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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. Nul ne sait où, collectivement, nous allons. Parfois nous le reprochons à nos gouvernants, nous leur demandons de nous dire où nous allons. Ils ne répondent pas : ils n’en savent rien. Il y a une constante improvisation. La crise de 2008 personne ( ou peu de personnes) ne la vit venir ( même si tout le monde la comprend après coup, la compréhension vient toujours après coup). Pour la résoudre les gouvernements mirent en place de nouvelles dispositions qui permirent de surmonter les problèmes mais dont nul ne sait trop bien qu’elles en seront les conséquences. Nul n’avait prévu l’évolution du capitalisme entre séparation actionnaires / managers par exemple.Ainsi de nouvelles exigences surgissent de la part des actionnaires, exigences qui agissent sur la gestion des entreprises et donc sur les salariés. Ces conséquences nul ne sait où elles nous mèneront. Le changement climatique commence à mobiliser les collectivités territoriales et les États, qui se mettent à financer de nouvelles infrastructures, de nouvelles sources d’énergie, qui, si elles se développent vont prendre de court quantité d’entreprises enracinées dans les énergies fossiles, etc etc. Même les peuples se réveillent, au lieu de s’assujettir aux règles des puissants ( fermez votre gueule, bossez, renoncez à vos identités etc.) les voici qui osent devenir populistes, qui osent émigrer, qui osent jaillir dans les espaces publics avec leurs identités dites de merde, oh les cons disent les grands de l’économie oh les méchants disent les média hystériques, oh oh oh...Le comportement des peuples inquiète du coup et modifie les actions des États. Tout s’entremêle, les groupes de pression s’affrontent, capitalistes, entrepreneurs, peuples, États... Nul ne sait où on va. Les puissances en action nous ne pouvons plus rien faire que de tenter de les apprivoiser... la démographie galopante par exemple crée ses propres règles qui s’imposent à tous... Le monde est guidé par des puissances qui désormais nous dépassent, mais en allant nous mêmes notre chemin inspiré par nos intuitions les plus profondes nous nous unissons à ces puissances, nous sommes partie de ces puissances, nous sommes collectivement ces puissances. La ruse du Dieu de Hegel en pleine action !
  2. Oui je vois votre démarche. Mais se connaitre passe surtout par l’action, l’expérience, la confrontation. Il a fallu que je sois confrontée à des situations réelles très délicates pour me rendre compte par exemple que j’étais combative. Je me croyais timorée et là, soudain, affrontée à des circonstances extrêmes je me suis rendue compte que je faisais partie de celles et de ceux qui se battent sans jamais céder. Sans l’action je ne me serais jamais connue ainsi. Mais je me demande même si ce n’est pas l’action qui m’a rendue courageuse. Notre personnalité sans cesse se construit à travers nos expériences, nos engagements, les risques que l’on prend, les confrontations avec la mort. C’est pourquoi je ne crois pas dans une connaissance d’un moi mythique qui existerait en soi. Non. Je suis : action, je suis engagement, je suis risque, je suis femme, je suis homme, et je peux me révéler tel ou telle à l’issue d’actions, à l’issue d’expériences vécues.
  3. J’allais répondre: parce que nous ne sommes pas de la même culture mais c’est peut-être plus radical qu’une question culturelle. Il y a des esprits synthétiques et des esprits analytiques. Il y a des écrivains qui fusionnent en leur texte quantité de pensées, de sentiments, d’autres qui au contraire avancent pas à pas, qui ne les fusionnent pas mais qui les séparent. Il y a des personnes qui vous voient unie dans toutes vos instances psychiques, conscient et inconscient, qui vous synthétisent et vous font une, d’autres au contraire qui vous décortiquent pour vous comprendre et qui vous laisse désarticulée. Mais il y a aussi une attitude culturelle occidentale qui vient de loin, je ne vais pas faire ici un détour par l’histoire de la philosophie occidentale, attitude qui consiste à partir de l’individu, à partir de soi, puis à tout reconstruire pas à pas. Cette attitude n’est pas la mienne. Je pense donc que ce qui nous oppose ( mais ce qui peut nous compléter aussi) ce sont des cultures différentes, cultures enracinées dans l’histoire. Vous partez de vous, du moi, puis en cercles concentriques vous essayez de construire le monde. Problème : vous ne trouvez pas votre point de départ, vous ne trouvez pas de moi, vous ne trouvez que des masques. Vous ne cessez de vous effeuiller, votre quête me paraît ne pas pouvoir avoir une fin. Mais il faut toujours aller jusqu’au bout de ses intentions.
  4. Je ne cherche pas à dévaluer votre recherche, je me disais seulement que la voie que vous pratiquez n’est pas la mienne, ce qui ne signifie pas que vous allez nulle part. Votre voie n’est pas la mienne car je ne suis pas, dans le cadre de ce fil, dans une recherche personnelle mais dans une recherche communautaire.
  5. Annalevine

    Macron joue avec le feu

    Encore un discours qui excite la violence. Ces gens planqués derrière leur clavier qui attendent une dictature sont des irresponsables.
  6. Je pourrais parfois travailler certains sujets accoudée à mon bureau et écrivant sur un cahier. Pourtant quand j’utilise parfois la page vierge du forum comme feuille de papier, que je viens y improviser comme j’improvise sur mon cahier je sens que je suis souvent mieux inspirée. Comme s’il y avait alors une présence, immatérielle, dont le regard posé sur moi, serait porteur d’une exigence. Et cette exigence est : travaille , soit précise, va jusqu’au bout de ta pensée. Le forum devient une extension de mon esprit, j’utilise le forum comme une feuille de papier sur laquelle je jette mes essais. Mais le forum est plus qu’une feuille de papier. Les interventions des autres amendent ma pensée, la corrige parfois ou l’inspire. Le forum est un détour par un extérieur. Parfois les interventions extérieures sont carrément destructrices mais j’apprends à faire le tri. Je fais du forum un instrument de travail parmi d’autres. Sur l’identité par exemple, grâce aux interventions extérieures, je me rends compte que, ce dont je parle, c’est de l’identité du groupe, de la communauté. Pas de l’identité personnelle qu’il parait d’ailleurs impossible d’atteindre. C’est pourquoi le concept de masque ne m’intéresse pas, il est utilisé dans le cadre d’une recherche individuelle qui ne peut pas aboutir. Je parle bien sûr pour moi. L’identité d’une communauté c’est ce qui permet à cette communauté de justement se créer. Je pourrais écrire, ou tenter d’écrire ( le forum est pour moi un lieu de recherche) que l’identité d’une communauté c’est son âme, son essence. Mais c’est trop abstrait. L’identité ce sont les points communs aux membres de la communauté. Le point commun majeur d’une communauté c’est l’histoire. L’histoire commune partagée. La communauté suppose l’existence d’au moins deux personnes. Le couple forme une communauté de base. Les couples qui sont liés par une histoire commune faites de sagas, d'expériences, de combats, de victoires, de défaites, de joies et de souffrances partagées, ces couples là sont aussi solides que le noyau d’un atome. Ce qui les tient dans une force irréfragable c’est leur histoire, quand bien sûr il y a une histoire vécue, partagée.
  7. D'autant que, puisque vous êtes là vivant à écrire sur le forum, votre lignée comme toutes les autres remontent à l'origine des hommes.
  8. Oui soyez ce que vous avez décidé d’être même si 7 milliards d’humains vous opposent : tu n’as pas le droit d’être ce que tu as décidé d’être. Soyez fort. Cela dit dans : « j’aime être ce que je décide d’être » il y a le « ce » et le « ce » a un contenu. Le « ce » n’est pas néant. Enfin si vous faites un choix par besoin d’être rassuré ne vous dévalorisez pas. Ne sombrez pas dans cette culture française catho qui ne fonctionne que sur la base de la culpabilité et de la dévalorisation. Ce n’est ni coupable ni dévalorisant de désirer être rassuré. Soyez aussi capable de briser l’exigence de virilité. Ce n’est pas ne pas être viril que de désirer être rassuré. Cassez vos conditionnements issus de la religion chrétienne et de votre genre masculin.
  9. Je pense que vous faites une erreur dans votre regard lancé sur @Léna-Postrof. Léna c'est un caractère, et ce caractère est indépendant de son appartenance au genre féminin. C'est un caractère mis au service de la défense des femmes certes, mais c'est avant tout un caractère. Au-delà de l'appartenance à un genre, il y a une transcendance, il y a l’appartenance à l'humain. Il y a donc une unité, par-delà la différenciation du genre, il y a une unité entre femmes et hommes.
  10. Votre petit texte me permet de repartir dans le déroulé de ma pensée (les interventions précédentes, un peu fouillies m'ont "desordonnée"). Je ne me suis pas rendu compte que j'étais en France et que le sigle même RN ne peut pas être neutre quand je l’emploie. Pourtant je ne pensais pas aux implications politiques de ce sigle, je pensais à ce qui peut fonder chez certains citoyens leur adhésion à ce parti. Je pense qu'en effet beaucoup de citoyens sinon tous, à part quelques exceptions dont je fais partie, exception due à une errance de mon ascendance, sont liés à un territoire. A travers ce territoire ils se reconnaissent dans un récit, dans une histoire, dans des coutumes, dans des habitudes dans une langue etc. Comme vous le faites remarquer chaque personne a un besoin d'appartenance. Et cette appartenance à un groupe, à une communauté, ne peut être vécue, ressentie qu' à travers une identité, c'est à dire à travers de nombreux points communs. Ce besoin d'appartenance ( besoin c'est encore plus puissant qu'un désir) fonde les États mais aussi les Nations, et d'abord les Nations. C'est pourquoi les attaques frontales contre le nationalisme sont peine perdue. Il vaut mieux au contraire prendre en compte ce besoin pour justement savoir maitriser les moyens pris pour assurer ce besoin appartenance. J'ai une position privilégiée puisque je n'ai pas de territoire, si bien que je peux observer les évenements de l’extérieur. Les attaques contre les nationalismes actuels me paraissent manquer leur but. Les Européens d'origine catholique (qu'ils soient athées ou pas) sont dévorés par la culpabilité (culpabilité face à leur histoire). Ils ne voient pas que les nationalismes actuels répondent à une forte angoisse. C'est cette angoisse qu'il faut prendre en considération. Caricaturer les nationalismes actuels c'est renvoyer les gens vers leur angoisse, et l'angoisse est dotée d'une puissance phénoménale qu'aucun jugement moral ne pourra jamais refouler. Les nationalismes des années 30 étaient des nationalismes de conquête, aujourd'hui les nationalismes dont des nationalismes de défense. Faire croire que les nationalismes actuels sont ceux des années 30 c'est refuser de voir le problème actuel, ce n'est pas voir les angoisses actuelles. J'en reviens à la question de l’identité, fondement de la communauté, elle-même issue du besoin appartenance. Nombre de Français historiques se sentent menacés dans leur identité et donc dans leur communauté et donc dans leur besoin d’appartenance par émergence de nouvelles identités sur leur propre territoire. On a beau leur expliquer par exemple que le voile islamique est uniquement un signe de manifestation religieuse ils pressentent que ça va beaucoup plus loin qu'une manifestation religieuse. Il s'agit d'une manifestation identitaire. Cette manifestation identitaire va beaucoup plus loin que le religieux. Le citoyen le sent, le ressent, tout bonnement parce que son espace public, celui de sa civilisation, celui dans lequel il avait ses habitudes, ses habitudes comportementales, ses habitudes visuelles, etc. est désormais altéré par l’irruption de personnes animées d'une autre identité. L’espace public devient ainsi le lieu d'une guerre territoriale. Le citoyen français historique alors ressent une angoisse. Cette angoisse elle ne s'évanouira pas dans la condamnation morale du RN. L'angoisse est le sentiment le plus puissant de tous les sentiments.
  11. Tu reconnais toi même que ton « chez toi » a été altéré par la venue des déracinés venus d’Afrique du Nord. Par tes mots mêmes tu affirmes la nécessité de garder, de préserver un chez soi, un chez soi territorial au sein duquel tu peux vivre en harmonie avec la culture souvent séculaire propre au terroir. Déjà rien que par cet exorde je mets en relation terroir et histoire. L’envahissement, ici les pieds noirs, a altéré ton « chez soi » provençal. Dans certains quartiers d’Ile de France il y a aussi envahissement d’immigrés qui eux aussi altèrent le « chez soi » des autochtones. Ce n’est pas un envahissement national mais un envahissement local. Ces immigrés recréent un « chez soi » dans leur nouveau quartier, en France. Ce « chez soi » territorial pouvant parfois être limité à une tour par exemple dans un quartier donné. Donc tu as raison, pour se construire solidement chacun a besoin de racines, et souvent ces racines sont territoriales. C’est là que peuvent surgir des problèmes de cohabitation. Si chaque communauté immigrée que ce soit les pieds noirs ou les africains ou les asiatiques etc. tente de créer en France un chez soi nous risquons l’affrontement territorial. Ce n’est pas obligatoire mais le risque existe. Certaines communautés parviennent à créer leur territoire à eux sans mordre sur le territoire des autres. Je pense aux asiatiques à Paris. À partir de cette base territoriale nombre d’asiatiques ensuite s’intègrent puis s’assimilent. Il en est de même des Maghrébins. À partir de bases territoriales, les quartiers perdus de la République, nombreux sont ceux qui ensuite essaiment dans le pays français, s’intègrent puis s’assimilent. Je reviens à ton cas : les pieds noirs auraient mieux faits de créer leurs quartiers, séparés de ceux des Provençaux, puis ils se seraient progressivement assimilés au lieu de venir fonder une territorialité fantasmée . Ou alors ils ne seraient pas assimilés et auraient créé sur leur territoire dédié un « chez soi » à eux. Je reviens à la question du chez soi et au risque de conflit de territoire. Le risque de conflit existe lorsque une ou plusieurs communautés entrent dans la conquête territoriale. Or c’est ce qui semble se passer actuellement. Il y a risque de guerre territoriale. Les chercheurs en démographie remarquent par exemple que les mariages mixtes entre Arabes et non Arabes diminuent. Que de plus en plus d’Arabes vont chercher des femmes Arabes et musulmanes, ou encore ils exigent la conversion de leurs femmes si elles ne sont pas musulmanes. Il y a affirmation d’une identité arabe musulmane. Nous retrouvons ce comportement chez les juifs d’ailleurs qui, l’homme étant juif, attendent que leurs femmes se convertissent dans le cas où elles ne sont pas juives. Ce comportement, identique chez les hébreux et les Arabes est enraciné depuis des siècles. Il est arrivé dans l’histoire que ces comportements s’assouplissent et cela a conduit à l’assimilation de nombre de juifs et d’arabes musulmans. Mais actuellement nous assistons à un regain de l’affirmation de l’identité juive et arabe ( musulmane). Ce n’est pas vraiment une question de pure religion comme le croient les Français ( qui ne comprennent rien mais absolument rien aux identités religieuses des hébreux et des arabes). Pourquoi ce regain ? Je n’ai pas étudié la question. Mais cette affirmation identitaire risque de déboucher sur une guerre de territoires en France. Pas de la part des Juifs trop peu nombreux mais de la part des Arabes dont le nombre s’accroît. La seule manière d’éviter cet affrontement identitaire est d’intégrer les Arabes avant de penser les assimiler. Car assimiler un sémite qu’il soit hébreux ou arabe me paraît difficile voire impossible. Ce n’est pas une question de religion. C’est autre chose. C’est chez eux une culture millénaire plus vieille que la vôtre. C’est un rapport au territoire différent par exemple chez les arabes. Qui gardent en eux leur culture nomade flamboyante des temps du Hedjaz. Les hébreux c’est encore différent. Ils ont cherché l’enracinement, comme vous, mais ils ont été dispersés. Et cette dispersion a marqué leur culture peut être pour toujours.
  12. C’est vraiment très intéressant ce que tu écris là. Je sens que je manque de repères pour parler du territoire car je suis animée par une culture un peu atypique : je n’ai pas de territoire. Quand j’étais ado j’ai écrit un poème là-dessus que je ne pense pas avoir détruit d’ailleurs où je me mettais en scène : je partais vers l’horizon en quête du pays dont j’étais l’enfant, mais l’horizon sans cesse était rejeté plus loin et je ne trouvais pas mon territoire. J’ai depuis pas mal voyagé en France en raison d’impératifs professionnels, souvent je me suis dit : là est mon territoire, et puis non. Je crois que je ne peux pas m’enraciner dans un territoire, je pense que ma nature est une nature nomade ou vagabonde. Bon ma nature du coup m’empêche de bien comprendre les territoriaux. Je vois bien quand même que cette question du territoire devient cruciale. Qu’il est impossible de passer outre cette question. Par exemple tout le monde dévalorise Salvini mais je vois bien qu’il véhicule avec lui cette notion de territoire et qu’il y a de grandes chances qu’il reprenne le pouvoir. Et je vois qu’en Allemagne de l’Est, en Thuringe, l’extrême droite progresse fortement et là aussi il y l’idée de territoire qui surgit. On ne peut pas se contenter de rester dans l’émotion ( hou ! Que ces gens là sont méchants) pour comprendre ce qu’il se passe. Je vais réfléchir à ce que tu as écrit. C’est une vision, la tienne, que je n’avais pas du fait que je ne suis pas liée comme tu l’es toi à un territoire . Je reviendrai plus tard ici, passe une bonne journée. A propos de @Maroudijije crois qu’il est en fait sur la défensive, il est lui-même trop souvent attaqué pour avoir les idées qu’il a. En plus il est quand même méchamment attaqué. Il pense peut être que mes idées sont fausses voire absurdes mais je ne perçois pas chez lui d’hostilité, juste un homme qui se défend.
  13. Il faudra que je revienne sur ce concept de l’homme territorial, de l’homme attaché à un territoire. C’est à partir de ce concept qu’il est possible de mieux comprendre les religions, les idéologies dites nationalistes, et le retour progressif de la droite dure et de l’extreme droite. Mais les topics sur Dieu sont tellement récurrents que je finis par me dire que cette obsession de Dieu doit bien signifier quelque chose. Il me semble qu’il y a deux sources d’inspiration à l’origine de ces topics. Il y a d’abord l’inquiétude devant l’islam. Comment lutter contre une religion qui est perçue comme conquérante ? En niant l’existence de Dieu c’est à dire en tentant de détruire le fondement de cette religion. Il est évident que cette méthode est vouée à l’échec.En stigmatisant l’état d’esprit lié à cette religion. Mouais, je doute que ça marche. L’autre source d’inspiration c’est à mon avis l’angoisse devant la mort. Cette angoisse conduit à construire une foi déclarant l’immortalité de l’âme personnelle. Le but donc est de se croire immortel, seule façon pour certains de lutter contre l’angoisse de la mort. Pour se penser immortel et y croire surtout, au moins pour soi, il faut une légitimité. L’existence de Dieu légitime la foi à l’immortalité. Donc le chemin est celui- ci : angoisse devant l’idée de mort, croyance en l’âme personnelle et en son immortalité, croyance en Dieu le seul à pouvoir légitimer l’existence d’une âme immortelle. Ensuite l’individu renverse le sens des choses, il pose Dieu, puis l’existence de l’âme, puis l’immortalité de l’âme puis sa propre immortalité. Bon pourquoi pas. Mais alors pourquoi sont-ils si nombreux ( les athées) à vouloir interdire aux gens de penser comme cela, à penser Dieu, âme, immortalité, destruction de l’angoisse devant la mort ? Moi qui ne croit absolument pas à une vie personnelle après la mort, cela m’est complètement égal que des personnes se fabriquent une vision du monde justifiant leur immortalité. Tiens du coup je comprends pourquoi le concept d’âme m’indiffère ! À partir du moment où je pense m’éteindre définitivement en tant que sujet spécifique , à la mort, le concept d’âme ne m’est d’aucune utilité. Comme quoi le forum aide à réfléchir sur soi finalement.
  14. Annalevine

    L'esprit de l'athéisme

    Mais moi aussi je n’ai eu que des garçons. C’est mon fils aîné qui a ces deux petites. Et oui je suis super contente d’avoir ces deux petites. Tes fils te donneront des petites filles, ou ce sont tes petits fils qui te donneront des filles. Tu as raison, prenons ce que la vie nous donne. Tenter d’enserrer la vie dans des histoires de Dieu ce n’est pas utile. Et puis si Dieu existe qu’il fasse ce qu’il veut. Après tout, nous nous faisons ce que nous pouvons faire. Que Dieu existe ou pas. Et puis ces histoires autour de ce Dieu ça me gonfle.
  15. Annalevine

    L'esprit de l'athéisme

    Oui je suis d’accord avec toi. Je faisais pression sur mon fils aîné, je désirais qu’il ait une descendance. C’est pas bien n’est ce pas ? Oui tu as raison c’est pas bien. Et puis voilà, il fait une croisière, il rencontre une indienne plus âgée que lui qui pense ne pas pouvoir avoir d’enfants. Elle a 41 ans. Bon. Ils tombent amoureux sur le paquebot, tu verrais bla-bla, elle belle comme sur les images de tourisme, lui beau comme un dieu. Ils font l’amour une fois sous la nuit étoilée, bon. Et elle tombe enceinte ! Et j’ai deux jumelles. Et lui il est en Océanie. Et elle elle est en Angleterre. Et tous les deux s’acharnent à bâtir une nouvelle vie autour des deux petites. En Australie je pense. C’est ça la vie. C’est fantastique. Le reste Dieu et la vie éternelle je n’en ai rien à cirer. Mais je me dis quand même : peut être que quelque chose s’est signifié là ?Tu vas te foutre de moi !
  16. Je vois que toutes les personnes qui hantent ce topic n’imaginent pas une conversation hors relation amoureuse de type sexuel. Misère de notre monde. Mes conversations avec mes fils sont primordiales et pourtant je ne couche pas avec eux. Quelle misère affective ici.
  17. Interrogation intéressante. Quand je réfléchis aux violences que j’ai subies, enfant, je sais qu’aujourd’hui ceux et celles qui ont pratiqué ces violences iraient en prison. Heureusement je ne suis pas devenue psychopathe, encore que nombre de foromeurs me jugent peut être cinglée. Bon trêve de plaisanteries, les parents ou la fratrie ou tous ceux qui ont régné sur notre éducation sont ils responsables ? Oui. Sont ils coupables ? Je n’en sais rien. Je tends à exonérer tous ceux qui accomplirent des actes de violence sur moi. Mon conjoint me dit que j’ai besoin de penser que ces violenteurs m’aimaient. C’est compliqué tout ça. Je sens que mon conjoint a raison, ces gens se sont défoulés sur moi quand j’étais enfant sans penser à moi. C’est assez cruel. Bon je ne suis pas devenue psycho. Pourquoi ? Le hasard des rencontres. Un homme m’a stabilisée. Quand je réfléchis et que je suis votre proposition : devrait-on poursuivre ces gens ? Je n’en sais rien. Tout ça c’est terrible.
  18. Annalevine

    L'esprit de l'athéisme

    Toi ce qui t’agaces ce sont les dieux, c’est Dieu. Je te comprends.
  19. Annalevine

    L'esprit de l'athéisme

    Brave Talon. Il fait ce qu’il peut.
  20. Annalevine

    L'esprit de l'athéisme

    Je n’ai pas votre culture indienne, si bien que je me sens incapable de bien vous comprendre. Et voici que mon fils se donne et me donne deux petites filles...issues d’une indienne. Je vais donc partir à la conquête de la compréhension de l’âme indienne. Le judaïsme n’est pas l’islam qui n’est pas le christianisme. Même si ces béotiens de Français font l’amalgame. Mais ces béotiens de Français ont quand même pour eux la pratique de la Raison. Dérobons leur qualité et allons notre chemin. Faisons d’eux des instruments de... l’évolution. ( petit clin d’oeil espiègle).
  21. Non mais ! Tu as fini de te foutre de moi ? Non c’était un petit café rue des Capucines. J’avais un métier tout ce qu’il y a de plus basique à l’époque. Sans le savoir je faisais partie de cette mouvance d’enfants nés après 1945-1946 qui s’étaient détachés de leurs origines sociales pour aller explorer d’autres mondes, notamment le monde ouvrier ( rappelle toi Linhart avec son petit livre : l’établi, mais il y eut aussi nettement avant, Simone Weil, bien sûr tu parles de cette Simone là ). Cela dit c’est assez étonnant. A quelques mois près ( date de naissance) nous ne pensions pas de la même façon. Je me suis toujours demandé quelle date historique avait créé cette césure. Ceux nés avant cette date ( l’armistice ? Le débarquement ? ) et ceux nés après cette date sont différents.
  22. Je n’irai pas jusqu’à dire que le travail « libère » car j’ai gardé le doute de mes vingt ans : et si le travail dans le cadre de la production industrielle était resté aliénant ? Mais le monde a changé. En m’occupant de mes enfants, puis petits enfants, puis en m’occupant d’ado je me suis aperçue en fouillant dans tous les métiers possibles qu’il y en avait désormais plein qui paraissaient intéressants. Mes fils ne me paraissent pas aliénés par leur travail par exemple, au contraire ( même si de leur point de vue il est désormais hors de question qu’ils reviennent travailler en France, en raison justement d’une qualité du travail même à haut niveau qu’ils trouvent ici aliénante). Il reste en effet les travaux répétitifs. Mais ces travaux sont programmables comme on dit donc les robots devraient à leur tour connaitre l’aliénation de ces travaux. Tant pis pour les robots. Quand je phosphorais à 20 ans sur : comment rendre interessant un travail aliénant ( pendant que mes « camarades » établissaient des stratégies pour zigouiller les méchants capitalistes) j’arrivais à une impasse. Je noircissais des cahiers dans notre petit café, et je n’y arrivais pas. La seule solution que j’avais trouvée : diminuer le temps de travail de ceux qui accomplissaient de tels travaux afin de leur permettre de se réaliser ailleurs, là où ils auraient choisi de se réaliser.
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