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Ambre Agorn

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Tout ce qui a été posté par Ambre Agorn

  1. C'est peut-être un abus de langage, je ne veux pas prendre ceci pour acquis parce que ça en porte le nom. Que ça le soit ou non, je ne sais pas, j'aimerai juste savoir ce qu'en dit @Maroudiji
  2. J'ai sans doute loupé de te lire à beaucoup d'endroit, désolée! Du coup, l'enfant qui simule la marche à la naissance, ou la succion, la reconnaissance de l'odeur de la mère et du père, ce sont des réflexes? Tu sais bien que je suis toute ouïe!
  3. Ha non! Je ne suis pas du tout d'accord avec toi là! Ou alors attend: réflexe ou instinct?
  4. C'était ma question suivante, d'où ma phrase avec les deux mots: instinct et réflexe. Comment fais-tu (ou fait-on) la différence entre instinct et réflexe?
  5. Si, enfin je pense que si! Mais pour moi il y a des réflexes humains qui me semblent aller dans le même domaine que les instincts animaux. Tu sembles dire l'inverse, alors je tente de comprendre et de voir si la différence vient du fait que nous ne mettons peut-être pas les mêmes définitions sur les mêmes mots. Ca m'intéresse de savoir ce que tu entends par: les humains n'ont pas d'instinct. Tu dis que les gens qui ne pensent pas comme toi au sujet de l'instinct (pardon je fais vite!), ne savent pas ce qu'est l'instinct. Alors je me demande ce que toi, tu penses de l'instinct. C'est tout: je suis curieuse!
  6. Pour ma part, je trouve sur certains points de vue, que nous avons une partie de notre fonctionnement qui tout à fait animale. Mais ce n'est pas pour autant que je me considère comme un animal à part entière. Pour ce qui est de l'instinct, je ne sais pas trop du coup de quoi tu parles. Tu dis que l'humain n'a pas d'instinct, c'est ça? Si c'est ça, qu'est-ce que tu nommes instinct chez l'animal?
  7. Oui, j'essaye de comprendre tout ce qui se dit ici, et la seule façon que j'ai trouvé, c'est de décortiqué le plus possible, et donc chaque mots et leurs définitions. Alors c'est vrai que je me suis basée sur la définition d'aujourd'hui de l'angoisse, et j'ai oublié de prendre en compte que ce n'était sans doute pas le même sentiment qu'Heidegger utilisait. Bien que j'ai tout de même soumis une définition pour voire si elle était acceptée. Je comprends tout ce que vous dites, et je vous ai fait parlé, parce que j'étais curieuse de savoir comment vous parleriez de ces choses avec des mots, des concepts et comment vous les transmettiez. Je comprends ce que vous dites, parce que pour moi c'est ce que je vis, c'est ce que beaucoup de personnes vivent, je pense (même si c'est pas très répandu), mais peu de personnes se donnent la peine, ou ont juste les capacités de mettre en mot leurs expériences, leurs sentiments et émotions. Parce qu'il n'y a rien à dire, il faut le vivre. Pour l'écrire, il faut avoir compris, et se soumettre aux mots. Et pour pouvoir déchiffrer ce qui a été tenté d'écriture, il faut avoir vécu la même expérience, ou en tout cas en similaire. J'avoue que je ne m'intéresse nullement à Heidegger, qui pour moi ne représente qu'un sujet de conversation ici, en ce moment. C'est ce que vous dites qui m'intéresse, ce que vous en faites, mais surtout ce que j'en ferai, parce qu'ici c'est maintenant. Vous, vous avez lu; vous, vous me transmettez; vous vous faites le pont entre avant et après. Moi je vous lis, et d'autres aussi, je serai la continuité du pont entre avant et après. Vous, vous plongez dans le monde d'Heidegger avec un pied ici, et vous me rapporter ce que vous épurez; moi je récupère ce que vous dites et je rapporterai à ceux qui prendront. Je ne sais pas trop pourquoi je vous dit tout ça, qu'importe, c'est fait. J'aurai encore des questions, mais je suppose que si je patiente un peu, vous direz tout ce qu'il y a à dire.
  8. @satinvelours Je me faisais du soucis...merci de me les avoir effacés Bien à vous, et au plaisir de vous lire Ambre
  9. @Annalevine Bonjour J'ai tenté de faire quelques recherches de mon côté, et je voudrai voire si je suis sur la bonne voie en ce qui concerne l'angoisse par Heidegger. Vous m'aidez? Si j'ai bien compris, il se sert de l'angoisse comme point de départ de son expérience. Et non de la peur qui a un objet, une raison bien définie, une correspondance à qui se référer (on a peur de quelque chose), contrairement à l'angoisse qui, elle, n'a pas de raison, pas d'identifiant, de nom ou de référence, et qui ne peut renvoyer à rien. Il dit que l'angoisse permet un choc qui ébranle la racine même du "on" (du "moi"). Suite à cela, l'angoisse nous envoie dans un "lieu" (un état) où il semble qu'il n'y ait plus rien, plus de support, plus de références, plus soucis ou préoccupations, plus de peine ou de joie, où plus rien n'a d'importance. C'est à ce moment qu'Heidegger dit que c'est justement quand plus rien n'a d'importance, quand ce "on" et toutes ses chaînes et références disparaît que nous sommes libre de faire des choix, comme détaché de tout et pouvoir ainsi voir le monde tel qu'il est. Pour lui, l'angoisse est un moyen de faire "tabula rasa", un moyen de de s'affranchir, d'arrêter la fuite et le bavardage. D'ailleurs il parle de l'impossibilité de mettre des mots, de communiquer ou d'être atteind par la bienveillance de ceux qui voudraient nous aider. Après, je ne comprends pas très bien ce que vient faire le "sentiment" spécial (faute d'un autre mot) dont vous parliez plus haut. Est-ce que vous pensez que le sentiment d'angoisse dont parle Heidegger est vraiment différent du sentiment d'angoisse qui a le sens courant du dictionnaire, par exemple?
  10. Juste pour voir si je cerne bien ce que tu as dit. J'ai fait quelques recherches sur l'angoisse: c'est un sentiment qui fait réponse à la perception d'un danger, d'une menace imminente, mais qui est vague. L'angoisse, réponse à cette perception, est matérialisée dans le corps, par des symptômes neurovégétatifs (spasmes, sudation, accélération du rhytme cardiaque, vertiges, nausées...) et matérialisée dans la psychée par un état d'alerte et de mobilisation somatique. Du coup, est-ce qu'Heidegger disait: au lieu de mettre en marche tout ce processus de réaction, qu'il fallait se laisser atteindre par l'appel, cette perception, engendrant l'angoisse, plutôt que de lui opposer la résistance du corps et de l'esprit, réponse habituelle dans ce genre de situation? Ou alors dit-il qu'au lieu d'avoir peur de l'angoisse, la vivre à fond et ainsi arriver à la maîtriser, ou en tout cas ne plus la considérer comme une angoisse, mais comme un moyen, un outil? Comme si, une fois connue et reconnue, l'angoisse n'avait plus d'effet bloquant, et du coup permettre à celui ayant fait ce travail, d'atteindre une certaine paix, ou une certaine lucidité, une écoute plus sensible aux appels, stimuli et signes du monde?
  11. Ne serait-il pas plus simple à ce stade d'inventer un mot qui dirait mieux ce que vous tentez de décrire sous l'appellation "sentiment"? Ce mot sentiment prête à confusion, parce qu'il est assez fort de signification, qui n'est pas celle que vous utilisez présentement, et qui maintient la confusion et l'incompréhension. Vous avez utilisé un mot que vous accollez à sentiment "tonalité", quel est ce mot pour vous, d'où le sortez-vous, quel signification, histoire, racine, origine donnez-vous à ce mot? J'avoue que parfois j'entrevois ce que vous tentez d'expliquer, mais ça reste fugace, et souvent ça perd de sa texture quand je tente d'y faire coller des mots, et je rentre vite dans le sens courant du mot "sentiment". Je reste persuadée que le forum n'est pas un bon moyen pour parler "charitablement", et je suis presque d'accord avec vous quand vous dites que le forum dit des choses sur soi et non sur les autres. A cela prêt que je pense que je dirai plutôt: le forum dit des choses que nous voulons entendre, et souvent c'est sur soi que nous voulons entendre des choses.
  12. Bonsoir Ho! Ne vous inquiétez surtout pas de mes états d'âme! Ils sont passagers et surtout ils n'ont aucun autre effet sur moi que dans l'instant. J'avoue que sur le coup, je vous ai lu ailleurs et j'ai amalgamé le tout, parce que c'est l'erreur que je fais tout le temps, je réponds à des personnes, et souvent je ne me cantonne pas à l'intervention précise. Vous avez senti une attaque? Alors je vous présente des excuses, parce que mon intention était seulement, comment dire, d'ouvrir une porte pour vous y voir (vachement clair, non!). Vous avez raison sur ce point: le forum est un lieu froid et c'est pourquoi je m'y sens si mal. Je pense toujours que rien ne vaut le corps à corps (oui, enfin je parle d'un être vivant en présence d'un autre, pas de galipettes!). Je reviendrai plus tard. Merci.
  13. Je suis sidérée par votre manque de clairvoyance. Vous vous fourvoyez totalement parce que vous pensez en homme. En tant que femme je puis vous assurer que ma démarche vous est totalement inconnue, parce que vous ne faites que commencer à vous apercevoir qu'il puisse exister une autre démarche, qu'il puisse existe quelque chose qui ne vous est jamais parvenue à l'idée. Derrière moi il y a des millions de femmes qui ont enrichi ma génétique et ma mémoire, ainsi que ma sensibilité. Je vous lis, et je me rend compte de l'énormité de l'écart qu'il y a entre la pensé de l'homme et le fonctionnement de la femme. Quand je vous écris, c'est à vous que je parle, et vous, vous revendiquez ne pas dialoguer. C'est là une grosse différence entre femme et homme: vous pouvez vous soustraire, nous nous sommes corps et esprit tout entièrement. Non, vous ne pouvez pas dire que je ne connais pas le sentiment. Justement je m'intéresse à ce que vous dites parce que le sentiment est mon quotidien, et que je tente de comprendre où vous en êtes sur le chemin de la compréhension, et puis parce que je veux tout apprendre, toujours apprendre. Mais je n'ai jamis mis de mots ni d'images sur ce que je vis et vous, vous tentez de le faire. Chaque post que vous publiez, je suis un peu plus étonnée et sidérée par l'ignorance crasse de l'homme face au sentiment. Ce que vous, vous ressentez comme une dévalorisation du sentiment dans la culture française, moi je la vie tous les jours et bien des femmes avant moi: nous représentons le sentiment refoulé et dévalorisé par l'homme, le mâle, le patriarcat. Vous avez allumé une flamme d'espoir bien fragile et je tente de l'entretenir en essayant de me faufiler dans la peau d'un homme. C'est peut-être pour cela que vous me parlez en vous représentant que je suis un homme. Oui j'enfile le masque que vous portez pour tenter de mettre un pont entre vous et moi. Moi, je n'ai pas le choix: je suis sentiment, émotion et sensibilité, fragilité apparente, souple et maléable à volonté. C'est pourquoi je me sert de moi pour raccrocher et réparer ce qui est cassé ou abîmé. Ma démarche est l'inverse de la vôtre: je tente de comprendre ce qui n'est pas sentiment. Assez parlé. Je vous écoute. Et que vous vous trompiez sur moi n'a en réalité aucune importance: j'aime par dessus tout la remise en question. Merci.
  14. J'avais en effet la sensation que l'émotion était un instinct, le sentiment le résultat de la mentalisation de l'émotion, et la sensation une perception plus globale qui se passe de mots et d'images. Mais je reviens sur ce que je dis pour tenter de dérouler un fil pour voir où cela mène. Sentiment vient du latin sentire=sentir, mais exclusivement sentir avec le nez. C'est à cause de cela que je pensais le sentiment comme un mécanisme mental qui encodait les informations reçues des sens. Ce serait peut-être pour cela que le sentiment semble dévalorisé, parce que la sagesse laisse à penser que nos sens nous leurrent, donc le sentiment est un leurre. Après plusieurs recherches, il se trouve qu'en 1580, Montaigne utilise le mot "dissentiment" du lation dissentire=être en désaccord. De cet angle de vue, je serai alors tentée de voir le sentiment comme "être en accord". Avec quoi? En accord avec ce qui nous entoure et ce qui est nous est intérieur. Et là on rejoindrait alors un peu plus ce que dit @Annalevine, quand elle dit que le sentiment est une perception intérieure qui ne passe pas par l'image. Il m'importe peu les termes utilisés, tant qu'on s'accorde sur leur signification. Par contre, @zenalpha, votre dernier paragraphe me laisse perplexe. Qu'est ce que vous entendez quand vous dites que "l'émotion et le sentiment nourissent la vie"? Vous voulez dire que la vie a besoin de nouriture et que celle-ci est l'émotion et le sentiment? (Et je passe sur mon incapacité à intégrer les concepts d'intelligences émotionnelle et conceptuelle!) Juste une réflexion qui m'est venue en lisant ce que j'ai mis en gras. Mettre un nom sur le sentiment (sentiment d'angoisse, sentiment d'ennui), c'est que déjà le travail intellectuel a été accompli, la mise en image a été faite et nous pouvons alors parler du sentiment d'ennui. Le sentiment ne serait alors pas l'ennui. Le sentiment est une pression. Cette pression est ressentie par notre cerveau et notre corps et chacun va réagir suivant son mode de fonctionnement. Le cerveau va alors conceptualiser des images et parler d'ennui ou d'angoisse.
  15. Parler, écrire a pour moi une fonction vitale. Je ne sais plus où écrire, parce que je ne sais déjà plus ce qu'est la philosophie. Je perds le sens des choses, des mots. Je me confronte ici et là et j'ai l'impression que les mots sont les seuls motifs de divergence. L'incompréhension est le maître mot. Il me faut dérouler les fils de pensée pour les matérialiser et ainsi plus facilement les détruire ou m'en séparer. J'ai un problème alors je vais juste tenter de le mettre en mots et il va sans doute se résorber de lui-même ou avec de l'aide. Faut-il ou non tenter de comprendre les autres? (oui je sais la réponse est ni oui ni non, bien au contraire) Dès l'abord, je dirai: certainement pas sur un forum, trop de paramètres inconnus. Pourtant si on ne tente pas de se rapprocher des autres, à quoi sert d'écrire ou parler? Juste clarifier une pensée? Se rapprocher des autres sous-entend-il forcément la compréhension? Comprendre: littéralement prendre avec soi. Au figuré, saisir avec l'esprit. Comprendre serait de prendre ce que l'autre est, fait, dit, etc. Comprendre serait comme avoir la possibilité de se mettre sur une même longueur d'onde. Cela implique forcément une période de réglage, une période d'écoute, d'intégration de tout un système de fonctionnement. Cela est normalement balisé avec les mots. Mais les balises ne font pas la piste, car pour intégrer un message il ne suffit pas d'écouter des mots. Il faut aussi en ressentir le sens, l'intention, l'essence. Pour se faire il faut être équipé de capteurs, de récepteurs. Comprendre, ce n'est pas faire sienne la pensée de l'autre, c'est juste la prendre et ce qu'on en fait n'entre pas dans la compréhension. Comprendre la pensée de l'autre c'est prendre la pensée telle qu'elle est chez l'autre. Mais comprendre ne s'arrête pas à la pensée de l'autre, on peut vouloir comprendre plein de choses. Mais cela reste toujours un fonctionnement intellectuel de notre part. La compréhension n'est pas l'expérimentation ou l'action. La compréhension n'est pas actuelle (ça se dit ça?), n'est pas un acte. L'acte intellectualisée peut devenir compréhensible. La compréhension donne une vie intellectuelle à ce qui est perçu. Comprendre quelqu'un serait de lui donner une vie intellectuelle. Lui donner une vie intellectuelle dans sa propre vie intellectuelle. Je reprends parce que je fais fausse route. Saisir avec l'esprit sous-entend forcément intégrer à sa propre pensée. Là je bloque sur les termes: pensée et esprit. Comprendre serait de faire sien ce qui est perçu. Comprendre est une intellectualisation, un acte intellectuel. A partir du moment où notre esprit intellectualise, il y a intégration, même momentannée. Comprendre quelqu'un serait alors d'intégrer l'intellectualisation, la représentation mentale de ce qui est perçu de l'autre. Comprendre l'autre est un travail mental qui consiste à intégrer dans son monde mental ce que l'autre représente pour ce même monde mental. Serait-ce là une tentative d'adaptation? Ou de contrôle? Un acte de survie? Sinon, comprendre en utilisant le littéral au figuré: faire entrer quelque chose dans un ensemble tout en parlant de cet ensemble.Intégrer l'autre dans un ensemble qui nous comprendrait aussi? Comprendre prendrait alors l'apparence du partage, partage de l'ensemble. La compréhension de l'autre est-elle un partage? Partage de quoi en réalité? Partage d'un espace, d'un ensemble. Cela veut dire qu'il y a autant de place pour tout ceux qui sont compris dans l'ensemble. Comprendre signifierait alors partager quelque chose qui n'est ni moi, ni lui ni un autre, mais bien quelque chose qui est lui, moi et les autres. Si je continue dans cette direction, comprendre acquiert un sens que je ne percevait pas jusqu'alors. Une fois écrit, le raisonnement paraît bien inutile et futile, et pourtant...
  16. @Annalevine Je sentais bien dès le début que votre analyse allait m'intéresser. Je pars du principe que vous avez raison sur l'observation de ce que vous appelez "la culture française", parce que je n'ai pas le choix, et que je n'ai pas cette vue-là J'ai dû relire plusieurs fois ce que vous dites sur le sentiment pour être en mesure de mettre des liens avec ma façon de m'exprimer. Ce que vous appelez sentiment, il me semble que moi je le nomme perception. Bien évidemment je suis influencée, et je trouve particulièrement intéressant d'avoir un autre angle de vue sur un même sujet, un autre champ lexical, une autre façon d'aborder le même sujet, comme un éclairage différent. [Un peu hors sujet] Je viens de prendre connaissance, sur un fil en littérature, de l'existence de ce "Uriel da Costa". J'ai lu le sujet en littérature avant le vôtre, et déjà j'ai trouvé que cet Uriel me plaisait bien! [Fin du hors sujet] Quand vous dites: "La nature même d’un medium type forum est de rendre impossible la perception sentiment et la perception cinq sens de l’autre" je trouve que c'est incorrect. Je dirai plutôt: pas, ou peu de personnes sont capables de percevoir les autres dans la vie courante, et du coup encore moins sur le forum. Je recommence: peu de personnes s'adonnent au sentiment dans la vie courante, de par ce fait il est encore plus rare de pouvoir en rencontrer sur le forum. Cela dit, ce n'est pas impossible, même si c'est bien plus compliqué. De plus le perceptif, le "sentimental", devra se faire violence pour venir s'exprimer ici, ou préfèrera s'exprimer en littérature, religion, ésotérisme, etc. Plus il est sensible aux autres plus il aura de mal à venir s'exprimer, ou être compris ou entendu. Il parlera souvent dans le vide, parce que ce qu'il dit n'est ni reçu ni partagé, sans parler de compréhension. Non, vraiment, je trouve que le mot sentiment prête à confusion, non? Vous faites quoi comme différence entre sentiment et émotion? Y a-t-il une raison particulière pour ne pas utiliser "intuition" ou "perception". Ou alors j'ai rien compris? Vos constatations sur le forum et le fonctionnement de tout un chacun, révèle bien une certaine réalité. Cependant je ne peux m'y arrêter ou trouver que c'est impossible autrement. (J'ai failli tout effacer parce que j'ai écris de façon un peu décousue, mais tant pis, j'assume). Au fait, je ne sais plus où vous avez dit que peut-être que le sentiment empêchait l'action. Je vous dirai que non. Ni la raison, ni le sentiment, ni l'action n'est bonne ou mauvaise, c'est l'excès de telle ou telle chose ou fonctionnement qui fait obstacle à autre chose.
  17. Je ne vois en effet que les batailles que vous menez ici, en public. Mais j'ai le sentiment que vous avez assez de répondant pour moucher ceux qui vous importunent en privé. Malgré cela je comprend tout à fait que, malgré une remise en place en bonne et dûe forme, il reste la perte d'énergie utilisée pour y faire face. Pour cela, pour cette perte d'énergie et celle que vous continuez d'investir sur ce forum, je vous remercie. Quelque part j'avais bien compris l'ironie dans vos mots, j'avoue percevoir, sentir beaucoup de choses que je m'oblige à taire, parce que je ne suis pas sûre que l'autre veuille entendre qu'il est découvert. Je ne sais jamais comment vous allez réagir, mais tout le temps je tente: vous parlez de sentiment, et laissez entendre que vous ne le considérez plus comme inférieur à la pensée (rationnelle?), alors permettrez-vous que je vous parle de sentiments, de mes sentiments? (en écrivant ceci je me rends compte de l'ambiguïté de cette formule, comme quoi vous avez bien raison de dire que le sentiment est bardé d'a priori, et d'interprétations vulgaires) Ou alors est-ce déplacé, dans un monde de raison, un forum contenant la casi totalité de ce qui se fait et pense en réel, dans le sens où tout sera mal interprété et ainsi vous et/ou moi mis à nu? Car le sentiment est vécu ainsi, au moins ici sur ce forum, le sentiment est vécu comme une mise à nu, une position qui met plus ou moins mal à l'aise autant celui qui écrit que celui qui lit. Oui c'est ça, la mise à jour du sentiment crée un malaise. J'ajouterai que pour nous, les femmes, nous n'éprouvons pas forcément cette réticence face au sentiment.
  18. Et voila tout l'intérêt de ne pas avoir de culture conventionnelle. Non, je suis vache de dire ça et un peu opportuniste. Je ne savais pas que la "culture provinciale française" (je suis désolée, mais je ne sais pas trop ce que cela sous-entend, alors je l'utilise tel quel) ne connaissait pas ou oblitérait complètement le "sentiment". Je vais, bien évidemment, confronter ce que vous m'apprenez. Je veux dire, le sortir du forum et le porter dans ma réalité.
  19. Je lirai bien volontiers ce que vous en direz, parce que ça me rappelle la vision d'une autre culture. Du coup, je suivrai avec intérêt votre étude sur ce fameux carré de fonctionnements psychiques.
  20. Stopper le monde construit avec des mots? Se taire suffirait-il à cela? Stopper le monde! Même mon imagination peine à concevoir les conséquences d'un tel acte. Comment c'est, un monde stoppé? J'ai l'impression de l'avoir su et de le porter sur le bout de la langue sans arriver à l'attrapper pour de bon. Au fait, pourquoi stopper le monde? Pardon pour l'avalanche de questions! J'ai répondu comme les questions s'imposaient à mon esprit. Peut-être que la réponse se dessinera à force de questions, et que demain se lèvera avec un signe.
  21. Je suis touchée. Touchée et étonnée! Oui je vous cherche...et vous trouve. Je sais beaucoup de choses sur vous, et je vois que vous en savez aussi sur moi. Bien que vous fassiez des erreurs, vous m'aidez sur plusieurs points, et pour cela je vous en remercie. Second point: Comment vous faites la différence entre une pensée personnelle et une pensée universelle? (Punaise, j'aimerai vous rencontrer pour ne pas avoir à résumer tout ce que j'aimerai vous demander!) Ce que j'ai avancé était pourtant une observation, une déduction faite à partir d'observations quotidiennes, d'observations historiques, d'observations étrangères. Mais alors, ce que je pense être le fruit d'une observation n'est en réalité qu'une interprétation, enfin, oui évidemment que c'est une interprétation, mais pourtant je ne me sens pas plus bête que la moyenne et trouve que tout le monde agit par interprétation. Où est-ce que je me gourre? Mauvais points d'observation? Mauvais vocabulaire? Troisième point: je me rends compte que nous ne parlons pas avec les mêmes mots et que de là, peut-être, vient notre désacord ou en tout cas notre différence de point de vue. Je vais essayer d'éclaircir ce que je voulais dire. Quand je parlais d'immortalité, ce n'était pas un désir personnel, j'essayais justement de prendre du recul et tenter de comprendre certains comportements. On m'a proposé cette vision de la vie: tout va bien et on se reproduit; tout va mal et on se préserve. C'est ça que j'ai appelé la reproduction ou l'immortalité, les deux choix possibles de l'être vivant (animal et végétal). Le terme serait mal choisi sans doute? Pourquoi pas utiliser le mot "survie" à la place d'immortalité? J'ai observée qu'à beaucoup d'endroit (et d'époque) les gens pensent vivre et pourtant ils ont des fonctionnements de survie. Mais là encore j'ai l'impression de ne pas utiliser le bon mot: je ne parle pas de survie catastrophique avec la guerre et la famine, je parle de survie qui nous fait préférer nos propres intérêts à l'intérêt commun. (là encore je déplore le face à face!) Non, je vous assure, je ne désire pas l'immortalité justement, je veux juste vivre. Mais vivre et pas survivre. Je ne veux pas croire que ce que je vois ici, ailleurs et presque partout soit la seule façon de vivre. Je suis la pierre d'angle d'un autre monde et j'attirerai le monde à moi, parce que je suis la vie (j'aurai pu mettre des guillemets, parce que les mots ne sont pas les mêmes, mais l'intention des mots a déjà pris vie dans la bouche d'un autre). Dernière phrase: J'avoue mon ignorance sur ce point, et vous sais gré de faire comme vous le sentez. En tout cas, si vous avez du temps et de l'énergie pour cela, je continuerai volontier à partager avec vous des lignes sur ce forum
  22. Beaucoup de choses à dire! Vous avez vous aussi des idées bien préconçues à partir de votre propre fonctionnement, et du coup je vous crois entièrement. De plus je le pense aussi que nous avons tendance à trouver nos propres fonctionnements comme "normaux" et facilement généralisable. Mais je suis bien consciente que mon propre fonctionnement est un piège, un leurre qui m'empêche de me rendre compte du reste. C'est pour cela que je me plie au jeu des questions et vous les soumets. Je veux élargir ma vision des choses. Me dire que je me trompe n'est pas très constructif, j'aimerai entendre comment vous voyez les choses, comment je peux voir autrement. Cela dit, partir de ses propres fonctionnements, les remettre en question et les confronter me paraissait être une façon comme une autre d'apprendre. Je viens de me réveiller, il me faut tout construire. Non, la peur chez moi n'engendre plus le replis sur moi, parce que j'ai pris connaissance de ce fait, maintenant, je la gère et m'en sert. Les personnes ressentant de l'excitation ou le désir d'en découdre sont des personnes qui ont dépassé leur peur, n'est-ce pas? J'ai connu la peur (je ne parle pas de petites peurs courrantes et quotidiennes) il y a peu, mes réactions m'ont surprises. Mes yeux se sont ouverts sur certaines nécessités dont celle de la confrontation. Peut-être aurai-je pu dire: la découverte d'une peur, de la peur engendre un replis sur soi. Ce qui veut dire que l'on peut découvrir des peurs que nous ignorions et qui nous font réagir, dans un premier temps par un replis sur soi. Mais je ne sous-entends pas que le replis sur soi est définitif, innéluctable ou ...mauvais! Ensuite je ne comprends pas trop ce que vous dites. Vous dites: "Vous construisez votre pensée en ayant en vue des fins universelles : la survie, l’immortalité etc", et ensuite vous dites: "Ces fins sont d’abord les vôtres". Je suis un peu confuse, et je me demande si vous me dites: la survie et l'immortalité que vous pensez être universelles ne sont, en réalité, que des finalités personnelles. Est-ce ça que vous me dites? Excusez-moi de sourire à votre dernière phrase. Je vous dirai: n'est-ce pas! Et continuerai: vous plus qu'un autre pouvez vous en appercevoir.
  23. L'inconnu engendre la peur. La peur engendre la méfiance et le replis sur soi. La méfiance ou le replis sur soi se traduit par un investissement de l'énergie dans un système en boucle: ce qui est à l'intérieur ne sort pas, et rien ne rentre. La construction d'une bulle est installé. Suivant les organismes cela se traduit de différente manière, mais le trait général est ainsi: l'organisme vivant mise sur l"immortalité", la survie indéfinie. La survie n'est pas la vie, c'est un système d'urgence qui ne peut être viable en terme...de vie! C'est l'arrêt momentanné de la vie pour la survie. L'économie en tout genre est de mise. La création des mots serait-elle une économie de temps et d'énergie? Les mots enferment parce qu'ils instaurent un système en boucle: l'inconnu est nommé et rentré dans un système gérable, contrôlable et connu, Les mots diminuent donc la peur, parce qu'ils diminuent l'inconnu. Les mots ont créé un monde dual: le dedans et le dehors, un sens et l'autre, l'envers et l'endroit, etc. Ce système est simple parce que l'un engendre l'autre, mais c'est un système en boucle. On pourrait voir ça autrement. Les mots nous font sortir du système parce qu'ils nous obligent à regarder l'inconnu et, en le nommant, l'apprivoiser. Les mots diminuent donc la peur parce qu'ils font sortir de la boucle de survie. Les mots sont la façon d'apprivoiser la vie pour permettre à l'humain, vu que c'est le seul organisme à utiliser les mots comme tel, de sortir de la survie pour vivre, donc se reproduire et mourir. Je suis consciente que chacune de ces façons de voir ammène son lot de questionnement. Mais écrire permet l'éclaircissement de la pensée. La pensée a un fonctionnement assez flou. La pensée se passe de mot, mais elle les utilise quand même. Elle se sert de mots, de concepts, d'images, de ressentis, d'expériences et d'impressions. Tout cela pour assurer la protection sans faille de l'intégrité de l'organisme. Continuellement la pensée régit et maintient le monde pour l'équilibre de l'organisme. Mais chaque mot, concept, image, etc. est utilisé de façon intéressée, soit partiellement modifié ou entièrement modifié, ou exact. La pensée sert à maintenir l'équilibre du "monde interne", c'est le soldat en garde pour la survie du mental. Mais la pensée est maléable et exerçable, entrainable et perfectionnable. L'utilisation des mots par écrit ou à l'oral permet une meilleure utilisation de la pensée, une plus fine analyse de la pensée et ainsi une meilleure adaptation. Qu'en pensez-vous?
  24. J'aime bien ce que vous dites! Même s'il y a peu de chances que vous me lisiez ou me répondiez, j'aimerai vous posez ces questions: --Au début, et à un autre sur le forum, vous semblez déplorer que les autres ne parlent que d'eux et pas de vous ("l’émotion des autres dit quelque chose d’eux et rien sur moi"), ai-je bien compris, ou est-ce juste un constat, comme un fait résultant de ce qu'est pour vous le forum? Je n'ai pas de réferences livresques, mais j'ai vu une situation où une jeune femme "jouait la méchante" et se vantait de ne dire que la vérité et d'ouvrir, par ce moyen, les yeux des autres. Mais son grand malheur était qu'elle attendait des autres qu'ils fassent avec elle la même chose, alors qu'elle ne recevait qu'animosité, mépris, méfiance et haine. Il aurait suffit pour elle que quelqu'un s'arrête et lui dise ce qu'il a sur le cœur, la façon dont il la percevait sans avoir peur (peur de coups en retour, peur d'entendre à son tour la vérité ou surmonter sa suceptibilité s'il l'a entendu, peur de dire la vérité que personne ne veut entendre, peur de paraître méchant). --Je suis sensible face à la lucidité que je perçois dans tout ce que vous écrivez, mais je suis interloquée par votre cynisme (je ne suis pas sûre du terme), votre façon assez noire de voire les choses, vos mot souvent négatifs, et votre désamour des intervenants en général. Ca peut paraître piégeux, mais c'est une vraie question: la pessimisme est-il la monnaie de la lucidité? Je serai tentée de dire oui, mais je n'arrive pas à me dire que c'est ainsi pour tout le monde, que c'est la stricte et seule vérité. Quelque part en moi je me demande si ce n'est pas juste une façon d'essayer de faire réagir les autres. Je suis à la recherche de votre réponse. J'aime beaucoup votre dernier paragraphe. Pourtant la façon dont vous percevez (pas forcément représentatif de la réalité, ou peut-être juste l'expression de votre imagination) les gens ici est lucide et désespérante. Est-ce parce que je suis trop jeune que je crois encore en l'humain? Est-ce une illusion? Merci de m'avoir lue!
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