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Tout ce qui a été posté par Ambre Agorn
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Je n'ai, en effet, pas pour habitude de parler pour les autres!
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Je suis différente de mon futur, et probablement pas la même qu'hier. Pas la même que mon voisin et inconnue et étrange pour un autre. Je veux être dans la moyenne car une certaine liberté s'y trouve. Mais il faut continuellement se battre pour aller au devant de la scène et y tenir son rôle puis souffrir de passer au second plan quand on est obsolète. Ou alors se bercer doucement en gardant l'anonimat dans la masse et se blinder quand la vie nous met sur le devant de la scène. On voit les autres, mais on ne les voit que par leurs différences et leurs similarités. On juge, on jauge/ On est jugé, jaugé... Je suis fatiguée de cette vie de dualité. Nous n'avons que le choix d'être une proie ou un prédateur. Il faut tout le temps jongler entre les attentes des uns et des autres et les nôtres. Même en moi il y est des joutes qui se trament. Parfois je me rencontre au détours d'un chemin et je me demande qui c'est? Cette personne est bien différente de moi, et pourtant elle était tellement plus moi à un moment différent! Mon enfance était un château de cartes que le vent des doutes menaçait. Je l'ai consolidé avec la passion de l'équilibre. Un jour un homme différent est passé. C'était un cyclone. Mon château l'a attiré et il est reparti en emportant le sable qui servait de fondation à mon château. Mon joli rêve s'est écroulé: l'Espagne avait disparu, il ne me restait que les gémissements du vent pour surfer sur le nuage. J'ai haï la différence et maudi cet imbécile qui se targuait de sa différence. Je me suis haï car j'étais maintenant différente et cassée. Je ne serai jamais plus comme avant, marquée du sceau de cette différence. Sur cette marque j'ai posé mon pied nu et j'ai marché pour trouver ma nouvelle construction. Mon ciel s'est dessiné sous mes pas, des îlots de bruits me servaient de carte et la nuit faisait briller le soleil. Je suis devenue sdf, car la moindre tentative de construction était détruite: je cherchais en l'homme une base stable, une solution à mes problèmes. Mais les hommes partaient avec la caisse et me laissaient, trop contents de se sauver et se protéger de ma différence. Et puis un jour j'ai compris que la différence c'était moi qui la créais: j'en parlais tous les jours à tout le monde et à moi-même, j'alimentais le débat qui lui donnait corps parce que je ne pouvais l'accepter, je la fabriquais telle une poupée vaudoue et me désignais victime de ma création. Je me désignais et n'étais désignée que par cette différence. Un jour j'ai même rencontré un cristal de diamant qui se brisait à chaque fois qu'il rencontrait un autre humain. Elle pleurait de se briser à chaque fois, mais elle ne voyais pas qu'en réalité elle se reconstruisait à chaque fois. Sa faiblesse n'était pas de se briser, mais sa force était de pouvoir se reconstruire à chaque fois. Elle ne comprenait pas qu'elle avait déjà le pouvoir d'agir sur ses cellules. Le jour où elle comprendra que c'est elle qui s'entraîne à se reconstruire et non les autres qui la cassent, elle cessera d'être différente, elle sera juste unique. La différence c'est nous qui lui donnons corps. Si nous trouvions notre véritable place dans l'univers, cet alignement parfait qui nous rendra notre juste place, alors nous serons juste unique
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Il me vient une idée de ce que vous dites, je vais essayer de la traduire J'ai l'impression que l'humanité est allé explorer un "chemin" dans l'industrialisation, la consommation et le gavage d'envies et désirs en tout genre. Aujourd'hui, vu ce qui se passe, je dirai que nous "voyons" le bout de ce chemin car nous avons enclenché une destruction. En effet, si ce chemin nous a montré tout ce qu'il en était, tout son potentiel, j'ai l'impression qu'il nous faut passer par une certaine destruction (qui n'est pas forcément celle qui nous avons mis en marche en ce moment), pour en arriver à concevoir autre chose, d'autres possibilités. Je ne parlerai pas de retour en arrière, mais plutôt un certain réajustement qui prendrait en compte ce que nous avons vécu avec cette expérience de l'industrialisation, et qui nous ammènerait à mener une vie où il y aurait plus de prise en charge de chacun par lui-même, et non plus un système qui nous nourrit de besoins et de réponses à ces besoins. Il y a aujourd'hui une exagération du matérialisme et nous avons perdu de vue qu'il pouvait y avoir d'autres façon de voir les choses, de voir le monde. Parfois je déplore le manque d'intuition (je ne sais pas encore si c'est vraiment le terme qui décrit ce que je pense...). J'ai l'impression que l'intuition a été totalement mise de côté (ou en tout cas pas vraiment prise au sérieux) au profit du tangible, du concret, de la raison. Je le vis comme un déséquilibre, comme une faculté qui se minimise faute de s'en servir, et qui rend un ensemble fragile et instable. Tout ça pour dire que l'humanité de demain ne se construira que sur une certaine destruction de ce qu'elle a construit aujourd'hui. Nous allons droit au mur, mais je dirait que c'est inévitable, que les chances de survies sont minimes, mais que nous ne sommes pas fini, bien au contraire.
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Mais c'est pas ça la phylosophie du bonheur (ou le bonheur du phylosophe): un pas en avant, deux en arrière, un en avant et une pirouette? La la la lalère!
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Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Je crois que tu te trompes de sujet et mélanges les deux sujets en cours... -
Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Comme elle (cette scientifique dans cette conférence) le dit si bien au début, on ne sais pas grand chose de la période où "la femme dominait". Je crois aussi que la femme "dominait" à un certain moment, mais elle ne dominait pas le mâle, elle devait dominer parce qu'elle avait "en charge" la conservation de l'espèce. C'était une domination passive pour la nécessité. L'homme n'était pas pour autant diminué ou brimé. Il était juste à sa place, la femme aussi, à une époque où la survie du groupe primait sur la survie individuelle. L'homme a cru trouver une domination sur la femme lorsqu'il a comprit que c'était son sperme qui fertilisait la femme. Il a cru bon de voir en cela une supériorité alors qu'il n'y avait là qu'un partage dans la procréation. Cette découverte serait-elle apparue lorsque notre survie n'était plus vraiment à craindre? Je pense qu'il a compris qu'il n'égalerait jamais la femme sur le plan de la procréation, et pour cela il a tenté de trouver un domaine où la femme ne pourrait pas l'égaler. Il a donc développé la domination par la force et la violence: là où la femme ne s'en servait que pour la nécessité et la survie. -
Feminisme : Tribunal de l'impuissance sexuelle des mâles.
Ambre Agorn a répondu à un(e) sujet de Deremensis dans Philosophie
Que serions-nous, femmes, si aucun homme ne nous regardait? Mais les plus heureuses des femmes...bon je corrige: si aucun homme ne me regardait je serai la plus heureuse des femmes! Que personne de la gente masculine n'attende rien de moi est mon combat perpétuel, et que je n'attende rien d'eux est juste le même combat. @Deremensis, je ne vois pas en quoi le féminisme d'aujourd'hui libère l'homme de quoi que ce soit! Le féminisme d'aujourd'hui se tire dans les pattes car il y a autant de féministes que de définitions du féminisme. Le problème, c'est que les femmes ne savent pas trop ce qu'elles attendent des hommes. Et j'ai entendu des :"un homme doux mais pas mou, matcho mais pas trop, féministe mais pas efféminé, romantique mais pas fleur bleue, qui nous comprenne mais qui ne nous prenne pas notre place, qui soit à nos pieds mais qui soit indépendant mais qui n'aille pas voir aileurs, etc." et j'en passe et des meilleures.... Je pense que l'homme se sent un peu dépassé par la sur-enchère des envies et exigences des femmes. La société de consommation à tout transformé, comme le dit si bien @Annalevine, en fournisseurs de biens et services et en consommateurs. L'homme est dépassé par le phénomène, et la femme aussi. Le serpent se mord la queue. L'offre est si grande que, pour sortir du lot, il faut sur-enchérir. Et nous nous prêtons au jeu, homme et femmes. Tout prend de l'ampleur et perd de son importance. Nous croyons sortir du lot en proposant une vision différente ou un désir non encore exprimé, mais tout ceci n'est qu'une réponse dirigée par la sacro-sainte consommation. Aujourd'hui, le féminisme n'est qu'une facette de la société de consommation. La virilité commencerait-elle donc à devenir désuète sur le marché? Est-ce que c'est pour ça que nous croyons percevoir une libération de l'homme face à la virilité, libération accordée par le féminisme? -
Le "plus grand nombre" n'a jamais été celui qui fait bouger les choses, celui qui rend les choses possibles, il me semble?
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Ha Ha Ha! La bonne blague!!! Merci de nous faire rire
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Seulement??? Mais qui peut en dire autant? Arrêtez d'essayer de nous faire croire que ce n'est pas un état enviable ou juste assez anodin pour ne pas s'y arrêter! Combien de personnes ont pu arriver à ce point? Combien de personnes peuvent se "vanter" (je n'aime pas ce mot car il n'a plus de sens en ce moment) en arriver au point de ne plus être attiré par les artifices de ce monde (le matérialisme, la reconnaissance de soi, la religion, etc. et j'en passe!)? Et ceux qui en sont passé par là, qui peut dire qu'il a progressé et vers ...quoi (car enfin, c'est ça que j'aimerai savoir, et Sarah aussi peut-être)? Qui peut affirmer qu'il n'est pas retourné se perdre au milieu du monde? Qui peut affirmer qu'il est resté lucide? Qui pourra dire quelle est l'étape suivante? Car même si ce havre de paix/cette distortion du temps momentanné appelle autre chose, comment bien répondre à cet appel?
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Bien sûre Sarah!!! C'est quand on ne cherche plus qu'on commence à voir l'indispenssable On ne prend conscience que trop rarement que nous attirons ce que nous favorisons. C'est quand on est libéré des chaînes de l'illusion que l'on peut rencontrer, ou en tout cas percevoir ce genre de personne. Es-tu sûre de ne pas avoir déjà rencontré ce genre de personne? Penses-tu que tu saurais les reconnaître?
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Très bonne idée! Tu ne trouves pas?
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Ca ne m'était pas destiné personnellement, mais rien que le titre prouve que cet homme ne sais pas ce qu'est l'amour
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Il me semble que pour le hors sujet vous êtes bien fait plaisir justement sur ce topic (avec Boudean, PINOCCHIO et Riad)!...
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Tu peux expliquer un peu plus s'il te plaît? Comment vivre "sans les yeux de l'autre" (d'ailleurs je ne saisi pas bien cette expression) peut nous faire pourrir? De quelle pourriture parles-tu? "examen de conscience" raisonne en moi comme un vieux souvenir: en quoi consiste l'exament de conscience (ou peut-être juste un autre mot pour mieux appréhender?)? L'ambition est pour moi une façon de se sous-estimer et de sous-estimer la valeur de la vie (ambition = recherche d’honneurs, de gloire, d’élévation sociale, de distinction) .Donc renoncer à l'ambition ne peut que démontrer une grande confiance en soi et en la vie! (toujours pour moi, bien sûre!)
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L'impulsion c'est peut-être d'être libre de projets! Libre de ces chaînes pesantes! Libre de comptes à rendre à nos pairs. Libre d'explorer un nouveau monde, l'explorer sans rien attendre d'autre que ce qu'on pourra y découvrir. Libre de pouvoir imaginer et vivre d'autres possibles. Les projets ne sont utils que lorsque nous avons un besoin. Diminuer au maximum ces besoins nous rend plus léger face à la vie.
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...la logique!!!
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Très récent, et pourtant connu comme si ça faisait toujours partie de moi (le temps n'est plus le même). Et bien sûre une évolution, un travail commencé il y a longtemps. Un but/étape à atteindre qui est venu, au final, sans que je ne m'y attende
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Le problème de provoquer des événements c'est que nous risquons de passer à côté d'autres qui auraient pu survenir si on était libre. Tel un vase déjà plein d'eau sale qu'on tenterait de remplir avec une eau fraîche...ça déborde et l'eau frapiche est perdue!
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J'adore! Je crois que vous n'êtes pas seule à avoir ce genre de passage où tout semble égal mais pas pour autant ennuyeux ou déprimant. Rien ne semble avoir de l'importance ou même ne pas en avoir du tout. Ce sentiment qu'on devrait se faire du soucis, parce que les "gens normaux" ne vivent, ou ne semblent pas vivre ce que nous vivons, et pourtant ressentir le soucis comme juste impossible, non-avenu, non vécu. Avant on se serait trouvé fou ou insensible ou amorphe ou que sais-je d'autre, on aurait cherché et trouver des "solutions" plus ou moins chimérique et bruyantes; mais maintenant ça nous semble assez étranger toutes ces émotions, tout ces élans futils en une course éffrénée vers...quoi en fait? Tellement étranger et inutil tout ce monde bruyant de désirs contradictoirs qui nous entoure. Et tout cela en étant heureux, mais pas ce bonheur qui en jette plein les yeux et qui laisse un sentiment de manque une fois passé; plutôt celui qui chante doucement et nous emplit simplement, celui qui ne peut juste plus nous quitter parce que partie intégrante de nous. Je me suis aussi souvent posé la question de savoir si quelqu'un vivait ça aussi... J'ai l'impression de m'être vue dans le reflet de l'eau
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[QUIZ]Ces expressions latines que l'on utilise en français
Ambre Agorn a répondu à un sujet dans Langue française
60/100 -
@Solla Vous avez en effet cerné ce que j'exprimais. @InstantEternité Je n'ai pas encore regardé la vidéo entièrement, mais je peux déjà vous dire que ce n'est pas un discours qu'on entends souvent. La vision sur la musique y est exprimée d'une façon que je n'avais encore jamais entendue. Je vais en tout cas prendre le temps de la regarder jusqu'au bout parce que je la trouve intéressante.
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Je comprends. Du coup je ne pense pas pouvoir répondre à ces questions posées ci-dessus. J'ai souvent remarqué qu'il fallait, en effet, souvent laisser du temps au temps, laisser les choses mûrir
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Je suis peut-être plus "bouchée" ( ou naïve! )que la moyenne, mais je n'arrive pas à imager ou contextualiser ce que vous dites. Arriveriez-vous à être plus clair pour moi, ou plus explicite?
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A partir du moment où on compte en retirer de l'argent, vous convenez qu'il faut vendre, soit donner une valeur, et défendre cette valeur pour encaisser l'argent. Le plaisir de partager n'est qu'un reflet de sa propre suffisance: "mon œuvre vaut le coup d'être admirée, vaut la peine d'être partagée". Indifférence face au public, c'est ça que vous dites? Qu'importe dirai-je. Parce que du coup il n'y a dans cet échange qu'une œuvre face à un spectateur. Plus du tout un artiste face à un public. Alors le spectateur ne peut que juger en son fort intérieur, et juger de l'œuvre uniquement par ce qui résonne en lui. Il ne peut juger qu'en fonction de sa propre sensibilité, de sa capacité de percevoir. Si l'artiste ne paraît plus dans l'œuvre, il n'y a plus à juger de l'artiste, mais seulement du spectateur. Voir une telle œuvre comme un gribouillis ne peut que signifier que le spectateur a un niveau de sensibilité et de perception égale ....à un gribouillis
