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La vie "intelligente" vaut-elle le coup de vivre ?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de shyiro dans Philosophie
Je te manipule, un peu. Je te provoque, un peu. Je veux que tu écrives ce que tu viens d’écrire. Et je suis satisfait. Il est probable que tu vois la vie comme je la vois. Mais j’aime feindre de ne pas te penser comme toi tu te penses. -
La vie "intelligente" vaut-elle le coup de vivre ?
Annalevine a répondu à un(e) sujet de shyiro dans Philosophie
Je souris toujours quand je te vois appliqué à répondre à chacun, après avoir fait le choix d’un texte. Il y a quelque chose de scolaire ou d’universitaire dans ta manière de faire. T’es resté « étudiant » non ? Je réagis non à toi mais à tes interlocuteurs dont nombreux semblent inquiets de connaître la différence homme/animal. Je ne me suis jamais posé la question : en quoi l’animal diffère de moi ? Jamais je me suis demandé : l’animal est-il déterminé par ses instincts ? J’aime observer le merle (la merloutte ) choisir son brin d’herbe et hésiter. Elle est là, elle va le prendre ce brin ou pas ? Ça délibère dans la petite tête. Puis non elle ne prend pas celui là. Elle va en prendre un autre. C’est un sacré boulot d’intello faire son nid ! Il y a des gens ( espèce homo) qui regardent et qui disent donc : l’oiseau est une machine dirigée par des mécanismes automatiques, des instincts, alors je me dis : putain il y a donc des gens qui abordent la vie comme ça ? Suis je vraiment de l’espèce homo ? À mon avis j’ai bifurqué, je suis bien du genre hominidés mais je dois être d’une autre espèce. Reste à lui donner un nom, à cette autre espèce. Mon frère, il est mort, me disait : nous sommes fous. Il me mettait mal à l’aise. Car il pensait ce qu’il disait. Il m’angoissait. Il voulait sans doute dire quelque chose. Mais lui, réellement, il pensait que l’animal était une machine. Tuer un animal c’était désarticuler une machine. Si lui et moi sommes fous alors nous sommes des fous d’une folie contraire. Parfois tu me foutais en colère quand tu commences à faire de l’anatomie, quand tu dis : tel truc mental est logé dans tel endroit du cerveau. En fait je ne parvenais pas à dire ta confusion ( intellectuelle). Maintenant je sais : l’émotion dont tu es capable de décrire le mécanisme n’est pas l’émotion telle que je la vis. Il n’y a pas identité entre le mécanisme décrit et la « chose » vécue. L’émotion matériellement décrite n’est pas l’émotion vécue. Le matériel n’est pas le mental. Je suis heureux d’avoir répéré l’erreur des naturalistes. Je suis heureux pour moi. Car je pense que toi tu ne parviendras peut être jamais à comprendre ce que je dis lorsque je dis : l’émotion organiquement décrite n’est pas l’émotion vécue. J’ai accès au mystère. Et je te vois passer à côté du mystère, en aveugle. -
À vrai dire je mets ici en forme abstraite ce que j’ai expérimenté dans le réel. Je parle toujours à partir de mon vécu, assez rarement à partir des livres. La décision je l’ai eue dans des circonstances professionnelles précises. On me confia la décision. Il s’agissait d’autoriser ou de refuser des engagements financiers importants qui engageaient l’établissement dans lequel je travaillais. A un moment il faut dire oui ou non. On me confia la décision dans un moment qui était critique pour le devenir de l’entreprise. Nous traversions une crise. Quand je prenais la décision il fallait que j’apprécie le risque. Le risque je l’appréciais en fonction de critères précis, de rapports d’études fournis par des collaborateurs. J’y ajoutais la sauvegarde de l’emploi des salariés. Si l’on m’a confié la décision c’est que je savais dire non même quand ce non déclenchait des tempêtes et des insultes et des menaces. En cas de crise sociale il existe des violences latentes. Je ne cédais jamais. Pourquoi savais je décider, là où les autres n’y arrivaient pas ? Je vois que Sperry dit que ce sont les cerveaux droits qui savent décider ! J’ignore si le fait d’être gaucher m’a aidé ! Au moment de décider je bloquais mon esprit une ou deux secondes et je décidais. Quand je décidais je me décidais aussi responsable. Responsable de la bonne fin de l’opération, responsable de l’emploi des salariés. C’est parce que je me décidais responsable du devenir des salariés que je donnais toute la puissance de mes capacités réflexives. C’est pourquoi quand j’écris ici que je me décidais responsable ce n’est pas une parole issue de spéculations c’est une parole issue de mes expériences vécues. Tout ce j’écris, qui paraît philosophique, en vérité je l’ai toujours vécu sur le terrain. Ce que je n’ai pas vécu c’est une vie retranchée du monde comme vous le faites. Si votre action me force à m’interroger c’est que j’ai débattu, assez fréquemment et longtemps de cette possibilité de partir du monde. Ce que je n’arrive pas à voir c’est pourquoi je n’ai pas rompu avec le monde, comme vous, et pourquoi je ne le ferai toujours pas si le choix m’était à nouveau proposé. Encore que...Si j’imagine avoir 18 ans par exemple et tout l’avenir ( et ses dangers) devant moi que ferai-je ?
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Lettre à S..... Il existe un être, un principe en action, toujours, qui poursuit la création. La création n’est pas achevée, elle est en cours. Il n’ y a pas le jour de la création et puis tout s’en déduit, non, chaque jour est création. La nature elle-même est une réalité en création. Dans cette conception la nature ce ne sont pas seulement les objets inanimés (les particules, les ondes), ce sont aussi les êtres vivants, les hommes, les sociétés des êtres vivants, les sociétés humaines, c’est aussi l’esprit, tel qu’il surgit du cerveau, l’esprit qui à son tour engendre une nouvelle création. Si la vie est engendrée par des choses, des objets, tu vois que la vie ne peut pas être réduite aux objets qui la constituent de même que l’esprit ne peut pas être réduit au cerveau, même s’il en procède. Le principe créateur est à l’intérieur de toutes choses, il est comme le levain dans le pain, le sel dans la mer. Il est immanent au monde c’est-à-dire qu’il est dans le monde. L’être dans le monde est aussi hors du monde. Quand nous ouvrons le chemin il se tient légèrement au devant de nous. Il précède le monde, dans son intention. Alors nous disons que cet être est transcendant au monde, c’est-à-dire qu’il est au-delà du monde. C’est cette transcendance qui rend compte du devenir. Ainsi il existe un même être immanent au monde et transcendant au monde. Parce que cet être est immanent au monde il est présent en toi : par ton action sur Terre tu engendres le monde. Même si tu ne perçois pas d’être immanent en toi, dès que tu es en action, tu crées le monde. A ton échelle certes mais tu le crées. Ainsi participes-tu à la création du monde par l’action. Mais aussi parfois, tu ne sais plus où aller, alors tu t’arrêtes et tu réfléchis, alors l’inspiration te vient, l’inspiration est la trace de l’être transcendant venu en toi. Tu décides alors et tu agis. Ainsi est la respiration du dieu : l’action, la réflexion, à nouveau l’action. Si nous avons le sentiment que c’est se casser indéfiniment la tête que de chercher à nommer « cela » qui respire ainsi, alors nous pouvons abandonner cette question et nous dire : il (pronom neutre) existe...la Respiration. La Respiration existe en soi, et notre soif à nommer ce qui respire n’est que vanité à vouloir nommer. Plutôt que de rester sans cesse dans notre volonté de nommer, renonçons à nommer et sachant que la Respiration existe, acceptons qu’elle soit. Sans chercher à vouloir nommer le sujet de la respiration. Ainsi en décida Louria, le prince de la kabbale quand il renonça à nommer le sujet de la respiration, préférant l’appeler En Sof, c’est à dire l’in-fini (au sens : in-défini, non défini, non nommable). Pour lui la respiration est une émanation du En Sof. Ainsi « respire » (le verbe) est, et si le sujet est inaccessible à notre conscience verbale il est néanmoins accessible à notre ressenti, à notre conscience muette. Car quand nous agissons et quand nous recevons l’inspiration alors nous sentons qu’un être vient ou est venu. La joie est la trace de l’être en toi quand tu agis. L’être nous emporte avec lui dans sa marche inflexible, marche pourtant indéterminée car l’être se cherche lui-même dans notre inspiration. Ainsi le monde est ouvert, il est l’arc qui semble clôturer le ciel alors qu’il n’attend que d’être retendu toujours plus loin. En ne nommant pas le sujet de la respiration certes tu ne rejoins pas la communauté des croyants enfantins, qui eux nomment, mais tu étends le sujet de ta respiration du « moi » à l’univers. Quand tu respires, alors l’univers respire aussi.
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Elements de réflexions sur la question juive
Annalevine a répondu à un(e) sujet de aliochaverkiev dans Philosophie
L’erreur à ne pas commettre lorsque nous réfléchissons à la « haine du Juif » c’est de ne pas se mettre à la place du Juif mais bien au contraire il est nécessaire de se mettre à la place de l’antisémite pour comprendre ce qui se passe. Je pense que l’antisémite fait jouer au Juif le rôle de bouc émissaire, rôle qui chez les hommes est le moyen utilisé le plus couramment pour résoudre les conflits sociaux. Du coup l’antisémitisme oblige à réfléchir au delà de l’antisémitisme. Dans l’un de ses fils @Bluehawkrelate un fait divers dans lequel l’armée israélienne fit feu et tua un palestinien autiste sans apparente raison. En lisant ce fait divers je fus ému et ma première réaction fut d’espérer que justice soit rendue à ce palestinien. Or notre posteur n’a pas du tout cette attitude, il brandit un doigt accusateur sur l’ensemble des juifs, soudain devenus tous responsables de ce meurtre, et il alla même jusqu’à dire que les juifs, collectivement donc, se comportaient comme des nazis. Je me suis dit que c’était tout de même assez saisissant qu’à partir d’un fait divers horrible un homme en inférait que tous les juifs étaient des nazis. Une telle attitude laisse pantois. Les juifs doivent être collectivement exemplaires parce qu’ils ont été exterminés. Pour notre posteur les Juifs sont collectivement responsables du comportement de chaque juif particulier. A son tour il fait jouer aux juifs le rôle de bouc émissaire. Mais sa réaction m’a fait penser aussi au cerveau droit tel que le décrit Sperry, ce cerveau émotion, spatial. Dans l’esprit de Bluehawk quand il actionne ses émotions il n’est plus dans le temporel, il est dans le spatial. Les juifs deviennent du coup responsables de leur extermination passée parce que l’un des leurs a tué un palestinien aujourd’hui. Il y a une démonstration magistrale du caractère intemporel et spatial du cerveau émotion. Cela est saisissant de penser que pour Bluehawk l’extermination des juifs est justifiée par le meurtre d’un palestinien cent ans plus tard. Bien sûr il ne faut pas non plus que je sois naïf. Notre posteur est animée par la haine, et cette haine est telle qu’elle le déborde. En cela il est un homme, il se demande comment se débarrasser de la haine qui le dévore. C’est la condition humaine. Nous sommes tous, toujours, menacés par des émotions violentes telles que la haine et souvent nous ne savons pas trop quoi faire pour nous en débarrasser. -
J’ai noté dans un autre post que vous vous sentiez responsable des autres, du devenir des autres. Je vous rejoins sur ce point bien que je dirais plutôt : nous nous décidons responsables. Se décider responsable n’est pas identique à : se sentir responsable. J’ai relevé votre sentiment d’être parfois avilie par certaines interventions de certaines personnes. Ce sentiment d’avilissement provient, je pense, de cela : nous nous sentons avilis par celles et ceux qui ne se décident responsables que d’eux mêmes ou de leur seule famille proche. C’est l’étroitesse de leur univers mental de référence qui provoque ce sentiment d’avilissement qui est, je pense, un sentiment d’asphyxie. Peut être aussi le fait que certains de ceux là se réclament de spiritualité quand leur seul souci est leur c... est un avilissement de l’esprit que nous ressentons péniblement. La décision d’être responsable du monde nous conduit à être sans cesse en action. Chaque action nous la voulons, même dans sa simplicité, à portée universelle. Il y a chez vous une possible contradiction entre faire des actes à portée universelle et le faire dans le cadre d’une communauté qui exclut en quelque sorte le reste du monde.
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Pendant que les forêts brûlent dans l’autre hémisphère, pendant que l’eau se raréfie ici et qu’elle emporte dans sa furie des hommes là, pendant que les oiseaux disparaissent, pendant que la terre s’assèche et que les maisons lentement se fissurent, pendant que des terres devenues définitivement stériles chassent ses habitants, pendant que les anciens meurent dans des maisons closes, pendant que les pères et les mères pensent que la transmission se fait par les gènes et non par la mémoire, pendant ce temps là...tous dansent près de la fracture, décidant de ne pas voir les signes.
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Sous votre regard je refonde mon passé. Pour progresser il faut que j’écrive l’essentiel. Quand je suis parti de chez moi c’est bien en Israël que j’avais décidé d’aller. Comme je suis parti en stop, avec le sentiment d’errer en Europe puis en Turquie je me suis toujours dit que j’étais arrivé là-bas par hasard. Mais non j’y suis allé volontairement, je suis surpris de m’être masqué cela. Je cherchais bien le pays dont je pensais être l’enfant et ce pays je pensais que c’était Israël. Mais ce n’était pas Israël. Comme je n’avais plus d’argent je suis parti à Eilath travailler dans les mines de cuivre du roi Salomon. Je me suis fait un peu d’argent et là je me suis demandé que faire. Je me souviens : je me suis dit la Révolution va éclater en France , je dois y retourner et participer à la Révolution. En janvier 1968 j’étais revenu à Paris. En fait à ce moment là j’avais renoncé à trouver un pays où je puisse me sentir chez moi. Je ne cherchais pas un chez moi. Je ne cherchais pas une terre. Je rêvais d’une société d’hommes et de femmes construite selon un ordre nouveau. Mais je n’avais aucune idée de ce qu’aurait pu être cet ordre nouveau. Mai 68 a éclaté et j’y ai activement participé. Au sortir des événements je compris que cet ordre nouveau n’adviendrait pas. Ensuite ce fut une longue mélancolie. Je croyais que c’était par manque d’imagination que cet ordre nouveau ne pouvait pas advenir. Avant de me rendre compte que personne ne rêvait d’un ordre nouveau. Sauf tous ceux qui projetaient de revenir à la terre. De rompre avec la société en construisant de petites communautés rurales. Ce mouvement de retour à la terre a duré de 1969 à 1976 environ. Bon madame Ambre je vous instrumentalise en faisant de vous mon juge !
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Vous allez trouver que je suis un peu « insultant » avec vous mais je ne lis pas (encore) vos textes. J’ai d’abord besoin d’écrire, pas forcément ici, mais écrire ici est finalement motivant. Votre action, créer une nouvelle communauté en rupture totale avec le monde m’interpelle. Je me sens « convoqué » par vous. C’est mythique bien entendu, dans les faits vous ne m’interpelez pas et vous n’êtes pas responsable de mes sentiments. Nous dirions en psychologie freudienne que vous êtes mon surmoi. Vous êtes passée à l’action. Je n’adhère pas à votre projet mais le problème n’est pas là et critiquer votre entreprise serait mesquin car si je me sens mal à l’aise c’est que je tarde à partir à l’assaut de l’étape finale : trouver le sens ultime de mon action depuis qu’un jour je rompis avec mes origines. Ce sens m’échappe toujours et s’il m’échappe je crois bien que c’est en raison d’une certaine nonchalance morale. Non que tout ce que j’ai fait n’ait pas de sens, je peux mourir aujourd’hui et me sentir apaisé d’avoir fait ce que j’ai fait, mais ce confort que je me donne, face à vous je m’en sens coupable. Il y a un effort final à faire et je ne le fais pas, Je le retarde toujours. Vous êtes passée à l’action, je ne suis pas passé à l’action dans l’ordre des devoirs qui sont les miens. Vous me rappelez à l’ordre. J’ai bien conscience que j’écris là des mots que vous ne pouvez pas comprendre mais j’ai le sentiment que vous êtes au delà ou en deçà de qui vous êtes, que vous êtes aussi autre et que cet autre exprime une certaine exigence à mon endroit.
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Encore un pauvre lémurien qui croit dans l’inconscient. Ah cette aptitude à l’esclavage mental du petit européen. Freud a dit : l’inconscient est, et le petit européen rampe. Après certains vont attaquer les Juifs. Mais les juifs sont ils responsables du désir d’esclavage de ces petits européens ?
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Elements de réflexions sur la question juive
Annalevine a répondu à un(e) sujet de aliochaverkiev dans Philosophie
Je viens seulement de lire votre post. Il est ambigu et je pense que vous parvenez de manière subtile à exprimer votre haine du Juif. @Maroudijidans un post qui suit exprime lui aussi tranquillement sa haine du Juif. Je ne m’insurge pas. Je reconnais le droit de haïr en pensée. Chez les Juifs c’est l’acte qui est coupable, pas la pensée. Je suis intéressé en fait par votre haine du Juif et je me marre d’avoir tiré de @Maroudiji une passion qui le déborde. Votre attitude comme celle de bien d’autres me font réfléchir sur ce point, que j’avais oublié. Chez les mammifères, d’une manière générale, la résolution des conflits passe par la désignation d’un bouc émissaire. Le Juif est le bouc émissaire. Pourquoi lui ? On peut en discuter. Je suis heureux d’avoir réconcilié @Maroudijiavec les autres intervenants. Grace à cette haine commune du Juif je crée de nouvelles communautés. Ça me remplit de joie. -
Voilà exactement comme je veux que vous écriviez. Vous brisez les amarres, et tant pis si vous donnez l’image d’une égarée. Vous ne l’êtes pas, égarée, quand vous écrivez ainsi, vous osez jeter le corset dont se parent nos écrivains d’ici. Vous allez droit devant et tant pis si ça déclenche un conflit. Batailleuse, hardie, douée, puissance en l’état, parfois encore brute. Voici pourquoi parfois je me sens femme devant vous, j’aime recevoir en moi la puissance de votre masculin, mais je reprends vite mon naturel despotique. Vous vous voulez civilisée, assujettir vos passions au langage verbal. Ok. Mais ne sacrifiez pas tout au verbe. Vous êtes douée pour le dessin ? Dessinez. Montrez à vos enfants votre coup de crayon. Ou ne dessinez pas, vous n’êtes pas tenue de m’obéir. Je me sens détendue : vous osez être libre dans le verbe. Je voulais cela. Vos textes en rayon jardinage sont lumineux. Ils me réveillent. Savez-vous que ce désir actuel de vivre autrement est très largement antérieur à notre époque ? Vous pensez que c’est le souci de notre survie qui engendre cette recherche écologique , sauvegarder la nature, en vérité non, vivre autrement, déjà emplissait mes recherches avant même que ne fut posée la question écologique. Continuez d’écrire comme cela, c’est parfait. Vous avez l’élégance de l’artiste, normal, vous êtes une artiste.
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D’abord c’est mon sentiment : je vous ressens maladroite. Mais pas sur le fond. Je vous ressens maladroite dans la forme. Je m’aperçois que je suis dans un rapport affectif avec vous. Je veux dire : je suis exigeant avec vous. Je voudrais que vous écriviez avec plus d’élégance. Que vous travailliez l’élégance de votre style. Trop abrupte dans le style. Trop brutale. Je vous veux plus souple. Vous allez me rétorquer : mais vous êtes gonflé vous ! Je me rends compte qu’en effet je suis gonflé avec vous. Vous êtes capable d’apprendre, de progresser, de vous améliorer. Je perçois cette capacité, du coup je deviens exigeant. Travaillez votre style. Je trouve que vous avez un style de plus en plus coulé. Mais vous pouvez faire mieux. Sur le fond je ne vous reprocherai pas d’être maladroite, ni d’être irrationnelle. Vous êtes ce type de personne de qui j’attends une élégance artistique tout en tolérant pourquoi pas même le pire dans le fond. Je voudrais que vous libériez le fond de vos idées fut-il fou mais que vous le fassiez avec une élégance de style parfaite. Continuez de jeter vos idées sans vous contrôler. Ensuite seulement lisez ce que vous venez d’écrire, écoutez la sonorité ( muette, dans la tête) et corrigez selon votre goût. Vous êtes une musicienne. Devenez musicienne dans votre expression verbale. Donc écoutez vos phrases et, selon votre goût musical, le vôtre, corrigez. Je suis assez souvent irrité quand je vous lis : vous pouvez être musicienne dans le verbe comme vous l’êtes au piano mais vous restez abrupte dans le verbe. Grrrr...Ça m’agace que ne travailliez pas plus votre expression verbale alors que vous savez travailler vos partitions de musique. Je suis curieux de votre travail de cardage. Vous dessinez aussi ? Si oui je suis curieux de vos dessins.
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C’est étonnant ces histoires d’héritage. J’ai le sentiment d’avoir réussi mon travail de père lorsque j’entends mes enfants dire : nous n’avons pas besoin d’héritage matériel. Ils ont construit leur vie sociale sans jamais s’appuyer sur la perspective d’un héritage matériel. Je tiens moi-même cette exigence (se réaliser sans compter sur un héritage matériel) de ma mère, qui tenait cette exigence de ses ascendants russes. Dédé c’est le contraire. Je sens que c’est valorisant pour lui de transmettre un héritage matériel. Est-ce à dire que je ne transmets rien à mes enfants ou encore que ma mère ne nous a rien transmis ? En fait ma mère n’a jamais cessé de transmettre et je ne cesse jamais de transmettre mais il s’agit de transmissions immatérielles. Et cette transmission immatérielle est une transmission de savoirs. Là un héritage matériel, ici un héritage immatériel. Cette différence tient aux différences d’origine sociale en fait. Le Français d’origine paysanne transmet une terre, une maison, etc. L’étranger, qui demain peut tout perdre et être chassé, transmet des savoirs. Pouvant tout perdre sur le plan matériel il doit transmettre des savoirs qui permettront à ses enfants d’arriver partout sans un centime et pourtant de parvenir à s’insérer au plus haut niveau. Pour le nomade, en menace d’exclusion, l’important est de transmettre l’aisance dans les maths, la physique, les langues, les traditions du peuple des origines. L’héritage culturel permet à l’enfant qui arrive dans n’importe quel pays, sans un centime, de s’imposer en quelques années dans toutes les élites du monde. D’un côté Dédé le gouailleur français qui ne sait pas que sa vision de l’héritage plonge dans une tradition séculaire paysanne, et disons aliocha qui sait que la survie de sa descendance tient à l’héritage immatériel des savoirs.
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Elements de réflexions sur la question juive
Annalevine a répondu à un(e) sujet de aliochaverkiev dans Philosophie
Finalement Sartre voyait peut-être juste dans son livre : réflexions sur la question juive. Il y écrit que le Juif n’existe pas, qu’il est une figure fantasmée. Ça m’a fait sourire mais j’ai fait une erreur. Je me suis placé dans le monde juif, et, dans le monde juif, le juif ne peut pas être une figure fantasmée ! Mais Sartre se met en fait à la place du non juif antisémite. Et en effet quand je lis Heidegger je m’aperçois que la figure qu’il a du juif est complètement fantasmée ! Heidegger invente un Juif qui n’existe que dans son imaginaire. Les antisémites fabriquent une figure du juif qui n’existe que dans leurs fantasmes. C’est assez dément. -
C’est vraiment étonnant cette hypothèse des deux pensées. C’est une hypothèse que je peux vérifier par l’expérience. Si je reprends un livre de terminales S et que je m’applique à résoudre quelques problèmes de géométrie dans l’espace je constate en effet que j’emploie bien deux modes de pensée différents. Si je dois donner la figure intersection d’un plan et d’un cube par exemple je vais construire cette figure mentalement sans passer par le mot, ni par le nombre ni même par les lettres. Ma pensée est en effet muette et fonctionne en construisant des droites et des plans. Si maintenant je dois démontrer que quatre points par exemple de l’espace sont coplanaires, je peux, toujours en construisant des droites ou des plans mentalement, voir la coplanérité. Mais je ne peux pas la démontrer. Pour la démontrer je dois mettre des lettres et recourir à des calculs vectoriels qui ressortissent à la pensée analytique. Deux pensées. Prenons maintenant les leçons d’histoire. Plus j’avance plus je mets des cartes. D’un côté le texte de l’autre les cartes. Et je m’aperçois que la conjugaison du texte et des cartes me permet, à moi et à mon élève, d’avoir une compréhension des événements incomparable. Là encore deux pensées associées mais différentes. Le texte décrit les événements : succession des événements, succession donc temporalité. Les cartes situent les événements : géographie, spatialité. Le temporel d’un côté, le spatial de l’autre et une compréhension des événements comme moi comme pour l’élève incroyablement puissanciée. Je me rappelle que lors de la relation des guerres menées par l’Espagne contre la France et les Provinces Unies à partir de Philippe II, la vision des territoires espagnols m’a aussitôt mis en relation, pour les idées, avec la Lotharingie. Brusquement, grâce aux cartes je vis l’ancien partage du royaume de Charlemagne, l’ancien duché de Bourgogne de Charles le Téméraire. Ça sautait aux yeux grâce aux cartes. Je pouvais du coup voir le déploiement de l’histoire de plusieurs siècles en un seul lieu. Des siècles soudain fusionnés dans le temps zéro de l’image. Cerveau gauche : histoire, temps; cerveau droit : géographie, espace. Deux pensées. Il y a effectivement deux pensées. Ce qui est étonnant c’est qu’il semble qu’il n’y a guère que les Français qui ignorent cela. Ils pensent qu’il n’y a qu’une seule pensée : le temps, l’histoire, l’analytique. L’espace pour eux est un sous produit du temps , la géographie est un sous produit de l’histoire. Dévaluation voir négation d’une pensée. Encore que parfois, certains pensent toujours qu’il n’y a qu’une pensée, mais cette pensée unique c’est alors celle du cerveau droit. Pour ceux là le temps est un sous produit de l’espace et l’histoire un sous produit de la géographie. Finalement le Français a la rage de la pensée unique.
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Elements de réflexions sur la question juive
Annalevine a répondu à un(e) sujet de aliochaverkiev dans Philosophie
Ce contre quoi s’insurge Heidegger c’est la technique. La technique c’est la science appliquée. À son époque l’Allemagne vivait dans l’angoisse de disparaître en tant que nation. Cette angoisse plongeait les Allemands dans un sentiment d’urgence, il fallait agir vite ou mourir. Cette panique était le résultat d’une angoisse existentielle devant l’émergence de la puissance américaine d’un côté et celle de l’empire soviétique de l’autre. Deux puissances qui menaçaient l’identité allemande. Deux puissances animées par l’esprit juif pour les antisémites. Le Juif qui compte (le Juif financier, banquier et comptable) le Juif qui mesure tout, qui calcule, etc. le Juif scientifique à vue technicienne. Le Juif, pour Heidegger, qui utilise la technique soit pour aliéner les hommes dans les chaînes de production américaines soit pour promouvoir l’égalité et l’indifférenciation des hommes du côté bolchevique. Le Juif tend ainsi à faire disparaître l’homme dans sa singularité et les nations dans leur singularité dans l’universalisme de la marchandise et de l’égalité. À vrai dire l’insurrection de Heidegger est très actuelle et c’est pour cela qu’il revient en force. Mais ce qui est étonnant c’est qu’il rend le Juif responsable de la marche monstrueuse de la science et de la philosophie vers le déterminisme matérialiste. Pour Heidegger le Tout ( l’Etre) s’effondre en une avalanche d’objets sous l’action de l’esprit scientifique qui ne reconnaît justement que des objets, l’être humain devenant lui même un objet. Pour Heidegger le Juif est un homme sans terre, un déraciné. Ce déracinement le porte vers l’activité scientifique vue comme une activité arrachée à tout particularisme culturel. En effet la science est universelle, donc sans racine et le Juif, sans racine, se reconnaît ainsi dans la science, laquelle ne reconnaît que des objets, laquelle arrache les étants à L’Etre de la même manière que les Juifs ont été arrachés à la Terre. Le technicien comme le Juif représente le non humain. Heidegger fait donc un rapprochement aberrant entre le Juif arraché à la Terre et le technicien qui arrache l’homme à l’humain, à l’Etre. Cette identification est délirante. Mais elle permet à Heidegger de trouver un bouc émissaire comme responsable de son angoisse. -
La différence entre vous et moi c’est que vous admirez Einstein pour ses théories scientifiques moi je l’apprécie pour sa capacité d’émerveillement devant le monde. Vous admirez Feynman pour encore une fois ses théories scientifiques moi je l’apprécie pour sa capacité à jouer du banjo dans les boites de nuit. Vous admirez Godel pour ses théorèmes moi je l’apprécie pour ses délires philosophiques. Vous versez du côté de l’assujettissement à la pensée scientifique, c’est en cela que vous choisissez l’esclavage, Moi je verse du côté du sentiment et de l’émotion, c’est en cela que je choisis la liberté. Bien sûr je suis provocateur ! Car l’esclavage, votre choix, n’a pas à être méprisé. Cet état d’esclavage est même riche et gros de potentialités. Ce n’est pas être esclave ou choisir l’esclavage qui suscite le jugement chez moi c’est de ne pas être conscient du choix volontaire de servitude à la science que vous faites qui m’agace.
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J’ai aussi cette inclination à admirer Einstein, Feynman ou Godel. Mais je me rends compte que c’est en raison de leur choix d’utiliser leur génie pour servir la Raison, la pensée rationnelle, la pensée scientifique. C’est parce qu’ils ont choisi de servir la Cause. Des génies qui choisissent tout de même l’esclavage dirait Heidegger. Des Titans qui se mettent au service de l’Esclave dirait Nietzsche. C’est pourquoi notre admiration pour ces hommes est ambiguë : notre admiration met en exergue notre servitude volontaire. Nous sommes fiers que des génies se soient mis à notre service.
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Elements de réflexions sur la question juive
Annalevine a répondu à un(e) sujet de aliochaverkiev dans Philosophie
Je pense que vous faites une erreur en datant l’antisémitisme à l’après seconde guerre mondiale. Mais peu importe. Nous pouvons bien sûr expliquer le ressentiment contre les juifs à ce fait que, sous le règne du christianisme encore papiste, ils pratiquaient le commerce de l’argent, très mal vu par les chrétiens tous encore catho. Mais ça ne tient pas la route car au moment des croisades les Juifs ont été supplantés par les financiers italiens ( les Vénitiens). Bien sûr ils gardèrent encore l’activité financière privée, le prêt aux particuliers mais là encore les Italiens mirent sur pied les monts de piété et les usuriers non juifs furent certes mal aimés mais pas tués. L’anti judaïsme est propre aux chrétiens mais là encore il est possible de comprendre cet anti judaïsme. Les chrétiens comme les musulmans pensent qu’il n’y a qu’une Vérité et que tout le monde doit s’y plier. Et puis il y a une porte de sortie possible pour le Juif : se convertir. Le juif converti (Maimonide recommandait de se convertir lorsque les occidentaux chrétiens ou les arabes musulmans devenaient trop chiants) n’est plus persécuté. Bon ce n’est pas bien non plus de forcer les gens à se convertir ! mais avec l’antisémitisme nous sommes face à autre chose que la chose religieuse. Un Juif peut se convertir pour un antisémite il reste Juif. Nous ne sommes plus dans la religion. Et c’est là que ça devient problématique. Je me suis trompé quand je pensais que la source de l'antisémitisme était de nature religieuse. Il s’agit d’autre chose et cela reste pour moi encore obscur. Il y a bien sûr la question raciale mais ça c’est de la poudre aux yeux pour justifier auprès des masses la violence faite aux juifs par les élites. Les élites allemandes n’ont jamais cru au discours racial. Le destinataire de ce discours racial était la classe moyenne toujours aussi conne. Mais quand il s’est agi de passer à l’acte les nazis ont phosphoré. Le critère racial ne marchait pas. Ils auraient dû déclarer juifs des gens qui n’avaient plus rien de Juif dans leur esprit. Quand on lit Heidegger on commence à apercevoir ce qu’est l’antisémitisme. C’est une opposition radicale à une certaine forme d’esprit, c’est même une Guerre à mort contre une certaine forme d’esprit, forme repérée chez le Juif que celui-ci soit religieux ou pas. La forme d’esprit attaquée par Heidegger il la prête aux Juifs de manière à mon avis indue. C’est en cela que les Juifs deviennent des boucs émissaires : ils sont censés incarnés une forme d’esprit dont on s’aperçoit assez rapidement qu’ il est totalement arbitraire de la prêter aux Juifs. -
La pensée française est restée la plupart du temps, sauf chez les élites qui, depuis longtemps se sont mises aux langues étrangères, provinciale, c’est à dire qu’elle pense comme au XIX siècle. Il n’existe qu’une pensée, la pensée linéaire, séquentielle, temporelle, construite autour du mot et du nombre. C’est la pensée du computer, de l’ordinateur, la pensée de l’IA que le Français pense être la seule qui vaille. Le Français de la classe moyenne, qui, encore une fois ne s’informe pas des avancées des connaissances multiples menées à l’étranger ( le Français de la classe moyenne dédaigne la langue anglaise) pense donc que la pensée se déploie toujours dans un monde hiérarchisé, pyramidal, avec au sommet une autorité suprême, servie par une armée de clercs, tout ce monde régnant sur un peuple qu’il convient d’éclairer. L’autorité suprême est celle qui détient la Vérité, le sachant, l’expert, le philosophe, l’énarque, le maître des mots ou des nombres, parfois encore le Pape, ou Freud et son Mahomet : Lacan. Dans un tel monde, bâti sur le mode papiste ou romain, catholique , il existe au sommet : la Vérité qui n’est jamais qu’un avatar de Dieu. La Vérité est, existe, elle est le nouveau Dieu, qui, parce qu’elle est Vérité s’impose à tous. Comme je l’écrivais ailleurs, tuer Dieu ne tue pas le catholicisme, tuer Dieu ce n’est jamais que changer un mot pour un autre qui a la même fonction, c’est remplacer le mot Dieu par le mot Vérité. Le concept de Vérité est le plus souvent défendu par des hommes, le patriarcat solide, qui joue avec les mots, qui migre du mot Dieu au mot Vérité. Pour ceux là qui sont les papes de la Vérité, la pensée n’existe que dans le verbe, le mot, et le nombre. La pensée muette, celle qui « voit » pour eux n’existe pas, c’est une pensée dégradée, folle, folle au sens : opposée à la Vérité. C’est une pensée folklorique. Une pensée de bonne femme dégradée dans le sentiment, qui pour eux est une sorte de loisir de leur pensée analytique, tout juste bon à accompagner le sexe. La France donne ainsi une image bien ancrée maintenant à l’étranger, la France c’est la Vérité algébrique ou verbeuse, et c’est la Danseuse. Sous la tyrannie Hitlérienne les Allemands y venaient pour se distraire en écoutant Sartre pérorer sa Vérité du moment avant d’aller baiser dans les bordels. La France est un pays où il fait bon vivre mais qui n’est pas sérieux.
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C’est en pratiquant l’enseignement des mathématiques que je me suis aperçu qu’il existait deux façons de penser ( mais je n’avais pas encore relié ces deux façons aux deux hémisphères cérébraux). Avant d’enseigner je passais de l’analytique au spatial sans m’en rendre compte. Mais je me suis alors rendu compte que certains élèves ne comprenaient pas. Il fallut alors que je décortique pas à pas ma façon de penser pour la leur rendre intelligible. Et là je me suis aperçu qu’il y avait chez moi deux façons de pensée complètement différentes. Quand j’étudiais une fonction il y avait l’étude analytique mais il y avait aussi l’étude spatiale, et c’était bien deux mondes différents. Dans l’analytique je passais de nombre en nombre, dans le géométrique le nombre disparaissait, ne restait plus qu’un visuel, qu’un dessin dans l’espace. Et j’établissais une correspondance entre les nombres et les figures. Sans m’en rendre compte je passais d’un cerveau à un autre. Dans le spatial les mots, les nombres, le raisonnement disparaissent. Si je dois résoudre un problème en m’appuyant sur la seule figure spatiale, effectivement comme le dit Sperry ma pensée devient muette. Je dois travailler le seul visuel, je dois voir, et cela sans le secours du mot, ni du chiffre, ni du raisonnement, je dois devenir voyant. Ainsi il existe bien deux consciences. Mais la conscience du voyant ne paraît pourtant pas reliée ici au sentiment, sauf à appeler sentiment l’intuition des relations spatiales.
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Je vous trouve assez paradoxale. Mais je comprends mieux pourquoi je vous trouve paradoxale depuis que j’accepte de reconnaître qu’il existe deux façons de penser, authentifiées par les recherches des savants anglo-saxons. Ce côté paradoxal je l’ai d’abord perçu comme votre capacité à être parfois dans le masculin parfois dans le féminin. Mais je me suis du coup aperçu que, pour moi le masculin était imagé dans la pratique de la pensée analytique, séquentielle tandis que le féminin était imagé dans la pratique du sentiment ( images assez conventionnelles je le reconnais). Ce qui fait que je me sens moi même parfois masculin, parfois féminin. Là dans votre discours vous vous voulez analytique, séquentielle, temporelle. Pourtant je vous trouve maladroite. Mais vous êtes maladroite car chez vous fonctionne aussi la pensée holiste, spatiale et j’en veux pour preuve vos posts sur les savoir faire anciens. Là vous êtes tactile, spartiale, vous n’êtes plus dans la rationalité, dans l’analytique. Le concept de vérité devient absolu quand le cerveau analytique est dominant. @Fraction et @Loufiat laissent dominer leur cerveau temporel, séquentiel, lequel passe rationnellement, logiquement de vérité en vérité . Ils n’ont pas la capacité mentale de sortir du concept absolu de vérité car ils n’ont pas la capacité mentale de sortir du mot ou du chiffre. Vous, et cela me surprend à chaque fois, vous avez la capacité de jouer des deux instruments mentaux, le temporel et le spatial. Je vous perçois tout de même comme étant plus spatiale que temporelle, plus sentiment que raison. Le sentiment c’est ce que Pascal appelait l’esprit de finesse. Il y a des pages très belles de lui où il décrit comment celui qui a l’esprit de finesse ne comprend même pas le concept de vérité. Vous êtes dans le spatial et dans le sentiment mais vous faites des efforts étonnants pour faire aussi fonctionner votre cerveau rationnel et linéaire ( temporel). Vous êtes équilibrée entre deux mondes là où beaucoup en général basculent dans le versant linéaire , celui où tout est vérité car pour eux tout est mot ou chiffre. Vous êtes trop fine pour donner à la vérité un caractère absolu. Donc vous ne serez jamais d’accord avec eux car votre esprit est plus vaste dans son déploiement que le leur, beaucoup trop spécialisé.
