Aller au contenu

Ambre Agorn

Membre
  • Compteur de contenus

    2 174
  • Inscription

  • Dernière visite

Tout ce qui a été posté par Ambre Agorn

  1. Je crois comprendre ce que vous voulez montrer. Par contre, une personne qui serait mère avec ses enfants mais qui aurait un combat plus important à ses yeux que le confort de ses propres enfant pourra choisir autre chose. Ce que je veux souligner, c'est qu'il me semble que les limites ne sont pas extérieures, mais intérieures, les limites, c'est nous qui mes fixons, elle ne nous sont que très peu imposées.
  2. Bonjour Loufiat Ce que vous dites a tendance à me conforter dans l'image que je me fais petit à petit de ce concept de libre arbitre. Cela dit, je ne crois pas que ce mot/concept me soit utile car trop plein de circonvolutions maladives sociétales (ho! ces mots ensembles, j'ai l'impression d'avoir la bouche pâteuse!!!) J'étais presque pareil dans le peu de temps que j'ai passé dans l'école à la française: rebelle à tout et tous. Avec le recul, et ce que je dis aujourd'hui à mes enfants, je m'aperçois que c'était juste une perte d'énergie inutile et mal dirigée. C'est à dire qu'il aurait été sans doute beaucoup plus intéressant de conserver en mémoire mon opposition, faire bonne figure et donner le change pour un but que j'aurai élaboré; avoir la possibilité d'une certaine paix visible pour voir le loisir de prendre du recul et avoir la possibilité de créer les occasions propices. Il est souvent flagrant ce problème: le manque de stratégie, de but à plus ou moins long terme. Mes filles détestent aller à l'école, l'une parce qu'on ne la laisse jamais tranquille et qu'il y a trop de bruit, l'autre parce que les enfants et les adultes ne s'aiment pas, e font attention à rien et se battent. L'une ne veut pas y aller parce qu'elle a conscience qu'on la viole dans sa propre volonté, dans ses besoins les plus fondamentaux, et l'autre est consciente du malaise du système de compétition et de ce que ça engendre de contradictions. Au lieu de les forcer ou leur donner raison, je tente de leur faire prendre du recul: le monde est ainsi, soit tu fais en sorte qu'il change par toi, soit tu te plies. Je les met face aux contradictions et surtout à les repérer, les définir et chercher ce qui peut être changé par leur propre comportement. (je sors du sujet, non? Passons) Il me devient de plus en plus flagrant que les limites sont avant tout en nous, dans notre définition du monde. La liberté ne s'acquiert pas à l'extérieur, mais à l'intérieur. Ben justement, j'ai été élevée différemment. Un moment, je n'ouvrais la porte qu'avec un couteau dans la main, parce que je ne m'attendais qu'au pire. C'est le vécu peut-être qui fait que la réaction est différente.
  3. Ha! Je ne fonctionne pas du tout ainsi. Un seul pour cent de chance me suffit pour ne pas croire qu'à la sonnette de 17h ce sera toi, il me faudra une vérification et ainsi me dispenser de croire et/ou faire une erreur. Mais j'avoue que vous avez raison dans le fait que c'est un fonctionnement des plus courant.
  4. Vous voulez dire que le libre arbitre se limite à certaines conditions? Je veux dire que face au choix: "la vie ou une décision qui me sauve", le libre arbitre ne peut plus opérer? Ca me fait rebondir sur une idée qui m'a traversé l'esprit: Le libre arbitre, ce serait peut-être d'accepter la responsabilité d'une action non pas dans son intégralité de causes et conséquences, mais dans l'infime partie qui est perçue. Se responsabiliser tout en sachant qu'on n'est responsable que partiellement. Le 5% de conscient est peut-être la partie dont il nous est possible d'endosser la responsabilité. Peut-être que le libre arbitre n'est pas une façon de se sentir libre, mais une façon d'accepter à sa juste hauteur notre propre responsabilité: ni rien, ni trop.
  5. C'est exactement, ou presque, là où je bloque. J'ai l'impression qu'il y a des moments où il semblerait, il serait même évident qu'il n'y a que sois qui peut prendre une décision, mais pourtant, il y a tout un amont qui fait que nous avons été "préparé" à cet instant précis. Le contexte façonne les individus, mais l'individu façonne aussi son contexte. Je n'aime pas du tout ce concept de "libre arbitre" (depuis le début je me demande s'il faut un tiret entre les deux mots!?), il par trop flou pour moi. Cela dit j'aimerai avoir une vision de ce qu'il englobe, et pas seulement par le dictionnaire, mais aussi par l'utilisation ordinaire de ce mot par tous (ou presque!). Pour l'instant il me semble un peu vide et assez inutile, pour moi bien sûr. Si c'est une histoire de capacité à concevoir et accepter la responsabilité de ses propres actes, alors je trouve que ça vaut la chandelle de creuser dans ce sens. J'aime bien votre image! Mais concevez-vous une possibilité de s'extraire du train? Oui, je suis plutôt en accord avec ce que vous dites. Cela dit, comme vous le dites et que je le dis au départ, c'est une notion qui n'est en effet pas très répandue. Je me pose ces questions justement pour tenter d'approfondir la responsabilité que je veux pouvoir endosser face à ce concept lorsqu'il est utilisé devant moi.
  6. Bonjour @deja-utilise Vous permettez que je coupe un peu votre intervention, car j'ai du mal à la synthétiser? Vous faites un constat de ce que vous observez en général autour de vous ou en vous, ou vous analysez un fonctionnement psychologique? (Oui, enfin, ça revient un peu au même). Je veux dire que ce que vous dites là est une évidence du fonctionnement ordinaire de l'homme. Cela dit, il en va sans doute différemment lorsqu'il y a prise de conscience et recul par rapport à un certain fonctionnement, non? Oui, j'ai déjà remarqué que cette phrase ou celles s'en rapprochant par le sens: "plus j'apprends et plus je sonde la profondeur de mon ignorance", revient régulièrement ici sur ce forum et est utilisée souvent par les mêmes personnes. Cela dit, il me semble que nous avons besoin d'une mise au point de al définition de certains mots pour pouvoir continuer à discuter tout les deux. Je sens un décalage de définition sur les mots suivants: savoir, connaissance, apprendre et ignorance. Vous voulez continuer ou c'est trop vous demander? De ce que j'en ressors ici, c'est que vous dites que, tant qu'on n'est pas conscient de nos chaînes, on vit une certaine liberté illusoire. Le fait d'apprendre nous rend lucide (plus ou moins, bien sûr) quant à la réalité de cette liberté/libre arbitre. C'est ça que vous dites? J'aimerai pourtant mettre une idée au clair. Vous semblez dire que le peu de liberté à conquérir ne peut se faire qu'en s'isolant physiquement du monde, de nos congénères. Pourtant il m'est difficile d'imaginer quelle liberté serait alors conquérable (ça se dit ça?). Je suis tout à ait d'accord avec vous quand vous dites: "Les gens préfèrent ultimement jouer un rôle dans un immense théâtre absurde, du moment qu'ils se sentent vivre, par le truchement de leurs émotions, sentiments, sensations, affects, etc... que de faire preuve de discernement, d'entendement ou de mettre concrètement leur liberté en action pour lutter contre leur inconstance, inconsistance, incohérence, etc..." Cela dit, vous sous-entendez qu'il y a possibilité de choix/liberté, toute minime soit-elle, de faire quelque chose avec nos congénères, sans être un ermite. Je trouve cela bien plus intéressant, car ce constat ouvre des portes sur des chemins en friches!
  7. Peut-être qu'il y a des nuances entre ne rien choisir et tout pouvoir choisir. J'ai du mal avec cette notion, mais peut-être que le libre arbitre est la capacité de concevoir et accepter les conséquences de nos décisions. Tout en sachant que nous ne pouvons tout voir, tout prévoir et prévoir. Le libre arbitre serait alors juste le concept du fonctionnement de l'analyse des données pour pouvoir accepter le plus possible de responsabilité, non?
  8. Vous voulez sans doute dire libre de toute menace perceptible, non? Qu'est-ce que vous pensez quand vous parlez d'ingérence extérieure?
  9. Tu parles du contexte dans lequel tu vis? Il me semble, à te lire, que tout le monde suit ses pulsions et que donc, nous sommes tous, ou presque, "authentiques". Cela dit, je ne mettrai pas pulsion et intelligence sur le même plan, mais peut-être que pour toi c'est issus également de l'être authentique, c'est ça?
  10. Si je te comprends un peu, tu penses que le "libre arbitre" est une arnaque? Si c'est pour responsabiliser, c'est pas logique que ça serve aussi à déresponsabiliser certains et responsabiliser d'autres (cela dit en passant, je ne sais pas comment on peut responsabiliser quelqu'un de ses pensées). Alors pour toi, on ne décide de rien? A quoi se rapprocherait, dans ton vocabulaire ou ta façon de faire, le fait que tu décides de certaines choses? (Je ne sais pas si je suis compréhensible!)
  11. Depuis peu, il y a eu plusieurs fois les mots de "libre arbitre" de publiés. J'ai déjà entendu cette expression qui n'est pas très répandue dans d'autres cultures. J'ai l'impression d'en donner un sens un peu trop approximatif pour vraiment avoir une idée de ce que cela sous-entend. Avant d'entreprendre des recherches un peu plus poussées, pourriez-vous me dire ce que vous entendez par là? Pour ma part, j'en suis restée au point où je me dis qu'on ne décide de rien du tout et que le "libre arbitre" est une illusion d'intellectuel. Cela dit, j'accepte totalement l'idée que nous décidons de tout, parce que j'ai vraiment l'impression de décider quelque chose quand je me retrouve à faire un choix décisionnel. Je n'arrive pourtant pas à intellectualiser le fait que parfois on décide, et parfois non; comme si on s'arrangeait pour ne pas assumer quand on ne peut pas. Bon dimanche à tous
  12. Ha non, hein! Bon, je sais je viens d'arriver comme un cheveux sur la soupe, mais si tu te places en victime, je refuse catégoriquement la place du bourreau. Pourquoi tu voulais au départ te faire comprendre et maintenant tu estimes que ça n'en vaut plus la peine? Qu'est-ce qui valait la peine au départ et qui a été dépassée? Dès la moindre contrariété tu jettes l'éponge? J'ai l'impression que @Tamar Hanna tentait de te donner une bonne claque dans le dos pour que tu réagisses, et non pas pour que tu baisses les bras. Si ça en vaut la peine, pourquoi t'arrêter au premier ou second ou troisième revers? Moi, j'aimerai bien savoir ce que tu entends dans cette phrase: "deviens ce que tu es"?
  13. Ce que j'ai du mal à comprendre dans ce que vous dites, c'est en quoi l'homme qui n'est pas beau, ni jugé bon (dont les actes ne sont pas jugés bons), qui n'est pas apprécié, etc... est inauthentique?
  14. J'ai l'impression de lire @Boutetractyxreqs! Qu'est-ce que c'est que vous appelez "soi"? Parce que si vous entendez par "soi" la personne physique, j'avais l'impression qu'on avait pas eu grand choix quant à l'initiation de notre vie. Par contre si vous parlez du "soi" la personne "morale" qui habite la personne physique, alors je pense concevoir ce que vous dites.
  15. Merci! Cette phrase que vous aviez mise: a spécialement retenu mon attention, et je voulais savoir si c'était de vous ou de l'auteur dont vous parliez. J'avais entamé quelques recherche sur le mot grec "logos" et j'ai trouvé des incohérences. Des incohérences au niveau du sens qui était donné à ce mot chez les Grecs et dans le sens donné à ce mot chez les latins. Suivant les Grecs ou les Latins, ce mot signifie des choses qui sont, pour moi, assez opposées. C'est pourquoi j'avais besoin de précisions. N'est-ce pas génial? N'est-ce pas le but au final: mettre le doute pour pousser à la vérification, à sortir des ornières?
  16. Je voulais juste une précision pour tenter une meilleure compréhension de ce qui est écrit: la phrase en gras c'est vous qui la dites ou vous faites un "résumé" de ce que ce Max Horkheimer dit dans ses écrits?
  17. La richesse des liens sont pour moi un émerveillement. La vie est juste passionnante et géniale.
  18. Ambre Agorn

    Ce que j'ai fait

    Il y a une phrase qui est passée trop vite à mon goût, car je n'ai pas eu tout fait le temps de la lire: soit on lit, soit on regarde. Cela dit, j'ai bien aimé! Et tu as des ongles horribles! T'es sûr? Tu as compté toutes les stries?
  19. @Annalevine Au, fait (parce que je vais trop vite) je lis avec plaisir tout ce que vous écrivez! Je ne suis pas d'accord avec vous, mais ça me permet de mettre le doigt sur ce dont je ne suis pas d'accord, ou en quoi ma vision diffère. En fait, je me moque de ne pas être d'accord et j'ai l'impression que vous vous en moquez bien aussi, non?
  20. Vous vous sentiez visée? Bien que je regrettais votre éloignement, je parlais à la cantonade. Vous faites trop souvent de mauvaises interprétations: "Vous êtes présente dans mon esprit mais je ne me sens pas présente dans votre esprit. Aussi je crois bien que signaler ma présence ici quand vous parlez vous indiffère." (faux) Cela dit, vous ne me devez rien et personne ne semble rien me devoir. Même si je regrette de parler dans le vide, ce reproche ne vous était pas uniquement adressé. Sans rire, à la base j'ai voulu donner un coup de pied dans la fourmilière. Ce qui me perturbe, c'est que je peux dire n'importe quoi sans que ça ne choque personne. Oui, c'est vrai, je ne suis pas "fun", sans doute un peu chiante à lire vu les pavés que j'écris. En fait je me brûle l'herbe sous le pied, parce qu'il suffirait que je dise ce que tout le monde à envie d'entendre et j'aurai des fans et des discussion à gogo! Pour vous répondre plus précisément: plus déjantée? Je peux vous rencontrer? Trop déjantée? Pourquoi n'aimez-vous pas les questions?
  21. Vide et creux Indifférent ou démoralisé? Mou ou inaccessible? Sage ou tapis dans l'ombre? Je tape dans le vide et le creux m'envoie l'écho de mots que j'aurai écrit? Ce que j'écris ne laisse aucun remous sur le vernis lac. Crier, s'il n'y a personne pour amortir le cri, revient à faire silence. Ce n'est pas le silence que je cherche: il est en moi. Pour chercher l'autre silence il faut que le bruit le mette en relief, je ne peux trouver votre silence si vous ne lui donnez pas quelque consistance pour le souligner, l’ourler de sons colorés. J'ai besoin de vous, en doutiez-vous? Pourquoi inaccessible? Vous vouliez me voir évoluer sans ternir la blancheur que vous pensiez voir? Mais je n'ai plus de contour si tout ce qui m'entoure disparaît et s'efface, le blanc est pour vous car il est aussi dans mes yeux. Je me perds et me dilue dans l'espace qui se crée entre nous. Ce lien qui nous unit se fane à trop s'étirer, faut-il vraiment le laisser mourir? Je préfère perdre toute ma substance plutôt que renoncer aux liens qui nous unit. M'étudiez-vous? Je ne me sens pas observée, mais étudiée, je ne sais pas? Je ne sais rien mais je cherche, n'y a-t-il personne où je marche? Attendez-vous un faux pas? Sûrement non, j'en fais à chaque pas et je me relève seule. Il n'y a donc personne? Une attention perdue est une mort plus sûre que l'arrêt du cœur animal. Je veux me battre, ne jamais croire que c'est gagné parce qu'il n'y aurait rien à perdre. Je veux me battre avec vous, je veux tout triturer pour le laisser silencieux et renforcé, l'oublier et pouvoir le redécouvrir. Qui m'a abandonné? Qu'ai-je abandonné? Qu'ai-je perdu de vue? Quelle attention est morte en moi? Des doutes? Très peu et seulement de passage. Sûr? Qu'ai-je brisé qui ne serait réparable? Pas le bon endroit, le bon moment, les bonnes personnes? Mais c'est le seul endroit, le seul moment et les seules personnes. Alors j'irai jusqu'au bout, j'irai jusqu'à trouver et oublier.
  22. Il y a peu, j'ai dû faire l'effort de m'exprimer, mettre des mots sur des ressentis, essayer de formuler ce qui me semblait juste à dire. J'ai fait ce constat: les mots façonnent notre cerveau, ou plus exactement, ils façonnent une partie du cerveau. J'ai souvent vu et entendu que les femmes sont plus intuitive, et les hommes plus rationnels. Je n'ai pas lu d'études scientifiques, mais j'ai lu ce qui se dit sur ce forum. J'y ai pris quelques informations que j'ai pu vérifier sur le terrain. A partir de là, j'ai réalisé ceci: la femme est plus intuitive, en général, par ce qu'elle développe cette fonction dans son cerveau, et l'homme plus rationnel, parce qu'il a favorisé la rationalité. Mais je ne peux pas admettre que ce soit des capacités liées aux organes sexuels, parce que ce constat n'est fait que par certaines cultures et pas toutes. Les raisons pour lesquelles ce constat (femme=intuitive/homme=rationnel) est fait, c'est parce que le contexte a favorisé la tendance et a été façonné pour favoriser la tendance que les individus et le contexte mettent en place au fil du temps. Aujourd'hui, en France (je parle à partir des informations que j'ai), il est difficile d'être intuitif pour un homme, comme rationnel pour une femme, car personne n'attend ça d'eux, personne ne veut laisser la place à l'extra-ordinaire (je ne parle pas du spectaculaire), personne ne veut permettre l'inconnu, l'incontrôlable. Ainsi les femmes peuvent être résumées à leur tendance: émotive et aimable, irrationnelle et intuitive, superficielle, douce et faible, etc... Et les hommes: viril et courageux, rationnel et violent, fort et puissant, etc... Ceux qui sont hors cadre en bavent, et soient adoptent une façade soit en bavent toute leur vie. Cela dit, ce n'est pas en adoptant une façade qu'ils n'en bavent plus, mais ils paraissent moins gênant pour les autres qui sont dans la norme, et sont donc classés. Le problème, c'est que tout un chacun pourrait dire (presque tous): "je suis hors norme et j'en bave, mais personne ne le voit, et je ne le montre pas". Mais cette même personne fait partie d'une norme où elle rejette à son tour les "hors normes". Tout ça pour dire que nous avons tous cette faculté de juger par rapport à soi, et tous nous avons "des autres" que nous avons du mal à accepter, ou carrément pas du tout envie d'intégrer et que nous renions, condamnons et méprisons. A partir de là, je me suis demandée pourquoi il en était ainsi? J'ai glané des infos, j'ai regardé autour de moi, j'ai posé quelques questions, j'ai fait parlé sur le sujet, et j'ai trouvé ceci: les hommes ont toujours la parole et toujours l'auditoire prêt à l'écouter. Leurs mots sonnent et pèsent de leurs expériences et de leur aisance à parler. S'il y a un homme qui parle bien (pas dans le sens de joli ou esthétique, mais dans le sens de correctement, juste et bien structuré), il y a dans son entourage des femmes qui ont du mal à parler. Parce qu'elles écoutent, approuvent et n'ont plus rien ajouter. Dès qu'elles ont un doute, elle se réfèrent à celui qui parle. Ainsi elle ne font plus l'effort de parler et n'acquièrent pas la possibilité d'être leurs égales. La faute n'en revient ni à l'homme, ni à la femme. Il est nécessaire qu'un effort commun soit fait si les choses doivent changer. Mais là encore, je pense que je suis dans l'erreur: ce n'est pas "l'homme qui parle", mais juste "celui qui parle", même si ce rôle est très souvent tenu par les hommes. Celui-qui-parle instaure une atmosphère favorisant son comportement, le poids de ses paroles pèse sur tout l'auditoire. Plus les autres se taisent, plus l'environnement est poussé dans la spirale de maintient d'une norme. La norme devient: celui-qui-parle et celui-qui-écoute. Celui-qui-parle parle justement, clairement. Celui-qui-écoute n'a plus rien à dire et ne dit rien: tout a été dit, la boucle est bouclée, tout le monde est enfermé sans le savoir. Le jour où celui-qui-parle se tait, il faut alors que celui-qui-écoute parle sans crainte de dire n'importe quoi, n'importe comment. Et alors celui-qui-parlait doit savoir offrir et montrer à celui-qui-écoutait ce que ses paroles ont de conséquences. Celui-qui-écoutait doit être capable de prendre ce dont il a besoin, et fournir l'effort d'aller à l'encontre de celui-qui-parlait .... discordant, n'est-ce pas! Je remarque aussi que la tendance est de pointer du doigt ce qui ne va pas, ce qu'il faudrait changer à l'extérieur. Personne ne se dit je vais changer ceci chez moi et ça changera forcément à l'extérieur. Tout le monde à l'impression d'être impuissant, d'agir sans conséquences. On ne peut pas dire logiquement: nous sommes responsables du déclin de la planète et dire en même temps que les efforts qu'on pourrait faire seraient inefficaces. Constater le déclin ne fait pas de nous des personnes conscientes; constater pour agir efficacement fait de nous des personnes conscientes et responsables. La constatation et énumération des problèmes divers et variés que proposent l'actualité n'a jamais rien changé à rien. Mais personne n'adopte de but pour décider d'une action, et ceux qui agissent perdent souvent de vue leur but. Un but doit être extérieur, et non personnel; un but personnel ne peut qu'aller à l'encontre d'un autre but personnel; un but extérieur rassemble les individus et les fait agir ensemble pour un même but.
  23. Un mètre de neige, tous les transports annulés et moi, 17ans, qui ne voulait absolument pas rater un cours (j'étais en apprentissage). Je suis donc partie le soir pour tenter d'arriver le lendemain à 8h aux cours: 30km. Au bout de trois heures de marches, un automobiliste s'arrête et propose de m'emmener au moins jusqu'à sa commune sur la route. Une fois dans la voiture, et après quelques questions, il décide de m'emmener jusqu'au bout. Il s'est même assuré que je savais où aller dormir. Même si je lui ai menti sur la suite de la nuit, je le remercie encore quand j'y pense. Merci aussi à cette gentille dame qui m'a pris en charge lors de mon accident routier: la première arrivée sur les lieux. Elle m'a amené chez elle, a appelé mes parents (j'avais pas de portable), m'a fait manger avec toute sa famille (un dimanche!) et m'a ramené à ma voiture quand mon père est venu me chercher, a ameuté les "bras" nécessaires pour sortir ma voiture du fossé, et la remettre sur ses roues. Et surtout elle s'est montrée attentionnée, prévenante, rassurante, et pas du tout moralisatrice ou affolée. Juste ce dont j'avais besoin pour affronter mon accident...et mon père. Merci à cet homme qui m'a laissé parler, m'a écouté pendant des heures et des jours. Ce collègue de travail qui, contre juste ma présence, m'écoutait, m'interrogeait, s'intéressait à tout ce que je pouvais dire. Avec le recul que je peux avoir aujourd'hui, c'est une faveur qui a changé radicalement mon rapport au monde, mon rapport aux mots et à l'expression, mon rapport aux autres. Ma conviction, non formulée, que la femme devait s'astreindre au silence face à l'homme, la découverte de la puissance des mots, la découverte de l'effort à fournir pour s'exprimer.... Je vais m'arrêter là! Je ne l'ai plus revu après 5années à le côtoyer chaque nuit de travail, et il n'est pas conscient de ce que j'ai pu en retirer. Je ne l'en remercie que d'avantage.
  24. La logique Je confondais la logique et la rationalité. Elles n'ont aucun rapport. La logique n'est pas l'apanage d'un cerveau humain. La logique est un outil. La logique est utilisée par la nature, par les animaux, par les humains, les plantes, et tout phénomène. La logique ne définit pas un début et une fin, un outil ne défini rien. La logique est un fonctionnement qui permet d'utiliser toutes les informations atteignables, les trier de façon à les utiliser en vue d'un but, d'une direction, d'un cap, qui n'est pas pour autant une fin. La logique permet d'être économe de tout (économie de temps, d'énergie, de place, d'effets, etc.) pour un résultat précis. Non pas économe comme être avare, mais économe dans le sens où, ce qui est utile est utilisé, et rien de plus ou de moins; la justesse de l'action par rapport au but. Ce n'est parce que le but de la logique de la nature m'échappe, que je ne peux pas observer et vivre la logique naturelle. Dans la forêt, le moindre rayon de soleil est utilisé et ne touche jamais le sol nu. Un arbre qui tombe est utilisé par le tout. Rien n'est perdu, aucun déchet, pour un résultat à 100% de rentabilité, ou plutôt, vu le sens péjoratif du terme "rentabilité", un recyclage à 100%, une optimisation totale. Quand un oiseau hésite, ou semble hésiter entre tel ou tel brin de végétal, ce n'est pas en tenant compte de ses sentiments qu'il finira par choisir, mais en tenant compte de la logique. Tel brin, il sait quelle est son utilité, il le choisit en vu de son nid, en vue de son but. Il le portera aussi en vue d'une économie de ses forces en le tenant d'une certaine façon, pour que son acte ait la plus grande cohérence avec son but qui sert aussi le but de sa couvée, le but de son espèce, qui sert aussi un but naturel. Des scientifiques on tentés de faire faire à des singes des exercices de logiques en même temps que des hommes. Les singes "gagnent" à tout les coups et même haut la main. Ils sont donc plus logiques, ou plutôt, ils utilisent leurs capacités logiques beaucoup plus efficacement que l'homme. Malgré la petite taille de leur cerveau, ils l'utilisent suffisamment pour mettre la pâtée à l'homme et son gros cerveau. On dirait que, lors de la configuration, toutes les espèces ont choisis la configuration automatique, et que l'humain a choisi la configuration personnalisée. Et j'ai l'impression que nous testons chaque options, chaque paramètres, sans pour autant les choisir logiquement en vue d'un but précis. Peut-être que c'est ça qui manque: un but précis, une direction. Quelques-uns ont des buts à cours termes ou particulier, comme un homme pour son plan de carrière, un sportif pour une coupe ou une qualification ou une reconnaissance, un lycéen pour son bac, un entrepreneur pour son entreprise, etc... Chacun alors développe pour ce but une démarche logique, des études, des entraînements, des prévisionnels, des plans d'actions, des horaires et emplois du temps rigoureux, des régimes, des rituels, etc. Mais cette logique ne les accompagne pas tout au long de leur vie, cette logique est une part séparée de leur vie, une vie à part, un outil utilisé uniquement pour ce but. Il devrait en être autrement, et la logique servir à tous les aspects de la vie, à tout moments et à tout niveaux. Choisir un chemin, une voie (je n'aime pas cette image, mais je n'ai pas trouvé mieux et elle parle à beaucoup de monde) est une étape primordiale pour pouvoir être logique. Ceux qui pensent que la logique définit une fin, n'ont pas regardé de prêt ce qu'est la logique (j'ai été invitée à le faire, et ce que j'écris est une façon pour moi de tester ce que j'ai pu en comprendre). La logique fonctionne ainsi: collecter toutes les informations sans discrimination (décider ou croire que telle ou telle info n'a aucun rapport, ou n'est pas utile): les faits, les images, les capacités, les observation, les savoirs, les compétences, etc. Ces informations doivent toutes être vérifiées; une information non vérifiée ou non vérifiable n'est pas une information, c'est une croyance. La collecte et la vérification entraînent systématiquement l'action. Il n'y a pas de fin, parce que chaque action pourrait avoir ce schéma. Le plus dure est de s’astreindre à faire fonctionner notre cerveau, chaque partie de notre cerveau, car les informations "spatiales" (intuitives, extérieures) sont aussi des informations qui entrent en ligne de compte, ainsi que les informations rationnelles. Il y a d'abord dans un effort de mémorisation, une effort de non jugement quant à l'importance de toutes les informations (apparemment, il est plus facile d'accepter, d'utiliser et de traiter les informations rationnelles et scientifiques dans notre pays, ce qui n'est pas le cas dans plusieurs autres pays, tel le Japon, par exemple) et un effort de vérification. Nous avons une tendance à la paresse, et ces efforts ne semblent pas utiles et la logique mise sur le même banc d'école que la rationalité. La logique n'induit pas une fin, car la logique voudrait que l'on se doute bien de ne pas avoir accès à toutes les informations, tous les savoirs, touts les effets et toutes les causes. Il faut donc continuellement ajuster ses informations (faire les mises à jour), et agir en conséquent. Un fonctionnement logique nous délivre des doutes et de la culpabilité: aucun doute possible, car tout a été étudié dans la mesure du possible, et si le résultat n’atteint pas nos espérances, il n'y a pas de culpabilité possible, car alors c'est qu'on manquait d'informations, ou qu'une erreur a été faite (nous ne sommes pas capables, jusqu'à preuve du contraire, de tout maîtriser, l'erreur est humaine). La culpabilité et le doute ne changent rien à l'action, la culpabilité l'englue ou la fausse, et le doute la stoppe. (à suivre...peut-être!)
  25. J'abandonne l'idée de savoir ce qu'est la philosophie, et surtout d'en faire. Je vous casse les oreilles? Tant pis pour vous. Je vous brûle les yeux? fermez-le. Je vous importune? Je l'espère bien. Le contexte Le contexte, l'environnement est primordial. Il est une donnée qui entre dans un grand pourcentage dans la direction d'un individu, quel que soit le règne de cet individu (animal, végétal, etc.) Le contexte, l'environnement, est fascinant. Il est constitué de chaque individu. Il façonne chaque individu qui le compose. Il est le lien qui unit chaque individu, aussi disparates que puissent être ces individus. Il influence et conditionne chaque individu. Et pourtant ce sont les individus qui façonnent le contexte, l'environnement. Ils influencent eux aussi le contexte. Les individus sont les pierres et les outils qui créent le contexte. L'explication d'un geste, d'une décision, d'un choix semble parfois uniquement conditionné par l'environnement, qu'il soit spirituel, familial, environnemental, culturel, l'histoire du passé, etc. Un contexte ne semble pouvoir donner naissance qu'à des individus adaptés, ceux ne l'étant pas sont soit supprimés d'une façon ou d'une autre, soit sont les prémices d'une mutation. Mutation de l'individu ou du contexte? C'est une question piège et inutile. Un paradoxe cache souvent une vérité. Il semble impossible, ou il est facile de croire qu'il est impossible de ne pas réagir à un contexte, de ne pas être conditionné par le contexte. Pourtant il est nécessaire qu'il y ait des individus mettant à mal le confort du contexte, mettant ainsi en péril le confort de chaque individu. Le confort de la certitude. La certitude c'est la mort. Il y a ainsi des individus qui remettent en cause le système, le contexte. Ces individus sont supprimés, expulsé ou il leur est proposé la place de chef. S'il survit à chacune des épreuves, alors l'environnement, le contexte s'en trouvera à tout jamais changé et tout les anciens individus disparaîtront. Le contexte et l'individu vivent en symbiose. Si un seul paramètre est changé en l'un ou l'autre, c'est la totalité et chacun qui est changé. La volonté qui voudrait sauver l'un sans prendre en compte l'autre n'a rien compris. Partir à la recherche de ses racines, se renseigner et découvrir les profondeurs, les arcanes et sens et chaque détail du contexte qui nous a façonné est un travail qui permet de ne pas voler l'avenir. Mais ne pas s'y complaire pour ne pas voler le présent. C'est un devoir, et non pas un départ en vacances. Ce n'est pas une démarche pour l'acquisition d'un savoir, mais plutôt une initiation, une découverte initiatique pour être en mesure de tracer la route que l'on se prépare à créer, à suivre. Trouver le chemin que l'on doit parcourir sous-entend de chercher le sens de celui-ci pour la justesse de l'action présente qui construit la suivante et qui, par la force des choses, construit un avenir impossible à prédire. Chaque question doit être posée, et reposée tant que la réponse, les réponses ne sont pas trouvées, ne sont pas entières ou ne satisfont pas. Qui suis-je? Je ne le pensais pas, mais il s'avère que c'est une question qui devrait revenir en moi tant que je n'y est pas entièrement répondu. Peut-être n'y répondrai-je jamais entièrement, mais il serait temps que je m'y mette. L'endroit serait peut-être mal choisi, mais il a l'avantage de disparaître au fur et à mesure, de tomber dans l'oubli, inéluctablement.
×