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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. Annalevine

    La mort du "Moi" ?

    Quand je vis des moments de joie (de bonheur ?) j’ai beau me dire que c’est une illusion, je demeure heureuse. Quand je vis des moments de malheur ( la souffrance d’un proche par exemple) j’ai beau me dire que c’est une illusion ( en fait je ne me dis jamais cela) je reste dans le malheur.
  2. Je suis toujours surprise quand j’observe cette propension des philosophes à différencier sans cesse l’homme de l’animal. Ils ne peuvent se « ressentir » hommes ( ou femmes, mais les femmes sont tout de même moins obsédées par cette différenciation ) que par opposition aux animaux. Pauvres animaux ! Je me souviens, tiens à l’instant, de ce passage du Capital (Marx) où il décrit la cascade des ressentis négatifs dans les sociétés capitalistes : tout en haut les maîtres, puis les cadres supérieurs, puis les cadres, puis les salariés de simple exécution, puis les esclaves, puis les animaux. Pour les esclaves heureusement qu’il y a les animaux : ainsi il y a encore plus « inférieurs » qu’eux.
  3. Quand vous dites que « le futur préexiste », rien que cette formule démontre que vous êtes victime de tous les gourous de la pensée magique. Si vous étiez un peu plus actif, un peu plus courageux, un peu plus travailleur aussi, vous liriez, au moins, Einstein dans le texte. Il y a suffisamment de gens sérieux qui expliquent Einstein. Vous verriez alors qu’Einstein n’utilise jamais ces vocables, passé, présent, avenir. Le temps scientifique n’a rien à voir avec le temps tel que les tenants de la pensée magique l’utilisent. Vous verriez aussi que la simultanéité existe et est même définie par Einstein dans son article de 1905. Mais, tout comme les pseudo scientifiques d’ici vous n’avez même pas fait l’effort de lire cet article. Vous n’êtes pas sérieux. Vous dévalorisez la subjectivité : c’est le propre des subalternes. N’avez vous toujours pas observé que vos maîtres affirment leur subjectivité ? Que ce ne sont pas les scientifiques qui bâtissent le monde ? qu’ils sont toujours utilisés par les politiques, les entrepreneurs etc, ? Que peut-on penser d’un homme comme vous prêt à changer sa vie si un savant lui démontre que le monde est déterminé, dites moi que peut alors penser de vous ? Sinon que vous êtes de la race des serviteurs? Choisissez le courage, la valeur des maîtres, contre l’intelligence, la valeur des serviteurs. Osez devenir un maître, renoncez à être le chien que vous désirez être.
  4. Ce qui est intéressant, ce qui pique la curiosité dans votre façon d’écrire c’est que vous avez le style des prophètes bibliques. Avant qu’Abraham fut moi je Suis, vous c’est : avant que Minkowski fut, l’Espace-Temps est. De toute éternité. Impressionnant. L’entité majeure, ce n’est plus un Dieu, c’est-à-dire une personnalité de type humain, l’entité majeure ce sont les Mathématiques. Elles disent le Vrai. Impressionnant. Le Dieu est épuré de toute humanité, de tout sentiment, le Dieu est Logique ( mathématique). Vous pourriez devenir le grand prophète de cette religion étonnante. Avec des disciples type Zen ( alpha). Votre ambition a quelque chose de l’ambition d’Alexandre ( le Grand). Bonne chance. ( Pourquoi les Grands Sachants du forum ne sont-ils pas directeurs de recherche au CNRS, ou maître de conférences à Orsay ? C’est terrible d’avoir de telles connaissances et d’être pourtant un obscur salarié obligé de prendre chaque jour les transports en commun. Il règne une certaine injustice dans ce monde). Allez les lumières de l’univers, je vous laisse entre vous.
  5. Pourquoi une théorie scientifique, au demeurant restreinte ici à la seule physique des particules et des ondes, ou à la seule astrophysique, aurait forcément des conséquences philosophiques ? Il existe des philosophies qui ne tiennent aucun compte de la science physique réduite à l’étude des constituants élémentaires de l’univers. L’existentialisme n’a par exemple que faire des sciences exactes. Vous semblez lier le sentiment que vous avez de l’existence aux équations mathématiques de la physique. Je pense que vous faites erreur. Il est nécessaire de différencier le sentiment de la pensée ( en Europe occidentale vous ne dites pas : pensée, vous dites : raison ).
  6. En réponse aux deux derniers interlocuteurs... Il est possible qu’il y ait des moments de suspension, où, à la question : que faire maintenant ? La réponse ne vienne pas. Il est possible aussi que la réponse ne vienne pas en raison d’un empêchement dont il paraît impossible de prendre conscience. Il faut laisser le temps...mais il y a aussi l’angoisse d’être là, suspendue dans ce moment d’indécision. Suspendue dans le néant dit le philosophe qui pourtant écrit aussi que seul ce moment de suspension permet de revenir dans le monde. Etre là en attente... d’un événement psychique qui ne dépend pas du vouloir. Pourtant l’action à venir est déjà dessinée. Seule fait absence la volition, le passage à l’acte. Je sens que le moment s’approche où l’intention d’agir deviendra action. Chaque soir, chaque matin je dois me dire « je vais mourir » Alors je suis dos au mur, je sens mon énergie, rageuse et puissante, se précipiter avec détermination dans la volonté du dernier agir. Mais si je fais retour sur moi je vois que toute action qui engage la vie est toujours ressentie comme étant la dernière action.
  7. Si, les structures mathématiques ont commencé à exister à un moment. Elles ne viennent pas de nulle part. Elles viennent de la socialisation des hommes et plus exactement de la sédentarité, suivie de la construction des premiers États. La nécessité de quantifier les objets échangés ou stockés a conduit à élaborer les premiers signes mathématiques. Les mathématiques sont donc issues du monde réel social lors de la construction des premiers embryons d’Etat. Tout comme l’écriture d’ailleurs, elle aussi liée à ces premières constructions ( l’écriture n’a pas d’abord été une transcription de sons ). L’univers mathématique ne résout pas le problème de la cause première. Vous avez cité Godel, il n’existe pas de système clos qui s’explique lui même. Donnez moi la cause première de l’univers mathématique. Votre sens de l’éternité dénote une absence culturelle, la même que l’on peut déceler chez zenalpha : l’Histoire. Vous ne savez pas que tout a une histoire, un début, et cette ignorance vous fait croire que certaines connaissances sont relatives à des réalités qui existent de toute éternité. Vous êtes dans le religieux et même un religieux intense, dans votre affirmation de Vérités éternelles. Vous êtes dans l’ivresse mathématique et peut être même dans l’ivresse informatique. Votre ivresse est de penser que vous pourrez tout maîtriser, que vous pouvez devenir Dieu. Je pense que vous êtes fan du transhumanisme. C’est sympathique et je vous souhaite aussi de sympathiques orgies avec zenalpha dans l’écoute conjointe du gourou Klein. Néanmoins la physique des particules et des ondes n’est pas la porte ouverte à la maîtrise du vivant comme vous l’espérez. Les sociétés humaines déterminent votre quotidien. Les sociétés humaines ne suivent pas les lois mathématiques.
  8. Si tout de même ! Cela a une importance de partir du principe que la réalité est indépendante de l’homme. Je ne dis pas qu’il n’existe pas de réalité indépendante de l’homme je dis que cette réalité idéale, totalement indépendante de l’homme est inaccessible car toute perception humaine est fabriquée avec des éléments subjectifs. Ce n’est pas là, de ma part, une position philosophique, c’est le résultat de l’expérience vécue. Des déterminations subjectives interviennent dans toute perception. Toute perception dite consciente est le résultat d’une construction extrêmement complexe, dont nous n’avons pas conscience, construction qui intègre des données subjectives. Mais le débat ne porte pas là dessus. Ce que vous ne voyez pas c’est que vous décidez que la réalité que vous percevez est une réalité en soi : elle ne dépend pas de vous, elle ne dépend pas de vos organes récepteurs, ni de la mémoire de l’espèce ou celle de votre communauté, en quelque sorte pour vous la réalité vous est révélée. Cela dit vous avez le droit de décider ( de la réalité) mais vous ne pouvez pas décider pour moi par exemple. Oui votre intention est bien de trouver une explication à tout, je l’ai bien compris. Vous pensez qu’il est possible de trouver une explication à tout, je pense pour ma part que ce n’est pas possible. Par exemple trouver une cause première semble impossible. Nous ne cessons de remonter à la cause de la cause. Ce problème est résolu de deux façons. La cause première est Dieu. Problème : Dieu apparaît comme un être parfait non soumis au temps ( c’est à dire au changement d’état) et non soumis à l’espace ( il n’est pas localisable). Comment alors une réalité qui est hors du temps peut elle engendrer le temps ? L’autre façon de résoudre la question est donnée par Hawking dans l’un de ses derniers ouvrages : la cause première est cause d’elle même. C’est astucieux, il n’est pas le premier à avancer cette hypothèse, mais cela me paraît être un peu gros ! Il existe encore une autre approche. Celle qui consiste à dire que la causalité est une condition qui s’impose à l’homme. Le fait qu’elle s’impose à l’homme ne signifie qu’elle soit toujours vraie. Il faudrait alors se dégager de la causalité. Cette option me plaît car elle signifie que le réel est encore bien plus étonnant que ce que tous les physiciens et mathématiciens imaginent. Cette option ne débouche pas non plus sur le concept de Dieu, elle débouche sur l’Inconnu. Autre remarque : nous sommes toujours immergé dans le monde. Pour rendre compte du monde il faudrait pouvoir l’observer de l’extérieur. Mais en science l’observateur est toujours immergé dans le monde, il n’est jamais à l’extérieur du monde. Encore un problème ! Pour résoudre le problème il faudrait sortir de la position observateur. Certains philosophes l’ont tenté. Vous êtes là dans l’émotion, vous n’êtes plus dans la raison. Cela n’a aucun intérêt de vous suivre dans une émotion qui ne relève que de votre stricte singularité. Je suis en tout cas flattée que vous soyez obligé de me dévaloriser à ce point. Je n’avais pas perçu que mon discours faisait de vous un pur imbécile. Oui vous avez raison de vous rassurer. Je vous donne l’autorisation de me prendre pour une conne. Va ton chemin tranquille, brave homme.
  9. En lisant ce « fil » je me rends compte à quel point la France est désormais fracturée en communautés qui ne se parlent plus. C’est le constat fait par l’auteur de l’Archipel français. Manifestement l’écrasante majorité des intervenants n’ont pas l’occasion de fréquenter des arabes musulmans. Partagent ils parfois un repas avec eux ? Un café avec eux ? Travaillent ils parfois en synergie avec eux ? Je n’en ai pas l’impression. C’est inquiétant cette fracture car chacun fantasme sur l’autre. Chacun généralise sur l’autre. À partir du comportement singulier d’un représentant d’une communauté chaque représentant de l’autre communauté généralise. Cela aggrave la fracture. Il est dommage que les communautés qui désormais composent la population française ne se parlent plus ou peu. Bien sûr les tenants de l’assimilation se révoltent contre ce fractionnement. Mais nier un fait ne permet pas de l’effacer.
  10. Pour comprendre votre démarche il faut aller à votre conclusion. Vous adhérez aux théories que vous développez parce qu’elles permettent de répondre à la question : pourquoi y a t il quelque chose plutôt que rien ? Vous êtes inspirée par une INTENTION. Cette intention est exclue de votre monde rationnel. Vous ne voyez pas votre intention, vous ne l’intégrez pas dans votre système. Ce qui vous angoisse, car, de mon point de vue c’est une angoisse qui vous inspire, c’est l’indétermination du monde. Vous bâtissez une vision du monde qui élimine l’indétermination avec cette intention : éliminer l’angoisse de l’incertitude. Avoir au moins une Certitude absolue. Cette recherche de la certitude, vous la cherchez dans les mathématiques. Il me semble que vous êtes une mathématicienne plutôt qu’une physicienne, car établir un isomorphisme entre un univers mathématique et un univers « physique » ( la nature dirai-je, pour illustrer) me paraît être une audace de mathématicienne. Il est vrai que vous partez de ce postulat : la réalité est indépendante des humains. À ce propos je trouve que vous balayez trop vite les objections de Godel : il existe des propositions indémontrables ( dans un univers donné). Votre postulat est indémontrable. Je n’adhère pas à ce postulat, j’adhère à cet autre postulat : la réalité n’est pas indépendante du sujet. Bien sûr vous pouvez m’objecter que mon postulat n’est pas plus démontrable que le vôtre. Ce qui pourrait être intéressant c’est de comparer nos intentions respectives, sources de notre adhésion à tel ou tel postulat. Vous êtes en quête de certitudes, en quête de sécurité absolue. Je suis en quête d’un déchiffrement éternel du vrai. Je dirai que vous participez de l’esprit du sédentaire là où je participe de l’esprit du nomade. Vous êtes en quête d’une Fondation, je suis en quête de l’inaccessible. Je pense que vous ne parviendrez pas à une certitude absolue. Je pense que vous êtes partie pour passer votre vie à construire un modèle dont vous pourrez enfin dire, un jour, un jour qui ne viendra jamais : mon modèle est le réel. Bien sûr comme vous je suis étonnée de constater que les mathématiques permettent de rendre compte du réel physique. Mais elles en rendent compte que d’une manière approximative. Ce que vous reconnaissez d’ailleurs mais avec cette idée qu’un jour il n’y aura plus d’approximation mais identité totale entre mathématique et physique. Pour ma part je n’y crois pas, mais c’est normal que je n’y croie pas puisque je ne pars pas du même postulat que vous. En tout cas bravo pour votre exposé j’aime les personnes qui travaillent leur sujet.
  11. Présentée de la sorte la conscience devient un concept de plus en plus flou. Il est alors nécessaire de revenir à une attitude analytique plutôt que synthétique. La conscience c’est d’abord un concept. Un concept désigne une collection (d’objets, d’activités, d’actions, etc.). Quelles collections d’évènements sont rangées sous le mot, le concept conscience ? Et là énorme difficulté. Les philosophes glosent sur la conscience et nous plongent dans l’obscurité. Nous pouvons alors nous rabattre sur les neurosciences. Lisons Dehaene, nous le lisons, il écrit qu’il va nous éclairer enfin sur ce qu’est la conscience. Déception : il ne parvient pas lui-même à la définir. Du coup chacun peut y aller de sa définition. Vous avez la vôtre, un autre aura la sienne. Qui a raison ? Nous touchons là ce que nous pouvons appeler la subjectivité pure, absolue. Le sujet émerge et se distingue par sa SINGULARITÉ. Impossible de définir objectivement la conscience car il s’agit d’une expérience, d’un vécu absolument singulier.
  12. Il y a aussi un deuxième trait de caractère qui différencie les individus. Je citais cette disposition qui pousse soit à l’action soit à la spéculation. Dans ce cadre là d’ailleurs, la personne d’action va simplifier ses représentations, les épurer, tant l’action exige une certaine unité de pensée ( au moment du passage à l’acte). Ce deuxième trait de caractère c’est l’orientation donnée à sa pensée. Il y a ceux qui se déterminent en fonction des normes sociales de l’époque ( soit pour les suivre, soit pour les contester) et ceux qui se déterminent en fonction de normes qui leur vient d’un « ailleurs ». Cet ailleurs est difficile à définir. Ceux qui sont déterminés par les normes sociales existantes ont le sentiment de se déterminer par rapport à un extérieur. Face à eux, on dira de ceux qui se déterminent par rapport à un « ailleurs » qu’ils se déterminent par rapport à un monde intérieur. Mais ceux qui se déterminent par rapport à un « ailleurs » ne se sentent pas à l’aise dans cet « intérieur ». Car ils perçoivent cet ailleurs bien trop vaste pour tenir dans un « intérieur ». En effet cet ailleurs semble contenir toute la mémoire de l’éternité passée, cet ailleurs est dans ce sens un univers. Celles et ceux qui se déterminent selon cet ailleurs sont les dépositaires de la mémoire de l’éternité passée. C’est cette mémoire qui émerge en eux, et cette émergence se déploie avec force dans le monde extérieur.
  13. On peut en effet rendre toute réflexion toujours plus complexe. Par exemple passer du mot conscience ( déjà assez difficile à définir) à la locution : état de conscience, encore plus obscure. On peut donc choisir la spéculation. Pourtant cela ne m’intéresse pas, pour cette raison fondamentale que je suis toujours tournée vers l’action. Nous voyons qu’à la base de tout développement philosophique il y a la question du caractère. Celui ou celle dont le caractère est fondamentalement tourné vers l’action ne pensera pas de la même façon que celui qui est tourné vers la spéculation. Pour la personne d’action la réflexion sur l’objectivité a un but précis. S’il existe un monde totalement indépendant de moi, un monde qui ne doit rien à moi, un monde totalement rationnel alors il est possible de construire une représentation de ce monde absolument vraie, grâce à laquelle je pourrai agir de manière absolument sûre ( car toute personne d’action agit dans le cadre d’une représentation au moins locale du monde). Cependant l’expérience de la vie induit un doute. Il est possible et même certain in fine que le monde est aussi une production du sujet. Il n’y a pas de monde absolument indépendant du sujet. Or ce qui reste obscur c’est cela : en quoi, comment le sujet intervient- il dans la construction du monde ? Cette obscurité gêne l’action. Ou plus exactement toute action est fondée sur une représentation obscure du monde ce qui rend toujours toute action insatisfaisante in fine. Le but fixé, une fois atteint, s’avère ne pas être le but recherché. Ou plus précisément le but atteint, révèle que le but recherché est toujours au delà. Le sujet, parce qu’il contribue à la construction du monde introduit une indétermination dans nos actions avec laquelle il faut faire.
  14. Remarque intéressante. Votre remarque met en lien connaissance et conscience. Avoir conscience c’est avoir connaissance. Qu’est ce que la connaissance ? Je suis votre raisonnement et je vois que la connaissance ( je vois : formule poétique pour dire que je prends conscience ) c’est mettre en relation deux faits, deux événements. Mettre en relation c’est juger ( au sens kantien du jugement, un sujet relié à un prédicat par le verbe être ), juger c’est penser, penser c’est juger. Nous voyons aussi que c’est la causalité qui nous permet de construire un jugement. Vous restituez la conscience ( je prends conscience, je prends connaissance) dans le cadre de la science, c’est à dire dans le cadre d’une séparation entre le sujet et l’objet. La science opère cette scission : sujet- objet. Le sujet est comme on dit transparent, il se sépare de l’objet, il prend une distance, il devient observateur. Cette attitude a fait ses preuves. Cette attitude nous permet de créer ( pour les kantiens) de découvrir ( pour les réalistes) des enchaînements entre les événements observés. Avoir connaissance de ces enchaînements ( causalité) nous permet d’intervenir dans leur déroulé, de créer de nouveaux enchaînements dont les effets satisferont nos désirs. La science débouche sur la technique, laquelle nous permet de réagencer le monde dit extérieur, le monde de la nature, le monde de la matière, le monde des particules , etc. pour satisfaire nos désirs. En cela la science est incontournable. La limite de la science est précisément son fondement : la séparation du sujet et de l’objet. Sa limite c’est qu’elle part du principe que le sujet observateur est transparent, qu’il n’agit pas sur l’objet qu’il observe. Cette limite ne condamne pas pour autant la science, mais la science n’est pas suffisante pour comprendre le monde. La conscience n’est pas seulement active dans le cadre du monde extérieur ( le monde objectif ) elle est aussi active dans le monde intérieur ( le monde subjectif ou encore le monde du sentiment).
  15. Consommer du Klein oui, mais avec modération. En abuser a des effets secondaires curieux. Toute addiction est finalement mauvaise pour la santé mentale.
  16. Zenalpha croit que les modèles mathématiques créent la réalité et il croit que le temps crée le vieillissement humain. Il devrait faire une communication au congrès des médecins.
  17. Ah le brave Zenalpha et sa pensée magique. Il s’y accroche à son espace de Minkowski, il croit dur comme fer que ce modèle mathématique pilote l’univers. Zen est l’exemple même de l’autodidacte gavé de vidéos style Klein. Mais nous voyons pourquoi Zen tombe dans le panneau des gourous style Klein. C’est que pour lui le temps est en rapport avec le vieillissement. Il croit dur comme fer que le vieillissement est lui même relatif. Dans son exemple des jumeaux que peut on dire ? Que, si les deux jumeaux partent d’un même point, avec deux horloges parfaitement synchronisées, si l’un va à perpète puis revient au point de départ, là où est resté son jumeau, les horloges ne seront plus synchronisées. Ce qui est vrai. Et le brave Zen va dire : donc l’un a vieilli plus vite que l’autre. Zen croit que les horloges déterminent le vieillissement ! Il croit qu’il existe quelque chose qui s’appelle le temps qui provoque le vieillissement. Il croit que c’est le temps mesuré par les horloges qui provoque le vieillissement. Pensée magique. Zen est mûr pour faire partie d’une secte. Espérons pour lui qu’il la trouvera.
  18. Vous faites une confusion. Vous dénoncez les actes accomplis pendant la guerre froide avec les événements de la guerre 39-40. Les combattants de la seconde guerre mondiale savent ce qu’ils doivent aux Russes. Quand dans les cuisines faiblement éclairées, là où il faisait bien chaud, les Français apprirent que les Allemands étaient tenus en échec à Stalingrad alors un immense espoir a envahi la France. Hitler n’était pas invulnérable. Vous ne mesurez pas à quel point cet espoir a transporté notre pays. Et cet espoir nous venait de Russie. Idem pour les rescapés de la Shoah. Lisez Marek Halter et sa reconnaissance infinie pour les Russes de la guerre 39-40. Lisez Primo Levi, si c’est un homme. C’est fascinant à lire ce livre. Primo Levi est abandonné par les Allemands en fuite, sous un monceau de cadavres. Ils pensent qu’il va mourir. Les Allemands ont emmené avec eux les Juifs valides qui mourront ensuite sur la route. Primo est abandonné, mourant. Il est seul. Seul dans le camp abandonné. Il fait froid mais les cadavres sur lui le réchauffent. Il s'apprête à mourir. Et soudain il voit arriver, marchant avec des raquettes, un Russe hirsute, seul. Et le Russe vient à lui, et le Russe, ce sauvage que vous abominez, va rentrer en compassion pour le Juif. Lisez ce livre avant de juger les Russes. Tous les Juifs internés dans les camps délivrés par les Russes savent ce qu’ils leur doivent. Alors oui abominez les Russes pour leurs actes après guerre, c’est votre droit, abominez même les Russes au motif qu’ils sont Russes, c’est votre droit, mais n’embarquez pas avec vous les soldats français de la seconde guerre mondiale ni les juifs de la Shoah dans votre haine des Russes.
  19. Il est étonnant ce topic. Les sachants autoproclamés mélangent allègrement physique, mathématique et... sentiment ! Ils s’enivrent de mots et se vautrent avec ivresse dans la pensée magique. Ainsi le temps est parfois la durée, puis parfois une dimension mathématique puis un... sentiment ( le temps qui passe). Sacrées confusions. Quant un intervenant, un peu plus réaliste, fait remarquer que le choix des quatre dimensions ( l’espace temps) est un choix destiné à illustrer une pensée il n’a pourtant pas tort. L’espace temps est un modèle mathématique, c’est tout, ce n’est pas une réalité observable. C’est effectivement un choix comme l’écrit cet intervenant. Et ce choix, ce modèle construit APRÈS COUP , après les théories premières d’Einstein, aurait pu être autre ( je ne crois pas pourtant pas qu’il puisse exister un meilleur modèle). Mais c’est effectivement un modèle mathématique qui peut se révéler sans intérêt dans certaines situations extrêmes. Les Sachants autoproclamés croient que les modèles sont la réalité, et, en les lisant, je constate qu’ils tombent dans la pensée magique car ils finissent par croire que le modèle détermine la réalité ! Cela me fait penser à d’autres errements de profanes concernant par exemple la théorie du chaos. Il y aura toujours des profanes pour croire que la suite logistique, qui n’est pourtant qu’un modèle mathématique, explique voire détermine le chaos ! La pratique de la pensée magique ( la pensée qui pense créer le réel) est décidément récurrente chez les hommes. Nous allons avoir droit à une obsession, au demeurant cyclique, d’un fervent de la pensée magique alimentée par les interminables vidéos de Klein. Bon courage.
  20. Ça c'est de la philosophie ce n'est plus de la science. Une philosophie qui se nourrit de lectures sur les sujets physiques pour construire un étrange discours dont je ne vois pas les effets pratiques. Sur le plan scientifique je ne vois pas comment un chercheur ni même comment un étudiant pourrait bien utiliser ce genre de discours. Sur le plan philosophique je ne vois pas non plus en quoi ce discours est utile à qui que ce soit. C'est étonnant de constater comment le vocabulaire de la science nourrit la pensée magique des gens d’aujourd’hui. Le temps qui se transforme en espace.. tout cela ne signifie rien en soi. Le temps et l'espace ne sont, dans ce cas l, pas autre chose que des dimenseosn mathmatiques, geometriques, que des elments d'un modele mathmatique. le redactzur joue sur la confusion entre le modele mathm Ça c'est de la philosophie ce n'est plus de la science. Une philosophie qui se nourrit de lectures sur les sujets physiques pour construire un étrange discours dont je ne vois pas les effets pratiques. Sur le plan scientifique je ne vois pas comment un chercheur ni même comment un étudiant pourrait bien utiliser ce genre de discours. Sur le plan philosophique je ne vois pas non plus en quoi ce discours est utile à qui que ce soit. C'est étonnant de constater comment le vocabulaire de la science nourrit la pensée magique des gens d’aujourd’hui. Le temps qui se transforme en espace.. tout cela ne signifie rien en soi. Le temps et l'espace ne sont, dans ce cas l, pas autre chose que des dimenseosn mathmatiques, geometriques, que des elments d'un modele mathmatique. le redactzur joue sur la confusion entre le modele mathm Ça c'est de la philosophie ce n'est plus de la science. Une philosophie qui se nourrit de lectures sur les sujets physiques pour construire un étrange discours dont je ne vois pas les effets pratiques. Sur le plan scientifique je ne vois pas comment un chercheur ni même comment un étudiant pourrait bien utiliser ce genre de discours. Sur le plan philosophique je ne vois pas non plus en quoi ce discours est utile à qui que ce soit. C'est étonnant de constater comment le vocabulaire de la science nourrit la pensée magique des gens d’aujourd’hui. Le temps qui se transforme en espace.. tout cela ne signifie rien en soi. Le temps et l'espace ne sont, dans ce cas l, pas autre chose que des dimenseosn mathmatiques, geometriques, que des elments d'un modele mathmatique. le redactzur joue sur la confusion entre le modele mathm
  21. Formulation absurde qui laisse entendre que le temps c'est quelque chose de réel qui va plus ou moins vite...Le temps qui passe est une formulation littéraire, pas une formulation scientifique. Un scientifique dirait qu'une horloge placée au centre du soleil et une horloge placée à l’extérieur du soleil n'iraient pas "à la même vitesse". Autrement dit elles n'indiqueraient pas la même heure en les supposant synchronisées à l'instant zéro. Il n'est pas nécessaire de recourir au soleil d'ailleurs. Une horloge située sur le sol et une horloge située à 10 000 mètres d 'altitude ne fonctionnent pas au même rythme (effet de la gravité). Ce qui est important c'est de constater que les horloges, c'est à dire les instruments de mesure, ne fonctionnent pas de la même façon, selon l’intensité du champ gravitationnel qui leur est appliqué. Pour comprendre cela il faut éviter d'introduire le concept vaseux de "temps qui passe".
  22. Voici donc ce qu'écrit Zenalpha : Un muon qui voit sa durée de vie rallonger ET la distance qui le sépare de la terre diminuer par rapport à notre référentiel inertiel arrive sur terre. Écrit aberrant. Non un muon ne voit pas sa durée de vie rallonger et la distance qui le sépare de la terre diminuer. Je vois que ni Zenalpha, ni Spontzy ne comprennent la théorie de la relativité. Ils ne parviennent pas à comprendre que la théorie de la relativité n'est pas un absolu, n'est pas un point de vue synthétique en quelque sorte sur un événement donné. La théorie de la relativité montre qu'un même évènement mesuré à partir de deux points de vue différents, de deux référentiels différents, en mouvement l'un par rapport à l'autre, ne sont pas les mêmes. En écrivant qu'un muon voit sa durée de vie rallonger et la distance qui le sépare de la terre diminuer le rédacteur s'imagine tenir un point de vue synthétisant deux autres points de vue, ce qui est une erreur de débutant : vouloir unifier en un seul point de vue, deux points de vue radicalement différents. Je vais étayer mon propos en citant un ouvrage sérieux, universitaire, de Licence 3. Voici un extrait de ce cours que tout le monde peut consulter (Claude Semay, chez Dunod). Page 73 :" Dans son réferentiel propre la durée de vie moyenne du muon est d’environ 2,2 x 10 puissance -6 s... la mesure de la durée de vie d'un muon en mouvement rapide, par un observateur au sol [référentiel terrestre] peut donner une valeur beaucoup plus importante à cause du phénomène de dilatation des temps. En revanche , pour un observateur se déplaçant avec le muon, la dilatation du temps ne joue pas. La capacité qu'a le muon de traverser l’atmosphère vient, du point de vue de cet observateur, de la contraction relativiste de l’atmosphère [de la distance entre le point apparition du muon dans l’atmosphère et la terre]". Le muon ne voit donc pas sa durée de vie rallonger et la distance qui le sépare de la terre diminuer. L'erreur commise par Zenalpha et Spontzy vient de ce qu'ils fusionnent deux points de vue sans s'en rendre compte. Du point de vue de l’observateur au sol, il y a dilatation du temps (distance non modifiée), du point de vue du muon (observateur se déplaçant avec le muon) il n' y a pas dilatation du temps, il y a contraction de la distance. C'est soit l'un soit l'autre, ce ne sont pas les deux ensemble.
  23. Le muon, à supposer qu’il soit conscient de lui même, ou à supposer qu’il soit lui même une horloge, ne voit pas sa durée de vie rallonger. Il y a longtemps que je me suis aperçue que vous étiez non pas un scientifique mais un littéraire. Je doute que vous ayez édité des travaux scientifiques notoires. Bon je ne serai pas cruelle avec vous comme l’a été Hérisson. Après tout vous avez le droit de créer votre imaginaire avec des bribes de connaissances scientifiques. C’est même plutôt sympathique de vous lire en train de construire des rêves.
  24. Il existe des réalités dont nous n’avons pas conscience ou, plus exactement qui ne sont pas accompagnées d’événements conscients, qui déterminent notre pensée et notre action. Elles ne les déterminent pas absolument mais elles provoquent des échanges, des mises au point permanentes entre inconscient et conscient. Il y a bien dans tous nos actes ( de pensée ou autre) une détermination inconsciente. Cette détermination, dont nous n’avons pas conscience lorsqu'elle est en action, fait qu’une sorte d’au- delà, ou de par-delà, ou de près de là, oriente toutes nos actions. Nous pensions jusque là pouvoir identifier ces réalités, les décrire, les énumérer, comme étant des objets séparés de notre conscience, de ce que nous appelons le moi conscient, jusqu’à ce que les neuroscientifiques nous disent que ce genre de séparation realites- moi est impossible à réaliser. Les travaux d’un Haggard par exemple disqualifie ce genre d’attitude cartésienne. Les Français évitent de traduire ces travaux tant cela va à l’encontre de leurs certitudes, la certitude que le moi est une tour de contrôle qui pilote tout. Il est dommage que les Français fassent ce choix d’aveuglement, il est dommage qu’ils décident de ne pas voir.
  25. Énième tentative d’auto-valorisation de l’égoïsme. Seul MOI existe. Caractère récurrent du vieux mâle qui tente de justifier une spiritualité moribonde : MOI est tout. Les peintures rupestres de Lascaux sont probablement une catastrophe artistique. Jusqu’où iront ces vieillards pour justifier ce fait que seul leur MOI et les productions de leur MOI est le tout. Bientôt ils nous feront aimer leur étrons.
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