yagmort
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Je crois que j'ai déjà donné ce qui me semble être la règle : "Critiquer Israël n'est pas antisémite... faire d'Israël un objet singulier d'opprobre est antisémite" (Thomas Friedman). Si l'antisémitisme ne se définit pas par rapport aux "sémites" (il n'a jamais visé que les Juifs encore une fois), l'antisionisme se définit bien par rapport au sionisme. Le sionisme était au départ le projet d'un foyer national juif au Proche-Orient. Ce projet ayant abouti, le sionisme devient ni plus ni moins le nationalisme israélien. Il y a des sionistes extrémistes, modérés, bellicistes, pacifistes, comme pour tout nationalisme. Si on juge plus sévèrement ce nationalisme, a fortiori si on le diabolise, parce qu'il est (principalement) juif, alors oui c'est antisémite.
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On a toutes les preuves qu'il y a acharnement et indignation disproportionnés par rapport à d'autres situations, ne serait-ce que par les termes employés. Si ce n'est pas parce que les coupables désignés sont (principalement) juifs, c'est quoi ? L'alternative, à mon sens, c'est un soutien à la cause islamiste, comme agents conscients, déclarés ou non, ou idiots utiles (se plaindre à Lénine si l'expression consacrée est désobligeante).
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C'est à examiner de plus près. Quand on se fait tirer dessus depuis des écoles ou des hôpitaux, ce qui est en soi un crime de guerre, on peut faire quoi ?
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Je t'ai demandé comment, selon toi, on pourrait démontrer un antisémitisme. Tu te dérobes et tu insinues que je n'ai pas moi-même de réponse. Je ne prétends pas traiter exhaustivement la question, mais quelques repères : 1) Un ou une antisémite qui se respecte a pratiquement toujours ses bons Juifs. Même Hitler, cas extrême, a trouvé et exalté Otto Weininger, suicidé par honte d'être juif (du moins dans l'esprit d'Adolf, Weininger avait d'autres problèmes). On n'est pas obligé de placer la barre aussi haut. Il est banal à présent d'invoquer comme bons Juifs des Juifs antisionistes. 2) S'agissant de Gaza, on n'a pas attendu l'aggravation actuelle pour parler de "génocide" (j'ai expliqué ce qui ne va pas), et aussi de "camp de concentration" (pour un territoire moins densément peuplé que Paris intra muros ou Hong-Kong, où on trouvait des lieux de culte, des hôpitaux, des commerces, des installations sportives et même un zoo...). Ces deux expressions sont fortement connotées historiquement, et donc, utilisées avec un tel acharnement compulsif pour stigmatiser des Juifs, la motivation profonde, consciente ou non, est flagrante.
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Ce ne sont pas eux qui ont choisi de régler le différend par les armes... néanmoins ils ont été, et restent à ce jour, les plus forts. Ils ont évacué complètement la bande de Gaza vers 2006. Depuis il leur en vient plus d'agressions que jamais. Et on exige qu'ils refassent la même bêtise en Cisjordanie... Globalement, les Israéliens défendent leurs intérêts et leurs vies. Si les Palestiniens défendaient leurs intérêts à eux, ils s'y prendraient autrement, par la violence peut-être mais autrement.
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Simplification abusive, et pour le coup double standard (au passage, je préfère deux poids deux mesures, mais c'est moi). Il y a toujours eu des Juifs dans cette région (quand Châteaubriand se rendait à Jérusalem forcément par la route vers 1830, il voyait surtout des Juifs dans l'actuelle Cisjordanie). Beaucoup s'y sont ajoutés à partir de 1860, avec la bénédiction du maitre des lieux, l'Empire Ottoman, tout heureux de voir des gens apporter des capitaux, payer des impôts, et mettre en valeur des terres jusque-là à peu près stériles. Israël a failli exister dès 1918. Et lors du partage de 1948 des populations juives ont dû évacuer des territoires qu'elles occupaient depuis des générations. Ce n'est pas la partie juive qui a refusé ce partage. Cet acharnement à soutenir l'illégitimité d'un côté et d'un seul dans un conflit de territoire horriblement compliqué, avec des titres de propriété emberlificotés, envenimé par des considérations religieuses des deux côtés, ça pose question.
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A supposer, c'est anecdotique. Dans un conflit, se susciter un ennemi bis qui sera rival donc ennemi du premier, ça peut faire partie du jeu. Après, le résultat est aléatoire... Surtout, si on veut à toute force en faire un motif de diabolisation, parce qu'il s'agit (principalement) de Juifs, ça porte un nom.
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Il faudrait quoi pour démontrer un antisémitisme ? Sur les manifestations actuelles en Israël, c'est moins contre la violence aux Palestiniens (ils n'ont pas oublié octobre 2023) que contre l'intransigeance insensée de Netanyahu, qui pour des raisons de politique intérieure retarde la libération des derniers otages et l'instauration d'une tranquillité durable.
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Vais-je encore répéter pourquoi parler de génocide est purement une calomnie ? (3% de morts, dont une bonne moitié de combattants et même en prenant les chiffres gonflés du Hamas, en 22 mois, dans un contexte de guérilla et contre-guérilla...). C'est même contreproductif, comme toute protestation exagérée. Les Israéliens peuvent se dire que de toute façon on les accusera du pire parce qu'ils sont (principalement) juifs, que donc on les déteste, et dès lors pourquoi se gêner ?
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Quel fake ? On ne sait jamais quand un rapport de forces, si écrasant qu'il puisse paraitre à un moment, va se retourner.
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Surtout si on caricature malhonnêtement le propos. J'ai parlé d'influence islamiste. La CGT, par exemple, n'est pas islamiste mais relaie souvent les revendications islamistes. Ils n'étaient pas non plus devenus communistes dans les années 1970, juste un peu piégés par un recrutement imprudent. Le communiqué cité par Leverkuhn était très en-dessous d'une réalité de plus en plus criante pour tout le monde. Accessoirement, il est antérieur à ce que je rapporte. L'organisation y a perdu une bonne partie de son prestige issu du Nobel. Edit, si l'obstination actuelle déraisonnable de Netanyahu peut mener à un génocide, c'est plutôt parce qu'elle est suicidaire et donc peut aboutir à terme à une deuxième Shoah. La pression du monde arabe et du reste du monde a pratiquement amené ce qui reste du Hamas à une capitulation, la refuser est quasiment une gifle au monde arabe et au reste du monde. Son opposition ne le lui envoie pas dire. Mais il est sous la coupe de mouvement ultra-intégristes ultra-minoritaires, dans sa coalition, et qui menacent ouvertement de le mettre en minorité s'il concède quoi que ce soit.
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Au passage, s'agissant d'Amnesty International (qui parle de "génocide"), il se trouve que j'y ai milité pendant plusieurs années avant 1980. J'ai pu voir de l'intérieur comment, malgré de vigoureuses mises en garde en interne, on a nommé à un poste clé un agent d'influence communiste. Le résultat, que j'ai vu reconnu des années après par un ancien président de la section française, a été que l'organisation est passée complètement à côté des Khmers Rouges, donc du dossier le plus grave depuis sa fondation dans son champ d'action. Il me semble flagrant, vu l'ensemble de leurs actions actuelles (voile...), qu'ils ont été noyautés par des agents islamistes. De la même façon, le MRAP, qui luttait à la base contre tous les racismes, a été instrumentalisé au profit de l'islamisme par Mouloud Aounit. Les militants du début ont protesté à un moment, et on ne parle plus guère du MRAP.
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Il n'y a aucun doute quand on constate depuis combien de temps il est utilisé, les chiffres, le contexte.
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L'emploi du mot "génocide", dans ce contexte, suffit à les disqualifier. J'ai déjà expliqué.
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A la base, on les accuse d'accuser à tort, donc de juger injustement, partialement. Que la motivation soit l'antisémitisme ou une connivence quelconque avec les ennemis d'Israël est secondaire.
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Tu penses qu'il vont laisser trainer quelque part une déclaration ouvertement antisémite ? Ou tu comptes le prouver comment ? Cela posé, à partir du moment où il y a jugement disproportionné* on est en droit de s'interroger sur les motivations. Il y en a d'autres possibles, mais elles ne valent pas mieux. * C'est d'ailleurs contreproductif. Des Israéliens peuvent se dire : "De toute façon, nous sommes des Juifs, on ne nous aime pas quoi que nous fassions ou pas, on nous cherchera toujours des poux, alors pourquoi se gêner ?".
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Pour la énième fois "sémite" est à oublier. L'antisémitisme n'a jamais ciblé les sémites, pas plus que l'antimoine n'a ciblé les moines. Ben non, "juif" désigne à la fois une religion, une ethnie, une culture. Les limites peuvent être floues mais globalement c'est cohérent. Il en va un peu de même pour les Druzes, et ça aide à comprendre que les deux soient solidaires.
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De toute façon, mêmes les antisémites déclarés on peut mettre en doute leur sincérité. Cette police de la pensée ne mène nulle part, a fortiori s'agissant d'organisations, a fortiori d'ONG assez faciles à infiltrer voire noyauter. J'en ai su quelque chose quand je militais à Amnesty International. Pour revenir à l'antisémitisme, il n'est pratiquement jamais systématique. Tout antisémite qui se respecte a ses bons Juifs. Même Hitler, cas extrême, a trouvé et loué le sien, Otto Weininger, suicidé par honte d'être juif (du moins dans l'esprit d'Adolf). On n'est pas obligé de placer la barre aussi haut. Pour les antisémites actuels, il est courant de considérer comme bons Juifs les Juifs antisionistes. Cela posé, cette diabolisation du sionisme pose aussi problème. Les Israéliens qui manifestent aujourd'hui contre Netanyahu et son extrême violence sont aussi sionistes que lui.
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Quoi qu'on pense de lui par ailleurs, il manque quand même des ingrédients du fascisme. Il ne refuse pas toujours, dans ce qu'on a retenu de lui, le débat correct avec ses contradicteurs y compris païens.
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Et alors ? Pour prendre un cas extrême, mêmes les nazis tueurs de Juifs pouvaient ne pas éprouver de sentiments négatifs à l'encontre des Juifs mais simplement se réjouir d'avoir trouvé une planque qui leur évitait d'aller au front... Adolf Eichmann s'est "défendu" en disant qu'il n'avait fait qu'obéir aux ordres (bon, en fait, le verdict étant inéluctable, il devait surtout chercher à limiter le stress des interrogatoires, ce qu'Hannah Arendt n'a pas forcément compris). Karl Marx, qui ne se reconnaissait pas lui-même comme juif, a aussi produit des articles reprenant des clichés antisémites. Quand on y regarde de plus près, ce n'était pas pour soutenir ses idées politiques, c'étaient des piges pour améliorer ses fins de mois souvent compliquées. Même dans cette matière, la police de la pensée, c'est dangereux. Et il y a beaucoup de degrés dans l'antisémitisme.
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Pour en faire quoi ?
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Il y a au minimum accusation excessive. Leurs intentions et leurs motivations ne changent rien à l'affaire. Peut-être qu'ils sont achetés ou manipulés par la mouvance islamiste. Après, il faut voir la formulation exacte des plaintes.
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Sauf que c'est hautement contestable, donc il y a un deux poids deux mesures dont la motivation reste à expliquer (si ce n'est pas parce qu'il s'agit principalement de Juifs, c'est parce qu'en face il y a des islamistes, quoi d'autre ?). Parce que, je me répète, un "génocide" qui a tué 3% de la population cible en 22 mois (et on en parlait déjà avant quand il y avait bien moins de morts encore), dans un contexte où il y a une guérilla, pas la plus douce du monde, donc une contre-guérilla, pas la plus dure du monde, ça ne va pas, c'est un deux poids deux mesures. Surtout quand on voit ce qui se passe ailleurs dans le monde.
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Israël est un état supposé principalement juif. Je ne connais pas le contexte plus que ça (sinon qu'il me parait clair). C'est pourquoi j'ai ajouté ma compréhension personnelle. Si on juge plus durement un groupe, y compris un état, parce que juif, c'est antisémite. Parler de "génocide" alors que c'en est loin peut en faire partie.
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J'ai déjà dû le lancer, mais... "Critiquer Israël n'est pas antisémite... faire d'Israël un objet singulier d'opprobre est antisémite" (Thomas Friedman). Pour le dire autrement, juger plus sévèrement, par principe, des personnes ou communautés parce que juives est antisémite.
