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de ghoul

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Tout ce qui a été posté par de ghoul

  1. Bonjour Calypso. Un sujet complexe qui mérite d'être posé. L'amour d'une mère est-il une évidence biologique? Un amour inconditionnel, une inéité inscrit dès la naissance, indépendant de la culture, de l'apprentissage... ? Certes Il existe une base biologique chez l'espèce animal, mais est-ce suffisant? Le lien mère-enfant existe, mais....
  2. de ghoul

    Un mur implacable

    Pendant sept ans, toutes mes journées à l’université étaient rythmées par ces réunions hebdomadaires. J’étais leur chauffeur : elle, et quelques copines à elle. On roulait ensemble vers ces discussions qui, au fond, valaient autant qu’un cours magistral. Tout y passait : société, politique, amour, religion, injustice, rêves... C’était un forum vivant, sans écran ni pseudo. Et en y repensant, je crois que cette organisation, son esprit critique, sa lucidité… sont nés là, dans ces réunions, semaine après semaine. - mais il se pourrait
  3. Se ti sabir, tazir tazir ; se non sabir, tazir tazir ; mohometa per jipurfona pet, defender Palestina ! » C’est du Molière, pas du Coran ni de la charte du Hamas. Juste une petite scène d’ambassadeur ottoman dans Le Bourgeois Gentilhomme. Ce qui est comique, c’est que ce sabir de théâtre vieux de 350 ans sonne toujours juste aujourd’hui : quand on ne sait rien de l’histoire de la Palestine, il vaut mieux se taire… plutôt que de jouer les professeurs d’histoire coloniale. Même Molière savait qu’on peut venir d’Orient… per féfender Palesti'z > « Se ti sabir, tazir tazir… mohometa per féfender Palestina ! » Molière l’avait anticipé : certains parlent en sabir pour jouer les érudits, sans savoir qu’ils défendent l’indéfendable. En 1670 déjà, on montait sur scène… pour défendre la Palestine.
  4. Tu dis que « les Juifs sont des Palestiniens depuis des millénaires ». Donc… les Palestiniens existent depuis des millénaires, merci pour l’aveu. Et deux lignes plus bas, tu déclares que « l'identité palestinienne ne veut rien dire aujourd'hui ». T’as pensé à relire ce que tu écris, ou tu fais juste du copier-coller incohérent par automatisme ? Quant aux Palestiniens citoyens d’Israël, oui ils existent, oui certains sont "intégrés", mais tu oublies de préciser qu'ils sont citoyens de seconde zone selon les propres lois israéliennes (ex : loi sur l’État-nation de 2018), discriminés dans l’accès à la terre, à l’emploi, à l’éducation, et traités comme une "cinquième colonne" dans leur propre pays. Si ton exemple de cohabitation, c’est ça, autant citer l’apartheid sud-africain comme modèle d’harmonie. Sur la "non-existence des Palestiniens avant 1960", c’est l’argument favori des révisionnistes en mal de légitimité. Mais désolé : L’Empire ottoman avait une province de Palestine, Les mandats britanniques parlent bien de population arabe palestinienne, Les journaux, les recensements et les récits de voyageurs du XIXe et début XXe siècle en parlent aussi. Et enfin, les terres "achetées" par les pionniers sionistes ? Oui, certaines l’ont été — aux élites ottomanes absentes, en évacuant de force les paysans qui les cultivaient depuis des générations. Donc appeler ça de la "légalité", c’est comme dire qu’acheter un château occupé par ses habitants te donne droit d’en virer la famille à coups de bulldozer. Ah, et la Jordanie = Palestine ? Argument usé jusqu’à la corde. On ne dit pas "les Irlandais ont déjà l’Angleterre" ou "les Mexicains ont déjà l’Espagne". Un peuple = une terre, point. --- Conclusion : Le bon sens commence quand on arrête de tordre l’histoire pour justifier l’injustifiable.
  5. La charte de 1988 ? Oui, elle existe… comme le Minitel. Depuis 2017, le Hamas parle d’un État palestinien sur les frontières de 1967. Mais bon, pourquoi actualiser ses sources quand on peut réciter un vieux catéchisme ? 2. Pas d’élections à Gaza ? Vrai. Et en Cisjordanie non plus, hein. Mais bizarrement, quand les Palestiniens votent mal (genre pour le Hamas en 2006), on les punit à coup de blocus. Belle leçon de démocratie. 3. Comparaison avec Daesh ? Sérieusement ? Si Gaza = Bataclan, alors Israël c’est quoi ? Guantanamo + Apartheid + F16 réunis ? Faut arrêter Netflix. 4. Le 7 octobre ? Un massacre, oui. Et ensuite ? Justifier 38 000 morts civils (dont des milliers d’enfants) en guise de vengeance, c’est pas une réponse, c’est un crime de guerre. 5. Zahir Muhsin ? Merci de citer la seule phrase d’un obscur dirigeant des années 70 pour nier tout un peuple. Et l’ONU, elle aussi, c’est une fake news ? 6. "Les Palestiniens ont déjà la Jordanie" ? Allez, soyons honnêtes : si vous pouviez envoyer tous les Palestiniens sur la Lune, vous seriez ravis. Mais non, désolé, ils sont encore là. Et ils ont une mémoire. ---
  6. Pour mettre les points sur les “i” comme tu dis : --- 1. "La Palestine a été concédée à 80 % aux Arabes en 1946, ça s'appelle la Jordanie" Ce mythe ressurgit souvent, mais il repose sur une confusion historique. La Jordanie n’est pas la Palestine. Elle a été créée par les Britanniques en 1921 sous le nom de Transjordanie, et faisait partie du Mandat britannique sur la Palestine au sens large. Mais jamais elle n’a été destinée à être "l’État des Palestiniens". C’est une construction politique coloniale destinée à apaiser les revendications hachémites. Les Palestiniens n’ont pas été consultés lors de ce "partage". Donc non, ce n’est pas "la part des Arabes" comme tu l’affirmes. --- 2. "Le peuple palestinien n’existait pas avant 1960" Argument usé jusqu’à la corde pour dénier à un peuple son droit à exister. Les Palestiniens sont les habitants arabes historiques de la Palestine mandataire, qu’on appelait d’ailleurs "Palestiniens" bien avant 1948, juifs compris parfois. Et soit dit en passant, aucun peuple ne naît tout fait avec un drapeau et un hymne. Les identités nationales sont le fruit de l’histoire et des luttes. Quand les sionistes sont arrivés à la fin du XIXe siècle, ils ont trouvé des villes, des villages, une culture, des gens. Et ces gens n’ont jamais cessé de lutter contre leur dépossession. Ce n’est pas l’OLP qui a "créé" les Palestiniens, c’est l’occupation, l’exil, et l’injustice qui ont consolidé leur conscience nationale. --- 3. "Le peuple palestinien sert d’arme de guerre contre Israël" Non, ce peuple vit sous occupation. C’est Israël qui est une puissance nucléaire, soutenue par les États-Unis, occupant militairement des territoires, colonisant des terres, construisant un mur illégal selon la Cour internationale de justice. Quant à Zahir Muhsin : tu cites une seule phrase d’une interview obscure, et tu en fais une vérité absolue ? Et même si cet homme l’a dit, depuis quand l’avis d’un seul responsable marginal invalide les droits historiques d’un peuple entier ? C’est comme si on disait qu’Israël n’existe pas parce qu’un rabbin Neturei Karta ou un colon de Hébron l’a nié. --- 4. "L’État palestinien est une stratégie pour anéantir Israël" Ah bon ? Et les 138 pays qui reconnaissent la Palestine, ce sont tous des complices du terrorisme ? Et l’ONU qui a reconnu la Palestine comme État observateur en 2012 ? L’Union européenne qui finance l’Autorité palestinienne pour stabiliser la région ? Tu oublies que même l’OLP a reconnu Israël en 1988, et que la solution à deux États est celle que défend encore aujourd’hui une majorité de pays occidentaux. Le problème, c’est qu’Israël refuse l’État palestinien, même démilitarisé, même réduit, même négocié. C’est cela la vérité. --- 5. "La reconnaissance d’un État palestinien ruinerait les pourparlers de paix" Quels pourparlers ? Depuis Oslo, 30 ans de négociations ont servi à quoi ? À tripler le nombre de colons en Cisjordanie, à encercler Jérusalem-Est, à diviser les territoires palestiniens en bantoustans sans continuité territoriale. À un moment donné, il faut arrêter de parler de "paix" quand la colonisation se poursuit pendant qu’on discute. Et enfin : quand un peuple est sous occupation depuis plus de 50 ans, le reconnaître n’est pas une "provocation", c’est une réparation. --- Conclusion : Ce que tu appelles "mettre les points sur les i", c’est surtout un recyclage de propagande visant à effacer un peuple, nier ses droits, et justifier l’occupation. Mais l’histoire ne t’attendra pas. Le monde bouge, et la Palestine existe, qu’on le veuille ou non. Ceux qui l’ignorent aujourd’hui seront demain, comme tant d’autres avant eux, du mauvais côté de l’Histoire.
  7. Tu parles de milliards d’aides à Gaza » Tu parles comme si ces aides t’avaient été arrachées de la poche. Non, tu ne les as pas versées toi-même. Et oui, ces aides existent, mais tu oublies volontairement un point essentiel : Israël contrôle directement ou indirectement l’entrée de presque toutes les marchandises et aides dans Gaza. L’ONU elle-même a reconnu que 90 % des matériaux de reconstruction sont bloqués ou très limités par Israël, sous prétexte qu’ils pourraient être détournés. Tu dénonces l’UNRWA, mais tu oublies de dire que c’est Israël qui a validé depuis 1949 le rôle de cette agence pour gérer les réfugiés palestiniens. Si des individus parmi ses 13 000 employés à Gaza ont fauté, cela justifie-t-il le retrait de l’aide à toute une population civile ? Et où sont les preuves concrètes de la participation de l'UNRWA au 7 octobre, si ce n’est des accusations jamais prouvées ? --- « Le Hamas a détourné les aides pour construire des tunnels » C’est possible. Mais pose-toi cette question : pourquoi une population assiégée depuis 2007, coupée du monde, vivant dans un blocus illégal selon l’ONU, en arrive à considérer des tunnels comme un moyen de survie ? Si Gaza était libre, il n’y aurait ni tunnels, ni roquettes. Et tu parles de "QG sous les écoles" : Israël l’affirme souvent, mais refuse quasi systématiquement les enquêtes indépendantes. Pourquoi ? --- « Les Gazaouis ont voté pour le Hamas » Oui, en 2006, sous la surveillance d’observateurs internationaux (y compris européens), les élections ont été jugées honnêtes. Les Palestiniens n’ont pas "choisi le Hamas", ils ont rejeté la corruption du Fatah. Et que s’est-il passé ensuite ? Israël et les USA ont refusé les résultats démocratiques. Imagine que ton camp gagne les élections, et qu’un pays étranger dise : "Non, ça ne nous va pas." Depuis, il n’y a plus eu d’élections, ni à Gaza ni en Cisjordanie. Et qui empêche leur tenue ? Israël, en refusant qu’elles se tiennent à Jérusalem-Est. --- « Hamas = islamistes, terroristes » On disait exactement la même chose de Mandela, du FLN algérien, du Viet Minh ou même de De Gaulle par certains en 1940. Tous ont été qualifiés de terroristes par leurs ennemis. Le mot "terroriste" sert souvent à délégitimer toute résistance. Le droit international reconnaît le droit à un peuple occupé de résister. Ce que fait Israël à Gaza et en Cisjordanie, c’est une occupation militaire, un apartheid selon Amnesty International et Human Rights Watch. --- « Israël est un petit pays entouré d’ennemis » Israël est le pays le plus armé de la région, soutenu sans condition par les États-Unis, seul à posséder l’arme nucléaire. Il viole systématiquement le droit international (colonisation, assassinats ciblés, détention sans procès...), et n’est jamais sanctionné. Qui bombarde régulièrement le Liban, la Syrie, l’Irak ? Qui tue des journalistes ? Des civils ? Des enfants ? Ce ne sont pas des "réponses", ce sont des attaques préventives, illégales en droit international. --- « Les attentats islamistes en France » Comparer Gaza au Bataclan est une insulte à l’intelligence. À Gaza, il n’y a pas de Daech, il n’y a pas d’attaques dans des discothèques. Il y a un peuple enfermé dans un territoire de 365 km², assiégé, bombardé, affamé. Tu parles de terrorisme ? Alors regarde aussi les crimes de guerre d’Israël, l’utilisation d’armes interdites, les bombardements de civils, les milliers d’enfants tués depuis 2023. Qui doit répondre de ces crimes ? Personne, selon toi ? --- En résumé : Tu opposes terrorisme et démocratie, mais tu ignores l’histoire coloniale, les injustices structurelles, et tu choisis de fermer les yeux sur les crimes d’un État puissant au nom d’un combat contre « l’islamisme ». C’est l’argument classique du colon qui inverse les rôles.
  8. > "Le minimum de sécurité", dis-tu ? Alors ce "minimum", c’est 80 % de Gaza détruite, des hôpitaux ciblés, des enfants tués par centaines, des familles entières rayées de la carte. C’est un blocus total qui prive d’eau, de nourriture, d’électricité, de soins. Tu veux qu’on parle du 7 octobre ? Très bien. Mais n’efface pas tout ce qui a précédé : les années de blocus, d’humiliations, de bombardements réguliers. À ma connaissance, Israël n’a jamais largué de gâteaux sur les enfants de Gaza." --- > Tu parles de "milliards d’aides" versées à Gaza. Tu les as versés, toi ? Et as-tu vérifié où elles allaient ? Ce que tu ignores, c’est que la majorité de cette aide passe par des ONG internationales qui elles-mêmes doivent respecter les conditions imposées par... Israël. De plus, quand l’électricité est contrôlée de l’extérieur, les ports et aéroports fermés, les infrastructures détruites dès qu’elles sont construites… comment veux-tu développer une économie ? La question n’est pas la mauvaise gestion, c’est l’étranglement systématique. --- > Tu parles de profits, de fonds de commerce, de dirigeants corrompus. C’est drôle, on disait pareil du FLN en Algérie, ou du Viet Minh, ou de Mandela autrefois. L’histoire est remplie de mouvements qualifiés de "terroristes" par les colonisateurs, puis reconnus comme héros par la suite. La lutte palestinienne est d’abord une lutte pour une terre volée. La Palestine appartient aux Palestiniens, point final. --- : > Tu dis que certains Palestiniens refusent d’accepter Israël. Soit. Mais comment parler de paix quand une colonisation continue chaque jour en Cisjordanie ? Quand tu construis un mur qui vole encore plus de terres ? Quand des colons armés jusqu’aux dents, protégés par l’armée, expulsent des familles sous les caméras ? Il ne s’agit pas de haine, mais d’un rejet légitime d’un système injuste. --- > Tu dis que le territoire n’existe pas. Pourtant on y vit, on y meurt, on y résiste. Des millions de réfugiés portent la clé de leur maison autour du cou. Tu crois qu’ils pleurent un mirage ? Si la Palestine n’existait pas, pourquoi vouloir tant en effacer les traces, les noms de villages, les monuments, les oliviers centenaires ? --- > Tu refuses qu’on parle d’Israël comme du gendarme du Moyen-Orient ? Et pourtant elle est la seule puissance nucléaire de la région. Soutenue par les États-Unis sans conditions. Jamais sanctionnée, même pour les violations flagrantes du droit international. Elle attaque en Syrie, au Liban, en Irak, à Gaza… et tu trouves ça normal ? Ce n’est pas une armée défensive, c’est une force de projection. --- > La situation des Druzes en Syrie est dramatique, oui. Mais ce n’est pas une justification. Ce que fait un régime ailleurs ne peut excuser ce que fait Israël ici. Sinon, c’est la loi du plus fort, sans morale. Ne mélangeons pas tout. --- > La souffrance n’a pas de religion. Mais l’oppression, elle, a des visages très concrets. Gaza n’est pas un simple dommage collatéral. C’est une prison à ciel ouvert depuis des décennies. Et tu oses parler de sécurité ? Ce n’est pas la sécurité qu’on cherche, c’est la domination totale.
  9. Israël s’est officiellement retiré de la bande de Gaza en 2005. Huit mille colons ont été évacués. Ce retrait, présenté comme un geste de paix, n’était en réalité ni une reconnaissance de souveraineté palestinienne ni une rupture avec la logique de contrôle : Israël a conservé la mainmise sur l’espace aérien, maritime, les frontières et l’économie. Rien n’a été laissé au hasard. Depuis 1917, avec la Déclaration Balfour, tout semble avoir été minutieusement planifié. Colonisation, expulsions, implantations illégales : chaque étape a préparé le terrain. Dans un tel contexte, comment s’étonner qu’un vote à Gaza ait abouti à la victoire d’un mouvement radical ? Mahmoud Abbas, considéré par beaucoup comme une marionnette impuissante, n’était pas un espoir crédible. Gaza, l’un des territoires les plus densément peuplés au monde, est devenu une cible facile, presque “idéale”, pour des bombardements répétés. Il n’est plus possible de nier que ce que nous voyons ressemble à un processus de destruction délibérée — un génocide lent, méthodique. Le rêve du "Grand Israël", toujours vivace dans certains discours politiques, est au cœur du problème. Israël n’est pas simplement un État en guerre. Elle est perçue comme le gendarme du Moyen-Orient, avec le soutien de puissances occidentales. Et si l’on n’y prend pas garde, ce conflit pourrait bien devenir l'étincelle d’une troisième guerre mondiale. .
  10. C une danse palestinienne. Ils étaient tellement contents de céder leur terre qu'ils ont dancé la Debbka
  11. de ghoul

    J' en souffre

    Loin de moi toute naïveté. Je ne débarque pas la fleur au fusil. Je me suis inscrit dans un forum censé être ouvert à toutes les nations du monde. Ce n’est pas, à ce que je sache, la propriété privée d’un clan qui s’y regroupe pour descendre, humilier, ou réduire au silence ceux qui n’épousent pas leur doctrine ou leur idéologie. Un groupe extrémiste à souhait, que j’avais repéré bien avant de m’inscrire. Tellement bruyant, tellement criard, qu’il est difficile de ne pas le remarquer. --- Je ne connais pas cet homme. Et qui a dit qu’il fallait obligatoirement connaître quelqu’un pour lui répondre ? Je ne joue pas au James Bond 007. Donner mon avis ne nécessite ni enquête ni autorisation spéciale. Il a lancé un appel de détresse — faut-il vraiment ouvrir un dossier complet avant de tendre la main ? Je suis très loin de te ressembler, fort heureusement.
  12. de ghoul

    J'adore le Spatial.

    Tu as dis c presque c certaîn g dît c certain et il n'y a aucun rapport avec Delapalice
  13. Et pourtant ce n'est pas vraiment correcte
  14. En résumé, la science a atteint les sommets non pas grâce à des individus isolés, mais parce que : Les idées ont circulé, Les savants ont recyclé, combiné et prolongé ce que d'autres avaient déjà fait, Et surtout, le hasard a souvent ouvert des portes que personne n’avait prévues. La science ne s’est jamais construite seulement grâce à des "génies isolés", mais surtout grâce à un immense travail collectif, lent, fait d’erreurs, d’échanges, de hasards et de recyclages d’idées. Je t’explique ça simplement en plusieurs étapes. --- 1. La science est un immense édifice collectif Chaque savant, chaque chercheur ajoute une petite brique. Parfois, cette brique est posée sans savoir à quoi elle servira. Des siècles plus tard, quelqu’un d’autre réutilise cette vieille brique pour construire plus haut. > Exemple : les mathématiques arabes du Moyen Âge ont permis, bien plus tard, de faire décoller la physique moderne en Europe. --- 2. La science avance souvent par hasard (sérendipité) Beaucoup de grandes découvertes sont le résultat d’un accident ou d’une erreur. Le savant cherchait A, mais il a trouvé B. Et parfois, B s’est révélé plus important que A ! > Exemple : Alexander Fleming cherchait autre chose quand il a découvert la pénicilline (antibiotique) en voyant par hasard qu’une moisissure tuait des bactéries. --- 3. Les idées circulent entre les gens Ce ne sont pas les idées en elles-mêmes qui font avancer la science, mais leur mise en réseau. Un savant parle à un autre, qui comprend mieux, ou voit un autre usage, ou fait le lien avec une troisième idée… > Exemple : la théorie de l’évolution n’a pas été formulée que par Darwin. Un autre chercheur, Wallace, l’avait aussi trouvée. C’est grâce à leurs échanges qu’elle a été reconnue. --- 4. Les grands savants sont souvent des "réseaux vivants" Newton disait lui-même : "Si j’ai vu plus loin, c’est en montant sur les épaules de géants." Cela veut dire qu’il savait qu’il n’avait rien inventé tout seul, mais qu’il avait hérité des idées des autres, puis les avait prolongées. --- 5. Ce système rend la science puissante Pourquoi la science a-t-elle atteint les sommets ? Parce que : Elle conserve les idées (dans les livres, publications, etc.), Elle les partage mondialement (conférences, revues), Elle autorise l’erreur et la correction (méthode scientifique), Elle permet à des découvertes apparemment inutiles de devenir centrales des années plus tard.
  15. Pour que chacun puisse comprendre un texte si important mais complexe, je donne les généralités: l’idée générale simplifiée : Peut-on, en tant qu’individu, résoudre un problème totalement nouveau ? La réponse développée dans la conversation est : non, ou très rarement, parce que : --- 1. Notre cerveau fonctionne avec ce qu’il connaît déjà Quand on est confronté à un problème, on utilise toujours nos anciens schémas mentaux pour essayer de le comprendre et de le résoudre. Donc, même si le problème est nouveau, notre manière de penser reste ancienne. --- 2. La vraie découverte vient souvent par hasard (la sérendipité) Parfois, on cherche une chose, et on tombe par hasard sur une autre. C’est souvent plus intéressant, mais ça ne résout pas notre problème de départ. Exemple : on cherche un remède contre une maladie et on découvre un nouveau matériau utile en informatique. --- 3. Mais la société, elle, arrive à résoudre des problèmes nouveaux Comment ? Grâce au partage des idées et aux "accidents heureux" des uns qui deviennent des solutions pour les autres. > Ce que toi tu découvres sans le vouloir peut aider une autre personne à résoudre son problème. --- 4. Le "génie" est souvent une illusion sociale Les gens qu’on considère comme des génies (Einstein, Newton, etc.) ont souvent : eu beaucoup de chance au bon moment, accès à plus d’informations que d’autres, entendu des idées d'autres personnes qu’ils ont su combiner. Donc, ce n’est pas toujours une affaire de "cerveau exceptionnel", mais d’environnement favorable. --- 5. Tout le monde participe sans le savoir Même si tu ne trouves pas toi-même de solution, ta tentative, ton erreur, ta découverte par hasard peut servir à d'autres. C’est un travail collectif invisible, comme si toute l’humanité était un grand cerveau où chacun contribue un petit morceau. --- En résumé : Un individu seul a du mal à résoudre un vrai problème nouveau. Mais en groupe, par accident, et en échangeant, la société y arrive. Et même nos erreurs ou nos découvertes "inutiles" servent à quelque chose !
  16. C une innéité donc nous naissons avec.
  17. de ghoul

    La drague

    Plus c'est une innéité, tu nés avec elle.
  18. Je vois ce que tu veux dire. C’est vrai qu’il y a parfois des contradictions entre les valeurs qu’on hérite (souvent religieuses ou culturelles) et celles qu’on absorbe à travers la modernité, les réseaux, les voyages, etc. Mais je pense qu’il ne s’agit pas forcément de « schizophrénie », même au sens métaphorique. Plutôt d’un tiraillement humain, parfois douloureux, entre fidélité à ses racines et désir de s’ouvrir à d’autres horizons. La mondialisation crée des tensions identitaires, c’est indéniable. Mais elle crée aussi des parcours uniques, complexes, parfois beaux. On n’est pas toujours dans la contradiction, parfois juste dans l’apprentissage du paradoxe. Et au fond, qui vit aujourd’hui sans aucune contradiction ? Je dirais que si j’étais Dieu, et que j’avais créé un univers parfait, je n’accepterais pas qu’il soit corrompu ou abîmé par ceux qui y vivent. Alors, j’aurais établi une règle simple, mais fondamentale : > Fais du bien à autrui. Pas pour recevoir une récompense, ni par peur d’un châtiment. Mais parce que le bien est ce qui maintient l’équilibre du monde. Et pour ça, j’aurais gravé des principes de base dans le cœur des êtres humains : > ne pas mentir, ne pas trahir, ne pas humilier, ne pas agresser. Pas besoin de religion compliquée, pas besoin de manuels infinis. Juste une éthique du respect, une boussole intérieure. Mais voilà, je ne suis pas Dieu. Je ne suis qu’un habitant de ce monde — et j’essaie, tant bien que mal, de vivre selon cette règle.
  19. de ghoul

    Un mur implacable

    Elle se releva sans rechigner, et en quelques minutes, nous arrivâmes au restaurant. Surprise : un vrai buffet à volonté nous attendait, dressé sur trois grandes tables bien garnies. D’habitude, nos matinées se résument à un café, un croissant, un jus. Mais là, c’était carrément un petit déjeuner-dîner royal. À volonté. Et on ne s’est pas fait prier. On mangeait comme si la journée allait bien se passer. Et puis… les mauvaises nouvelles ont commencé à tomber. Comme si l’estomac plein nous préparait à digérer l’inconcevable. > – La police égyptienne a investi certains hôtels cette nuit. Ils ont ciblé les Algériens prévus sur le vol du 12... Ils les refoulent vers le pays. C’est ma fille qui venait de dire ça. D’une voix douce, calme, presque neutre, comme si elle annonçait la météo. > – Comment tu as eu cette information ? lui demandai-je un peu fort, trop fort sans doute. Elle me fit un geste pour baisser la voix. Puis, plus bas : > – Pour mener cette marche jusqu’au bout, on s’est organisés en groupes de cinq. Chaque groupe a un informateur, qui donne ses instructions selon les ordres venus d’en haut. Et moi... je fais le lien entre eux. Je donne les infos aux chefs de groupe. Je la regardai. Ce calme. Cette maîtrise. Ma fille n’était pas seulement là pour marcher. Elle faisait partie de ceux qui savaient, et qui guidaient les autres.
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