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Tout ce qui a été posté par Ambre Agorn
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Le temps n'aura aucune emprise sur moi. En tant chasseresse, c'est moi qui donnerai le tribut que je reconnaîtrais au temps, mais lui ne me prendra rien contre ma volonté. Non, je ne serai pas victime.
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Les yeux ne voient rien (nœud voit rien). Le temps n'est rien tant qu'un taon qui t'en bête. Le temps nous mesure (l'œuf temps nous meut sûr). La naissance (naît sens) et la mort (l'amor) ne sont que pas un se tend, mais deux se tendent. N'être pour naître?
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Vous comptez...
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Il n'y a rien à perdre ou a gagner, c'est à prendre ou à laisser.
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Victime!
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Le temps Les expression qui utilisent le mot "temps" sont pléthores. Une telle importance accordée à ce concept a attiré mon attention de chasseresse. Pourquoi une telle importance? A qui profite ce concept. Il profite à ceux qui compte. Qui sont ceux qui comptent? Ceux qui comptent sont ceux qui veulent gagner de l'argent, du temps .Ceux qui veulent poser des conditions pour marchander, ceux qui se placent en être capable d'imposer des caprices dans un milieu qu'ils ne maîtrisent nulle part. En réalité, nous comptons tous. Le temps est devenue une monnaie, une richesse. Un vent qui nous donne l'illusion de richesse. Le temps joue en ma faveur, ou contre moi. J'installe avec le temps une bataille perpétuelle où les victoires ne sont jamais la victoire et dont la défaite final est pré-établie. Pourquoi ce concept a été créé pour nous rendre toujours perdant, toujours battus, toujours victime? Quel plaisir morbide de croire à quelques victoires illusoires alors que la sentence est irrévocablement mortelle pour nous? Le temps est alors un ennemi. Un ennemi mortel, implacable et imbattable. Mais le temps a été créé...par nous! Le concept rend compte d'un constat que nous avons cristallisé, une boucle dont on ne sait plus comment sortir. Gagner cet ennemi n'a jamais été dans les dessins communs. Gagner sur le temps est impossible, car ce serait se tuer soi-même. Le temps vit parce que nous sommes désignés comme ses victimes. Nous aimons tous être des victimes, alors le temps est l'ennemi rêvé pour assouvir notre fantasme de victime. Un ennemi immortel et imbattable est l’alibi parfait pour ne pas sortir du rôle de victime. Le temps ne peut être battu, mais il peut tout simplement disparaître, si ses victimes disparaissent. Faire disparaître le temps ce n'est rien de plus simple que de cesser de compter. Cesser de le reconnaître et de s'avouer vaincu. Faire disparaître le temps, c'est arrêter de constater ses traces comme étant des réalités. C'est arrêter de se laisser bercer par ses minutes et secondes, c'est arrêter le film qui passe devant nos yeux, superposé à la réalité. Le temps qu'on vit est toujours en retard sur la vie. Faire disparaître le temps, c'est arrêter de dévaloriser les périodes qui rapprochent de la mort, car la mort est l'arme ultime du temps. La mort n'est qu'une mutation hors du temps; dans le temps c'est la mort. Faire disparaître le temps, c'est arrêter d'opposer la vie à la mort. La vie est peut-être opposable au néant, pas à la mort. La mort n'est opposable qu'à nous-même quand nous sommes victimes du temps. Le temps c'est un concept que les adultes ont inventés pour faire peur aux enfants. Le seul problème c'est que ces enfants ne sont jamais devenus adultes et ont fait d'autres enfants. Le temps est devenu une réalité qui fait peur à tous. Le temps c'est un jouet pour enfant. Mais un jour il faut devenir adulte, et réaliser que le temps n'existe pas.
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Bonjour Ce forum est un terrain miné: j'en reçois des éclats. Je commence tout juste à comprendre que j'ai une vue différente de ce que je vivais d'ordinaire. Je mute et je perds pied parfois. Les bombes éclatent et les tirs ne me sont pas envoyés mais je ressens l'onde de choc et la souffrance qui encre la traîne de la mariée, rougit la neige qui recouvrait de son manteau chaud les pulsations de la vie endormie. Pourtant rien ne m'arrête, au pire je détourne le regard et je change de masque pour mieux affronter l'épreuve. Je découvre l'expression libre en me forçant à tout explorer quitte à me perdre et ne plus savoir qui je suis. Chez moi, je n'ai plus trop de crédibilité, je fais rire, je m'assassine parce que ma renaissance est déjà établie, les soubresauts du mourant. Je traque, ou en tout cas je pèse pour aller dans cette direction. Je ne veux rien et je ne sais pas si je suis sincère. Pourquoi dis-je ceci? Je suis balancée entre le fait de dire et le fait que ça ne serve pas vraiment parce qu'au final c'est peut-être que j'ai besoin du silence, du vrai. Pas celui qui hurle sans voix et qu'on porte tous en soi. Celui qui est muselé et enterré au fond du jardin secret. Celui qui voudrait crier et enfin être écouté. Ce silence pesant qui cache les blessures les plus intimes, les souvenirs écorchés qu'on n'arrive pas à guérir pour en réécouter les modulations. Ce silence tantôt envoûtant et sans fond, tantôt explosif et immense, ou torturé et rageant. Je suis effrayée par le pouvoir qui est le mien. Je cherche la force vive chez les gens. Je perce les carapaces les plus lourdement armées, je mets à jour les plus intimes souffrances et je m'en fais le miroir. Je n'essaye pas de me vanter ou me rabaisser, car c'est un fait qu'il me faut accepter. Depuis que j'en ai pris conscience, je m'observe. J'ai peur. Je suis le lien qui unit, mais je ne peux pas décider de ce qui est à lier ou délier, sinon je cause des dégâts. J'ai parfois l'impression que les cadavres couvrent mes pas. Je ne compte plus les gens brisés qui sont venus à moi, se sont confié.... Je pleure les larmes qu'ils ne peuvent plus ou ne savent plus pleurer. Leur souffrance trouve une rédemption passagère en moi. Mais ils veulent toujours la récupérer car pour eux, c'est leur compagne depuis si longtemps qu'ils auraient l'impression de s'amputer en l'abandonnant. Parfois, quand j'écoute une musique, mes doigts frémissent, et les mots coulent dans mes mains, les sons chantent en harmonie avec une symphonie venue d'ailleurs. J'écris peut-être pour faire jouer des cordes invisibles à l'œil. J'ai perdu mon piano, il est en gage chez mes parents. J'ai brisé d'avec mon passé, j'ai brisé avec le piano. Il y avait 3 pianos à la maison, mais je voulais jouer de la harpe, je voulais chanter et danser. Mais alors je n'avais le cran de m'imposer ou refuser de face. Je faisais danser sur mon piano, je pinçais des cordes dans le vent, je faisais des duos avec la pluie et l'une de mes petites sœurs. On faisait galoper des chevaux en écoutant nos imaginations tambouriner les sols immenses des plaines glacées de la Mongolie. On s'envolait à califourchon sur des étoiles filantes et on chantait tout ce que nous connaissions, ensuite nous improvisions des ballades. Et puis, j'ai dansé seule les soirs de soleil rouge, les nuits d'orage, dans les chutes de neige, même sur les bords des trottoirs, la nuit en rentrant du travail. Le piano est devenu mon confident le plus fidèle: on peut lui parler et le faire parler en public sans que personne ne sache ce qu'on dit. C'est ça que je veux transmettre à mes filles et aux enfants de chez nous: leur apprendre à écouter le ressentit, communiquer dans la musique et la danse. Le piano n'est qu'un instrument trop lourd à porter dans un sac à dos, mais la danse et la musique peuvent être accessibles partout quand on emmène sa sensibilité et qu'on accepte d'être attentif. J'ai parfois accès à un synthétiseur, mais il ne m'est utile que pour la technique, la retranscription ou déchiffrage de certaines partitions. Je me suis épanchée...serait-ce que je n'ai plus aucune pudeur? Je n'ai plus rien à perdre Je traque mon conscient, ma rationalité, parce que je veux les détruire morceau par morceau, et les reconstruire dans le décors et non plus au premier plan. Ici je commence, et le château de carte ne tiendra plus longtemps. Ambre Agorn n'est plus qu'une ombre qui hantera encore ces murs, mais n'aura peut-être plus la même hargne...ou pas. Protégez-vous de moi, je suis incontrôlable...et j'en pâtis aussi.
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Il y a quelque chose que je me demandais: pourquoi l'inconscient viendrait faire "irruption" dans le champs conscient? Vous sous-entendez qu'il lui manque la verbe pour pouvoir s'exprimer? Pourquoi ne serait-ce pas tout simplement le conscient qui, ayant écouté (soit créé une disponibilité) capte quelque chose et le traduit avec son propre vocabulaire? Sinon, je ne vois pas en quoi ils travaillent ensemble vu que ce serait alors soit l'un soit l'autre.
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J'avais 8ans quand j'ai piqué cette partition à mon père. Je m'entraînais la nuit sur son vieux piano de bateau remisé, à réparer. J'adorai tellement cette musique, mais j'avais peur qu'on me dise que j'étais trop petite pour la jouer, alors il fallait que personne ne le sache. Quatre ans plus tard, on me l'a donné "officiellement" à jouer. J'ai simulé le déchiffrage en bonne et dû forme. J'ai ...très vite appris, alors on m'a donné toute la série à jouer! C'est un des pianistes qui m'ont le plus marqué. Je le rejoue toujours, même quand mon piano n'est plus sous mes doigts
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Ce que dialoguer philosophiquement veut dire
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de Fraternellement dans Philosophie
Pouvez-vous me dire ce que vous entendez par dialogue? Je suis désolée, je ne comprends rien du tout! Vous dites que le fait de placer un paradis comme postulat permet d'avoir un étalon pour mesurer le progrès et avoir une réelle dignité, c'est ça? Mais vous parlez du bonheur ou du paradis? Un étalon pour voir si on est digne du bonheur? Citation de qui? De pire en pire par rapport à quoi? L'idée de quoi? L'idée de l'étalon pour savoir si l'on est digne du bonheur? Suffisant pour quoi? Pour qui? Au final vous voulez parler du dialogue ou du bonheur? Sinon, comment envisager, qui plus est dans toute sa plénitude, quelque chose qui est...inaccessible? Vous devez être magicien, non? Alors il est balaise celui qui, à la suite de cette lecture, sait véritablement (ben oui, hein, la vérité c'est important, surtout quand on sait, n'est-ce pas?) qu'il a un étalon comme repère pour se demander s'il est digne du bonheur! Au fait, ça veut dire qu'il y en a qui n'en seraient pas digne? Ben oui, bien sûre!!! C'est tout? Vous vouliez écrire "si non", n'est-ce pas, pas "sinon"? Et ben oui, ça coule de source, n'est-ce pas! Ben non, si on fait un truc qui n'est pas un cercle, on ne peut pas l'appeler un cercle, surtout si on veut dialoguer. Le cercle c'est aussi un étalon, pas une recette mais un juste et vrai repère. Soit on prend le temps, soit...quoi? En fait vous faites le lien entre le cercle et le bonheur, ou l'étalon? Pardon je fais l'imbécile, mais je croyais qu'on allait parler de dialogue, comment vous conceviez le dialogue, qu'est-ce que vous faites pour un meilleur dialogue, etc...Et en fait pas du tout! Vous nous rabâchez avec un certain bonheur étalonné, des citation qu'on ne peut pas aller vérifier, de paradis de Kant, de cercle qui n'en est un que si on en est digne...un vrai soupe! En fait vous faites un sujet pour pleurer qu'il n'y a pas de dialogue, et vous faite un monologue pour le prouver? Là je suis bien d'accord avec vous: on ne dialogue qu'avec soi-même! Oui, là c'est vrai que ça donne le tournis. En plus on ne sait même pas si votre cercle est digne du bonheur (ben oui, s'il suit l'étalonnage des cercles!) Cher et chère... quoi? En gros on n'est pas digne de votre sueur. C'est quoi un raisonnement philosophique? C'est quoi pour vous la philosophie? Vous admettez qu'il puisse y avoir des personnes qui veulent apprendre et non pas étaler leur savoir? Ceux là posent beaucoup de questions. Mais c'est vrai que c'est casse-couilles ceux qui posent des questions! C'est vrai quoi, ils n'ont pas vu qu'on n'avait pas que ça à foutre? Comprendre? Ca veut dire quoi "comprendre"? Pourquoi vous aviez les bras levés? En fait vous venez de dire tout bonnement que j'ai posé toutes ces questions pour rien, c'est ça? Merci aussi de votre attention -
C'était ironique! C'était pour te montrer que le "connais-toi toi même" se situait ici aussi, dans le savoir pourquoi du blocage. C'est le début du travail sur soi pour se connaître. A toi de dire si ça suffit...
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Je sais que je fais fausse route et que je me produis en spectacle assez souvent. Je m'en moque parce que c'est un rôle que je tiens et que je ne me prends pas au sérieux, même si je me suis déjà prise bien au sérieux par moment. Je ne connais pas Freud, à part ce que vous en dites vous et d'autres: Freud pas bien, berk, dégueu, sexe pourri....donc vous imaginez bien que je ne vais pas dire que je suis freudienne: ça fait pas envie. Ha! Et il n'y a pas de désir entre vous et moi...encore une fois je m'aperçois que je suis mal interprétée, ou alors que je parle de façon trop ambiguë. En général, je parle à l'humain, pas à l'individu...et le sexe, c'est pour l'individu, pas pour l'humain. Si, en fait j'ai quand même un désir: celui de vous pomper tout ce que vous pouvez donner et voir si j'en fais mon beurre! (vous avez eu peur, hein!) Pour crever l'abcès qui apparemment s'envenime à mon insu, ou avec mon concours non contrôlé: il y a eu en effet une certaine admiration de ma part dès la lecture des premières pages de ce fil. J'ai été admirative d'une certaine qualité d'humanité que je ressentais à travers vos mots. Je ne regrette rien et assume m'être fourvoyée en intellectualisant et personnalisant ce que "j'intuitionnais" (ça existe ce mot?). Mes erreurs ont l'avantage d'être très instructives parce qu'elles me touchent profondément...et que j'ai un bon exemple à domicile! (j'ai failli mentionner le mot "maître"!). Pour ce qui est de mes mots dans le fil des symboles, je vois que vous avez un problème avec le classement en général, et souffrez qu'on vous ait pris pour quelqu'un de "casable". Du coup, vous ne voyez plus que ça et mettez un sens à mes mots qui ne font que refléter vos problèmes. Pour moi un maître n'est pas mieux ou pire que l'élève, c'est juste une manière grammaticale de nommer quelqu'un ou quelque chose pour communiquer et tenter de se faire comprendre, et non pas une sorte de classement qui serait représentatif de sa place sur une échelle quelconque. Vous vous battez contre des mots au lieu de vous battre contre des idées. Le mot archaïque qui vient du grec "arkhaïos" se traduit par "ancien, primitif, antique, vénérable", il n'y a rien dans cela qui puisse faire penser à quelque chose d’avilissant, à part votre propre interprétation et votre expérimentation, et sans doute vos lectures "jungienne". Je n'ai pas ce genre de problème! Cela dit, je constate que je manque cruellement de culture. Juste avant de poster il me vient une idée hilarante: Vous vous dites: peut-être qu'Ambre est un homme et qu'"il" est attiré par moi, ressenti comme personnalité féminine... et vous prenez peur parce que vous, vous savez ce que dit Freud! Vous êtes vraiment dans la merde! Alors que moi, je suis une femme qui apprécie une certaine humanité ou sagesse dans ce que vous dites que vous soyez un homme, une femme, un trans ou un extra-terrrestre, et ça m'énerve d'écrire à Anna Levine au masculin! Je m'aperçois que je parle à mon imaginaire quand je vous parle...et vous pareil!!! Hahaha! Il est beau le dialogue! Blocage total= interprétation. Tu respirais quand même. Blocage partiel à quel niveau? C'est pas toi qui parlais du "connais-toi toi même"? Toujours inexplicable ce blocage? Quelle émotion?
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Ha, non! Je ne parlais pas du dessin, je parlais de la forme même de la cruche. Je la trouve trop droite et rigide, et je l'aurai mieux aimé avec une forme plus souple et penchée vers l'avant! Bon ça t'aide pas beaucoup plus!
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Pour aller avec le dessin, j'aurai bien vu une forme plus souple et penchée vers l'avant.... Ouais! Ca veut tout et rien dire! Lol! Vas-y faire quelque chose avec!!!
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Ca ne sert à rien d'être pessimiste ou optimiste. Je me fou bien d'avoir raison. Je dis ce que je pense en l'instant que ça plaise ou non. On est tous pareil quand on n'a pas de motivation, quand on se trouve des excuses, quand on a milles raiosns pour ne pas faire ce qu'on pense devoir faire. Cela dit il y a une autre solution: faire quelque chose et se motiver même s'il n'y a aucune raison, aucun bénéfice. C'est là que ça devient intéressant... C'est exactement ce que je disais: on est tous des hypocrites et des menteurs. Et je ne m'exclue pas du lot, et vous non plus. Je vous mets bien au défit de me prouver que vous avez des pensées qui ne sont pas tournées vers vous-même! L'hypocrisie comme vertu en société! C'est magnifique et très éloquent de votre part. Je n'avais aucune illusion sur ceci.
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Je n'aime pas sa forme, mais son dessin m'hypnotise: j'y lis des histoires que je conterai à mes filles en le leur montrant! Il y a tout: des paysages et des tempêtes, des dunes et des sables mouvants, des abysses et des monts, de la brume et du crachin, du lait crémeux dans un nuage de chocolat épais, et des nuages s'étirant pour contempler l'arrière de la cruche!
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Non, je ne veux pas te suivre sur ce chemin: non, nos têtes ne sont pas trop pleines, elles sont juste mal rangées, mal utilisées, mal optimisées. Dire qu'elles sont trop pleines est un constat irrévocable et qui mène a baisser les bras. Non, je refuse de voir la moyenne comme base de référence et me baserai sur ce qu'on appelle les exceptions. Ce sont elles qui sont intéressantes pour découvrir nos compétences en dormance. Tu m'en parlerais (sur un autre fil peut-être) de ce Kierkegaard? Ou en tout cas ce qui a été digéré "Landbourg". tu as l'avantage d'être vivant!
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Je ne sais pas quel ton la lecture de ce que j'écris est rendu quand vous me lisez. Je crois que nous sommes tout à fait capable d'être en "phase" ou plutôt être sur la même longueur d'onde (quant au ton), mais que, si l'on y réfléchis trop, on perd cette capacité et que nous nous faisons milles films qui nous font adopter une interprétation en phase avec notre "bain" émotionnel du moment. Je ne sais plus pourquoi je dis ça! Ha oui! Voilà! Tant qu'à y être, j'ai envie de vous poser milles questions, parce que je veux une bonne fois pour toute cerner deux ou trois choses...à voire si vous êtes partante? Note: vraiment, j'ai décidé de ne plus corriger l'habitude que j'ai prise de vous considérer comme une interlocutrice, même si je sais rationnellement que ce n'est pas le cas. J'espère que vous comprendrez ou en tout cas laisserez ma fantaisie faire à son gré, ou bien me dire carrément si c'est trop fantaisiste. Je crois que je me fou un peu du côté droit ou gauche du cerveau, à part peut-être pour illustrer des recherches scientifiques qui peuvent éclairer des points de vue. Cela dit, vous en avez parlé et m'avez poussé à faire quelques recherches et les miennes ont été différente des vôtres. J'ai cherché dans d'autres cultures, et pas des culture occidentales (lol! j'avais écris "accidentales"!), et je suis arrivée apparemment à des résultats un tout petit peu différentes des vôtres. Cela dit, ça ne change rien pour moi, je suis têtue.... et influençable mais têtue. Comme vous dites: passons... Je ne veux en aucun cas vous paraître irrévérencieuse, mais j'ai pensé à ceci: Si l'angoisse nous aide à prendre conscience de cette "présence" parce qu'elle disparaît, je me dis que faire "revenir" ou faire rester cette présence ne requiert qu'un effort de notre part; comme elle est "virée" de nous dans l'angoisse, je suppose qu'elle est présence dans un autre sentiment, non? Cet homme a peut-être eu la capacité de sentir cette présence, même en étant seul physiquement. Est-ce du délire de ma part? En tout cas, je ressens cette présence (si on parle de la même chose), et je le sens quand j'établis un certain calme, une certaine maîtrise, ou plutôt une certaine acceptation, une détente qui ne serait pas du tout un laisser-aller, mais plutôt une détente active (je me rend bien compte de que mes mots sont flous et que là, je ne suis pas sûre de moi quant à l'expression). Cela dit, il est fort probable que nous ne parlions pas des mêmes choses: comment savoir? Rien ne garantit rien sur la compréhension de l'autre ou sur notre propre expression. Je serai plus sensible et cernerai mieux ce que vous tentez de dire si vous le disiez de façon...artistique (je n'aime pas trop ce mot, parce que c'est une case dont j'ai eu a souffrir), ou imagée, ou imaginaire. D'un autre côté, vous n'êtes tenu en rien à répondre à mes caprices! Je n'ai jamais su quoi dire face au chagrin de l'autre, parce que les mots sont hypocrites, portés par des gens hypocrites. Ils disent quelque chose, font croire quelque chose, mais au final tout le monde est aussi ignorant que moi face à la douleur des autres. J'ai toujours su quoi faire, où être et comment être. Je ne vous ferai donc pas l'affront de vous présenter des condoléances. Si vous sentez la même présence que moi, vous sentirez mes liens affectifs. Faites-en l'usage que vous jugerez bon. Bien à vous Ambre
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Alors, ça vaut ce que ça vaut, mais pour une fois, je ne vais pas faire dans la dentelle. Votre regard sur la France et son peuple est ce qu'il est: une vision restreinte à votre propre expérience. Du coup, le point de vue d'un autre est forcément différent si son expérience est différente. Vous pouvez me dire que vous êtes bien plus à même que moi de juger de la globalité du peuple français, mais alors je vous rétorquerai: "On fait quoi, là? On cherche à tracer des généralités et tenter de les abattre?" Je me fou complètement de comment instruit et réagit le Français, mais pourquoi l'humanité se comporte comme elle le fait. Le Français, c'est rien comparé à l'humanité, pourquoi se tracasser de sa façon de voir? C'est restrictif et nombriliste. Je ne sais pas à quel point vous accepterez d'être contrediTE, mais vous m'avez fait perdre pied un instant et maintenant je sais que vous faites erreur. Le sentiment ne vient pas du cerveau droit, mais bien du cerveau gauche. Et quand vous dites: "j'ai le sentiment d'une présence", c'est l'essai du cerveau gauche de s'approprier ce que fait et ressent le cerveau droit. Le cerveau droit communique avec le cerveau gauche, mais nous occultons ce qui est dit et le cerveau gauche s'accapare le renseignement qui lui a été transmis. Les émotions sont aussi des fonctionnements du cerveau gauche. Là où moi je vous rejoins c'est qu'il y a quelque chose que nous percevons (que vous appelez sentiment, et qui n'est pas descriptible mais qui fait penser à ce qui pourrait venir du cerveau droit. Seulement, c'est difficile de faire la part entre "ça vient du cerveau droit" et " c'est le cerveau gauche qui nous le ressort à sa sauce". Je voudrai vous poser une question. Cette "présence" que vous ressentez, comment elle agit sur vous dans le quotidien? Savez-vous pourquoi vous le ressentez, alors que ce n'est visiblement pas pareil pour tout le monde? Et surtout qu'est-ce que ça change? Ce sont de vrais questions, pas des pièges (cela dit, il a peu de chance que vous me croyiez, mais ça m'est égal). Je veux juste savoir si nous parlons de la même chose, ou si vous perdez votre temps avec moi!
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Ho! cette influence qu'ont les morts! Je ne sais pas qui c'est, mais ça ne m'empêche pas de penser et mettre en mot ce que je vois Et ce n'est pas moi qui est dit que c'était nouveau. C'était @zenalpha qui disait que c'était nouveau dans la pensée (du coup dans l'écrit) d' @Annalevine Dieu, c'est un paquet trop plein et trop étroit pour contenir la présence ressentie.
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Contrairement à @Annalevine, je n'ai jamais dit que les sentiments s'opposait à la raison. Parce que moi, je pense que le sentiment est tout à fait rationnel. Je conçois le sentiment comme un discours de l'égo, une pensée. Et la pensée n'est que rationnelle, même si elle fait des erreurs de calcul et est souvent amalgamé, du coup, à l'irrationnel. Irrationnel dans le sens erreur de raison. Mais pour moi, l'irrationnel n'est pas une erreur de raison, mais un fonctionnement qui n'est pas fait par la raison, qui n'est pas une pensée. Contrairement à toi, je placerai ici les intuitions. Je suis curieuse de savoir comment tu débusques les racines du sentiment, parce que c'est la première fois que je t'entends en parler, mais que j'ai entendu ça de mon côté...alors ça m'intéresse! Le "connais-toi toi même", qu'est-ce qu'il signifie pour toi? Cela dit, je ne dis pas que le sentiment est mauvais, il est bien utile, non? Tout dépend du point de vue et de l'utilisation de celui-ci. Je conçois qu'il peut sembler facteur d'inconfort (ou pas, d'ailleurs, parce que ça dépend des sentiments), mais en réalité ce n'est pas l'inconfort du sentiment en lui-même, mais le sentiment qui est une conséquence de notre comportement injustifiable.Si on se posait et qu'on prenait le temps de se questionner sur soi-même de façon froide, on mettrait exactement le doigt où il faut et nos sentiments ne nous apparaîtraient plus comme intuitifs, mais comme une fermentation de la raison qui aime à se plaindre, se placer sur le devant de la scène et s'accaparer tout ce que nous faisons comme si c'était elle qui dirigeait et commandait tout. Qui n'a pas ressenti un sentiment de panique (plus ou moins léger) quand il a dû prendre parole face à un public? Pourquoi ce sentiment? Parce que nous partons du principe que nous serons jugés. Et nous avons peur de ne pas être à la hauteur, peur d'être rejeté parce qu'on aura fait une erreur. Des peurs plus ou moins marquées suivant les événements vécus et qui se sont "cristallisés" comme tu le dis si bien. Le sentiment est rationnel, parce qu'il s'explique de façon rationnel. Si on pouvait tracer la carte de tous ce qu'on a vécu, on trouverai les racines de chaque sentiment. Pour ce qui est de l'intuition, la raison n'entre pas en jeu. Parce que l'intuition ne peut pas s'expliquer de façon rationnelle. Une intuition est une info qui nous parvient sans passer par la raison. L'intuition vient du cerveau gauche. Et là je sais que je serai sans doute tapée par @Annalevine, mais elle se trompe quand elle dit que le sentiment est dans le cerveau droit. Ce n'est pas le sentiment qui est du cerveau droit, vu que le sentiment on peut en parler et en faire des livres et des livres! Par contre il y a un ressenti (et du coup c'est là qu'elle utilise le mot sentiment que je trouve inapproprié) qu'on ne peut pas expliquer, nommer ou calculer ou appeler ou contenir. Ceci c'est ce qui nous vient du cerveau droit, et il n'est pas "intéressant" parce que justement on ne peut pas le mettre en boîte avec un nom, une étude, des statistiques et une définition bien cadrée et rationnelle.
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Aimer l'irrationnel, non pas parce que ça s'oppose au rationnel, mais parce que ça complète le rationnel. L'individu voudra toujours se démarquer d'une façon ou d'une autre il me semble, non? Pourquoi y aurait-il quelque chose de plus important qu'une autre chose? C'est forcément une question de point de vue et de jugement. Qui en a à foutre des autres? Celui qui assume une autre voie, celui-là n'a que faire d'être rejeté. Les autres c'est leur problème s'ils ne sont pas contents, pas le problème de celui qui marche. Non, ce n'est pas une question de personnalité, parce que tout le monde réagit de la même façon: on accumule des pressions, on se fabrique des sentiments, on est toujours entre le rationnel et l'irrationnel, et on s'énerve de constater les désordres et dégâts que ça cause. Ca mène à quoi ton image? J'ai pas bien compris le lien. C'est quand même fou que dès qu'on parle, soit on est rationnel, soit on ne l'est pas. Je conçois bien que la rationalité peut paraître très rassurante, parce qu'elle semble ne rien laisser au hasard, est très agréable dans la discussion, et flatte celui qui s'en sort le mieux...toujours par rapport aux autres et non par rapport à la "raison parfaite". Et que par conséquent, l'irrationnel met mal à l'aise et répugne. C'est mal, parce que ça met mal à l'aise et qu'on ne gère plus, qu'on n'a plus d'emprise, plus de possibilité de discussions. Ce que je trouve de marrant, c'est que vous ne puissiez concevoir qu'un individu soit tantôt rationnel, tantôt irrationnel. Qu'il y ait des sujets qu'on ne peut aborder de façon rationnelle, et que par conséquent, parler (qui recourt à la rationalité) d'irrationnel déconcerte celui qui se base sur la raison. Le fait d'être et de se comporter de façon irrationnelle n'a rien de dégradant quand même! En plus vous lui jetez la pierre alors qu'il ne fait que dire ...la réalité! Mais bien sûre, ça fait mal d'entendre qu'on est tous irrationnels et que ça se voit comme le nez au milieu de la figure.
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Silence jetté Sagesse millénaire La découverte
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Tu parles du mécanisme même des émotions. L'émotion c'est un peu comme une décharge violente. Quand nous en recevons une, il faut un certain temps pour décharger la pression accumulée. Trop souvent nous ne laissons plus la possibilité à ses émotions de s'exprimer, de s'extérioriser, le contrôle avant tout, le contrôle, le contrôle, le contrôle! Dès l'enfance, nous bridons nos enfants pour qu'ils ravalent la pression. Et ils en deviennent des victimes, victimes du silence imposé au nom de je ne sais quel moralité et bien séance. Ce malaise est transmit aux générations suivantes qui accumulent à leur tour leur lot de silence et de brimades émotionnelles. La tradition est maintenue, et le malaise est universel. Ce n'est pas du contrôle de soi, c'est le contrôle par les autres. Celui qui veut se libérer doit commencer par accepter ses émotions et s'y soumettre. Paradoxal? Je comprends ce que tu as voulu dire et je te répondrai que je pensais à quelque chose d'encore plus "radical", bien que je ne sois pas bien sûre de ce que tu entends par là! Je voyais ceci: Un homme fut chargé par les siens d'une mission. Sa seule arme était sa capacité à réagir aux son et aux vibrations en général. Il fut envoyé en éclaireur. Il était muni d'une carte, non pas de la route qu'il prenait, mais de l'accès à la connaissance, le résumé qui témoignait de l'origine et de son groupe. Cette carte était une multitude de petits graphiques qu'il devait dessiner et disséminer partout tout au long de sa mission. Les épreuves peuvent faire perdre à un homme le sens même de son existence, ainsi il pourrait retrouver sa place parmi les siens. Il avait carte blanche pour arriver à remplir sa mission, et bien sûre usa de tout ce qui était en son pouvoir, et acquit ce qui n'était pas en son pouvoir. La carte lui servait d'argument d'autorité, et tout semblait s'incliner sur son passage. Une fois si puissant, il s'aperçut que la mission le dépassait et s'abandonna au plaisir et au confort. Plus il était confortable, plus la mission devenait impossible et incompréhensible. Pourtant, les soirs où le crépuscule hésitait à céder sa place à la nuit; pourtant, au matin clair sur sa monture à regarder les bancs de brume s'effilocher; pourtant, en haut du haut de sa haute tour, il sentait quelque chose qui petit à petit le mit mal à l'aise. Un sentiment oppressant et non-identifiable. Une rengaine qui lui faisait entendre les anciens chants qu'ils fredonnait encore parfois. Il entendait encore des sons de voix, et des termes précis, de petits graphiques dansants, mais plus rien ne les reliait. Il tentait de les dire à ses enfants, mais il avait perdu leur sens et ils en firent une religion. Il avait perdu le sens même de sa présence, et la teneur de sa mission. Il mourut sans regrets, plein d'avoir tenté ses propres expériences, laissant toute une descendance ignorante. Ignorante et pourtant répétant les chants et les signes qu'elle avait appris. Elle avait tout, mais il lui manquait les liens entre chaque élément et le sens de leur vie. Depuis, les descendants vivent la vie qu'ils ont hérité et le sentiment d'inachevé, le sentiment que quelque chose les pousse à aller plus loin, mais où et pour quoi? Un sentiment qui les font agir en tout sens, ou rester immobiles. Ils sont des éclaireurs, mais les éclaireurs n'ont d'existence que s'ils témoignent, que s'il rapportent leurs aventures au groupe auquel ils appartiennent. Savoir d'où nous venons pour savoir ce qui donne du sens à nos existences. Ecouter l'ancêtre en nous, le seul qui pourra relier ce que nous sommes avec ce que nous devrons être. Je m'égare...ou pas
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Les mots sont des symboles. Les sons sont des symboles. Car ils sont tous des vibrations. La vibration. Un symbole est une clé de voyage, une clé de poche pour ouvrir quelque chose qu'on ne sait pas, mais qui balise le chemin de la connaissance. Une clé qui peut prendre n'importe quelle apparence, une clé qui peut être détournée de sa fonction ou juste passer inaperçue. Des clés dont nous ne sommes pas les porteurs volontaires, mais des porteurs inconscients. Nous sommes aussi de ces clés. Beaucoup de ces symboles sont visibles sur notre corps, mais il faut y faire attention pour les apercevoir et surtout pour ressentir leur fonctionnement, leur influence. Qui peut se rendre compte que le sourire d'un enfant est d'une géométrie "sacrée" (j'utilise sciemment ce mot, malgré sa possible interprétation péjorative) qui inspire aussi le dessin de la coquille d'un escargot? Les symboles sont un langage qui fait communiquer les corps entres-eux, mais aussi avec la version archaïque de notre cerveau, celle qui est relayée au sous-sol et qui continue quand même de nous abreuver de ses impulsions...malgré le bruit que l'on fait. Comme si le secret pour rétablir la communication entre les "nous" d'aujourd'hui et nos racines étaient concentrées et cachées dans les symboles, symboles qui sont des électro-chocs pour réveiller les liens endormis. Ainsi le "maître" manipule les symboles pour réveiller son élève à la connaissance, réveiller ou délivrer l'être archaïque qui a laissé sa place sur le devant de la scène pour nous permettre d'être ce que nous sommes. Mais n'oublions pas, ou découvrons pourquoi la communication a été assourdie à en disparaître et pourquoi il faut la retrouver.
