Personnellement, je ne comprends pas très bien les mécanismes qui sont en jeu dans une situation de transexualisme, mais je tolère complètement que des gens puissent éprouver la nécessité de non pas de "changer de sexe" mais de retrouver un corps qui correspond à ce qu'ils sont.
Il y a surement des suivis psychologiques. A part dans des cas malchanceux, on ne subit pas une série d'opération aussi lourdes sans être évalué d'abord !! Enfin, bon, certains chirurgiens font du chiffre au Brésil et un peu partout dans le monde !
C'est dangereux !
De toute façon, se faire opérer dans ce but n'est pas par plaisir mais par besoin.
Biologiquement, non, ce n'est pas très naturel. On oriente la sexualité d'un corps à coup de scalpel et d'hormones.
Ce qui prime ici, c'est la nature profonde de la personne. Pas sa nature biologique mais sa nature identitaire !
Oui !
Le transexualisme est hors-norme parce que minoritaire. De plus, le passage à l'acte chirurgical est relativement récent et beaucoup de gens en souffrance n'osent pas le faire, ou n'en ont pas les moyens. Mais ce n'est pas un aberrant en soi, même si je comprends aussi qu'on puisse être choqué.
C'est une chose extrême et radicale !
Quand au sujet de la sexualité et de l'identité sexuelle, ce sont deux choses bien distinctes, comme l'a dit Nicole G..
Une femme hétéro aime les hommes. D'accord ? Elle naît dans un corps qui n'est pas le sien (poilu, viril...) puis subit le chemin du transexualisme et retrouve son corps de femme. Et sort avec des hommes.
Ce n'est jamais à un homme gay qu'on a eu affaire, mais bien à une femme hétéro dans un corps d'homme. Elle aurait pu tout aussi bien être lesbienne.
J'en ai croisé un, une fois. Un homme qui était femme avant. On a pas discuté de ça, mais je trouvais ça fascinant et mon regard devait être un peu génant. C'est vrai que ça reste intriguant !