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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. Annalevine

    Le corps et l'esprit

    Le concept de réalité cachée ne marche pas. Si je fais une expérience de pensée articulée sur les deux concepts de réalité cachée et de sensation ( ou représentation) et que je passe à l’action ( par exemple déformation d’un objet quelconque) je ne m’en sors pas. En effet le « cerveau » n’a de cesse que de dévoiler la réalité dite cachée, c’est un réflexe obligé ( comme quoi le cerveau édicte des règles qui s’imposent à la conscience ). Or dévoiler la réalité cachée c’est s’en faire encore une représentation. C’est à dire que je vais tenter de trouver une représentation de la réalité qui soit plus judicieuse que les précédentes. Je retombe dans ce problème propre à la physique quantique, le problème de la représentation. Mais ce faisant, en créant éventuellement une nouvelle représentation de la réalité, je ne rencontrerai encore qu’une représentation de celle-ci, je ne rencontrerai pas la réalité. Il n’y a qu’une seule issue. Renoncer aux réflexes imposés par le cerveau ou l’esprit, que sais-je, et me dire : La réalité n’est pas représentable. Autrement dit : il n’existe pas de réalité cachée, il existe une réalité non représentable. Les deux pôles que je rencontre sont ceux ci : Une réalité non- représentable et, face à elle, un univers mental. Puis- je construire quelque chose avec ces deux hypothèses ?
  2. Les croisés ( majorité de français) créent alors le royaume latin de Jérusalem. Et qu’est ce qu’ils font les gentils français ? Ils interdisent Jérusalem aux juifs ! A croire que c’est génétique chez certains français la haine des Juifs. Bon Saladin arrive et vire les chrétiens. Et il permet aux juifs de revenir à Jérusalem. Nous sommes en 1180. Et on va dire après tout ça que les juifs ne sont pas un peuple ! Non mais vraiment.
  3. Bon maintenant on est à la fin du XI siècle. L’Europe chrétienne a les jetons. Elle a peur de l’islam. Du côté de l’Espagne les chrétiens sont bloqués par les Almoravides , musulmans berbères. Les lieux saints sont occupés maintenant par les Turcs seldjoukides. Ça commence à paniquer en Europe. Les Francais sont à la manœuvre : première croisade. Les ascendants de posteurs qui déversent leur haine sur ce post partent vers Jérusalem et massacrent tous les juifs qu’ils rencontrent. le 7 juin 1099 l’armée franque arrive devant Jérusalem. Le 15 juillet 1099 elle pénètre dans la ville. Qu’est ce que vous faites alors gentils gentils français ? Vous exterminez les musulmans et vous brûlez les Juifs dans leurs synagogues. Ouh que vous êtes sympa !
  4. Après ça se passe moins bien en Palestine. Les Abbassides disparaissent, en Palestine arrivent les Fatimides, puis les Seldjoukides ( des Turcs). Sale temps pour les Arabes et les juifs. En plus en Judée, famines, épidémies, mésentente entre juifs. Les juifs se regroupent surtout à Tyr où ils installent leur yeshiva. Toujours là ces juifs ! Ça doit faire suer les antisémites du post ah ah ah !!! À cette époque le XI siècle les ascendants des posteurs haineux des juifs ils étaient quoi ? Des analphabètes en train de chercher des truffes avec leur groin ? Ah ah ah !!!
  5. Après les Omeyyades arrivent les Abbassides ( ce sont toujours des Arabes messieurs les neuneus). Alors là l’empire c’est énorme. Il dure de 750 à 809. À côté l’empire de Charlemagne c’est trifouillis les oies. La capitale de l’empire passe à Bagdad. La Palestine c’est que dalle pour ces empereurs qui règnent sur le monde civilisé de l’époque. Révolution culturelle des Hébreux au contact des Arabes. Va alors naître la culture judéo-arabe. Oui messieurs mesdames les béotiens, la culture judéo-arabe, pas la culture judéo-chrétienne. L’arabe littéraire est adopté par les lettrés juifs. Et surtout les Hébreux apprennent près des Arabes l’art du commerce. D’agriculteurs ils deviennent commerçants ( bon aussi pour ne plus payer l’impôt sur la terre, un Juif c’est astucieux). La Palestine n’est plus le centre névralgique de la culture sémite ( judéo-arabe) c’est maintenant Bagdad. La la communauté juive est représentée par l’Exilarque. Et faut voir le respect mutuel entre l’Exilarque et le calife !!! Bref la Palestine ça vivote les uns près des autres Hébreux et Arabes. Et les commerçants hébreux donnent naissance aux Radhanites, et c’est pas rien ! Vite courez sur Wiki.
  6. Mais les Arabes et les Hébreux c’est une vieille histoire entre eux, démarrée en Arabie. Bon les Arabes disent aux Hébreux : Allah est antérieur à Yahvé. Bon les deux frangins s’étripent sur l’antériorité. Je passe. Résultat, une fois les juifs réinstallés par les arabes ( musulmans bien sûr, mais à l’époque un arabe est musulman et un juif est juif, vu que leur religion respective c’est leur propre création alors que ces zigs de chrétiens ils ont tout pris aux juifs ah ah ah pas foutus de créer leur religion ces zigs d’occidentaux), donc une fois les juifs réinstallés à Jérusalem les arabes leur disent : oh oh n’oubliez pas frangins, notre religion est supérieure à la vôtre . Du coup en 691 les Omeyyades construisent sur l’esplanade de l’ancien Temple juif ( detruit par les Romains c’est à dire par les ascendants des gentils chrétiens qui passent leur loisir à zigouiller les juifs ) ils construisent le Dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa. En 716 ils fondent une première ville arabe en Palestine, à l’ouest de Jérusalem,Ramleh et ils y aménagent un quartier réservé aux juifs ( teinturiers). et quand je pense qu’il y a des neuneu pour dire que les Hébreux n’ont jamais habité la Palestine ! Ah ah ah !!!
  7. De 634 à 644 Omar ibn al-Khattab devient le deuxième calife. C’est lui qui lancera l’épopée conquérante des Arabes. Il prend aux Byzantins notamment la Palestine. Il permet aux juifs de revenir à Jérusalem dont ils ont été expulsés par les chrétiens byzantins. Les Omeyyades continueront de favoriser le retour des Juifs à Jérusalem. À l’époque les Arabes dans leur puissance conquérante ne s’attardent pas à la seule Palestine. Ils conquièrent tout le sud de la Méditerranée ainsi que la Mésopotamie et la Perse. Ils remontent vers l’Europe en passant par L’Espagne. La Palestine est une toute petite province pour eux. Ils créent l’un des plus grands empires jamais vus. Ils protègent les juifs des chrétiens. Bien sûr ils ne sont pas gentils gentils ! Ils font payer un impôt. Statut de dhimmi. Mais les juifs ne sont plus persécutés par les cinglés de chrétiens. Le calife Mu’awiya installera des juifs en Syrie, il les considèrent comme des alliés. En revanche les Hébreux doivent partir d’Arabie comme tous les non musulmans, Arabie terre sacrée de l’Islam ( la Palestine n’est pas du tout considérée comme un territoire sacré de l’Islam à l’époque, ni même comme un territoire devant revenir aux Arabes, seule l’Arabie est sacrée)
  8. Il me semble que vous critiquez la méthode scientifique lorsqu’elle sort de son champ d’action légitime. Pour ma part j’adhère à la méthode scientifique non pour des raisons idéologiques mais pour des raisons triviales d’efficacité dans des domaines donnés et circonscrits ( quant à leur définition). Dans le cadre de la médecine par exemple si la démarche scientifique permet de guérir le cancer d’un proche ( ou éventuellement le mien, mais je suis encore en bonne santé) je vais adhérer à cette méthode pour des raisons triviales d’efficacité. Cela ne m’empêche pas d’être ouvert à d’autres méthodes. Quand une personne très proche de moi va consulter une chinoise rompue à des méthodes séculaires de soins pour guérir une douleur au talon je suis d’abord sceptique. L’occident préconise l’opération. L’orient non. Pourquoi ne pas tenter l’expérience. Cette chinoise guérit la dite personne. Ce n’est peut être pas définitif mais c’est déjà efficace depuis deux ans : pas de retour de la douleur. Je regarde l’efficacité . C’est efficace ? Je retiens la méthode qui n’a rien à voir avec la méthode scientifique occidentale. Je retiens la méthode scientifique comme vraie ( au sens efficace, suivie d’effets mesurables et utiles) à chaque fois qu’il y a un résultat tangible. Remarquez bien que mon sens du vrai n’est pas ici absolu. Je ne dit pas la science dit VRAI je dis la science dit vrai au sens pratique. Rien ne dit qu’il n’existe pas d’autres méthodes pour arriver au même résultat. En revanche quand la science sort de son champ d’action pour juger de questions telles l’origine de la vie ou d’autres questions humaines majeures là je pense qu’elle sort de son domaine de compétence. Pourquoi pas d’ailleurs, mais qu’elle dise alors que tout est hypothèse au lieu de prétendre affirmer qu’elle énonce des certitudes.
  9. Annalevine

    Le corps et l'esprit

    Revenons sur ce point : ce que j’observe n’est pas le réel. Le phénomène n’est pas la nature. Remarquons que cette idée ne s’impose que depuis peu. Heisenberg en discute avec Einstein dans la fameuse controverse que tous peuvent lire sur internet ( en tapant Heisenberg Einstein). Einstein est un réaliste dit on aujourd’hui encore que ce mot ne désigne pas tout à fait la position d’Einstein. Passons. Einstein pense que ce qui est observé est le réel. Heisenberg pense que non. La position d’Heisenberg n’est pas philosophique, elle lui vient en raison de ses recherches scientifiques qui l’obligent à penser autrement. Il le dit bien d’ailleurs : il faut penser autrement. Einstein le contredit. L’idée que ce qui est observé n’est pas le réel ( notre cerveau n’a pas de lien direct avec le réel ni même avec le monde privé des idées c’est ce qu’écrit le neuro scientifique Frith) fait son chemin grâce aux travaux de ceux qui étudient le fonctionnement du cerveau. Nous sommes à l’aube d’une nouvelle façon de penser. Cependant nous ne sommes qu’au début de cette révolution et les neuro scientifiques ont fort à faire. La raison pour laquelle les neuroscientifiques vont s’imposer contre les philosophes qui les moquent est très simple. Un jour ou l’autre les neuro scientifiques parviendront à faire sortir du coma certains comateux, ils feront avancer la médecine. Alors leurs idées seront reprises par les philosophes. Cependant partir de cette hypothèse : il existe un réel caché et un monde mental n’est pas une hypothèse qu’il est simple de développer. Il faut aussi introduire dans ce couple la notion d’action. Et essayer de faire tourner ça. Remarquons que le fait qu’Einstein pense que l’observation est le réel ne l’empêche pas de mettre au point sa théorie de la relativité. En revanche sa position l’empêche d’accepter la physique quantique.
  10. Annalevine

    Le corps et l'esprit

    Que le monde soit ma représentation suppose tout de même qu'il y ait avant toute représentation une expérience du monde. Cela nous renvoie à l'empirisme. Pour l'empiriste toute activité de l’esprit provient de l'expérience. Le danger c'est alors de penser que tout provient de l’expérience, toutes les idées aussi, ce qui exclut toute idée générale constructrice. Ce qui conduit au scepticisme. Ce n'est pas à quoi je tends. Il est alors nécessaire qu'il existe alors dans l’esprit des facultés donnant des idées permettant d'analyser, de synthétiser entre eux les objets mentaux. L'empirisme tend aussi à l’immatérialisme : il n'existe rien qui existe en dehors de mes représentations. Je ne retiens pas cette théorie, il existe quelque chose qui existe hors des représentations. Je ne suis pas idéaliste. Je ne suis pas la voie ouverte par Berkeley.
  11. Annalevine

    Le corps et l'esprit

    Venons en à Schopenhauer. Il écrit "le monde est ma représentation". Dans la foulée il écrit : "il [l'homme] possède l'entière certitude de ne connaitre ni un soleil ni une terre, mais seulement un œil qui voit ce soleil, une main qui touche cette terre; il sait en un mot, que le monde dont il est entouré n'existe que comme représentation" Il est le premier à ma connaissance qui prend conscience que le monde est notre représentation à partir d'un raisonnement scientifique (il avait fait des études de sciences). "l'univers entier est perception par rapport à un sujet percevant" Autrement dit l'univers entier est une perception, une sensation (pas la réalité), un objet mental. Il introduit la notion de sujet percevant (le je), c'est à dire celui qui perçoit. "Ce fut Berkeley qui le premier formula cette assertion". Exact. Mais Berkeley en a tiré des conclusions discutables. Pour Schopenhauer Kant n'a pas su exprimer cette assertion. Je trouve Schopenhauer un peu dur avec Kant, car quand celui-ci introduit la notion de phénomène, il semble bien qu'il ouvre la voie à la notion de représentation. Kant en effet écrit [esthétique transcendantale] : "C'est par la médiation de la sensibilité que des objets nous sont donnés, et c'est elle seule qui nous fournit des intuitions; mais c'est par l'entendement qu'ils sont pensés". "L'effet produit par un objet sur la capacité de représentation dans la mesure où nous sommes affectés par lui est une sensation." Donc pour Kant l'objet n'est pas non plus perçu directement, nous ne connaissons de lui que l'effet qu'il produit sur nous : sensation. Ce qu'il appelle sensation semble être la sensation brute. La sensation finale (nous dirions aujourd'hui sensation brute traitée par le cerveau) il l'appelle matière du phénomène, la forme du phénomène étant l'espace et le temps, formes pures (a priori) de l'intuition. C'est un peu compliqué mais il semble qu'il appelle intuition la faculté de recevoir la sensation brute et de fournir la matière (le contenu du phénomène) et la faculté aussi de mettre en forme la sensation brute (espace et temps). Manifestement Kant ne dispose pas du concept : cerveau, ce qui rend difficile son expression. Pour lui c'est le cerveau (l'intuition) qui traite la sensation brute, qui la met en forme (espace et temps) et qui offre la sensation finale, la perception finale (perception finale qui est le phénomène, c'est à dire concrètement ce que nous recevons dans notre conscience, ce qui apparait dans notre conscience)
  12. Annalevine

    Le corps et l'esprit

    Non on s’en fout pas. Ça ne se passe pas comme ça dans la vie réelle. Je pense que tu veux tout tourner en dérision et je pense que c’est la conséquence de ton obligation de faire face à la mort. Tu craques. Tu cèdes. C’est dommage. Parce dans la vie réelle j’en ai vu des hommes et des femmes dans la merde qui pourtant tentaient de comprendre le monde. Ça m’a toujours sidéré. Ces nuits passés avec des marginaux, marginal moi même, dans un refuge de l’armée du Salut, jadis, avec ce légionnaire alcoolisé à mort qui tentait de donner du sens à sa vie, putain ça m’a scié. Et dans un pays moyen oriental sous la tente avec un mercenaire dont le dos était parsemé de cicatrices profondes et qui tentait lui aussi de comprendre le monde. De donner du sens. Putain je l’ai vu ça, j’ai vu que les pauvres gens, que les pires marginaux sont inquiets et tentent de donner du sens. Tu ne sais pas Blaquiere qu’un homme ou qu’une femme même réduit à rien reste un humain qui tente jusqu’au bout de donner du sens. Non blaquiere un humain n’est pas un animal. Il se soucie de comprendre le monde même s’il n’y arrive pas, même s’il se retrouve comme Verlaine à mourir dans le ruisseau.
  13. Annalevine

    Le corps et l'esprit

    Si nous retenons le concept d'esprit comme valable oui, je pense que c'est cela, mais je préfère désigner l'esprit pour le moment comme l'ensemble des "objets" mentaux. Encore qu' en lisant ton intervention l'esprit ne peux pas être que ça, il possède aussi des lois d’organisation interne qui lui permette d'analyser les "objets" mentaux (on retombe là sur l’entendement de Kant). C'est un peu compliqué tout cela pour le moment, mais je me méfie du mot esprit, qui parfois nous fait décoller en pure perte. Un en soi inconnaissable. Tu es plus spiritualiste que moi. Je suis plus terre à terre, je dirai un en-soi qui ferait corps avec une réalité cachée (tu me diras que ça revient au même). Si je fais le point sur l'état de mon raisonnement j'en suis là : il n’existe que des objets mentaux et une réalité cachée ou voilée (le mot voilé est plus poétique). Et il y aussi : l'action (qui engendre la notion de matière, matière : action/réaction, la matière est alors une action reçue ou produite, actions qui engendre la notion mentale de matière, la matière du coup est aussi un objet mental, ce qui n'est pas mental c'est l'action. Réaction, ou encore l’opposition à l'agir, la poterie que tu crées produit une opposition à ton action, c'est cette opposition qui engendre l'objet mental : matière ). Du coup l'opposition n'est pas entre le corps et l'esprit (esprit : objets mentaux plus raisonnements mentaux conduisant à l'action) mais entre cette réalité voilée et l'esprit. Il faut voir en simulant des expériences mentales si ça tient la route cette analyse.
  14. C’est un peu peine perdue mais bon. Qu’est ce qui fonde un peuple ? Son histoire. Israël écrit son histoire depuis près de 4000 ans. l’histoire des Hébreux, la marche des éleveurs, leur installation dans le pays de Canaan, la lutte contre les peuples de la mer, puis les royaumes, ceux de David, de Salomon, l’exil ensuite à Babylone, puis le retour d’exil, puis l’arrivée des Grecs, puis celle des Romains. Puis la guerre d’indépendance contre les romains, guerre perdue, le temple détruit, les hébreux expulsés de Judee mais rassemblés en Galilée, début de la dispersion dans le monde, dispersion qui avait commencé lors de la chute de Jérusalem devant les armées de Nabuchodonosor. À Jérusalem après les déportations romaines arrivent les premiers Arabes, les nabatéens, qui poussent devant eux leurs chèvres, ceux là même qui eventraient les corps des Hébreux pour dérober leur or, lors de la chute de Jérusalem ( lire Flavius Josèphe ). Mais les Arabes ne restent pas longtemps, arrivent les chrétiens qui s’emparent des lieux saints, les Hébreux sont toujours là, en Galilée. Après seulement arrivent les armées du successeur de Mahomet qui libère Jérusalem et autorise les Hébreux à y retourner vivre. Puis arrivée des Mamelouks, des Turcs, etc. Bref les invasions n’arrêtent pas et les Hébreux toujours sont restés en Palestine, toujours. Et je ne parle pas de l’histoire de la diaspora, fantastique histoire,et je ne parle pas de la religion israélite dont toutes les fêtes sont des fêtes HISTORIQUES. 4000 ans d’histoire, un peuple qui a fécondé le monde par son esprit, sa ténacité, sa combativité, un peuple non pas fondé sur les gènes mais sur une culture. un peuple existe à travers son histoire et sa culture. Sinon comment expliquer qu’un juif athée reste un juif ? C’est ça faire peuple. Avoir une histoire millénaire et ÉCRITE, avoir une culture vivante, spécifique et créatrice.
  15. Le forum n'est certes pas un monde virtuel. N'est virtuel que ce qui tend à exister mais n'existe pas encore. Or il y a bien de "l'existence" ici. Dans nos relations avec les autres, nous sommes sans cesse en train de reconstituer le monde mental des autres. Dans la vie dite réelle, nous avons beaucoup éléments pour reconstituer le mental des autres (son allure, ses mimiques, les mouvements de son corps, de son visage, les intonations de sa voix, etc.) Ce qui nous permet d'entrer dans des relations aussi plus réelles. Ici, pour reconstituer le mental de l'autre nous n'avons que ses mots. C'est peu. Nous ne sommes pas dans un monde virtuel mais nous sommes dans un monde estompé. Dans un monde de brouillards. Quand le brouillard tombe, ou la nuit, quand nous sommes en montagne nous sommes obligés de construire les paysages avec pas mal d'imagination, et nous avons vite fait de nous égarer. Ici donc nous recourons, sans en prendre conscience, à notre imagination pour tenter de constituer le monde mental de l'autre. Mais notre imaginaire peut se tromper et il se trompe souvent car notre imaginaire est lui-même traversé par des intentions. En conséquence nous constituons le monde mental de l'autre avec des intentions dont nous ne prenons pas forcement conscience. Du coup nous ne rentrons pas en communication avec la réalité du mental des autres mais avec des personnages largement imaginés que nous construisons en fonction de nos intentions inconscientes. Du coup ça rend les rapports parfois assez conflictuels, surtout quand les intentions inconscientes bataillent pour devenir conscientes.
  16. Annalevine

    Le corps et l'esprit

    Il faudrait acquérir un minimum de connaissances Champion en neurosciences, (sciences cognitives) je n'ai pas le temps ici de vous exposer les hypothèses de ces sciences. Lisez au minimum Dehaene. Ou bien Frith l'auteur que je cite. Sinon je vais être obligé de me détourner de mon étude. Or je suis passionné par ce que je suis en train de concevoir. Je ne veux pas casser mon inspiration. Désolé, une autre fois je vous répondrai, là je veux continuer mon étude (j'utilise le forum comme espace de travail).
  17. Annalevine

    Le corps et l'esprit

    Je relève ce commentaire de Bruno Jarosson, enseignant à Supélec et à Paris Sorbonne, ingénieur Supelec, à propos de la controverse Eisntein Heisenberg : "Einstein est et restera un réaliste. Pour lui, la science décrit la réalité telle qu’elle est et pas seulement telle qu’on l’observe. Heisenberg au contraire devient, du fait de la physique quantique et de son interprétation, un instrumentaliste. La science prédit les résultats des expériences, la réponse de la nature aux questions qu’on lui pose. Elle [la science] décrit la nature telle qu’on l’observe et mesure mais [la science] ne peut rien dire de la nature telle qu’elle est. " C'est exactement ma démarche, comme elle est celle des neuroscientifiques. Néanmoins les neuroscientifiques ne tiennent pas la position jusqu'au bout. Si tout ce dont nous prenons conscience est construction (du cerveau), alors le cerveau lui-même en tant que phénomène est aussi une construction. Ce que nous observons lorsque nous regardons dans notre boite crânienne est encore une construction. Une perception, une sensation, un phénomène. Il y a quelque chose qui ne va pas. Prenons pour hypothèse qu'il existe bien quelque chose qui s'appelle "cerveau" et qui construit nos sensations. Alors ce quelque chose construit aussi la sensation, la perception que nous avons du cerveau et cette perception, cette sensation ne peux pas être le cerveau qui construit le phénomène "cerveau observable". Le cerveau qui construit le "phénomène cerveau" est le cerveau de la réalité cachée. Mais alors si je prends cette hypothèse pour vraie, alors le cerveau tel que nous l’observons est aussi un phénomène mental. Donc il n' y a pas de monde neural opposé à un monde mental, il n' y a qu'un seul monde : le monde mental. Puisque le cerveau observé est aussi un phénomène mental (construit par le cerveau de la réalité cachée) En conclusion il n' y a pas dualité. Il n'existe qu'un seul monde : le monde mental. Monde construit par le cerveau réel (qui n'est pas celui que nous observons).
  18. Annalevine

    Le corps et l'esprit

    Vous êtes exactement là dans une démarche qu’il ne m’intéresse pas de suivre ( cela dit je respecte votre façon de penser, mais je ne veux pas vous suivre là où vous voulez aller : dans le classicisme philosophique conventionnel).
  19. Annalevine

    Le corps et l'esprit

    Platon en effet nous dirige vers les Idées. Mais il se déconnecte totalement du réel. Si bien qu'il ne m'a pas influencé. La lecture de Kant m'a surpris. Car il distingue bien le phénomène du réel. Il est très explicite là-dessus, ou encore il a un discours scientifique qui me parle plus que celui de Platon (Platon pour moi décolle complètement, ce n'est pas une critique, mais je cherche toujours à être concret, à garder toujours les pieds sur terre, dès que ça devient trop abstrait cela ne m’intéresse plus). Kant en plus m'a étonné avec ses développements sur l'espace et le temps. Je ne sais pas s’il dit vrai, mais sa façon de parler de l'espace et du temps fait qu'il en détruit le caractère absolu. Je pense qu'ainsi il a ouvert la voie à Mach, puis à Einstein, en permettant à ces derniers de penser autrement. Non chez Kant il n' y a pas cette réflexion sur la Volonté. Je pense, qu'à tort, j'ai toujours considéré la pensée de Schopenhauer comme inférieure. A tort. Quand il tourne en dérision la chose en soi de Kant je ne l'ai pas compris. Il simplifie aussi considérablement la pensée de Kant et je pense qu'il a raison, Kant souvent se perd dans des labyrinthites. De plus quand je mène ma pensée en ne la soumettant à aucune influence, je retombe sans cesse sur le mystère de la Volonté. Je vais lire Schopenhauer et je pense qu'il y a beaucoup à découvrir chez lui (déjà sa conception de la matière, que je n'avais pas comprise dans une première lecture est vraiment intéressante. Il n'y a pas de matière, il n'y a que des actions/réactions, et nous appelons matière ce qui en définitive rentre en opposition ou en action avec notre action). De plus je pense qu'il est plus fin que Nietzsche sur la question de la Volonté. Nietzsche donne dans une exaltation morbide pour moi dès qu'il s'agit de volonté ou de puissance.
  20. Annalevine

    Le corps et l'esprit

    Le détour par la « réalité cachée » est peut être nécessaire dans le cas du cerveau. En effet je peux dire avec Chris Frith que le monde est construit par le cerveau. Il n’y a pas de son dans le réel, pas d’images, etc. Je note que cela en principe nous le savons depuis Schopenhauer ( le monde est ma représentation, écrit- il). Donc je dis que le monde est construit par le cerveau. Mais qu’est ce que j’appelle le cerveau ? Supposons que ce soit l’ensemble des milliards de neurones. Que ce soit ce que je peux voir sur une imagerie quelconque. Et bien ce que je vois est encore une sensation. Ce n’est pas le réel caché que... que quoi ? Que mon cerveau travaille pour en faire la sensation suivante : un cerveau neural ( plutôt que neuronal). Mais le cerveau que je vois est encore de l’ordre de la sensation, ce n’est pas ce cerveau que je vois qui se produit lui même tout de même. Le son ne se produit pas lui même, l’image ne se produit pas elle même, ce cerveau visuel ne peut pas se produire lui même. Donc le cerveau en question dont je parle et dont je dis qu’il produit le son, l’image, etc, ne peut être le cerveau que je vois, qui est lui même une sensation ( une perception). Le cerveau dont je parle est donc le cerveau de la réalité cachée. Cela ouvre soudain une réflexion neuve que, à ma connaissance personne n’a explorée.
  21. Annalevine

    Le corps et l'esprit

    À ce degré de réflexion je vois tout de même qu’il est impossible de réduire l’activité mentale et l’activité neuronale l’une à l’autre. C’est ici qu’il peut y avoir problème quant à une réflexion croisée avec d’autres intervenants. En effet les intervenants ont des a priori dont ils ne parviennent pas à se débarrasser. Ils sont en fait dans des combats personnels. Il y a ceux qui ne veulent pas reconnaître une activité mentale autonome ( qui se décide elle même et qui emploie donc le neuronal comme un instrument) car ils pensent que c’est ouvrir sur une spiritualité qu’ils détestent et ceux qui ne veulent pas reconnaître une activité neuronale autonome car ce serait tomber dans ce qu’ils appellent le matérialisme qu’ils détestent. Forts de leurs passions affectives ils sont incapables d’étudier les questions posées sans les controuver. Mais ne pensons plus aux passions des intervenants et continuons de travailler. Lorsque le scientifique étudie les phénomènes ( ensemble des sensations) il utilise ses facultés mentales. Il y a donc là une activité mentale première. Certes il y a une trace neuronale de ce travail mais je pose comme hypothèse que le mental est là autonome et n’est dépendant du neuronal que pour autant le neuronal est un instrument ( de même qu’il me faut des jambes si je veux marcher, mais la décision de marcher peut ne pas venir des jambes mais du mental). Ce qui est mystérieux bien sûr c’est que l’humain dispose de telles facultés mentales, qui en plus peuvent s’appliquer au phénomène, et que le résultat c’est l’action à partir du phénomène analysé sur une réalité cachée. Mine de rien ce truc, banal pour le commun, est extraordinaire. L’extraordinaire de cette situation ne doit pas bien sûr nous faire délirer sur d’autres concepts imaginaires issus de ce qu’on appelle la spiritualité. Je garde en mémoire ce fait que l’esprit n’est qu’un mot étiquette, sinon on part dans tous les sens. Donc hors de la réflexion et l’esprit et la spiritualité. Autre remarque. Cette réalité à laquelle je recours n’est évidemment pas la chose en soi de Kant. Puisque j’établis une relation de causalité entre cette réalité cachée et la sensation alors que Kant pose que la chose en soi est hors causalité ( ce qui du coup fait du concept de la chose en soi un concept inutile).
  22. Annalevine

    Le corps et l'esprit

    L’ensemble des sensations ( plutôt que l'ensemble des perceptions, le mot perception n'étant finalement pas adapté à cause des implications cachées qu’il contient) constitue le phénomène. Le mental peut travailler le phénomène. La science. Tout ce qui es tiré du phénomène ouvre sur des actions qui agissent sur la réalité cachée laquelle est modifiée et renvoie à de nouveaux phénomènes. Ce va et vient permet au scientifique d’avancer sans qu’il ait besoin de recourir à la réalité cachée. On notera que le scientifique se croit objectif. Il ne sait pas que le « cerveau » c’est à dire ici la partie insconsciente de son mental le guide à son insu. En effet le scientifique ne perçoit du phénomène ( s’agissant du phénomène nous pouvons utiliser le mot percevoir) que ce qui est utile à l’homme du point de vue (global) du cerveau. Le scientifique est guidé sans qu’il le sache car il fait l’impasse sur les déterminations ( inconscientes) du cerveau. Il est guidé mais il ne sait pas qu’il est guidé car il idéalise le conscient, la raison consciente. Heidegger a raison : le scientifique ne s’occupe pas du rien, le rien étant ses déterminations inconscientes, qu’il tient pour rien en effet, puisqu’il croit que seul le conscient rationnel est actif et déterminant.
  23. Annalevine

    Le corps et l'esprit

    Il faut faire attention quand j’insère de nouveaux concepts. Ou quand je les utilise de manière différente des conventions. Quand j’emploie le concept de réalité non directement accessible , cette réalité n’est pas autonome par rapport à la sensation que j’en ai . Cette réalité ne vit pas une vie indépendante de la sensation. Elle y est rivée puisqu’il y a un rapport de causalité entre cette réalité et la sensation. Un rapport de causalité qui s’inverse quand m’appuyant sur la sensation j’agis. Car toute action modifie cette réalité. Ce rapport étroit et contraint par la causalité explique aussi que dans la vie quotidienne je n’ai pas besoin de faire ce détour par ce concept de réalité inaccessible. Je peux identifier le phénomène ( ensemble des sensations) avec cette réalité. Par ailleurs le mot sensation est nettement meilleur que le mot perception. Le mot perception me fait accroire que ce que je perçois est la réalité. Le mot sensation signifie bien que je suis dans le mental pas dans réel ( le réel inaccessible). Si je me promène dans la rue et que je vois un mur, si je pense que le mur est une perception je le prends pour la réalité (inaccessible). Si je pense que c’est une sensation je sais que je suis dans le mental. Grâce auquel je sais aussi par l’analyse mentale de la sensation ( elle même mentale) que j’ai à telle distance quelque chose qui si je le percute m’opposera une résistance.
  24. @Léna-Postrof Léna, Ce que je n’ai jamais voulu voir de face chez ma mère c’est sa violence castratrice. D’une certaine manière il y a pas mal de femmes castratrices sur ce forum et cette présence permet de mieux regarder en face cette caractéristique féminine. Il est pourtant fatal que, si les femmes ressentent la domination des hommes depuis des millénaires comme une destruction volontaire, c’est ce que vous pensez, certaines aient formé en elles une rage destructrice. Et il est non moins évident que cette vengeance en vienne à s’actualiser dans l’action castratrice. Et cette action vengeresse, légitime je vous le concède, le bourreau doit être écharpé, détruit, éviscéré, cette action vengeresse, elle trouve une proie de choix dans l’enfant mâle. Je n’ai jamais voulu voir cette intention chez ma mère. Cette intention il est aisé de la voir chez les mères des autres, de telles mères sont loin d’être rares, mais je n’ai jamais voulu la voir chez la mienne. Pourtant cela crevait les yeux. Les trois enfants mâles ont été saccagés , même les enfants femelles, encore que là, la violence de ma mère demeure pour moi incompréhensible. Tout cela pour en revenir à ce fameux tribunal de l’impuissance des hommes. Quand nous traitons cette question nous ne voulons pas voir l’action volontairement castratrice de certaines femmes et mères. Sans doute parce que vous êtes sacrées désormais « victimes », victimes du patriarcat, et que cette sainteté victimaire vous met à l’abri de toutes critiques. J’ai pourtant lutté, de toutes mes forces, contre cette rage castratrice quand je fus adolescent, lutte à mort. Je ne suis pas mort pourtant je mesure les dégâts. Il a fallu que j’attende la mort de ma mère pour que je puisse prendre mon envol. Mais ce que je n’ai pas vu c’est je suis resté sous la menace castratrice de la morte. Son atout maître, me concernant, c’est que je voulais pas l’abandonner. Ainsi elle m’a gardé dans son étreinte mortifère. Il me semble que c’est seulement maintenant qu’enfin je décide de laisser ma mère sur le bord du chemin. Cela m’arrache le cœur. Mais si je la laisse me tenir près d’elle je ne trouverai jamais ma puissance créatrice. Vous êtes féministe, à juste raison, je comprends votre haine des hommes, et la violence castratrice de tant de femmes je la comprends aussi. Mais je m’en veux de ne pas avoir totalement refusé d’être le fusillé. Vous avez le droit d’être une tueuse, et je vous admire pour cela, mais aucun homme ne devrait accepter d’être votre cible. Aucun enfant mâle surtout, un homme ça sait quand même se battre, en principe. Ce couple de forces contraires, vaincre le désir de la mère, satisfaire le désir de la mère, m’a fait vivre longtemps. Ne plus vivre dans cette violence quotidienne engendre en moi une lourde fatigue. Un désir d’abandonner la vie. Ce que je voulais vous dire : soyez attentive à votre violence, même si vous vous sentez victime. Adieu.
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