est morte, - et mon luth constellé Porte le soleil noir de la Mélancolie. Dans la nuit du tombeau, toi qui m'as consolé, Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie, La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé, Et la treille où le pampre à la rose s'allie. Suis-je Amour ou Phébus ? ... Lusignan ou Biron ? Mon front est rouge encor du baiser de la reine ; J'ai rêvé dans la grotte où nage la sirène... Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron ; Modulant tout à tour sur la lyre d'Orphée Les soupirs de la sainte et les cris de la fée. Gérard de Nerval, Les Chimères (1854)
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Fin du discours de Jean D'ormesson lors de l'entrée de Simone Veil à l'Académie française : Voici le lien vers le discours complet : discours de Jean d'Ormesson
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Entendu sur France Inter le 19/03 : Un Québécois interrogé par un journaliste a déclaré : "Parler français, c'est un geste qui demande de la résistance chaque jour."
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déliquescence : n.f. (du latin deliquescere, se liquéfier) 1/ physique : propriété qu'ont certains corps d'absorber l'humidité de l'air au point de se dissoudre. 2/ sens figuré : - décadence complète - affaiblissement des capacités intellectuelles ; décrépitude ex : "beauté déliquescente" source : Le Petit Larousse illustré
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:blush: pour "Mignonne, allons voir si la rose" de Ronsard L'Albatros Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers. 5 é peine les ont-ils déposés sur les planches, Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux, Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d'eux. Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! 10 Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid ! L'un agace son bec avec un brûle-gueule, L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait ! Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hante la tempête et se rit de l'archer ; 15 Exilé sur le sol au milieu des huées, Ses ailes de géant l'empêchent de marcher. Charles Baudelaire (1821-1867), Les Fleurs du Mal (1857), II.
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Il était temps de faire resurgir ce topic qui était tombé dans l'oubli. Arachné : Arachné ou Arachne (en grec ancien Αράχνη / Arákhnê), dans la mythologie gréco-romaine, est une jeune fille originaire de Lydie qui excellait dans l'art du tissage. Intriguée, Athéna se déguisa en vieille femme pour rendre visite à la jeune tisseuse et observer son travail. Arachné prétendit devant la déesse qu'elle était la meilleure tisseuse du monde, meilleure qu'Athéna elle-même. La déesse entra alors dans une grande colère en constatant qu'une simple mortelle pouvait prétendre être aussi adroite qu'elle. Elle révéla à Arachné sa véritable identité et organisa un concours avec la jeune femme. Athéna illustra sur sa toile les divers dieux de l'Olympe tandis qu'Arachné préféra tisser Zeus avec ses nombreuses amantes. Ce fut finalement la fille de Lydie qui gagna. Furieuse, Athéna déchira son ouvrage. Humiliée, Arachné alla se pendre. La déesse, prise de remords, décida d'offrir une seconde vie à Arachné : elle la changea en araignée suspendue à son fil, pour qu'elle puisse à nouveau tisser sa toile. Sources : Wikipédia Velasquez, Les fileuses (1657)
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A ajouter : - Artur Rimbaud -Victor Hugo
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Il était déjà posté :blush: Le serpent qui danse Que j'aime voir, chère indolente, De ton corps si beau, Comme une étoffe vacillante, Miroiter la peau! Sur ta chevelure profonde Aux âcres parfums, Mer odorante et vagabonde Aux flots bleus et bruns, Comme un navire qui s'éveille Au vent du matin, Mon âme rêveuse appareille Pour un ciel lointain. Tes yeux où rien ne se révèle De doux ni d'amer, Sont deux bijoux froids où se mêlent L'or avec le fer. A te voir marcher en cadence, Belle d'abandon, On dirait un serpent qui danse Au bout d'un bâton. Sous le fardeau de ta paresse Ta tête d'enfant Se balance avec la mollesse D'un jeune éléphant, Et ton corps se penche et s'allonge Comme un fin vaisseau Qui roule bord sur bord et plonge Ses vergues dans l'eau. Comme un flot grossi par la fonte Des glaciers grondants, Quand l'eau de ta bouche remonte Au bord de tes dents, Je crois boire un vin de bohême, Amer et vainqueur, Un ciel liquide qui parsème D'étoiles mon coeur! Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, "Spleen et idéal"
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l'alphabet des écrivains et de leurs oeuvres
chirona a répondu à un(e) sujet de chirona dans Littérature
Huxley, Aldous (1894-1963) Fils de l'écrivain Leonard Huxley et de sa première épouse Julia Arnold, Aldous Huxley est issu d'une famille de scientifiques de renom, entre un frère biologiste et un grand-père naturaliste. Rendu quasi aveugle à l'âge de 16 ans à cause d'une maladie des yeux, il obtient néanmoins son diplôme de littérature anglaise au Balliol College d'Oxford. C'est dans cette école qu'il fait la rencontre d'écrivains tels que Lytton Strachey et D. H. Lawrence avec qui il se lie d'amitié. Il publie un premier recueil de poèmes à 25 ans et se tourne vers le journalisme et la critique de l'art. Voyageant énormément avec son épouse Maria Nys, il découvre l'Inde et les Etats-Unis. En 1931 sort l'un de ses plus importants romans, Le Meilleur des mondes, déjà très précurseur puisqu'il aborde la menace grandissante du progrès scientifique. En 1937, l'écrivain part s'installer en Californie, où il devient scénariste pour Hollywood. Il poursuit en parallèle l'écriture de romans, parmi lesquels La Fin et les moyens en 1937, Jouvence en 1939, Temps futurs en 1948 et Retour au meilleur des mondes en 1958, un essai qui pose notamment la question de la surpopulation. Puis Huxley s'intéresse à un autre thème, les drogues. Considéré comme l'un des plus grands auteurs anglais (47 livres), il décède le même jour que le président Kennedy et sera incinéré en Grande-Bretagne. Sources : Evene.fr Le Meilleur des mondes (écrit en 1931 - paru en 1932) : -
Moi aussi. Tout pareil ! Et j'en garde un très bon souvenir. Ce merveilleux roman me fait penser au poème de Baudelaire, "Moesta et errabunda" dans lequel il écrit :
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Dis-moi ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe, Loin du noir océan de l'immonde cité, Vers un autre océan où la splendeur éclate, Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité ? Dis-moi, ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe ? La mer, la vaste mer, console nos labeurs ! Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse Qu'accompagne l'immense orgue des vents grondeurs, De cette fonction sublime de berceuse ? La mer, la vaste mer, console nos labeurs ! Emporte-moi wagon ! enlève-moi, frégate ! Loin ! loin ! ici la boue est faite de nos pleurs ! Est-il vrai que parfois le triste coeur d'Agathe Dise : Loin des remords, des crimes, des douleurs, Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate ? Comme vous êtes loin, paradis parfumé, Où sous un clair azur tout n'est qu'amour et joie, Où tout ce que l'on aime est digne d'être aimé, Où dans la volupté pure le coeur se noie ! Comme vous êtes loin, paradis parfumé! Mais le vert paradis des amours enfantines, Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets, Les violons vibrant derrière les collines, Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets, Mais le vert paradis des amours enfantines, L'innocent paradis, plein de plaisirs furtifs, Est-il déjà plus loin que l'Inde et que la Chine ? Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs, Et l'animer encor d'une voix argentine, L'innocent paradis plein de plaisirs furtifs ? Spleen et Idéal, LXII
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l'alphabet des écrivains et de leurs oeuvres
chirona a répondu à un(e) sujet de chirona dans Littérature
Gogol, Nikolaï (1809-1852) Après des études médiocres, il s'établit à 19 ans à Saint-Pétersbourg, où il trouve une place d'expéditionnaire dans un ministère. Instable, il abandonne bientôt son emploi et se met à écrire. Il se lie alors avec Pouchkine, qui sera pour lui un excellent conseiller. Un roman, Tarass Boulba, lui vaut une chaire d'histoire à l'université de Saint-Pétersbourg. Gogol donne alors une série de nouvelles pétersbourgeoises qui mettent l'accent sur le divorce existant entre le rêve et la réalité. Son chef-d'oeuvre - Le Manteau - date de 1841, qui introduisit le thème de la pitié sociale dans la littérature russe. La même année, il rentre en Russie pour la publication de son roman Les Ames mortes dont la seconde partie ne fut pas publiée. En 1848, il part pour Jérusalem afin de travailler, dit-il, à sa perfection spirituelle. Il en revient dans un état d'exaltation religieuse extraordinaire, et mène désormais une vie de prière et de jeûne. épuisé, il meurt d'une fièvre typhoïde en 1852. Sources : Evene.fr Voici l'incipit de la nouvelle fantastique Le Nez (1836) publiée des Les Nouvelles de Pétersbourg en 1843 : -
Merci Dolph d'avoir fait remonter le topic. Rimbaud ne mérite pas de tomber dans l'oubli ! Voyelles A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, Je dirai quelque jour vos naissances latentes : A, noir corset velu des mouches éclatantes Qui bombinent autour des puanteurs cruelles, Golfes d'ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes, Lances des glaciers fiers, rois blancs, frissons d'ombelles ; I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles Dans la colère ou les ivresses pénitentes ; U, cycles, vibrements divins des mers virides, Paix des pâtis semés d'animaux, paix des rides Que l'alchimie imprime aux grands fronts studieux ; O, suprême Clairon plein des strideurs étranges, Silences traversés des Mondes et des Anges ; - O l'Oméga, rayon violet de Ses Yeux !
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J'adore :blush:
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l'alphabet des écrivains et de leurs oeuvres
chirona a répondu à un(e) sujet de chirona dans Littérature
Flaubert, Gustave (1821-1880) Fils d'une famille bourgeoise, Gustave Flaubert abandonne rapidement le droit qu'il étudiait sans passion pour se consacrer à l'écriture. Très tôt habité par le goût de la découverte, il voyage en Egypte, en Asie mineure, en Turquie, en Grèce et en Italie. Quand il n'est pas à l'étranger ou dans les salons parisiens où il côtoie Baudelaire et Gautier, l'auteur s'enferme dans la propriété familiale du Croisset où il écrit et réécrit les brouillons des oeuvres qui deviendront ses plus grands romans. Inspiré d'un fait divers lu dans le journal, Madame Bovary lui assure une rapide consécration littéraire mais son héroïne représente bien trop ce que la morale bourgeoise réprouve, liberté et désirs avoués ; en 1864, le Rouennais est condamné pour outrage aux bonnes moeurs. Attaqué par les moralistes, Flaubert entreprend de donner le jour à un projet baroque, loin du réalisme de son roman décrié : il signe Salammbo, ou les amours impossibles d'une princesse et d'un mercenaire dans la Carthage antique. Deux ans plus tard, c'est le souvenir de sa passion inassouvie pour Elisa Schésinger qui lui inspire le personnage de Marie Arnoux, la femme cristallisée de L'Education sentimentale. Sa dernière oeuvre, le satirique Bouvard et Pécuchet, restera inachevée, puisque Gustave Flaubert décède brutalement, foudroyé par une hémorragie cérébrale, laissant à la littérature française l'une des oeuvres les plus abouties. Sources : Evene.fr Voici un extrait de Madame Bovary (1857) -
fatiguée après avoir fait de l'endurance, de la gym et enfin du stetching :blush: . Je vais passer une bonne nuit, je pense !
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Moi aussi j'ai beaucoup aimé Sa majesté des mouches de William Golding :blush: . Je l'ai lu quand j'étais ado, il m'avait beaucoup marqué. Il suffit de peu de choses pour que l'homme dit civilisé bascule et retourne à l'état sauvage. Bon courage pour ce concours qui ne m'est pas du tout inconnu ...
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d'humeur à être studieuse... parce que je n'ai pas le choix ! Je n'étais pas motivée pour travailler pendant mes vacances, maintenant les échéances sont bien concrètes et il va falloir mettre les bouchées doubles :blush: !!!
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Gandhi, Tous les hommes sont frères
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"Edvard Munch ou l'anti-Cri " à la Pinacothèque de Paris du 19 février au 18 juillet 2010 "Nuit d'été à Studenterlunden" (189) Edvard Munch (1863-1944) est connu exclusivement pour une seule oeuvre : "le Cri". Travail certes emblématique, mais si peu représentatif de l'ensemble de son oeuvre. La notoriété exagérée de ce tableau a eu pour conséquence d'occulter la réelle dimension et le vrai message de l'artiste. Il est étonnant de constater si tôt dans l'histoire de l'art un artiste se détacher de toutes les conventions auxquelles nous avaient habitué les artistes et les mouvements précédents. Il est prodigieux de remarquer dès les années 1880 Munch s'attaquer aux couches de couleur, de le voir véritablement labourer la surface picturale ou encore laisser son oeuvre sous la pluie et la neige, transférer des photographies et des films muets à l'intérieur de ses toiles et de ses oeuvres graphiques. Surprenant encore la transgression avec laquelle il supprime les frontières entre les supports et les techniques, dans ses gravures, dessins, peintures, sculptures, collages, photographies et films. Il s'inscrit dans la lignée de William Turner et de Gustave Courbet, il est le chaînon manquant entre les artistes tels que Pablo Picasso, Georges Braque, Jean Dubuffet et Jackson Pollock dans l'histoire du Modernisme. C'est par ces dépassements sans limite pour l'époque et surtout par son attachement aux qualités matérielles de la peinture et des supports que Munch laisse une oeuvre bouleversante d'une force incomparable. Sources : Evene.fr http://www.pinacotheque.com/index.php?id=5
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l'alphabet des écrivains et de leurs oeuvres
chirona a répondu à un(e) sujet de chirona dans Littérature
Ellroy, James (1948) Explorateur des bas-fonds de Los Angeles et de l'âme humaine, James Ellroy commence à écrire tardivement, après quelques années de délinquance et de prison. Hanté par le meurtre non élucidé de sa mère, les premiers romans d'Ellroy sont marqués par la figure maternelle, auquel peut être associé par exemple le personnage du Dahlia Noir, victime atrocement mutilée du roman éponyme qu'il publie en 1987. Sa ville natale sert non seulement de décors à des oeuvres comme L. A. Confidential mais devient un personnage à part entière avec son identité, ses secrets et son histoire. Dans sa trilogie américaine : American Tabloïd, American death trip et Underworld USA, le romancier s'attaque à l'univers politico-médiatique et fait apparaître des figures mythiques de son pays comme les frères Kennedy ou Howard Hugues. Il y dépeint une Amérique coupable, gangrenée par la violence et la corruption. Devenu une référence du roman noir, James Ellroy inspire nombre de réalisateurs comme Curtis Hanson ou Brian de Palma qui prennent un malin plaisir à recréer l'univers sombre de son oeuvre. Sources : Evene.fr Je propose Le Dahlia Noir, oeuvre qui a fait l'objet d'une lecture collective. Voici les liens pour ceux que ça intéresse : Le Dahlia noir, partie 1 et 2 Le Dahlia Noir, partie 3 et 4 Je rajoute également les 2 topics créés par Yavin sur l'auteur : James Ellroy explore le côté obscur des années peace and love James Ellroy, un maître du polar -
C'est rare que je poste pour parler d'un livre que je n'ai pas du tout apprécié.Il faut un début à tout. C'est le tome 1 de Tara Duncan. Je sais que cette série a beaucoup de succès auprès des ados et pré-ados et j'ai voulu connaître l'univers de cette "sortcelière". On peut faire des parallèles avec Harry Potter mais ce sont surtout les différences qui m'ont frappée. S. Audouin-Mamikonian a voulu elle aussi créer un univers particulier avec un monde à part -AutreMonde- qui a ses propres règles, ses habitants particuliers (dont certains empruntés à la mythologie grecque), son langage, etc. J'ai trouvé que l'auteur abusait beaucoup du vocabulaire particulier des sortceliers, ce qui m'a gênée voire freinée au début de ma lecture. Après, je n'ai pas accroché au style de l'auteur : très foisonnant, ça part un peu dans tous les sens. Enfin, et il faut bien dire ce qui est, les aventures de Tara Duncan ne m'ont pas du tout passionnée et je ne tiens pas à en connaître la suite surtout quand on sait qu'il y aura 10 tomes !!! J'ai lu le livre en diagonale pour suivre la trame de l'histoire. Pour moi, ce livre n'arrive pas à la cheville d'Harry Potter.
