-
Compteur de contenus
3 528 -
Inscription
-
Dernière visite
Type de contenu
Profils
Forums
Blogs
Calendrier
Vidéos
Quiz
Movies
Tout ce qui a été posté par Annalevine
-
Non, la non-violence n'est pas une aspiration naturelle. Les crocodiles dévorent leurs propres enfants et la mère femelle doit sans cesse les protéger. Dans le monde animal les enfants handicapés ne sont pas maintenus en vie. Affirmer que la non-violence est une aspiration naturelle ne peut être dit que par une représentante d'une population qui n'est plus dans la nature.
-
@Ambre Agorn Encore un mot ( attention il y a un message pour vous en remontant un peu à partir de ce message). Vous me demandiez ce que j’entendais par culture convenue. La culture convenue c’est celle qu’il faut afficher pour donner le sentiment aux autres d’être cultivé. C’est la culture démonstrative. Par exemple c’est dire : j’aime les musées, j’aime les expositions, j’aime le cinéma, j’aime les essais philosophiques...ça c’est la culture convenue style rudimentaire. Après il y a : je suis allé au musée voir l’exposition de tel peintre, j’ai beaucoup aimé le dernier roman de Trucmuche, etc. Ça c’est la culture convenue un peu moins rudimentaire. Puis on monte comme cela dans le convenu. Jusqu’à aller dans les détails du dernier roman lu ou du dernier film vu mais toujours en restant bien poli, bien comme il faut. La culture non conventionnelle c’est la culture anti conformiste, celle qui va éventuellement heurter. C’est par exemple dire dans un cocktail où sont réunis des gens comme il faut ( notables de province par exemple, ou petits employés administratifs parisiens) : oh j’ai rencontré un gilet jaune dans le café tenu en bas par l’Arabe et ce qu’il m’a dit de lui m’a beaucoup intéressé et même impressionné. Là vous êtes mort. Non seulement parce que vous parlez d’un gilet jaune mais ensuite et surtout parce que vous donnez du crédit à la parole du gilet jaune. Mais le plus horrible pour vos auditeurs, ce qui scandalise leur culture ( donc convenue) c’est qu’ils comprennent que vous fréquentez un café tenu par un Arabe, qui comble du comble, pourrait bien être un Algérien.
-
Bonjour @Ambre Agorn Je pense que je dois prendre au sérieux vos intentions telles que vous les avez exprimées. Vous vouliez me rendre fou. Je pense avoir mal compris ce mot. Peut-être vouliez-vous me rendre fou...furieux ? Mais c’est le mot : « traquer » qui m’impressionne. Pourquoi me traquer ? Et aussi cette expression : corps à corps. Je pense que vous désirez lutter contre moi avec le désir de me vaincre, à moins que ce soit la lutte corps à corps qui, en soi, vous intéresse. Je dois prendre au sérieux le mot traquer. Qui traque-t-on en général ? Un gibier ? Je doute que je puisse être une proie pour vous. Alors qui ? Un délinquant, un meurtrier ? Je dois plutôt émarger au registre du délinquant pour vous. Un corps à corps avec un délinquant ? Quel type de délinquant suis-je à vos yeux ? Donc nous sommes au café. Face à face. La philosophie est pour le moment notre champ de bataille. Et nos armes c’est le langage. Nous sommes donc dans un rapport personnel, affectif dirai-je, même si cet affectif nous mène au combat. Je ne sais pas si vous êtes un homme ou une femme, mais je vous choisis désormais comme étant un homme même si je vais continuer d’utiliser le féminin pour vous écrire. Ce n’est pas ma culture que vous admirez c’est mon langage. Vous aimez ma manière d’écrire. Vous aimez mon art. S’il y a corps à corps vous apprendrez mon art. Bon cela dit le texte que vous me soumettez pourrait être mieux écrit. Acquérir un art ne demande pas forcément d’acquérir un savoir, mais il est nécessaire tout de même de travailler votre langage. Ne le laissez pas à l’état brut, que pourrai-je vous apprendre sinon ? Dans un prochain message je répondrai au texte soumis.
-
Pendant que 27 millions de Russes mourraient sur le front de l’Est les ascendants de lycan baissaient leurs frocs devant les nazis dans les bordels de Paris. Forcément l’inconscient de lycan le travaille depuis. Bosse sur toi bébé lycan, tu vas finir par t’en sortir.
-
Bonjour Ambre, Laissons tomber l'âge, prenons comme informations que vous avez 30 ans (à moins que vous vouliez changer votre âge) et moi 72 ans. Nous verrons bien comment ces informations agiront en nous (ah oui je retiens aussi comme principe que vous êtes une femme et que je suis un homme, mais peut-être est-ce secondaire). A propos du mot fard, hier j'écrivais fart et je me disais non ça s'écrit fard et non pas fart. Et impossible d'écrire fard ! j'ai écrit fart. Le "d" m’horripilait. Je nous imagine dans un café philo, c'est le matin, ce matin, et je vous dis ça. Pour démarrer. (Il fait froid ce matin, le pare brise de ma voiture était gelé. Est-ce que cette dernière phrase est de la philo ? Décidons vous et moi, que oui). Je trouve que c'est bien de rester là, dans ce café. Après tout il peut se constituer des tables avec ici ou là, deux, trois interlocuteurs. Nous pouvons même imaginer, dans ce café, un philosophe qui se parlerait à lui-même. Regretter ce que vous pourriez écrire avant même de l'avoir écrit m'agace. Je sens que je vais devenir directif avec vous. Mais je vous pense de taille à savoir me contrer. Écrivez ce que vous désirez écrire, faites confiance en mes capacités d’encaisseur. Quant au regard du lecteur je trouve que ce n'est pas mal de savoir peser sur nous un éventuel jugement. Saurons-nous y faire face ? Je vous stimule, vous me stimulez. En fait oui vous me stimulez réellement, vous animez mon imaginaire, je cherche à créer un langage. Pour vous. Venons-en à la philosophie antique. Je vous citerai dans un autre message certains écrits de certains philosophes antiques et vous verrez que ça n'a rien à voir avec la philosophie d'aujourd'hui. Qu'est-ce que vous voulez signifier quand vous écrivez "je n'ai pas de culture conventionnelle ?" Que vous n'avez pas de culture convenue ? ou que vous avez une culture qui sort des conventions ? Dans ce cas je me demande ce que vous lisez ! un truc qui vous fait penser que vous me traquez ça éveille vachement ma curiosité. Je prends plaisir à dialoguer avec vous. Je prépare même mes réponses. Je me demande quel texte vous allez me trouver. Choisissez un truc un peu impossible, embarrassez-moi.
-
En effet je ne pense pas que vous pourriez me rendre fou. Parce que je doute tout de même que tel puisse être votre désir. Par moments je me demande quel âge (réel) vous avez. Chut ! ne me dites rien, j'aime rester dans l'incertitude. Je me demande comment vous satisfaire, comment satisfaire votre curiosité. Vous voyez : vous avez engendré en moi le désir de vous satisfaire (ce qui ne signifie pas que, in fine, je ferai en sorte de vous satisfaire). Être traquée (surtout si vous mettez le féminin) par vous est (un peu) excitant. La chasseresse du Comte Tzaroff ? (est-ce la bonne orthographe ?) Sinon vous pouvez aussi me donner un texte choisi par vous sur lequel je pourrai non pas disserter (ouh ! quel ennui) mais me laisser aller à mes vraies pensées. Et si j’essayais avec vous d'être sans fart ? Trouvez un texte original, sur lequel il puisse pour moi y avoir un certain risque à dire ici le fond de ma pensée.
-
Nous pouvons tenter de dialoguer sur ce dernier texte. Par exemple vous voyez un intérêt pour vous de dialoguer avec moi. Ce mot : intérêt, m'intrigue. Je me souviens aussi de ce post sur le fil "marions les!" où vous souhaitiez être apparié avec moi (ou Marzhin) pour me rendre fou. Cette intention m'intrigue aussi. Si je vous réponds, je ne pense pas y voir mon intérêt, vous éveillez plutôt ma curiosité. Pensez-vous vraiment réussir à me rendre fou ?
-
Votre texte me fait dériver, dans ma pensée, sur l'état de nature duquel les penseurs du siècle des Lumières voulaient sortir, et duquel d'ailleurs nous tendons à sortir. Pour simplifier nous sortons ou tentons de sortir de la sélection naturelle pour accéder à la solidarité et au respect de la vie, quelle qu'en soit ou presque la manifestation. Nous n'abandonnons plus les personnes âgées sur le bord de la route, nous ne laissons pas mourir les enfants handicapés, etc. Sortir de l'état de nature est-ce un comportement contre nature ?
-
Je vois là, chez vous, l’expression d’un reproche sympathique.
-
Les gens qui n'aiment pas la science fiction...
Annalevine a répondu à un(e) sujet de January dans Quotidien
Vous pourriez faire l’expérience de lire P.K. Dick. C’est un auteur atypique. Un grand écrivain aussi. « Le maître du haut château » pourrait vous plaire. Vous aurez affaire avec la science fiction, mais la science fiction utilisée dans des buts socialement prospectifs. Vous n’auriez pas alors le sentiment de perdre votre temps. -
Non je crois que nous pouvons improviser un dialogue. Il n’est pas nécessaire de mettre au préalable, sur la table, un sujet. Vous prenez là, pour moi, trop de distance. Vous tentez de vous mettre hors du monde. C’est la position du philosophe. J’y vois une intention de domination, de maîtrise absolue du monde. Je dois couper, dommage ! Discussion pleine de bonne volonté.
-
Il est bien certain que si nous nous faisions physiquement face, vous et moi, nous aurions un dialogue différent. Encore que j’ai le sentiment que nous sommes vraiment en train de dialoguer en ce moment vous et moi, ce qui est ici rare. Je crois que le forum permet aussi d’éviter l’engagement, un engagement affectif que nous ne souhaitons pas nouer avec l’autre. Je crois que nous sommes ici dans un imaginaire qui nous permet de dialoguer non pas vraiment avec la personne qui est là, qui écrit, mais avec des personnages de notre imaginaire, en quelque sorte l’autre devient lui même un medium entre un personnage imaginaire ou mémoriel et soi. Je vous ferais remarquer que là actuellement nous tentons d’être dans le réel vous et moi. Et nous y arrivons.
-
Le mot défouloir me paraît trop fort. Nous avons tous besoin de vivre des affrontements me semble t il. Dans la vie réelle nous ne pouvons pas vivre certains affrontements. Ici nous pouvons les vivre. Je n’emploierai donc pas le mot : défouloir. Je pense donc que l’affrontement ici n’est pas négatif, sauf quand il va trop loin, comme hier sur le topic faux-self. Là il est nécessaire que les régulateurs interviennent.
-
Oui, mais pour l’affrontement ce n’est pas une question de peur. Nous pouvons ici affronter l’autre en allant jusqu’au bout de notre message. Alors que, je reste sur le téléphone, il est difficile d’aller au bout de l’affrontement car soit l’autre vous coupe la parole, soit il raccroche. Donc vous voyez ce n’est pas une question de peur. La question pourrait être : pourquoi avons nous besoin de l’affrontement et pourquoi le forum rend possible l’affrontement ( dans le cadre tout de même de certaines règles ). Mais le dialogue n’est pas impossible sur le forum. La preuve : nous sommes vous et moi en train de dialoguer.
-
En effet nous avons tendance à aller ici jusqu’au bout de notre raisonnement sans tenir compte de l’autre. Dans la communication orale ( prenons le téléphone si vous le voulez bien ) il est possible de couper la parole de l’autre, sans agressivité, pour ramener l’autre à soi ( le corps à corps dont vous parlez qui est d'ailleurs une belle image, pas seulement belle mais appropriée aussi)
-
Pour moi j’appelle dialogue : un échange, c’est à dire l’émission d’un message ( en général parlé ou écrit) reçu et considéré par l’autre, l’autre à son tour émettant un message que je vais recevoir et considérer. Sinon il n’y a plus dialogue mais monologue ou encore affrontement. Il semble que le forum favorise plutôt l’affrontement que le dialogue. L’affrontement n’est pas pour autant inintéressant.
-
Le corps à corps que vous mentionnez est un medium qui permet peut être le plus beau dialogue
-
Je ne parviens à situer ma pensée dans le cadre de la vôtre car le mot : individualité reste pour moi sans contenu. Je pense que nous tenons à notre opinion car elle résulte de certains considérations que nous avons pris la peine de structurer. Changer sans cesse d’opinion ne nous permettrait plus d’agir. Nous avons besoin de stabilité pour conduire notre pensée et notre vie. C’est pourquoi même le concept de souffrance employé ici ne signifie rien pour moi.
-
Oui, un intermédiaire. Par exemple prenons la parole ( sonore, pas écrite). Si je dialogue avec vous et vous avec moi par l’intermédiaire du telephone notre dialogue ne sera pas le même qu’ici. Le téléphone est un medium différent du forum et il influe sur le dialogue.
-
Ce que vous écrivez là me paraît sensé dans le cadre d’un certain type de medium, ici le forum. La forme et le fond du dialogue dépend du medium.
-
Si je me fonde sur les travaux de Dehaene ce sont des « taquets » dont le mécanisme n’est pas consciemment vécu qui sélectionnent ce qui finit par accéder à la conscience. Cette observation est bien sûr consciente. Mais cette observation remonte dans des zones qui ne sont pas de l’ordre du conscient où elle opère, où elle œuvre, hors de notre champ conscient. C’est en cela que Dehaene qualifie le rôle de la conscience : informer toutes les zones de travail qui ne relèvent pas de la conscience. Les décisions sont manifestement prises dans un espace mental qui ne relève pas de la conscience si je me fonde sur les travaux des anglo-saxons non publiés malheureusement en France. Tout cela est cohérent avec notre vécu. Nous savons qu’une fois armés d’informations conscientes nous devons les laisser aller dans notre « cerveau », comme on dit, pour que surgissent des décisions ou des « révélations ». Ces décisions ne nous déterminent pas pour autant de manière mécanique. Ces décisions, lorsqu’elles sont suivies d’action, accèdent à notre conscience, qui, alors, agit comme informatrice par rapport au centre de décision. Il y a va et vient entre décision prise hors du champ conscient, accès à la conscience, retour informatif, nouvelle décision, puis enfin action. Poincaré nous explique bien ce phénomène. Ses plus grandes découvertes scientifiques surgissent d’un champ inconscient. Il n’a plus alors qu’à retenir la parole savante qui surgit d’une zone inconsciente. Einstein lui aussi nous explique ce phénomène : cela advient, à un moment, non pas de manière consciente mais comme une sorte de révélation surgie de zones non conscientes. En revanche il leur faut alimenter sans cesse leur esprit d’informations soutenues prises aussi bien dans le champ de l’observation que dans le champ de l’imaginaire.
-
La distinction conscient/inconscient est artificielle. Cette distinction est bien imagée par les personnages de Beckett, Clov et Hamm ( fin de partie). Hamm, l’image de l’inconscient, est bien le maître. Et Clov, le conscient, peut bien avoir des velléités de se faire la malle, une fois libéré de son maître, il ne saurait où aller. Ainsi nous sommes guidés par une puissance synthétique, bien plus puissante et avisée que notre conscient. Néanmoins nous voyons que Clov est les yeux de Hamm, le maître, l’inconscient a besoin des informations fournies par le conscient pour aller de l’avant. Dans la réalité il n’y a pas séparation entre conscient et inconscient, les deux fonctionnent ensemble, nous formons une personnalité synthétique pilotée par une réalité psychique située au delà du conscient. Le conscient ne pilote rien du tout, il informe, ou alors quand il pilote, c’est dans le cadre de choix préalables assurés par cette réalité synthétique, au- delà du conscient.
-
C’est finalement assez agréable d’écrire dans un milieu hostile et même intentionnellement dégradant. Car, tout de même, je prends soin d’écrire sans gêner les autres dans le rayon littérature. Mais non il faut qu’ils viennent y déverser leur fiel. Mais pourquoi pas ? Je n’ai pas à me plaindre, je viens de voir que je ne suis pas le seul à engendrer ces curieux ressentiments. Cela dit je reprends le fil de ma recherche. Ne pas nommer c’est peut-être ne pas pouvoir nommer un souvenir qui fut refoulé. C’est une possibilité. Mais il y a autre chose : je me rends compte qu’il est souvent impossible de bien connaître nos motivations. Quand je vois les historiens se pencher sur les motivations ayant entraîné tel ou tel souverain à agir comme il l’a fait je me rends compte que personne ne parvient à vraiment identifier ses motivations. Ce n’est pas tout à fait comme : ne pas pouvoir nommer, mais ça y ressemble. Je ne pense pas que les personnes que je me mets ici dans tous leurs états, ici ou dans le topic d’à côté, connaissent vraiment les motifs qui engendrent leurs ressentiments. Moi non plus bien sûr je ne connais pas ces motifs, mais vu que le forum est le lieu de toutes les projections je me dis qu’ils ont dû en chier quand ils étaient des enfants.
-
En effet je crois que cette recherche d’éternité n’est pas la motivation des écrivains même si parfois certains se laissent emporter par les conventions et finissent, par lassitude, par abonder dans le sens convenu. Après tout Kafka a voulu détruire toute son œuvre avant de mourir. C’est son ami qui a sauvé son œuvre de l’anéantissement. Tiens je pourrais aussi citer Sadegh Hedayat. Lui brûle son œuvre avant de se suicider. Il nous reste tout de même de lui « la Chouette aveugle ». Bon ça dépend aussi des écrivains, de la raison qui les conduit à écrire.
