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Globure

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Tout ce qui a été posté par Globure

  1. Globure

    un jour... un poème

    La nuit me mord de son croc et mon cou saigne. Dessous les pierres le scorpion danse et redanse. Lente, la pluie s'achemine jusqu'à la chambre. L'escalier sombre du désir n'a pas de rampe. Maria Mercè Marçal
  2. Globure

    un jour... un poème

    Un à un les rêves viennent mourir sur la page Ils se sont donné le mot ils viennent de partout pour mourir sur la page comme les éléphants dans leur cimetière J’assiste à leurs convulsions ne peux tendre un verre d’eau je les regarde pour la première fois pour la dernière fois avant de les envelopper dans le suaire de mes mots et les déposer sur la barque menue qui fut jadis leur berceau Le courant les emporte et bien vite me les ramène comme si le large n’était pas là-bas mais ici sur la page Abdellatif Laâbi
  3. Globure

    Paroles de chanson

    à l'heure bleue quand les hommes dorment enfin le ciel désert respire les bêtes sont a**ommées toi seule tu es dehors car c'est l'heure où tes peurs mêmes sont ensommeillées parce que tu es certaine de ne pas rencontrer de ces gens aux yeux fous aux yeux comme des puits où les sources croupissent qui boivent tout beauté trop vite, et la vomissent mais déjà des machines vibrent de ailes sabrent le ciel et on voit ressortir de ces gens aux yeux fous et tu ne te résous pas à ne pas les aimer à ne plus voir chez eux quelque chose à sauver et tu oublies l'heure bleue retournes te placer à portée de pupilles de ces yeux grands ouverts où des chevaux hennissent de ces grands puits malade oµ des sources tarissent
  4. Globure

    un jour... un poème

    Écoute la palpitation de l’espace ce sont les pas de la saison en chaleur sur les braises de l’année Rumeur d’ailes et de crotales tambours lointains de l’averse crépitation halètement de la terre sous son vêtement d’insectes et de racines La soif éveille et construit ses grandes cages de verre où ta nudité est eau enchaînée eau qui chante et se déchaîne Avec les armes de l’été tu entres dans ma chambre entres dans mon front et détaches le fleuve du langage regarde-toi dans ces promptes paroles Le jour brûle peu à peu sur le paysage aboli ton ombre est un pays d’oiseaux que le soleil d’un geste dissipe Octavio Paz _ Les armes de l'été
  5. Les soignants qui l'ont eu et qui ont dû continuer à bosser doivent bien se marrer.
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