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Ambre Agorn

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Tout ce qui a été posté par Ambre Agorn

  1. Ho! J'ai vraiment le cerveau lent, et j'ai l'impression de tomber sur une autre planète: deuxième intervention que je lis ce soir et seconde où je ne bite rien! Vous me prenez pour une grenouille qui, ayant déjà pété un câble quelque part que vous seul connaissez, va faire pareil (donc je vais péter un câble de grenouille)? Ou alors vous m'avez déjà surprise à péter un câble?
  2. Ho! Moi j'ai le cerveau lent et j'ai rien pigé! Et puis c'est vieux! Vous avez une sacrée patience à lire ces vieux sujets!
  3. Connaissance et savoir (suite...) Sur le fronton de temple d’Apollon à Delphes, tout le monde peut lire et citer la phrase reprise par Platon du « Connais-toi toi-même » qui était alors un appel à l’humilité, une incitation à ne pas oublier le rang que chacun occupe: cet homme qui passe ce fronton n’est pas ce dieu. Autrement dit, soit au fait de ta propre valeur. Pourtant Platon semble vouloir lui donner un nouveau sens. Je ne suis pas bien sûr de moi, mais il semble qu’il y voyait là une incitation à l’apprentissage de ce dont nous sommes capable, de notre propre valeur non pas par rapport à la société, à un dieu, mais par rapport à soi-même. A partir de là, il se sent capable de donner le meilleur de lui-même par la raison et la réflexion. Je ne connais pas assez bien Platon pour deviser de ce qu’il pouvait dire ou enseigner (ou même être sûr que j’ai bien compris quoi que ce soit!), mais son approche me semble assez éloignée des sens couramment utilisés. S’il a tenté une nouvelle approche dans le sens du mot, cette utilisation entre dans l’étymologie même du mot (l'étymologie prend en compte les racines et leurs sens utilisés au fil du temps). J’aimerai donc creuser la piste de la connaissance comme dés-apprentissage d'un certain savoir. Dés-apprendre pour avoir l’opportunité de s’approcher d’une autre connaissance, d’un lien entre les choses et les êtres. Si je continue dans cette voie, je m’aperçois que je vais rejoindre ce que j’ai sans doute déjà entendu autour de moi avec d’autres mots, que je vais rejoindre ce que j’ai pu lire avec d’autres mots aussi et d’autres contextes. Je sens bien que je ne vais rien inventer, d’ailleurs là n’est pas ma quête. J’ai été étonnée de découvrir qu’il n’y a pas vraiment d’évolution au niveau de la compréhension des choses et qu’après maints bavardages ou discours, il reste un cœur des choses qui semble immuable et re-formulable à l’infini. Les choses étant ce qu’elles sont, il est apparemment normal d’en arriver aux mêmes conclusions. Comme si chaque génération, chaque chercheur a le devoir de polir une face du diamant. Pour cela il doit remanier et renouveler la compréhension des choses en lui donnant un nouveau point de vue, un nouveau vocabulaire, un nouvel élan, un nouveau souffle de vie, sans pour autant changer les choses elles-même. Et pour donner suite à ma dernière question à l’épisode précédent : oui, il est nécessaire que je continue de creuser. Il y a un certain pouvoir dans les mots. Le cœur des mots est ma naissance, ma connaissance, celle vers laquelle je me tourne, je me dirige. Prétentieuse? Ho oui, sans doute! Il faut que jeunesse se passe paraît-il! ( à suivre...) @Noah le seul et unik, ne vous faites pas désirer, et lâchez vos verbigérations dithyrambiques toutes saturnales soient-elles! @Annalevine Merci! C'est un plaisir de vous retrouver, vous lire! Je ne suis visiblement pas sans guide: vous êtes toujours là pour me donner de votre temps
  4. Connaissance et savoir. J’étais en train de discuter quand vint cette phrase anodine : « Si je reconnais la folie chez l’autre, c’est simplement parce que je la connais en moi ». Une telle phrase, une fois prononcée, me stoppa tout net. Je me retrouvais dans une situation que j’avais déjà imaginée et où je restais dans une impasse. Il y a l’évidence de la chose, due au vocabulaire : re-connaître, c’est juger à l’identique, c’est déterminer quelque chose comme déjà connu à un temps antérieur, c’est connaître une seconde fois. Je pouvais répondre à cette question : - « Pourquoi dans ce sens ? Ne pourrait-on dire que tu connais la folie parce que tu la vois chez les autres, alors tu peux faire le parallèle et la reconnaître chez toi aussi ? » - Tout simplement parce que je ne connais qu’à partir de moi, soi étant la référence par laquelle tout nous parvient et tout est émis. Tout ce que j'ai la capacité de capter ou d’émettre dépend de mon propre système de référencement. Je pouvais aussi répondre à cette question : - « Tu as l’air de souligner une différence entre le savoir et la connaissance, quelle différence fais-tu ? » - Du point de vue étymologique, connaissance signifie « naître avec ». C’est à dire que la connaissance est en quelque sorte notre nature même, soit ce que je pourrais appeler les instincts, voire peut-être la génétique. Alors que le savoir est une chose apprise. Nous avons accès à la connaissance sans apprentissage, tandis que le savoir a eu un début après notre naissance et nous pouvons remonter le chemin jusqu’à son point de départ dans le temps de notre vie, un point de départ qui est la parole ou le geste, l’exemple : c’est un apprentissage intellectuel. Mais alors il y a plein de questions qui me viennent et auxquelles je ne peux pas répondre : comment différencier l’inné de ce qui a été appris, surtout si je n'ai pas la mémoire suffisante pour parvenir à retracer le chemin de chaque apprentissage ? Si je n'arrive pas à retrouver dans ma mémoire le processus intellectuel de l’apprentissage, comment être sûr de pouvoir identifier la connaissance du savoir ? Si je pense connaître quelque chose, comment certifier que ce n’est pas tout simplement une incapacité à retrouver le point de départ de l’apprentissage de cette chose ? Dans ces conditions, comment cerner ou prouver l’existence même de la connaissance ? Intellectuellement, verbalement et théoriquement, il m’est tout à fait préhensible, et je peux expliquer et convenir de ce que j’entends par « connaissance », et pour autant ce mot est vide de toute expérience dans le sens où il n’y a qu’hypothèse (une hypothèse étant réfutable, mais jamais prouvable). Pour autant est-ce que je n’ai pas juste interprété, ajusté à ma propre manière de voir le mot même et son étymologie ? « Naître avec » n’est peut-être pas tel que je l’entends. Quelques recherches s’imposent. « Connaître » vient du vieux français « conoistre » (an 1050 environ), lui-même du latin « cognoscere » qui signifie fréquenter. Ce verbe a plusieurs sens suivant le contexte, et son premier sens en français ancien, est celui qui se rapproche de ce que j’en entendais, soit avoir une idée sur la nature d’une chose, d’un être, mais qui serait de l’acquis. Plus tard (environ 1170 – 1270) ce verbe acquiert un nouveau sens : connaître une femme, un homme signifiait qu’on la ou le fréquentais (du latin « frequens » : répété, ordinaire, commun) de façon charnelle. Ce verbe avait aussi le sens de se soumettre. Re-connaître son maître signifiait que l’on acceptait et affichait les différences, les rangs et qu’on savait les distinguer. En Allemagne, ce verbe a une signification plus marquée encore. Connaître signifie « savoir faire la distinction » Plus je fouille et plus il se dessine un nouveau sens à ce verbe connaître. Chaque sens, quelque soit l’époque ou la langue (français, latin, allemand) ramène à ceci : Ce n’est pas tant quelque chose qui désignerait une idée qui nous précède et dont nous héritons à la naissance avant même tout apprentissage, mais bien ce qui nous est attribué par l’organisation sociale au moment de la naissance, soit un rang social, une valeur sociale. Ainsi connaître une personne signifie que l’on connaît ses origines, donc au minimum son nom qui, dans la société est l’identité du citoyen, soit sa valeur, sa place et son rang. Autrement dit, la connaissance est un savoir qui s'acquiert par l'apprentissage des codes de la société. J’en arrive là, et il me semble approprié que je suspende ce mot de mon vocabulaire, tant que je ne trouve pas à le remplacer ou faire évoluer son sens. D'un autre côté, est-il vraiment nécessaire que je continue à creuser quant à ce que j'entends dans les mots connaissance et savoir? (A suivre...)
  5. Je crois que j'ai du mal avec la notion de "gagnant-gagnant", je ne sais pas trop ce que vous mettez dedans! Moi je n'entends qu'une chose: relation qui ne peut marcher que si je gagne autant que l'autre. Si vous me dites que, pour vous, cela veut dire ça aussi, alors je répondrai que je ne recherche pas de rapport gagnant-gagnant. Et vous avez bien raison de parler de la vérification (c'est drôle ce lien que vous utilisez!), car l'élan de la découverte, la curiosité, l'éveil, l'interrogation sont des mécanismes que je veux huiler, et la vérification me permet de remettre en question le sens, la direction de ces découvertes. Cela dit, pour faire le lien avec la confiance, la seule chose que je vérifie, et donc remets en question perpétuellement, c'est ma capacité à voir véritablement, à percevoir l'autre au-delà des apparences. Ca répond à votre question?
  6. Bonjour Goods J'allais répondre, mais je me suis aperçue que je n'ai pas bien compris votre question, pouvez-vous être plus clair?
  7. On m'a souvent reproché des choses qui ont eu pour effet de "briser la confiance" de quelqu'un. Le fait d'être sur un banc d'accusé permet d'avoir une vision différente de la normalité. La normalité étant présumée innocente, la place du coupable décentre et décale la conception ordinaire. La vision de l'autre que j'ai eu sur le banc de l'accusé a été enrichissante: j'ai pu comparer celle que j'avais alors en étant présumée innocente et celle qui devenait mienne en étant sur la sellette. Là, j'ai trouvé les erreurs de la présumée innocente que j'étais, et j'ai appris à ne plus être dupe de l'innocence de tous, même de celui qui se retrouve au banc des accusés. J'ai pu combler le fossé qui se creuse dès lors que je concevais des coupables et des innocents, dès lors que je me sentais supérieure à celui qui s'assied et attend le verdict, celui qui est suspendu dans ses droits les plus basiques et semble à la merci de celui qui juge et condamne. L'accusation prit cette forme: "Tu as brisé ma confiance. J'avais confiance en toi et jamais je n'aurai pu imaginer que tu puisses me faire ça". Cette phrase fait écho à bien d'autres tout au long de ma vie, avec des tons et des intonations différentes mais toujours le même reproche. La confiance. Voici la raison de la suspension de mon existence ordinaire faite de mes propres idées, de celles que se font les autres sur moi et de celles que nous nous faisons de tout et de tous. Sur ce banc il n'y a que deux choix: ramper et implorer pardon ou pitié, ou enfoncer des portes jusqu'alors invisibles et découvrir des espaces fermés à ceux qui accusent, fermées à tous ceux qui conçoivent un monde où il y a des innocents et des coupables. La confiance. J'avais une idée de ce que pouvait être la confiance. Une idée confirmée par la façon dont la vivent les autres, confirmée par le fait qu'on m'assénait des "on ne peut pas te faire confiance", confirmée par le compte des déceptions qui s'accumulaient sur mon ardoise tenue par mes juges. Cette idée se rapprochait de ceci: la confiance est quelque chose d'informe et de fragile que nous plaçons dans l'auge de l'autre avec le fol espoir qu'il y fasse attention. Notre auge est donc dépositaire de confiance dont on n'a pas forcément conscience et surtout dont nous ne connaissons le prix qu'une fois perdue. Aussi nous plaçons notre confiance dans différentes auges comme des plumes plus ou moins lourdes, sans avoir une idée précise du prix, des limites et des conditions. Rien n'est plus flou et plus fragile que cette histoire de confiance qui peut se briser au moindre écueil, qu'elle soit mienne ou qu'elle soit tienne. Quand j'ai "brisé une confiance", quand j'ai perdu en quelque sorte l'estime de l'autre, j'ai eu l'impression d'avoir perdu quelque chose que je n'avais jamais eu entre mes mains, que je n'avais jamais eu l'impression de posséder et je me trouvais interdite devant l'impossibilité de la situation, et pourtant je me sentais fautive, fautive de n'avoir pas su, pas vu que je possédais quelque chose d'aussi important, fautive d'avoir abîmé et perdu quelque chose que l'autre semblait m'avoir donné sans me prévenir, fautive de ne pas avoir eu l'occasion d'estimer à sa juste valeur ce bien si précieux et si volatil. Et puis, je me suis trouvée, en grandissant, à être en situation de reprocher à quelqu'un d'avoir brisé une confiance que j'aurai placée entre ses mains. Et là, j'ai vraiment senti que j'étais incohérente. Malgré cela, j'ai fait comme si tout était normal de me sentir trahie et en légitimité de me fâcher. Pourtant l'idée à fait son chemin et j'ai commencé à revoir ma copie, la remettre en question et interroger la vie. Voici ce que j'ai découvert. La confiance n'est pas quelque chose que peut détruire un autre. S'il en est ainsi, c'est qu'elle était restrictive et peu puissante, mercantile et mesquine, peu fiable et trompeuse: un poids, une chaîne par laquelle je crois pouvoir maintenir l'autre dans une certaine vision, dans un certain état avec l'espoir de toujours le retrouver tel que je l'y ai attaché. En un mot, cette confiance est un détournement de confiance. Maintenant, j'ai une autre approche de la notion de confiance. La confiance ne se place pas tel un don que j'aurais la largesse d'attribuer aux autres qui, par là, se retrouveraient engagés dans un contrat dont ils ignorent les termes, dont j'ignore moi-même les termes. La confiance que j'ai, elle est en moi. Ma confiance c'est de toujours chercher le meilleur en l'autre, à croire en ses capacités, croire en sa capacité à m'étonner, à me défaire de mes illusions, à me servir de miroir, à m'émerveiller, à briser mes espoirs qui n'ont pas lieu d'être, à être celui auquel je ne m'attendais pas, et croire en sa capacité à réveiller en moi une plus grande attention. Par là, je le libère du poids de la confiance dont il pourrait se croire chargé. Jamais plus personne ne pourra briser ma confiance, à part ma propre incapacité à voire le meilleur en l'autre: seul mon propre pouvoir détermine la qualité de ma confiance, et même alors, étant aussi l'autre de mon autre, rien ne peux briser cette confiance. Moi seule reste responsable de la confiance que j'ai dans l'autre.
  8. Bonjour Hell-Spawn, Pourriez-vous considérer que je ne sache pas grand chose en général. J'aimerai que vous me disiez ce que vous pensez quand vous parlez de différences fondamentales entre la sexualité masculine et féminine? J'aimerai vous lire vous, et je ne veux pas lire les livres vers lesquels vous me dirigeriez: j'ai essayé et j'ai mal partout, je rentre totalement dans le livre et je souffre. Je souffre de voir toute la douleur qui y est décrite sous plein de formes, l'incompréhension générale qui nous oppose au lieu de nous rapprocher. Les désirs des uns et des autres qui sont bafoués et plus fortement encore revendiqués et ressentis par l'autre comme une agression, un jugement, une fermeture, un rejet ou juste de la faiblesse, alors qu'il n'y a que hurlement de douleur face à l'inattention et l’incompréhension des uns et des autres. Alors, c'est vrai je me fie plus au vécu et à la philosophie que chacun peu développer parce qu'elle a une racine vraie et n'essaye pas d'entrer dans un courant ou de s'étiqueter. C'est pour cela que j'aimerai te lire toi, parce que je peux te poser directement des questions et pas rester sur l'impossibilité de communiquer avec celui qui écrit le livre. Je veux évoluer, je veux creuser, je veux introduire la spiritualité, tu m'y aides? Désolée, je m'aperçois que j'ai dit "vous" au début pour ensuite te tutoyer! Tu as un choix que je pourrai respecter dans la façon de m'adresser à toi?
  9. Bonjour @Annalevine Je vous remercie de toujours être là et me répondre sans détours. J'ai souvent l'appréhension de vous mécontenter car alors vous vous refusez au dialogue. C'est vraiment une chance de pouvoir discuter avec vous, et je crois que je deviendrai vite intarissable tellement j'ai de questions et de choses à découvrir, alors je suppose que vous êtes obligé de mettre le "hola!". Ce que vous me répondez me choque parce que vous avez vu des choses et des liens qui ne sont pas du tout valides chez moi. La discussion "à cœur ouvert" est une opération délicate qui se fait au scalpel et qui demande tact, précision et un moral d'acier pour rester calme face aux potentiels mal-entendus pouvant être mortels. Cette discussion m'a fait prendre conscience que je ne comprenais pas grand chose à l'homme et que cette discussion m'a permis de dénuder mes peurs ce qui a permis à l'autre de dénuder une partie de son monde que j'ai pu, le temps d'un instant, approcher simplement et percevoir ce que je ne pouvais voir. J'en ai ressenti un vif sentiment de respect et j'ai envie de dire d'amour, mais c'est un mot bien trop bateau pour dire ce que j'ai ressenti. J'ai senti que nos différences de fonctionnement n'étaient plus des obstacles et des raisons de se faire la guerre ou de se séduire, mais des forces parallèles tirant vers un même but. Je trouve malheureux que ma façon de parler ait pu vous faire entendre que je faisais un lien entre l'utilité de la prostituée face au besoins de l'homme. Je n'ai pas su transmettre le sentiment de partage que j'ai alors éprouvé en découvrant ce monde simple et tranquille que cet homme m'a montré. Quand vous dites qu'en quelque sorte je somme mon partenaire à se soumettre à mes choix, en réalité il se passe presque l'inverse: je prend la responsabilité de tout ce qui pourrait se passer tout simplement parce que j'en suis consciente et que j'ai fait le choix d'assumer. J'informe mon partenaire parce qu'il doit savoir ce que je suis et par là, je le libère d'un potentiel soucis de me mettre enceinte car j'assume entièrement mes choix et les risques que je prends sans l'obliger à y participer. D'autant plus facilement maintenant que j'ai compris que c'est incongru pour lui de mettre dans le même panier sexualité et grossesse. Vraiment, quand j'ai parlé des prostituées, j'ai failli mettre aussi le mot "prostitués" sans "e" (mais j'ai eu un doute sur l'existence de ce mot!) parce que je parlais du concept, pas de la femme prostituée pour assouvir le plaisir de l'homme. Justement je suppose que quelque part, j'aimerai qu'il y ait des gens qui ne s'engagent pas dans un couple et font semblant une bonne partie du temps puis larguent l'autre moitié quand ses désirs et besoins ne sont plus suffisamment satisfaits (et je parle autant des hommes que des femmes). J'ai connu une femme qui faisait ce "métier", et j'ai eu quelques conversations intimes avec elle. Quand elle parlait de l'homme comme partenaire sexuel, il y avait dans sa façon de parler une note de respect, parce qu'elle touchait, au quotidien, ce que l'homme souffre dans la société, l'enfermement où lui aussi se sent parfois, le rôle qui lui est imposé en tant qu'homme dans la société. Elle se savait être pour ces hommes une soupape, une sortie de secours, une bouffée d'air frais, une possibilité de découvrir la femme autrement et de la respecter aussi pour ce qu'elle leur offrait. Et j'aimerai croire qu'il puisse y avoir des hommes ainsi, j'aimerai en rencontrer, j'aimerai découvrir ce qu'ils toucheraient du doigt quand les femmes viendraient les voir pour le mêmes raisons d'enfermement, de désir d'évasion au sein d'une société pleines d'obligations et ressentie comme un carcan. Pourtant, j'ai bien fait la distinction entre le fait de procréer et les besoins organiques et psychologiques de l'acte sexuel. Le besoin parfois sauvage de l'homme est le même chez la femme, je peux en témoigner. Peut-être que l'homme le montre plus facilement et que la femme l'occulte trop souvent, peut-être. Je ne fais pas du tout le lien entre le fait que l'homme assouvisse un plaisir dans l'acte sexuel et par là que je l'amalgamerai à la prostitution, non! Non, j'aimerai trouver des hommes qui me parlent d'eux, qui me montrent ce que je ne vois pas. Je vois bien que je ne suis pas une prostituée pour l'homme, je suis même parfois bien plus belle à ses yeux que moi aux miens, et je veux savoir ce qu'il vit pour ne jamais l'abaisser à la simple constatation de ce que j'arrive à percevoir de lui. Je vous avais lu quelque part que vous vous étiez senti la "pute" d'une femme s'étant fait avortée sans vous en parler (corrigez-moi si je me trompe). Je ne savais pas qu'un homme puisse ressentir ceci, j'ai été touchée et plus attentive à ceci particulièrement une fois que j'ai su cela. C'est exactement ce que je recherche. Je veux faire preuve de plus d'attention et de compréhension, car c'est souvent là que le bas blesse. C'est si étonnant que je veuille tout simplement prendre soin de l'homme, des hommes que je côtoie, que je veuille leur porter une attention particulière? Merci beaucoup de vous être prêté au jeu, et j'aimerai vous lire encore et encore!
  10. Je me suis confrontée à une vision du monde bien différente de la mienne. Je vais juste tâcher de mettre des mots dessus. Pourquoi y a-t-il des sujets qu'il me semble impossible d'aborder ici sur le forum, en philosophie? Pourquoi aborder la sexualité ici me semble inapproprié? Pourtant les livres s'écrivent sans tabou, les métiers fleurissent et cette question est abordée dans d'autres rubriques. Alors, pourquoi en philosophie il n'y a pas lieu d'aborder simplement le sujet? La sexualité serait-elle anti-philosophique ou la philosophie suffisamment imbue pour renier certains aspects de la nature? Ou serait-ce juste ma propre conception des choses qui me fait ainsi ressentir cet état de fait? Peut-être parce que justement il y a, dans l'acte sexuel trop d'"apport personnel" qui fait que je ne me sentirai en effet très peu objective. Je constate bien que la philosophie se veut plutôt rationnelle, subjective et consensuelle. Je ne l'imaginais alors pas ainsi, mais force m'est de constater que l'époque et la tendance sont ainsi. Je n'ai pas la prétention de tout pouvoir remettre en question effectivement. Cela dit, si je sors du cadre défini de la philosophie, c'est que je parlerai tout simplement à partir d'un autre point de vue que celui-ci. A partir du moment où chacun s'y retrouve, je crois qu'il n'y a pas lieu pour moi de m'inquiéter outre mesure. Sans rentrer dans les détails de la sexualité, je voudrai donc aborder en partie ce sujet pour mettre le doigt sur des différences de perceptions. Et, vu que je n'ai aucune culture ou références livresques ou studieuses, je ne peux honnêtement que parler de mon vécu. Et c'est ce point précis qui me déséquilibre sur une telle scène: ce forum public. Cette scène me force à la rectitude et l'exactitude de ce que j'écris et je me place en pression pour exprimer de façon la plus compréhensible possible ce qui me pose problème, me questionne ou me marque. D'autres lieux, d'autres scènes, d'autres partenaires me font travailler autre chose et le tout s'inscrit en moi comme le creuset de l'alchimiste. J'ai eu une conversation "à cœur ouvert" avec un homme. Je le précise parce que c'est un détail important. Je voulais m'ouvrir sur une impossibilité de concilier différentes choses qui découlaient de mes choix. J'ai fait le choix d'être le plus actrice possible de mon corps. Pour cela j'ai exploré mes fonctionnements et je me suis réapproprié différents choses qui sont d'ordinaire déléguées. Je parle de la santé, de la prise en charge de l'entretien physique, de notre capacité à intégrer consciemment ce qui se passe biologiquement et chimiquement dans son corps. Pour cela j'ai fait le choix d'éviter autant que possible les interventions et recours au corps médical, je fais des exercices physiques qui proviennent uniquement de mon imagination et mon observation sur les effets plus ou moins bénéfiques ou néfastes de l'activité en général et, vu que c'est le sujet que je veux aborder, je me suis approprié le soin de décider de ma vie sexuelle d'un bout à l'autre: exit les pilules, stérilets et autres visites de routine chez le gynécologue. Pour beaucoup je suis irresponsable et folle. Que m'importe, même si ça m'a importé et impacté un bon moment. Au final on me lâche en me jetant un: "tu fais ce que tu veux de ton corps", avec tellement de sous-entendus et de condescendance qu'il est encore plus dure d'entendre ces paroles que simplement un avis contraire clairement exprimé. J'exposais donc à cet homme mon choix de n'avoir aucun moyen contraceptif et ma volonté d'engagement et de prise de responsabilité quant aux risques encourus et acceptés dans la mesure où ils ne sont pas, jamais, totalement effaçables. Ainsi, j'accepte de faire l'amour tout en sachant, malgré la connaissance approfondie et expérimentée de mon corps, que les risques sont toujours là. Je peux être enceinte, je peux attraper des maladies et je peux être violentée, je peux découvrir, je peux perdre pied, etc... Pour cela, j'en informe toujours mon partenaire sexuel pour qu'il puisse en tout connaissance choisir son positionnement et être au fait de l'engagement qu'il prend. Dans cette discussion à "cœur ouvert", j'ai osé parler de ceci: je trouve dans mon comportement une certaine incohérence, une anomalie qui me place souvent dans un dilemme... au mauvais moment. Comment est-ce que je peux être sincère avec moi-même si je dis ne pas vouloir d'enfant et pourtant prendre à chaque fois le risque de tomber enceinte (oui, la question des maladies se placent à un autre niveau pour moi, que je ne veux pas aborder ici maintenant). Et je voulais savoir comment lui, s'arrangeait avec ce qui me paraissait incohérent à mon niveau. Et c'est là que je fis une découverte fulgurante: la preuve palpable que nous n'avons pas la même vision des choses. J'ai mis le doigt sur un nœud et l'ai défait, ce qui m'a fait voir un monde parallèle et inconnu pour moi. Il m'a juste répondu que, pour lui, l'acte sexuel était tout simplement une partie de plaisir. N'entre en compte aucun autre critère. Moi, je suis une femme qui a un rôle prédéfini au sein de l'espèce en tant que reproductrice, comme matrice, et ma vision est engagée dans ce rôle, d'où mes craintes ou juste ma lucidité dans les tenants et aboutissants de ce rôle. Et cet homme m'a fait remarquer que pour lui, les choses sont différentes et qu'il ne se pose tout simplement pas ce genre de problème car il n'y est pas confronté, pas admis, pas acteur. J'ai alors compris que l'homme est lui aussi prédéfini au sein de l'espèce, mais son rôle étant différent, son engagement étant moins physique, il ne voit dans l'acte sexuel qu'une façon de s"aboutir" (veuillez m'excuser quant au vocabulaire, j'essaye d'être le plus précise et pourtant je ne trouve pas aisément le bon mot pour dire exactement ce que je veux dire). Pour l'homme l'acte sexuel est en soit un but, le dénouement d'un processus, là où la femme n'en n'est qu'à la formation d'un but potentiel à venir. Ce décalage crée en moi une certaine incompréhension et en même temps un souffle d'air frais de découvrir que je porte en moi quelque chose que l'homme ne peux comprendre, dans le sens qu'il ne peut le vivre. La parole m'est alors due si je veux que cette réalité s'engage aux côtés de celle de l'homme. Parallèlement, il y a dans l'acte sexuel, une réponse à des besoins communs (à l'individu, et non plus à l'être sexué) qui sont autres que ceux de l'engagement au sein de l'espèce. Séparer ces deux processus dans un même acte est essentiel pour que je ne perde pas pied. C'est dans ce rôle que j'admire les prostituées. Elles se placent comme offrande à une réalité de besoins qui ne trouvaient pas leur assouvissement au sein de la société. Aujourd'hui, il y a un énorme panel de solutions pour pallier aux soucis ordinaires des femmes quant à la grossesse (contraception, IVG, etc.) et qui devient, à cause de l'organisation sociale aussi des "soucis" pour l'homme. Aujourd'hui plus personne ne se pose de question et l'enfant devient un projet, et nos corps sont laissés aux bons soins des spécialistes. Les besoins individuels peuvent ainsi être satisfaits très facilement, sans trop se soucier de l'engagement mâle/femelle au sein de l'espèce. Je suis partagée quant à ces constatations. Qu'avons-nous troqué exactement? Une certaine tranquillité, un confort, de la facilité contre la connaissance, ou la gestion d'une partie de notre biologie? Est-ce exact? Qui ne me dirait pas avec un léger agacement: "C'est quand même beaucoup mieux maintenant qu'avant, non? Pourquoi vouloir repartir en arrière?" Il n'est aucunement question de retour en arrière, bien au contraire. Maintenant que nous avons des connaissances plus précises, et de plus en plus précises du fonctionnement du corps humain, pourquoi confie-t-on à une autre entité le soin de gérer et nos corps et une certaine vision de l'avenir de l'espèce? Est-ce par soucis de rentabilité (d'économie d'énergie), à cause d'une paresse individuelle à accepter des responsabilités, ou est-ce un véritable progrès que j'ai du mal à accepter? J'ai le pressentiment qu'il faudra bien un jour nous réapproprier nos corps si nous ne voulons pas disparaître tout simplement comme animal. Faire disparaître l'animal en nous, vous trouveriez ça bien? Moi pas du tout, pas de cette façon en tout cas. Je trouve qu'il va nous falloir revenir dans nos corps animaux pour évoluer vers autre chose que ce vers quoi nous nous dirigeons. Retrouver l'animal qui est et ne cherche pas à exister autrement. Se servir du chemin parcouru pour retrouver un lien avec l'animal, un lien avec le vivant, le réel et briser le cordon nourricier de ce monde technique et spécialiste qui sépare tout dans l'espoir de tout maîtriser. Je me perds un peu et il me reste encore à plancher sur ce sujet...si je pouvais en parler avec d'autres hommes, je pourrai peut-être avancer en parallèle. Cela dit, les discussion "à cœur ouvert" sont difficiles à tenir et peu sont capables d'y prendre part. Je le regrette fort.
  11. Toujours revenir sur le dos du cheval quand on en est tombé, pour ne pas laisser l'appréhension et la peur s'installer. J'avais créé ce sujet pour exposer mes idées, et permettre à tout un chacun, moi la première, de s'exprimer ouvertement sans pour autant craindre de blesser l'autre. En effet, je remarque que souvent je ne parle pas parce que je crois connaître la réaction que l'autre va avoir et je m'abstiens pour ne pas être jugée de méchante ou juste par soucis d'économie. Mais je remarque aussi que lorsque je fais l'effort de prendre le risque, j'ai accès à bien d'autres choses qui, au final, se révèlent non pas plus riches, mais différentes de ce qui m'est jusqu'alors connu: je découvre. Lorsque je suis arrivée sur ce terrain, je n'avais que mes propres barrières et je voulais les absorber pour passer au-delà. Pourtant, j'ai trouvé extrêmement important d'accepter certaines conditions imposées par l'autre. Conditions qui ne sont pas "castratrices", mais qui permettent de me mettre dans un état de "pression" et me forcent à briser mes habitudes. Ainsi, j'ai affiné ma formulation (si, un peu quand même) et je vais adopter le "je", pour ne plus utiliser le "on" qui donne souvent l'impression d'inclure tout le monde sans distinction (reproche formulé: vous parlez comme si ce que vous disiez était universel). J'ai commencé à lire un livre de philosophie, et je me suis sentie prisonnière. Exactement parce que ce qui était écrit me faisait croire que ce dont il était question était irrévocable. Irrévocable parce que tout à fait bien pensé, de façon objective, de façon qui ne donne plus accès à une façon d'exister, d'être. Je ne veux pas devenir uniquement objective, et je vais me cantonner à me mettre en scène pour laisser le choix d'adhérer, de passer, de s'arrêter, de renier ou comprendre. J'ai une dent contre la rationalité, et pourtant, je me suis efforcée à la cultiver car je comprend son grand intérêt, et je l'utilise de plus en plus. Il n'y a pas si longtemps, je recevais la rationalité dans ce reproche: "tu n'es pas rationnelle". Evidemment que présentée ainsi, je ne pouvais pas admettre la rationalité comme elle l'est, mais comme ce que je n'étais pas. "Tu n'es pas rationnelle" sous-entend que ce quela représentation de moi-même n'est pas rationnelle. C'est un déni de moi-même que j'ai subi. Subi, parce que j'ai réagi à ceci sans en avoir conscience. Pour repousser le déni, m'affirmer, j'ai moi-même dénier le pouvoir, l'utilité de la rationalité, la positionnant ainsi face à moi dans un champ de bataille. J'ai bien conscience que ce que je dis traite de psychologie, mais je ne sépare pas ceci à la philosophie. Je suis continuellement confrontée à l'esprit rationnel qui refuse tout ce qui sort de son propre cadre. Moi même, je me sens empêtrée pour expliquer quelque chose de "fin et léger" avec des mots, des tournures tout à fait rationnels. Alors, comme je le fais si bien, je me révolte!....et ça sert à rien. En fait, si, tout sert à quelque chose ou sert quelque chose, et j'ai découvert (j'adore ce mot et ce qu'il revêt pour moi) quelque chose à propos de la rationalité. L'autre jour, je suis allée chez quelqu'un qui avait deux chiens. Dès que je suis arrivée ces deux chiens se sont précipités pour quémander caresses et autres attentions. Ne pouvant leur accorder ce qu'ils désiraient, j'en ai conclu tout haut: "je n'aime pas les chiens". J'ai blessé le propriétaire, je devrai plutôt dire, le propriétaire s'est senti blessé, parce qu'il a compris: elle déteste les chiens. Ceci a de choquant que nous faisons tous cet amalgame. Ceci a de choquant que je fais souvent cet amalgame. Pourtant il y a une grosse différence entre ne pas aimer et détester. La différence n'est pas dans une quantification de sentiment, mais dans l'interprétation de la réalité. Aimer et détester sont des positionnements actifs. Alors que "ne pas aimer" est un positionnement passif. Là où je disais ne pas aimer les chiens, c'est que je constatais que je n'adhérais pas à une action, à un élan de sympathie envers eux. Ce n'est que négation, que constatation d'un refus d'action. Alors que si j'avais voulu signifier mon antipathie, j'aurai préféré dire: "je déteste, ou dédaigne, ou abhorre, ou hais les chiens". Ces mots sont des contraires d'aimer, alors que sa négation n'est qu'un antonyme partiel, qu'un refus d'engagement, qu'il soit en faveur ou en défaveur. Pour en arriver à cette conclusion, il a fallu que je me serve...de la rationalité. Je vis mes recherches rationnelles comme une déconnection et une mise à distance de l'événement. Ces simples mots ont eu des conséquences que je n'ai pas su prévoir ou éviter. La réaction du propriétaire m'a surprise. Mon empathie s'est déclenchée à la vue de la blessure de l'autre. J'ai désiré apporter une réponse, à nous deux, pour éviter de créer un "nœud". J'ai donc coupé mon empathie et pris suffisamment de recul pour analyser froidement ce qui s'était passé. Au-delà du fait de se sentir quelque part exclu dans le goût différent de l'autre, j'ai vu l'opportunité d'agir plus profondément. Ne pas dire empêche la compréhension, le dialogue (lapalissade, non?). J'aurai pu m'abstenir et dire tout simplement "je suis désolée", phrase passe-partout pour faire passer bien des pilules et se déresponsabiliser. Et je me serai empêchée de comprendre l'autre dans sa demande muette. Quelqu'un qui souffre est pour moi quelqu'un qui demande une réponse. Une réponse qui ne soit pas un pansement, mais un soin curatif. Si je fais l'effort de remettre en question ma formulation ou la sienne, je tente un soin, je propose une réponse. Si je ne dis rien, les "je n'aime pas les chiens" blesseront toujours le propriétaire, et il attendra un "je suis désolé" pour compenser. Alors que mettre l'accent sur l'utilisation précise des mots permettra de faire prendre conscience qu'il y a, même dans les plus simples mots courants, des interprétations et des mal-entendus. La prochaine fois qu'il entendra "je n'aime pas les chien", peut-être aura-t-il l'intelligence de poser cette question: "Ca veut dire quoi? Tu détestes les chiens ou tu n'éprouve rien pour les chiens?" Cette simple question permettra le dialogue, la vérification et une meilleure compréhension de l'autre, quelque soit l'autre (je suis l'autre de l'autre!). Pourtant je conçois des pièges dans l'utilisation de la rationalité de façon extrême: raison pure (c'est de l'humour!). En effet, si je conçois la rationalité comme une façon de se désensibiliser, je me méfie fortement de la désensibilisation complète, qui me semble impossible pourtant. Je me méfie des extrêmes. Pourtant je les visite, je les pratique. Mais aussi loin que je vais dans l'un, je vais m'obliger à aller aussi loin dans son extrême contraire. Je voulais tenter d'exprimer autre chose. Tout à l'heure je cherchais ce qui me mettait mal à l'aise quand je voyais mon voisin s'entraîner à la vue de tous. J'ai trouvé un début de piste. Il m'est apparut que ce qui me gênait en réalité n'était pas le fait qu'il s'entraîne à ma vue, mais la conception même que nous avons tout deux de l'entraînement. Je conçois l'entraînement physique comme quelque chose de personnel, et lui n'a pas cette conception. Maintenant que j'ai rationalisé ce fait (mon malaise), j'ai un panel d'action possible que je n'avais pas alors. Pourtant, j'agissais aussi quand je décidais de lui tourner le dos ostentatoirement, quand je partais dès qu'il commençait, etc. Mais ces actions n'avaient pas la dimension d'un vrai choix. C'est à dire que je pouvais uniquement choisir une action de réponse, une action qui était en "retard", une action-conséquence. Alors que maintenant, je peux choisir de faire une action en amont. Je connais mon point faible, et soit je me ménage et je demande le respect pour ce point faible, soit je consolide ce point faible. Tout ceci pour dire quoi? En fait je vois la rationalité comme une emprise sur le monde. Je constate qu'en général, l'homme a plus d'emprise sur le monde que la femme. Je ne sais pas à quoi c'est dû, même si j'ai mon hypothèse. Pourtant j'ai vraiment le choix et la capacité de m'accaparer ce pouvoir, et j'y vais à reculons, ou plutôt j'y vais de façon très suspicieuse et avec parcimonie. Quand j'arrive à une conclusion rationnelle (je viens de m'imaginer que quelqu'un me dise que ce n'est pas du tout rationnel ce que j'ai dit jusqu'ici!!!), j'ai l'impression d'avoir du pouvoir. Et surtout je suis contente, j'apprécie d'avoir ce pouvoir. C'est exactement pour ça que je me méfie et y vais avec parcimonie. J'ai bien trop peur d'oublier ce qui se passe en amont, d'oublier l'étape de l'empathie, oublier que le pouvoir infère une responsabilité, oublier de sentir les choses de façon intuitive, de me passer de mes autres capacités et de ne rechercher que le pouvoir que procure le raisonnement rationnel. Et je pense que c'est ceci que je combat: l'utilisation irresponsable du pouvoir. Savoir raisonner implique une responsabilité. Le pouvoir implique la responsabilité. Et dans un discourt, une conversation, celui qui raisonne mieux que les autres et le prouve a la responsabilité de ne pas être blessant gratuitement. Si je parle raisonnablement, j'ai le devoir de m'assurer que l'autre ne se sente jamais humilié, infériorisé et pour autant boostés; j'ai le devoir de construire et non pas de détruire. Pourtant je ne dois pas ménager l'autre et je dois trouver la juste alchimie qui me permettra de le respecter en lui donnant l'énergie pour dépasser son seuil de tolérance. Je dois l'aider à prendre conscience d'un autre possible qui lui est accessible.
  12. Ambre Agorn

    Ces filaments de son

    Merci! Avec plaisir! Je l'ai relu du coup, et ça m'a donné envie de ré-écouter ce fameux concert! Au plaisir de vous rencontrer ici et là!
  13. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai pensé à vous ... Hoy no he hecho nada. pero muchas cosas se hicieron en mí. Pájaros que no existen encontraron su nido. Sombras que tal vez existan hallaron sus cuerpos. Palabras que existen recobraron su silencio. No hacer nada salva a veces el equilibrio del mundo, al lograr que también algo pese en el platillo vacio de la balanza. Roberto Juarroz
  14. Je crois avoir trouvé un début de piste! En réalité, je déplore vraiment qu'on ne se comporte plus comme des animaux. Alors, peut-être que dans ce que j'écris, il y a l'impression que je défends en quelque sorte notre comportement. Non pas pour me sauver, mais pour sauver en moi le respect de l'autre. Je me rends compte que mes premières réactions suivent souvent un même schéma. Vous savez, ces réactions qui sont là avant d'avoir un tant soit peu réfléchit, celles qui sont automatiques et dont, parfois, nous sommes étonnés. Il me faut du temps pour prendre du recul, analyser et chercher ce qui, une fois le feu dissipé, pourra me permettre d'aller plus loin. De plus, je n'ai pas connu tout ce qui pourrait être appris sur des bancs de classe classiques. Je n'ai pas connu ce que tous les enfants de mon âge ont pu emmagasiner comme savoir, croyances et idées. J'en ai emmagasiné d'autres, mais nous n'avons pas les mêmes références. Cela me crée parfois de drôles de situations, et très souvent je me heurte à l'incompréhension de ma part et de celle des autres. Tout simplement parce que j'ai été formée différemment que la plupart des gens, ainsi nous avons des représentations du monde différentes, un vocabulaire et une tournure grammaticale différente. Pourtant nous partageons un monde physique. Mais pourtant quelle place attribuer à l'influence du milieu sur notre propre comportement? Je me vois changer depuis que je suis où je me trouve. Pourtant comment savoir si c'est l'endroit qui a influencer? L'endroit a forcément influencé, mais tellement de choses peuvent et ont influencé ce que je suis aujourd'hui. C'est l'ensemble qui bouge. Et je suis aussi de l'ensemble. C'est un défit pour la raison que de réaliser que l'ensemble dont je fais partie, me façonne. Plusieurs questions m'ont poussée à faire des recherches dans la préhistoire. J'ai tellement à apprendre! Et pourtant je suis méfiante: même les sciences se trompent et le temps infirme souvent ses théories ou interprétations. Comment faire confiance à ce qui passe pour être quelque chose de sûr? Comment faire confiance à la science quand elle dépend de ceux qui la "font"?
  15. Il y a une différence entre utiliser un système et être piégé par ce même système. Comme il y a une différence entre vivre dans la société et être psychologiquement accro à la société. Vous voulez avoir raison, et moi non, telle est ma liberté: je me fou totalement d'avoir tord ou raison.
  16. Non, je prouve mes dire par mon expérience, et l'expérience est, par définition, passé pour pouvoir agir au présent. J'ai des possession aujourd'hui, mais on peut me les enlever car elles ne me possèdent pas
  17. Je ne possède pas de tel, de tv, de voiture ou de maison. Mais vas-y, enlève tout ce que je peux posséder, ce ne sont pas ces chaînes qui m'attachent, et je peux vivre sans tout ça, parce que je l'ai déjà fait. J'ai même vécu sans argent.
  18. Peut-être pour vous! Mais pas pour moi. J'ai déjà si peu de liberté que je ne suis pas du tout, mais pas du tout encline à m'en séparer pour un peu plus de sécurité! alors non, pas de sécurité, mais le peu de liberté que j'ai à ma porté.
  19. La liberté, la liberté, la liberté. Je me fou de la sécurité! Allez-y, tapez, c'est le jour pour moi aujourd'hui!
  20. Ha! Je savais que ça n'allait pas passer! Et pourtant je suis allée gribouiller sur un autre fil pour pas m'en prendre plein la figure! Bon, tant pis, c'est décidément comme ça que j'apprends! Je m'excuse pour la faute d'exactitude de vos mots, j'ai tendance à ne garder que l'impression que j'ai eu à la lecture, et pourtant je sais que mon niveau de compréhension n'est pas vraiment top. Ok pour besoin et désir. Vous savez, si je fais des erreurs, c'est justement parce que je n'ai pas bien compris, d'où l'intérêt pour moi de venir confronter ma compréhension. Je ne comprends pas, même en tentant d'imaginer la distinction que vous faites entre l'existence et l'être, je ne conçois même pas qu'il puisse y avoir une distinction, une différence, deux choses différentes. Cela dit vous faites des erreurs vous aussi: "Vous pensez que vous ne désirez pas exister telle que vous êtes..." mais c'est pas vrai du tout, je ne pense pas du tout à ça, ça m'est juste étranger comme pensée. Et je ne pense pas non plus partager avec quelqu'un: je cherche à rencontrer l'autre, pas à partager. Et non, je ne pense pas que les autres pensent comme moi: ce serait trop simple et je n'aurai pas besoin de confronter ou me faire enguirlander en direct! Ca m'étonnerait fort que quelqu'un comprenne ce que je dise: d'ailleurs vous-même, qui faites attention, ne comprenez rien. Non, je n'écris pas pour des êtres imaginaires, j'écris pour moi en tout premier lieu, et puis je pense à mon mari, mes filles, je pense à mes voisins, je pense à l'étudiant, je pense à ceux qui ont de la bienveillance pour moi, je pense à ceux qui pourraient lire (oui, je corrige des fautes et je relis!) je pense à ce qui me stimule. J'explore avant tout et je n'explore pas pour les autres, mais bien pour moi. C'est égoïste? Bien oui, et alors? Je devrai avoir honte d'être égoïste et ne travailler que pour moi? Le dialogue ici n'est pas plus ou moins conflictuel qu'en réalité, en tout cas ça ne l'est pas pour moi. Il est plus facile pour vous de dialoguer en chair et en os qu'ici? Vous vous focalisez sur le fait que je distingue une partie animale et une partie humaine que vous vous obstinez à penser que l'oppose. Mais sortez-vous ça du crâne! Vous aussi vous vous imaginez ce que je dis et vous transposez dans votre propre compréhension. Il n'a jamais été dans mes intentions de séparer quoi que ce soit. Et quand je parle d'une séparation, d'une dualité, c'est justement quand je l'ai résolu, absorbé et qu'il n'y a plus de dualité à ce niveau. C'est formidable que vous ne conceviez pas de distinction, vous n'avez pas à les rassembler. Et c'est pourtant vous qui, le premier, m'avez parlé d'une soi-disant distinction que je faisais. Suite à cette remarque, que j'ai prise en compte, j'ai tenté d'analyser ce que vous aviez pu percevoir. Ca m'a prit beaucoup de temps pour retrouver l'équilibre après la béquille que vous m'aviez mise avec cette réflexion. Mais c'est juste génial de m'avoir fait pensé à ça, parce que j'ai exploré quelque chose. Bien sûr que ça vous sera étranger, vous n'avez juste pas exploré ce que j'ai pu exploré. J'ai parlé de distinction parce que c'est ici que j'ai entendu parler de distinction. Si ça nous amène très loin l'un de l'autre dans le domaine de la perception, c'est bien, non? On pourra explorer plus de terrain! En tout cas, moi oui. Vous voulez vous éloigner de moi parce que je vous déstabilise. Moi, je vous accroche parce que vous me déstabilisez. Pour moi un instinct n'est pas synonyme de non-choix, mais pour vous oui. Et, à partir de cela vous m'accusez de penser l'oiseau comme une machine. Vous, vous concevez un "moi", un "je", un "être", un "étant", et je ne sais encore quoi d'autre que je ne conçois pas du tout. Vous concevez un oiseau et vous lui administrez des termes humains. Parce que vous ne savez pas ni lire ni communiquer avec lui, vous vous dites qu'il fait forcément la même chose que vous. Bien sûr c'est faux ce que je dis, je n'ai pas la prétention de vous connaître ni de vous comprendre. Vous avez le droit de me reprendre sur tout ce que j'écris: j'écris pour qu'on me corrige! (et attention aux esprits mal tournés!). Je sais bien que ma perception n'est pas universelle, et que la vôtre l'est beaucoup plus, et qu'elle est plus posée et précise, plus rationnelle et classique. Je sais qu'il me manque tout un bagage d'expérience et d'étude. Et même si je ne rattrape pas le temps perdu, maintenant j'utilise mon temps. Vous fâchez pas, j'ai peur de votre grosse voix!
  21. Il y a quelque temps, on m’a posé une question : « Tu me trouves plutôt introverti ou extraverti ? » J’ai été interdite. Non pas parce que je ne savais pas quoi répondre, mais parce que je tenais le bout d’un fil fin, soyeux et très fragile, un fil de compréhension que le son même de ma voix pouvait briser. Impossible de parler et, quitte à paraître idiote, je suis parti sans même avoir répondu à la question. Il était vital pour moi de consolider ce fil et le silence m’était vital. Le silence, la parole… A quoi sert de parler ? Pourquoi ce besoin de silence pour ne pas briser la clarté des images ? Pour ne pas perdre ce fil soyeux et fragile, j’ai revécu mille fois ce moment précis où la question fut posée. Une explosion silencieuse de lumière se fit devant mes yeux au point que je perdis momentanément la vue. Ce fut si intense et si fugace que j’en perdis tous mes moyens, et je ne pouvais ni parler ni me soustraire à l’attrait de ce qui m’appelait, comme lorsque je me trouvais au bord les gorges de Chaille et que la seule chose qui me retenait était ce fragile pied de buis. Il me faut beaucoup de temps, et certains des trésors que je trouve doivent maturer et je dois apprendre à me mouvoir pour les apprivoiser. J’ai lu des préoccupations ici et ailleurs, et j’ai été le témoin de dissensions, j’ai recueilli toutes ces informations pour qu’elles m’obligent à accorder ce qui me paraissait dis-harmonieux. On m’a fait remarqué que j’avais un besoin d’exister si je venais écrire ici. On m’a fait remarqué que la faculté première de l’humain était le mensonge. On m’a fait remarqué que je me battais contre moi-même et que c’était là une ruse des « maîtres »pour me maintenir dans l’esclavage. On m’a fait remarqué que la réalité était opposable à la vérité. On m’a fait remarqué que tout est séduction, que la séduction était un moteur. On m’a fait remarqué que l’enfant ne devenait humain que s’il était initié, « élevé » par des humains. Chacune de ces remarques m’a frappée et j’ai accepté chaque onde pour pouvoir l’absorber. Chaque affirmation est vrai, chaque remarque porte une part de vérité et j’aime à chercher ce qu’elles m’apportent. J’ai trouvé dans chacune d’elle des trésors inestimables. Chacune d’elle m’a amené à cette question : pourquoi parler, pourquoi la parole, pourquoi ce besoin d’expression ? Tout simplement parce qu’on n’a pas le choix. La parole est vitale. En effet un enfant ne peut pas vivre s’il n’est pas stimulé par la parole, et c’est par la parole qu’il devient humain. On m’a reproché d’avoir une aversion pour l’animal que je suis. Mais je sais exactement pourquoi ce reproche est infondé parce que j’ai creusé, j’ai mis des mots, et surtout des images. Il m’est impossible de ne pas aimer l’animal qu’il y a en moi, ma vie toute entière le prouve, la force qui bat en moi et qui me pousse à me battre continuellement est là pour me rappeler à chaque instant que je suis un bel animal tout à fait normal qui a l’instinct de survie bien ancré. Que me reproche-t-on alors ? Me reproche-t-on de trop vouloir parler de l’humain qui est né dans cet animal par la parole ? Non, bien sûr. On me reproche peut-être de ne pas être assez limpide sur mes intentions quant aux discours que je tiens. J’explore ici la parole, alors il est tout naturel que je ne montre quasiment que l’humaine et beaucoup moins l’animal. Et pourtant j’ai tellement dit que je regrettais le face à face physique. L’animal ne parle pas, il se meut et communique par le corps, alors ici, sur un forum, je me sens démunie de ce qu’ont à me dire ces corps. Comment me faire croire que l’animal que nous sommes peut s’exprimer ici ? Alors oui, il semble que je déprécie l’animal parce qu’ici est un monde de mot, de parole et non de réalité physique. Je n’aurai pas utilisé le terme « exister » pour dire l’élan qui nous pousserait à venir nous épancher ici. Sans doute répond-il à une réalité pourtant. Mais alors, peut-être pas exister en tant qu’individu face à un autre, mais exister en tant qu’être humain, exister en plus d’être animal, exister avec l’autre et non pas face à l’autre. Ici, il n’y a que la parole de permise et les rapports de force ne sont qu’une question de maîtrise dans le maniement des mots, chacun dans sa spécialité. Celui-là explore l’inconnu, celui-ci enfile les références comme les perles précieuses d’un collier, celui-là creuse pour tenter de mettre des mots sur ses sensations, celle-ci cherche la validation de ses certitudes, cette autre espère qu’on la contredise sur ses désillusions, l’un témoigne ou séduit, et l’autre part à la pêche, etc. Tous ont la même volonté de mettre en mot, non pas pour exister face à l’autre, mais pour vivre avec lui une expérience dans un monde qu’ils créent ensemble. Les mal-entendus, les joutes, les accusations, les formules de politesse, les approbations et désapprobations, les questions et les réponses, les accords et désaccords, les attaques et défenses sont comme les bottes des escrimeurs pour garder à ce monde toute son utilité et sa capacité de stimulation. Qui n’est pas d’accord pour dire que nous sommes encore en évolution, que nous sommes appelés à devenir encore autre que ce que nous sommes maintenant, que l’on n’est pas une espèce en voix d’extinction ? Tant qu’il y aura une volonté à parler et s’exprimer, alors l’espèce vivra et évoluera. Voilà le fil que je tenais : la parole sert à élargir la conscience, à explorer son propre pouvoir, à découvrir son propre monde, à naître toujours un peu plus à l’humain auquel nos parents nous ont symboliquement initié par la parole. Et le silence ? Pourquoi se taire, pourquoi ce brûlant besoin de silence ? Ce n’est pas tant le silence qu’il faut retenir, mais le besoin d’éteindre les bruits parasites pour se canaliser sur une seule et unique voix qui unit le conscient et l’inconscient, l’humain et l’animal, le corps et l’esprit, l’intérieur et l’extérieur, le force brute et le lien subtil. Et pour répondre à celui qui me posait la question : « Tu es introverti. » Non pas parce que je suis sûr qu’il l’est, mais parce que la question est surtout une question de savoir si mon attention est dirigée, pour savoir si j’ai une attention particulière à son endroit. Il veut, non pas savoir s’il est introverti ou extraverti, mais avoir des réponses à ses questions muettes, des réponses qui lui permettront d’agir, des réponses qui feront force de direction. Il demande un peu de magie de ces mots que je pourrai lui dire, un peu d’essence humaine que portent les mots que je pourrais lui dire. Il veut pour lui et moi un élan qu'initie la parole. Alors oui, j’ai une attention particulière parce que j’ai en effet passé du temps à trouver ces réponses qui en sont aussi pour moi. J’ai investi mon attention et ma conscience, j’ai investi mon temps de vie pour répondre à cette unique question, j’ai mis en mots et écrit tellement de sensations et lu tellement d’autres questions que, maintenant, je sais pouvoir répondre à ta question et à celles que tu n’as pas encore formulé.
  22. Ambre Agorn

    Hypnose

    Oui, c'est à ça, tu as raison, merci, j'ai juste été quelque peu déstabilisée par ta façon de le dire
  23. Ambre Agorn

    Hypnose

    Attends attends, tu crois que je lis entre les lignes? Peut-être que je pourrai faire marcher ma boîte à cervelle et trouver une réponse qui me satisferait un temps, mais comment savoir si je pense la même chose que ce à quoi tu penses? J'ai l'impression que tu pars sur un autre plan que les plans que nous avons abordés jusqu'ici, non? Je vais clarifier un peu pour ma petite tête: Les deux pôles dont tu parles, c'est bien le conscient et l'inconscient? Et plus haut tu parlais d'une autre pôle de conscience. Ha!Mais tu parlais de l'inconscient (l'autre pôle)? Alors attend, je reprends depuis le début. Hypnose= inconscience, ok, je vois bien le concept Je recherche plus de conscience, toujours ok à 100% Mais après je sèche. Tu proposes plus de conscience en rétablissant la communication, ou du moins l'écoute de "celui qui habite l'inconscient"? Ben, ça me plaît bien, c'est tentant, mais je ne suis pas sûre de comprendre, il doit me manquer des codes encore. Tu sais je comprends vite, mais il faut qu'on m'explique longtemps... On dirait que tu penses que je suis au courant de choses dont je devrais être au courant, mais j'essaye de faire des liens, d'établir un nouveau vocabulaire tout en tenant compte de celui qui est déjà établit dans différents milieux, et je suis un peu perdue dans ce travail, alors n'hésite pas à mettre les points sur les "i" pour que je pige bien. Il suffit que je trouve les correspondances peut-être pour capté ce que tu dis?
  24. Ambre Agorn

    Hypnose

    Ha! Je crois que je touche quelque chose, tu m'intrigues! Un autre pôle de sa conscience? Tu veux bien préciser?
  25. Ambre Agorn

    Hypnose

    Ce que je trouve fou, c'est qu'une même activité, l'activité consciente, soit la même qui puisse programmer ou déprogrammer certaines choses dans l'inconscient et soit aussi celui qui ferait barrage à l'activité de l'inconscient, à cet échange entre les deux pôles. Comme si le conscient n'était en réalité juste utilisé pour créer une sorte de boucle, de bulle fermée sur elle-même. Le conscient a la capacité d'installer et désinstaller des programmes, mais c'est aussi lui qui peut bloquer la communication. Comment ne pas le soupçonner d'être juge et parti? C'est un peu ridicule de parler ainsi, parce que je sais bien que ces mécanismes sont bien trop complexes pour que je puisse en discourir. Cela dit, il me reste encore un inconnu: l'état d'hypnose est-il cet état naturel dans lequel le lien entre conscient et inconscient est fluide, ou juste un outil qui permettrait de retrouver cet état naturel des choses?
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