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yop!

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Tout ce qui a été posté par yop!

  1. Je suis assez épaté par le semi-black out médiatique pour un sujet de cette importance. Pas de grand débats publics (bon, ça doit venir en Mars mais quand même), remisé en information très secondaire...
  2. Qui peut le plus peut le moins. L'inverse, c'est déjà plus chaud...
  3. J'ai répondu principalement à l'intitulé mais je n'ai pas prétendu que tu étais dépassionné et rationnel à mort - d'ailleurs tu t'inclues dans l'objet de la critique. Mais c'est l'idéal que tu décris : le dépassement des émotions, des impressions et des freins moraux, approche rationnelle rigoureuse, etc... Mon propos est : brosser le portrait du vulgaire autour d'un post d'une intervenante du forum, qui s'est reconnue, ça ne crée pas les bases d'une approche (collective) exigeante, élevée et sérieuse. Ça connote forcément le débat d'un conflit personnel évitable et des jugements par les témoins. Le fond se prétend une étude mais la forme ressemble à une attaque méprisante. L'exigence, pour une discussion, ça passe par éviter les entrées en matière du genre, qui génèrent des parasites. Un être passionné devrait s'en rendre compte. Mais si c'était une démonstration par le contre-exemple, c'est pas mal. :D A part ça, je trouve que le vulgaire touche tous les champs d'expression et qu'on le voit d'autant plus avec l'avènement du net et des tribunes mondialement ouvertes accessibles à n'importe qui, n'importe comment et sans exigence ni même acceptation de la critique - qui elle aussi devient de plus en plus vulgaire. Le discours politique, les médias, les divertissements (dits culturels),... ça descend dans les limbes. C'est le mal de la société de la rapidité et de la sur-communication : on n'a finalement pas assez de sagesse à communiquer au vu des outils donnés et de l'empressement à s'en servir. Alors ce qui sort, c'est souvent du bruit de fond. Finalement, le constat est simple : la philosophie demande du temps, une maturation intérieure, la digestion de la pensée des autres, une précision sémantique assez pointue. C'est un langage plutôt formel qui permet d'avancer et de croiser les concepts et les réflexions. Peut-on aborder la philosophie de façon plus hachée, plus poétique, plus abstraite, plus animale ? (je place les sorties de Nietszche.junior dans ça plutôt que dans du simple vulgaire). C'est assez peu efficace de parler par sous-entendus. C'est plutôt un jeu. Bien sur, ça peut provoquer des choses (serendipité). Un discours qui part dans tous les sens peu créer des liens inattendus, comme certains jeux de mots permettent de définir mieux un concept. Mais la poésie (seule) est un langage trop faillible pour échanger sur le terrain philosophique. Le vulgaire, c'est celui qui fait des contre-sens, qui reste superficiel, qui n'explore pas ses propres convictions,... Personne n'est à l'abri d'y verser un peu mais... il y a une différence entre une petite faiblesse passagère et la vulgarité (c'est ce qui rend ton intitulé élitiste, même quand tu dis t'y inclure, la différence de jugement est là) ! Et le cas des novices maladroits est à différencier aussi de la vulgarité, car quelqu'un qui apprend n'est pas vulgaire.
  4. yop!

    Blog

    Clique partout et ça finira bien par marcher ! :D Naaaan... Il faut juste sélectionner les paramètres (dans mon blog, editer les paramètres) et les sauvegarder (tout en bas de la page, le bouton Sauvegarder les paramètres, il faut descendre avec la souris). Dans le premier module (basic settings) il y a trois modes de lecture Publique, Club Privé et Privée. Tu choisis celui que tu veux. Je pense que c'est Club Privé. J'imagine que les gens de ta liste d'amis uniquement y auront accès . Je ne sais pas si on peut ensuite faire le tri parmi eux. A côté, il y a des cases à cocher selon les paramètres voulus."Invités" il me semble que ce sont les gens non inscrits au forum... J'espère que je ne dis pas de bêtise...
  5. yop!

    ForumFr

    1/ Tu as le droit de réclamer 2/ C'est possible mais c'est surement long à mettre en place techniquement (quoique, j'en sais rien) et SURTOUT Caez n'a encore rien décidé. C'est pas un mal de remettre ça sur le tapis. 3/ Entraîne-toi ! 4/ Je trouve que c'est une fonction pratique, aucun argument contre 5/ ... heu... heu.... 6/ Y'a pas d'problème !
  6. C'est un coup de comm' que de faire mine d'interdire la diffusion télé d'un film. Les gens de Civitas devaient bien se douter que c'était impossible avec des motifs aussi faibles. Ils ne sont pas cons à ce point là. Mais ça maintient une sorte de ligne éditoriale médiatique.
  7. Ce serait plutôt "caractère de la non-appropriation de la philosophie par le vulgaire". Surtout si on en reste à une dégustation superficielle, un philo-digest à la sauce Twitter. Mais il faut bien commencer. Je préfère sincèrement voir des gens se perdre dans une orgie de mots et une vision naïve de grands concepts, essayer de créer des liens logiques, que ne baigner que dans 3 mots de vocabulaire et un encéphalogramme plat. Je trouve donc le jugement général un peu dur et hâtif. Comme si on ne passait pas par là à un moment, comme si certains avaient la philosophie entière en eux dès la première goutte de jus de cerveau. On ne peut pas parler de dévoiement populaire de la philosophie parce qu'elle n'est - à la base - pas en terrain conquis. Il s'agit d'une extension légère de la philo dans le domaine du champ populaire, dominé par le divertissement, le slogan, l'abondance, le futile,... Ça, ce sont des symptômes de l'accélération du monde et de nos comportements, au détriment du calme et de la lenteur de la réflexion de profondeur. Un syndrome Twitter... Là où tu te trompes, c'est dans ton portrait à charge autour de la citation que tu nous ramènes. Je pense qu'il n'est pas juste, influencé par ta propre vision du bien-philosopher et dans de contexte de recherche collective dépassionné et rationnelle à mort. Sur un forum généraliste, on doit admettre que vont cohabiter plusieurs niveaux de philosophie, plusieurs formes d'expression. En général, les gens les plus cultivés finissent par se retrouver entre eux si le débat se spécialise.
  8. yop!

    Supprimer un sujet

    Si, nous pouvons supprimer. Sauf si la demande est abusive.
  9. Ce n'est pas ridicule : l'Occident a aboli l'esclavage et l'apartheid. Ce sont des mesures bien concrète face à une chose bien définie. On peut ensuite ergoter par dessus. Racistes et anti-racistes sont très forts pour s'écharper et embrouiller la question dans un trop-plein de pinaille. Reste que les limites du racismes sont ébauchées par la loi (même s'il ne s'agit pas que d'une question légale). Ce n'est pas l'antiracisme qui a créé la vision des noirs en tant que sous-humains afin de les réduire en esclavage. Ce n'est pas non plus les ligues antiracistes qui ont donné des idées à Hitler dans sa croisade contre les juifs. Encore, ce n'est pas la pensée de la LICRA qui font les massacres ethniques au Rwanda et ailleurs. Pour lutter contre, il faut d'abord reconnaître l'objet : la vision raciste (qui n'est pas le racialisme mais un développement pourri). Racisme est un terme réducteur puisque la haine s'exprime sur d'autres supports que "la race", mais ça reste un fonds idéologique classique des idéologies haineuses.
  10. Le racisme sévit partout. Est-ce qu'il domine le monde ? Il ne semble pas. C'est juste un problème auquel on est confronté. L'Occident, au moins, reconnaît le racisme dans sa société et veut lutter contre. Ce n'est pas aussi évident dans d'autres régions où on s'entretue parfois juste pour des différences ethniques. Bref, ton postulat "le racisme domine en Occident" est assez bancal. L'Occident a affronté son propre racisme anti-noir, par exemple. Et si l'antisémitisme a émergé, il a aussi été combattu.
  11. yop!

    abus des modérateurs

    Nota : Sujet toujours en ligne (14 pages), tolérance due à l'ancienneté (relative) des autres sujets. Grief de la modération : sujet déjà existant en quintuple exemplaires, présentation minimaliste (une phrase peu claire), problématique très obscure, pas de nouvel apport par rapport aux anciens sujets Demande : Etoffer un peu l'intitulé du sujet (justement parce qu'il n'y avait pas encore bcp de réponses) Effet : Intitulé non modifié (http://www.forumfr.com/sujet582632-le-nouvel-ordre-mondial.html) Sanction : néant Bilan : Les modos, ce sont vraiment des méchants cowboys ! :cool:
  12. Merci de nous épargner les invectives et attaques personnelles. Un débat n'est pas un combat de coqs.
  13. Comme si les bibliothécaires n'avaient rien écouté (alors que tu concèdes comme moi que certains ont trouvé des consensus). Comme si la Licra et les autres voyaient systématiquement leurs demandes exaucées (d'ailleurs, ils ont aussi le droit de demander et ils tombent parfois dans les mêmes travers) Comme si, on ne pouvait pas avoir de bons motifs de demandes comme des motifs non recevables. Bref, tu vois midi à ta porte. Ils ont le droit de formuler des requêtes, oui. Mais on a aussi le droit de les trouver non pertinentes et guidées par une mouvance idéologique en plein boum médiatique. Ça fait des années que tu suis ma vie et mes propos publics sur le gender et les anti-gender ? Bravo ! J'en parle ici parce que c'est un des débats du moment mais tu noteras que je ne suis pas monomaniaque, ni vraiment pro-gender. Je ne parle pas de complot mais de militants idéologiques - et parmi lesquels certains versent dans le complotisme même si le discours officiel ne peut pas se le permettre et tente d'avancer avec ses arguments les plus pertinents possibles. Il suffit d'écouter un panel plus large pour se faire un tableau. Oui, les anti-genders se font caricaturer aussi. C'est évident. Il y a autre un truc agaçant dans les débats, c'est d'accuser autrui d'être dans la caricature quand bien même il tient des propos nuancés et modérés. Ce qui est mon cas. Tu noteras aussi que je ne t'ai pas jugé, ni spécialement caricaturé les anti-genders.
  14. Oui, c'était plus facile d'être connue en tant que chanteuse. De toute façon, dans le palmarès, les chanteur/euses sont les plus mis en avant. D'ailleurs, il me semble que le chant est plutôt dominé par les femmes, dans beaucoup de genres musicaux. Il y avait moins de femmes instrumentistes connues, c'est sûr. La musique était dominée par les hommes et l'est toujours. Les hommes ont toujours une liberté d'avance. Cela dit, la musique a aussi permis de s'émanciper des stéréotypes de genre. Par le rock notamment, grâce à des artistes jouant avec leur apparence, des chansons aux textes forts, etc... Aujourd'hui, un groupe de rock avec des nanas n'est plus systématiquement étiquetté "Riot Girl" ou " Girl Power", ou encore taxé d'amas de pin-ups. Ce sont des nanas qui jouent, quoi. Signe qu'on a un peu avancé sur la question. En même temps, des batteurs très connus il y en a peu. Il faut qu'ils soient vraiment monstrueux ou qu'ils sortent un peu du rôle classique du batteur. Batteur étant en plus un rôle plus physique, il y a peut-être encore des stéréotypes accolés à ce poste mais il y a des batteuses de renom, parmi les musiciens de studio. Les femmes à la basse ? Tu dis ça pour les Smashing Pumpkins/Billy Corgan... :D les bassistes les plus reconnus sont encore des mecs. Sur le panthéon, ça ne risque pas de changer puisqu'on ne va pas envoyer des meufs dans le passé pour changer le cours de l'histoire. En tout cas, on trouve des femmes à tous les instruments, en solo ou en groupe. Si ce sont les hommes qui se taillent la part du lion, ça tend à se réduire, à se mélanger. Par contre, je ne suis pas sûr que ce soit pareil pour les postes de producteurs. Les femmes ne sont quand même pas absentes de la musique. Il ne faut pas pousser. Retour au débat =>
  15. yop!

    Ecriture d'un message

    Il y a un délai durant lequel on peut modifier son message (cliquer sur le bouton "modifier"). Ça permet de relire tranquillement et de corriger. On ne peut pas le modifier passé ce délai (1 demi-heure, environ).
  16. Lita Ford, Ani Di franco, Muriel Anderson, Jenny Batten,... mais il y a peu de "guitar heroins". La branlette sur le manche, c'est un truc de mec.
  17. Le retrait d'un livre me semble pire qu'un caviardage. Et donner suite à ces demandes, ça signifie remettre en cause la légitimité des institutions à juger des livres (puisqu'il n'y a pas de motif légal). Ça peut aussi ouvrir la porte à d'autres demandes en créant une jurisprudence (sur ce sujet ou d'autres). Putsch idéologique, c'est une caricature mais c'est bien un des axes de militance du Printemps Français et de leurs amis. En gros, faire plier les institutions aux choix des citoyens - et bien sûr, pas n'importe quel choix : le leur. Et cette opération fait partie d'un ensemble qui comprend les manifestations, différents mensonges propagandistes relayés (désinformation), etc... Les citoyens aussi réagissent à tout ça, pas seulement le gouvernement. La Ministre de la Culture, elle est dans son rôle. Tu éludes tout un pan des français. Qui dit qu'ils n'ont rien fait ? D'autre part, je comprends que les fonctionnaires gardent une réserve. Ils ne sont pas en faute et n'ont pas à mener de guerre idéologique. Et ils ne sont pas non plus obligé de suivre ce que réclament des gens pour prouver qu'ils les prennent en compte. Ça discute beaucoup, ces demandes ont obligé les gens à relire ces bouquins et les réévaluer à l'aune des peurs de quelques uns de nos concitoyens. Ces peurs sont exagérées, parfois basée sur des mensonges relayés sciemment ou de mauvaises interprétations des livres, ou encore des élucubrations sur un dessein supérieur du lobby gender. La diversité idéologique et la liberté de choix est respectée. A partir de là, les revendications sont un tantinet déplacées. Certains ont fait des concessions en plaçant les livres sur des rayonnages plus hauts -à portée d'adultes- pour qu'il puisse y avoir un filtre. Donc accuser les bibliothécaires d'être téléguidés, froid et bornés, c'est totalement gratuit. Tu vas dans ta bibliothèque ou tu achètes les livres incriminés et tu te fais un avis. En les lisant honnêtement, ça suffit à se faire un avis. Bien sûr, comme pour tous les livres et pour tous les enfants, c'est toujours mieux d'avoir un adulte pour accompagner la lecture. Là, on a l'impression d'un grand procès contre les bibliothèques. Un procès coordonné qui n'émerge que maintenant. Il y avait pourtant le temps de se choquer de livres si putrides ! Quand le gouvernement écoute et trouve des consensus, on le dit faible, maladroit, incompétent et sans cohérence. Quand il est ferme, on le traite de tyran autiste. :D A leur place, je cesserai de discuter. Remarque, les anti-genres ne sont pas non plus dans la discussion : ils font des fixettes sur tout ce qu'on leur dit faire partie du grand plan du lobby gender. Avec des bases comme ça, comment veux-tu créer de l'intelligence et de la compréhension. Ils ont trouvé ça, ils vont ensuite chercher ailleurs. Le dialogue, il se fait à plusieurs. Là, on à affaire à des militants qui vont perpétuellement se plaindre quoi que fasse le gouvernement ou les institutions. Un militant idéologique est-il dans la discussion ? Et quelqu'un qui s'est monté tout un scénario anxiogène peut-il entendre autre chose que son propre son de cloche ? Le qualificatif d'ultra-conservateur est fort mais n'est pas totalement usurpé : par réaction à la paranoïa sur le genre, certains prônent même une quasi-régression des statuts homme-femme. C'est du pain béni pour certains extrémistes : faire l'ennemi plus gros qu'il n'est pour venir faire infuser sa came. Hors de ça, il faut aussi arrêter de reprocher aux uns ce que l'on fait. Les anti-gender usent et abusent de qualificatifs du même ordre, et utilisent même d'autres registres de mépris et haine. leurs opposants ne les qualifient pas systématiquement d'extrémistes. Bien sûr, chacun va se ranger dans la catégorie du bon sens.
  18. Oui, tu as le droit. Cela dit, les avis donnés ici de manière coordonnées et téléguidés par une mouvance idéologique organisée me semblent d'une haute hypocrisie. On n'est pas vraiment dans la demande sincère de quelques administrés mais dans une tentative de putsch idéologique. Les administrés peuvent se plaindre mais ils peuvent également entendre les justifications des médiathèques, bibliothèques et mairies. Les livres incriminés ne sont pas pornographiques, ils ne font pas office de machine à laver le cerveau des gamins, d'autant plus que les parents sont réfractaires et peuvent interdire à leurs enfants ces lectures diaboliques et subversives - qui ont quand même passé tout un tas de filtres. Je comprends tout à fait que les citoyens s'indignent de ce qui n'est pas une "légitime demande" mais une manoeuvre militante. Il est assez prévisible que les institutions ne donnent pas suite à ces revendications, ce qui n'est pas du fascisme mais un simple constat : ces livres n'ont pas lieu à être interdits, la liberté de choix de chaque parent est conservée, étant peu nombreux, ils ne constituent pas un délit flagrant de manipulation idéologique de notre argent public, etc... Tous les arguments sont contre eux, quand même.... et la manière - courtoisie ou non- n'aide pas. Quelle justification... Les citoyens ne se font pas alpaguer par des gens armés pour faire lire des gender studies à leurs gamins. Ils se soulèvent pour des rumeurs odieuses propagées sur les écoles (on y enseignerait la masturbation et les pédés), pour des analyses anxiogènes de livres qu'ils n'ont pas lu, par un feu nourri par un mouvement idéologique très conservateur. Le gouvernement a fait des concessions aux citoyens dans son projet, même s'il est resté ferme sur le mariage et l'adoption, et on le traite encore de dictateur ! La liberté des plaignants n'est pas entamée mais ils s'inventent un Grand Complot pour donner corps à toutes leurs peurs et justifier leur virulence. J'aime bien le dialogue, j'accepte totalement que les gens aient des visions différentes de la vie mais les citoyens qui se plaignent ne sont pas forcément la voie de la justesse et ne sont pas immunisés contre la bêtise et encore moins contre la critique.
  19. L'enfant n'a pas la science infuse. Si on peut les écouter, ça ne veut pas dire qu'ils ont raison. Ce que je lis dans ce que tu rapportes : ça leur passe au-dessus. Evidemment que les enfants sont peu sensibles à la réflexion sur le genre ou aux droits des homos. " Hi hi hi ! Pédé !", c'est une insulte de cour de récré. Ils se construisent selon le modèle le plus simple, le modèle standard homme-femme. Plus grands, ils y accorderont de l'importance, peu importe leur position dessus. La réflexion sur les stéréotypes engagée par l'état n'est pas de détruire le modèle homme-femme, juste d'en proposer un meilleur, moins prisonnier de tout ce bardage sexiste plus ou moins grossier qu'on nous a livré en héritage culturel. Au pire, on fait entrer vite fait l'homosexualité dans le champ de vision et sous un angle asexué et finalement très traditionnel. Pour ce qui est du genre, je ne lis pas de grand plan d'embrouillage sexuel dans lequel on perdrait sciemment les enfants pour en faire des pâtes à crêpes unisexe qui choisiraient leur genre et leur orientation à la majorité. Vous croyez que les gens qui sont pour aborder la question et semer des graines d'équité à l'école sont forcément aveugles aux dérives des gender studies et compagnie ? Ce n'est pas si simple. Les jeunes s'identifient à des tribus. Le look Barbie outrancièrement sexué est jugé comme tel : "ça fait biatch !". D'ailleurs, les filles lookées comme ça sont quand même minoritaires. Elles chopent quand même des gars, leur pendant masculin tribal. Mais ça n'a rien à voir avec le genre, tout ça. Ce sont les modèles auxquels les jeunes s'identifient, que ce soit pour les emos, les goth, les kawaï, les "normaux", etc... Et d'ailleurs, l'avis des jeunes là-dessus n'apporte aucun crédit aux choses que tu avances dans tes précédents messages. A part dire qu'ils sont majoritairement hétéronormés et qu'ils se conforment majoritairement plus à des standards moyens, tu veux en venir où ? Les ados sont aussi naturellement homophobes, sans en être forcément conscients. L'homosexualité étant quelque chose de différent de la norme majoritaire, c'est systématiquement un sujet de brimades, mépris, blagues puériles et vulgaires, etc... Quand on les écoute, on entend aussi tout ça. Ils sont même très à cheval sur le genre puisqu'un "garçon efféminé" ou une "fille garçon manqué" subiront aussi leur différence, en totale synergie avec l'homophobie bébète adolescente. Les ados qui subissent le plus, ce ne sont pas ceux qui sont dans la norme. Leur mettre un peu de tolérance dans la tête, ça me semble une entreprise salutaire et qui n'a rien à voir avec vouloir imposer la théorie du genre.
  20. " Par nature, la femme range les chaussettes..." :D 10/10 en humour absurde ! Tu fais un raisonnement auto-validant : tu établis un postulat "naturel" et tu traduis une généralité comme étant aussi d'ordre naturel. Or, c'est un ordre social : l'humain s'est toujours organisé selon sa nature, effectivement les hommes étant plus costauds ils chassaient et les femmes allaitantes s'occupaient des enfants, mais aussi selon les exigences de l'environnement. Aujourd'hui, on ne peut pas dire qu'assigner la femme au rangement de chaussette et l'homme à la guerre, ce soit une nécessité ni un impératif naturel. L'homme ne chasse plus. D'autre part, une dominance sexuée construite et élaborée s'est superposée à l'organisation analogique de départ. L'homme ayant le pouvoir de décider si la femme devait voter ou non, etc... Où est la justification naturelle dans cet ordre totalement humain qu'est décider de notre avenir commun ? Etait-il normal que la femme continue à ranger les chaussettes pendant que les hommes votaient ? Bref, si on a pu revenir sur ça, on peut aussi revenir sur d'autres choses. La limite, elle se décide en fonction des bienfaits et des nuisances qu'un changement pourrait apporter, et aussi sur des critères moraux. Bref, rien à voir avec la destruction de l'homme et de la femme qui fait flipper les réac et qui leur fait adopter des points de vue de plus en plus simplifiés sur la condition de l'un et l'autre. Alors même qu'on a déjà intégré plus de nuance dans nos appréciations. ======== Bein, c'est normal : les enfants prennent en référence les adultes auxquels ils peuvent s'identifier. Pour un garçon, qui sait qu'il est un garçon, il va aller vers la représentation masculine la plus proche. Et si elle fait défaut, il en trouvera d'autres. C'est pareil en société : on se conforme d'abord aux stéréotypes sexués, à ce que la société attends de l'homme et de la femme, à l'image qu'on s'en fait. Mais l'humain est quand même plus compliqué. Au cours de notre développement, on va aussi prendre exemple (ou contre-exemple) sur des gens sans tenir compte de leur sexe. C'est à l'adolescence que se révèle les troubles d'appartenance sociale, et donc les troubles dit du genre ou de l'orientation sexuelle. On s'affirme donc ensuite par rapport au monde hétéronormé qui régira encore longtemps nos premiers pas. Et c'est très bien comme ça, ce sera encore mieux si les stéréotypes sexistes sont évacués, si on laisse des champs d'ouvertures désexualisés à des domaines injustement clivés. Pour le genre, je pense qu'il faut le composer avec une société hétéronormée qui sert de base aux alternatives. Ça ne sert à rien de vouloir embrouiller les enfants trop tôt avec des genres à choix multiples - et le gouvernement ne semble pas engagé dans cette voie. Un peu d'ouverture d'esprit n'est pas un mal mais le timing doit être bien pensé : au moment où les adolescents sont en mesure de comprendre. En-dessous, ça ne sert à rien - à mon avis.
  21. Ce n'est pas un non-sujet puisque c'est un passage à l'acte après s'être fait gravement bourrer le mou par des rumeurs entretenues sur le Grand Plan de Destruction et de Lobotomie des Enfants à la Théorie du Genre et Autres Homosexualités. Des gens sont dupes et on les entretient dans leurs fantasmes. On voit bien que les réactions sont idéologiquement téléguidées et que les gens n'ont même pas lu les livres, ne savent pas comment les aborder, les diabolisent et en plus en arrivent à avoir le culot de demander leur retrait. Pour le bouquin "Tous à poil", par exemple, je l'avais lu il y a longtemps. Ce n'est pas plus sulfureux qu'une chanson de Pierre Perret et c'est même une nudité très bon enfant, désexualisée. Ça fait du bien d'avoir ce genre d'approche dans un monde où on sexualise tout, le moindre bout de chair, y compris les enfants (la mode des lolitas) ou encore, quand on diabolise la moindre visibilité corporelle, parfois jusqu'aux cheveux ! Entre ces deux extrémismes, une autre vision du corps est possible. Et surtout, ce n'est qu'un livre jeunesse ! Les auteurs ne sont pas débiles, ils savent comment présenter les choses. Et comme dit plus haut, quand les politiques commencent à relayer les conneries des uns, on fait entrer tout ça dans le débat national. Copé, guignol racoleur total, prouve qu'il ne connaît rien à la littérature jeunesse, en tout cas. Ce sont les parents qui louent les bouquins à la bibliothèque. Ils sont donc en droit de choisir pour leur enfant... mais pas pour ceux des autres. Personne ne force quiconque à lire des livres, encore moins les enfants. Tu as lu les livres incriminés ? Tu te rends compte que ce sont les parents qui sont choqués et pas les enfants, surtout qu'ils n'ont pas non plus lu les livres mais supposent juste qu'ils sont malsains. Tu fais partie des bien-pensants totalitaires ? Les gamins qui sont abonnés à une médiathèque ou une bibliothèque ont des parents relativement impliqués dans l'éducation de leur enfant. Ils ont donc certainement plus d'autorité que ceux qui laissent leurs enfants traîner. Mais bref, il ne s'agit pas d'une question d'autorité parentale : c'est toi qui t'estimes meilleur précepteur que des auteurs jeunesse + un éditeur + un directeur de médiathèque + son équipe + les parents + tous les autres lecteurs qui ne trouvent rien à redire. Personnellement, j'aurais beaucoup plus de réticence à faire lire le Coran à un gamin...
  22. Il n'y a pas à assumer personnellement le poids de l'histoire d'un peuple. Il y a à savoir le bon et le mauvais. Ni être fier, ni avoir honte parce que ces choses nous dépassent et pour la majorité d'entre elles, on n'était pas né et/ou on n'a eu aucune emprise sur elles. On peut être content de vivre parmi un peuple qui a fait de belles choses, déçu de voir que tu n'a pas toujours été beau mais au final, on ne fait qu'hériter. En fait, on ne peut être fier et assumer que nos actes et nos pensées. On peut être fier de se sentir citoyen digne de la France qu'on imaginait, par exemple. Ou déçu et frustré de n'avoir aucun pouvoir sur le cours des choses. Honteux de ne rien faire de probant. Bref, être excessivement fier ou honteux de notre roman national (modifiable), ça me paraît une pathologie mentale, une projection, un transfert. La France, le peuple français, c'est aujourd'hui et maintenant. Et on n'aura pas le temps de se juger : les générations futures le feront.
  23. Ouais, c'est ça. Les gérants de bibliothèques et médiathèques sont tous gauchistes et ont des ordres de la Kommandantur dans le choix des ouvrages. Il y a une sélection à la base. Un fonds ne peut pas être exhaustif et d'ailleurs, on n'est pas obligé de suivre l'actu mais en général, ils sont un panorama assez large. Pour les trucs très militants, que ce soit ultra droite, gauche, alternatif, en effet les bibliothèques et médiathèques ne proposent pas forcément. Mais tu es libre d'aller soumettre tes griefs à l'institution de ton coin. Retirer des livres, non. En ajouter si les gens les réclament, oui. Et de toute façon, on est libre du choix. Et on est aussi libre de trouver d'autres livres hors des médiathèques. En plus, il faut arrêter d'être idiot : la majorité des bouquins pour enfants répondent à la norme hétérosexuelle bien classique que ces gens défendent. Pourquoi vouloir absolument priver les bibliothécaires d'avoir un ou deux bouquins un peu différents ? Personne n'oblige leurs enfants à les lire et quand bien même, ces parents seraient là pour leur dire que c'est dégueulasse, que ce sont des mensonges ou des conneries. Un enfant ne risque pas d'avoir de choc psychologique avec ce genre d'histoire. Et ces futurs adultes risqueront de voir plus tard des couples homos et des familles homoparentales. Je dis ça... Et confondre sciemment la théorie du genre avec n'importe qu'elle histoire alternative à la norme hétérosexuelle, ça relève de la paranoïa et de la désinformation - même si les militants idéologiques des Gender Study existe. Ça ne veut pas dire que tout le monde prend leur parole pour un évangile... ======== Ça s'est passé chez moi. Des gens sont venus "manifester" dans la médiathèque. Pas pour le fonds littéraire (très bon et varié) mais surtout parce que la médiathèque avait accueilli une expo scolaire il y a peu. Réalisée avec un photographe, des ados se mettaient dans la peau de l'autre sexe et devaient imaginer le personnage. C'était dans l'idée de la réflexion sur les stéréotypes sexistes. Rien d'affolant, quoi... mais l'expo s'appelait... "Genre". Et d'après la gérante de la médiathèque, les manifestants ne venaient pas forcément de la ville. L'expo était tout à fait correcte, même pour un paranoïaque de "la castration de l'homme" ou de la "fabrique nationale a pédé et autres sexuellement paumés". A une autre période, ça n'aurait fait ni remous ni choqué personne. Au bout d'un moment, il faut arrêter les conneries. On s'est tapé Dirk, Petra et Qumaira alors ce n'est pas une bande de militants devenus proprement abrutis par leurs propres fantasmes qui vont nous emmerder.
  24. Nan mais vouloir interdire des livres parce que les idées ne leur plaisent pas, c'est objectivement une pratique de dictateurs. Ils ne sont pas obligés de louer ces livres, d'ailleurs, ni même de les effleurer. Pour ma part, je ne manifeste pas pour interdire les livres que je n'aime pas. Je trouve ça aberrant. Ils voudraient aussi empêcher les gens d'écrire ou de penser. Et pourtant, je ne suis pas partisan de la " théorie du genre ".
  25. Non, l'intox est bien de faire croire que faire bouger les lignes de démarcation sexistes est une entreprise de destruction du genre. Il y a une chose sur laquelle on a bien évolué : la cuisine. Auparavant, c'était cantonné à un rôle féminin. On valorisait la bonne femme cordon bleu tout en l'enfermant dans un statut domestique lié à sa condition. Aujourd'hui, les hommes me semblent plus émancipés et cuisinent. On ne les traite plus de gonzesses ou de pédale, notamment parce qu'un mec qui cuisine peut attirer pas mal de nanas, que les émissions culinaires ont donné un autre regard, et par plein d'autres facteurs. Et mieux, le fait que les hommes cuisinent a sorti (un peu) le fait de cuisiner du carcan domestique sexiste (la bonne femme aux fourneaux). C'est donc une chose positive et ça n'a pas d'incidence néfaste sur l'identité sexuée, mêle au cas où ça se démocratiserait plus. Mais il ne faut pas se leurrer : il y a toujours une assignation tacite de la femme aux corvées ménagères. D'ailleurs, on parle encore de "la ménagère de moins de 50 ans", ce qui est bien une frontière sexiste. Le plan du gouvernement ressemble donc plus à une tentative de faire bouger les lignes et pas de détruire. Ça, c'est le fantasme des réactionnaires flippés qui opinent du chef quand Zemmour parle de la castration de l'homme. Et si des Judith Butler rêveraient de passer de la théorie à la réalité, il est fantasmatique de croire que ces lobbies commandent toute la destinée des gens et les choix du gouvernement. Effectivement, c'est un changement de mentalité de faire preuve d'ouverture et de résister à la tentation du jugement sexiste (qui est toujours négatif, méprisant mais qui participe à une sorte de satisfaction d'un complexe personnel). (...) Heu... Non, ces stéréotypes participent à un enfermement sexiste de toute une batterie de comportements, de choix, etc... Ce n'est donc pas une vision SM de la vie doublé d'un déni de l'altérité, pour la plupart des gens en tout cas. Pour le reste, tu fais de la caricature et de la généralisation alarmiste.
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