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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. Ça y est j’ai le névrosé sur le dos. C’est Maroudiji qui va être content de ne plus l’avoir dans les pattes. Mais quel boulot fait il dans la vie celui là pour être payé à passer son temps à harceler les autres ? Il ne peut pas créer son fil ?
  2. Mais cher Blaquiere il est tout à fait légitime de dire que le soleil tourne autour de la terre. Lisez Mach. Nous sommes libres de choisir. Pour des raisons pratiques de calcul il vaut mieux prendre un référentiel héliocentrique plutôt que géocentrique.
  3. Annalevine

    Raison de l'Existence

    Je comprends votre exigence, qui est l’exigence universitaire, mais je doute que vos contradicteurs soient capables de citer l’œuvre, l’édition et la page d’où ils vont tirer leurs citations. Ne les surestimez pas. Avec un peu de chance vous aurez une vidéo de Klein. Zenalpha n’a jamais lu, dans le texte, un livre dEinstein. Il ne sait même pas que l’espace temps de Minkowski est un outil mathématique construit exprès pour que les théories d’Einstein puissent y rentrer. Il ne sait pas ce que c’est qu’un espace affine, qu’un espace vectoriel... bref vous êtes mal barré. Zen est un enfant attardé qui rêve de magie. Laissez le s’exprimer. Vous serez gratifié, heureux homme, d’une vidéo de Klein. C’est pas beau ça ? Quant à Spontz ça va se terminer comme d’habitude : nous n’avons pas accès à la réalité. Ce qui est vrai. Mais à part ça vous n’aurez rien d’autre. Mais c’est de votre faute aussi ! Arrêtez de mêler sciences physiques et philo bordel !!! Vous voyez comment tourne votre fil ? C’est la chienlit. Et la responsabilité vous appartient. Des lors que vous mêlez sciences physiques et philo vous avez tous les mâles qui tournent en rut. Faites de la philo bon sang pas de la physique !
  4. Il y a des mots qui chevauchent une ligne de crête de l’esprit. Ainsi en est il de mots tels que : temps, espace, énergie, force...Selon que nous sommes physiciens ou tout simplement humains nous nous déplaçons sur tel ou tel versant. Le temps, dans le monde du sentiment ( le monde humain ) n’a rien à voir avec le temps scientifique. Bon j’arrête là. Les gourous en mal de pouvoir jouent de la confusion à moins que ce soit des personnes de mauvaise foi ou des imbéciles. Avec certains, ici, ce sont toujours les mêmes conneries. Ça va se terminer avec une vidéo de Klein, bon les névrosés ont le droit de s’exprimer aussi. J’en reviens à Heidegger. Il écrit : « Ce que nous appelons « sentiments » n’est ni un épiphénomène fugitif du comportement de notre pensée et de notre volonté, ni une simple impulsion qui le provoquerait, ni un état subsistant comme une chose, avec lequel nous passerions tel ou tel arrangement » commentaires : Heidegger critique les diverses psychologies de l’affectivité où le sentiment n’est jamais qu’une adjonction après coup venant simplement colorer une subjectivité déjà constituée et isolée. En effet dans notre civilisation rationaliste européenne continentale le sentiment est un résidu, un déchet, tout comme la conscience, pour Ribot. Pour Heidegger le sentiment signifie une réalité qui est au delà ou extérieure à la pensée. Pour lui il existe une réalité qui se dévoile dans le sentiment, ce dernier étant la trace de cette réalité dans notre esprit, ou notre conscience. C’est assez osé comme position. Mais ça vaut la peine de suivre Heidegger dans son raisonnement pour voir où sa pensée peut bien mener.
  5. Je suis d’accord avec vous sur la théorie de Darwin. Non que je pense comme vous pensez sur la question de l’évolution, mais le problème n’est pas notre divergence de vues. Le problème est celui-ci : la théorie de Darwin est Vraisemblable et non pas Vraie. Bien sûr que cette théorie est séduisante : elle explique Tout ! Tout et son contraire. Moi aussi elle me séduit comme peut me séduire un avocat ou un sophiste qui grâce à un discours astucieux va me démontrer que la Terre est ronde puis que la Terre est plate. Mais je me dis que c’est trop beau pour être vrai. Je ne la remets pas en cause dans le principe de l’évolution ( alors qu’il me semble que vous remettez en cause ce principe, mais peu importe) mais je trouve que les hypothèses de sélection, d’élection du mieux adapté ( delà pour moi le mot : adapté est loin d’être neutre ) et du hasard des mutations ne sont ni plus ni moins que la projection de l’idéologie libérale sur le monde de la vie. Faut pas deconner quand même. De plus cette théorie n’est pas prédictive concernant l’évolution à venir ( forcément parce que cette théorie repose sur le hasard à qui on peut faire dire ce que l’on veut). Alors appeler théorie une pensée qui n’est pas foutue d’être prédictive faut vraiment prendre les gens pour des cons. Disons qu’elle est un cadre provisoire commode pour organiser la pensée archéologique actuelle. Un cadre provisoire commode n’est pas Vérité.
  6. Le physicalisme est une doctrine d’origine allemande qui pose cette hypothèse : toutes les connaissances sont réductibles aux énoncés de la physique. Le physicalisme est donc l’école de pensée de nombre de « philosophes » d’ici qui ne peuvent s’empêcher de faire intervenir dans leurs énoncés « philosophiques » les théories de la physique relatives à la physique quantique et à la relativité. Ce mélange des genres est superchiant. Ça nous donne une bouillie, un salmigondis ridicule dont on ne peut rien tirer. Peut être faut-il voir dans ce mélange des genres les intentions de gourous qui utilisent la complexité de certaines théories propres à la physique pour enfumer ce qu’ils voudraient faire de leurs lecteurs : des disciples abêtis.
  7. Le sentiment, pour Heidegger, est en fait une perception du même type que la perception usuelle ( la perception par les cinq sens ). Si le sentiment est une perception il signifie autre chose qu’un simple état intérieur, il renvoie à une réalité première qui n’est pas fabriquée par notre cerveau, qui existe ou qui est dans un extérieur. Cette conception du sentiment est si contraire à la culture française qu’il est très difficile pour un Français et donc pour moi qui a été élevé dans les habitudes culturelles françaises de concevoir même ce qu’il écrit. Pour un Francais installé dans la culture dominante le sentiment est un produit cérébral, c’est tout. Il ne peut pas y avoir pour lui une réalité première, extérieure au cérébral, qui conduise à la construction du sentiment. Le génie français, c’est son esprit scientifique. Mais il sacrifie tant à cet esprit qu’il détruit tous les autres aspects de l’esprit humain. Et qu’il en devient non pas inhumain mais non- humain. Je ne cesse de recommander à mes enfants et à mes élèves de faire l’expérience de vivre à l’étranger. C’est seulement en allant vivre à l'étranger en partageant le quotidien d’autres peuples qu’il est possible d’aller bien au delà, dans la conception spirituelle du monde, du scientisme français, ou plus précisément du physicalisme français. Au fond l’esprit français s’est spécialisé dans le scientisme, dans le positivisme. C’est utile sur le plan économique et industriel. Le Français ( le scientifique, car, heureusement il y a aussi quantité de Français humains) nous fabriquera de merveilleux robots. Mais sa spécialisation l’a rendu non-humain. Aussi faut-il prendre de lui ce qu’il a de positif et s’en aller vivre à l'étranger pour compléter sa culture humaine. Lire ne suffit pas. Car c’est bien dans le rapport affectif quotidien avec des personnes issues de culture humaine qu’il est possible de sortir du non-humain français, du physicalisme français.
  8. L’attitude de Heidegger, dans : « qu’est ce que la métaphysique ? » est originale. Il dit : « La tonalité AFFECTIVE dans laquelle on « est » dans tel ou tel « état » fait que nous nous sentons au milieu de l’étant dans son ensemble, dont le ton nous pénètre. La situation AFFECTIVE que nous fait sentir cette tonalité non seulement nous dévoile chaque fois à sa manière l’étant en son ensemble, mais ce dévoilement, loin d’être un simple accident, est en même temps l’historial essentiel dans lequel se réalise notre réalité humaine » « L’étant dans son ensemble » c’est le monde, les tonalités affectives sont les sentiments tels que : la joie, l’angoisse, l’ennui, l’étonnement, la mélancolie, etc. Mais ces sentiments ne sont pas les états d’âme usuels, ce sont des sentiments dont le « ton », l’effet, nous est imposé par l’étant dans son ensemble, c’est à dire par le monde. C’est ainsi que le monde se révèle à nous en laissant sa trace en nous par le sentiment tonalité. La seule manière de connaître le monde est de le connaître par son effet sur nous, effet qui ressortit au domaine de l’affectif. Nous sommes totalement hors la pensée scientifique et hors la pensée philosophique rationnelle usuelle. Heidegger fait l’hypothèse que nous ne pouvons connaître le monde dans son ensemble, dans sa totalité, que par le sentiment.
  9. Ce qui en définitive reste étonnant dans la culture française dominante c’ est cette dévalorisation du sentiment. C’est bien cette dévalorisation du sentiment qui est la cause de l’individualisme français. La dévalorisation du sentiment entraine la dévalorisation du rapport à l’autre. Ce qui est étrange c’est ce postulat des philosophes français : le sentiment ne peut pas être source de connaissance, étant entendu que, pour la culture française dominante, seuls les objets observables au sens scientifique ( objets analysés sous l’angle de quantités physiques mesurables) sont sources de connaissance. Les connaissances issues du rapport à l’autre dans le cadre du sentiment sont dévalorisées. J’incrimine la pensée scientifique pour laquelle l’esprit, le sentiment, les émotions sont des déchets. Des épiphénomènes méprisables. Mais je pense que cette attitude, celle des scientifiques, est aussi partagée par la philosophie d’origine grecque. Cette philosophie exclut aussi le sentiment. Science et philosophie occidentales continentales marchent main dans la main dans cet effort à exclure tout sentiment de leur vision du monde. Mais, dans le cadre de l’exercice de leur métier, je comprends les scientifiques. Là où ils abusent c’est lorsqu’ils veulent transporter leur méthodes de penser dans le monde humain. Cette attitude toutefois est essentiellement française, peut-être aussi allemande. Grâce aux échos renvoyés par ma famille dispersée sur tous les continents je m’aperçois que ce refoulement du sentiment ne se retrouve pratiquement qu’en France. C’est curieux. Cela explique le manque de générosité français. Non pas que les Français ne soient pas généreux sur le plan technique. Non ils sont prêts à financer la solidarité. Financer oui mais surtout, surtout ne pas donner de TEMPS à l’autre, oh ça non ! Plutôt payer que de donner du temps, surtout ne pas accepter en donnant du temps de partager un sentiment, oh ça non ! Plutôt augmenter les impôts, mais pas ça ! Cela explique aussi que ce soit le pays le plus déprimé du monde. La honte de tant de Français ( heureusement pas tous !) pour le sentiment les emprisonne dans une solitude affective qui les ronge. Tout cela ce n’est pas la conséquence de leur individualisme mais la conséquence de leur asservissement forcené à la pensée scientifique et philosophique ( de type grecque).
  10. Annalevine

    Raison de l'Existence

    Pourquoi certaines personnes nient que le sentiment puisse être une source de connaissance ? Parce que, asservis au scientisme, ils pensent que la seule connaissance qui vaille c’est la connaissance scientifique, c’est à dire la connaissance qui s’applique au matériel. Seule existe la connaissance matérielle. Or, la seule manière de faire connaissance avec l’autre, avec un être humain, c’est le sentiment. En niant que le sentiment puisse être une source de connaissance ils avilissent le rapport humain. Seul compte le rapport avec le matériel, la matière. Le rapport humain est pour eux dégradant. On peut se demander comment l’idéologie dominante française en est arrivée là.
  11. Annalevine

    Raison de l'Existence

    Nous avons ecrit là le condensé de la philosophie française actuelle . Le sentiment n’est pas source de connaissance. En écrivant cela l’auteur détruit ou tente de détruire toute connaissance liée à la perception interne. Il détruit les civilisations humaines primitives, il avilit l’humanité. Cela dit il n’est pas responsable : c’est un asservi qui répète comme un perroquet l’idéologie actuelle dominante. La destruction du sentiment comme source de connaissance fait partie de la guerre à mort initiée par le scientisme français contre l’esprit. L’athéisme francais prend place dans cette guerre à mort: détruire l’Esprit. En refusant toute connaissance issue du sentiment l’asservi scientiste ne reconnaît l’existence qu’à tout ce qui est issu de la raison conceptuelle. Il nie l’importance du rapport humain. Le rapport humain est pour lui un avilissement. Il laisse mourir son voisin parce qu’il ne perçoit même plus que son voisin existe. Il ne perçoit pas que son voisin existe en raison de l’avilissement dans lequel il tient le sentiment. Là est la source de la déprime française : la honte dans laquelle tiennent les asservis tous ceux qui s’appuient sur le sentiment. Comme l’expérience de l’Esprit ne peut être faite que dans le rapport à l’autre, que l’autre soit vivant ou mort, alors ces asservis restent aveugles à l’Esprit. Il faudra un jour que l’on comprenne comment l’idéologie française dominante en est arrivée là. En attendant l’asservi répète comme un automate l’idéologie dominante. En le lisant nous prenons ainsi connaissance de la parole de ses maîtres, ce qui une source d’information non négligeable.
  12. Je vois les choses autrement. L’organisation sociale des européens s’est révélée bien plus percutante et agressive que celle de la majorité des peuples africains et américains. Les seuls peuples qui ont réussi à faire face à nos organisations sociales sont les peuples asiatiques. Un groupe ethnique, une communauté sociale quelconque est d’abord animé par la violence. C’est la violence qui permet la survie puis l’asservissement des autres à son profit. Le sapiens dès qu’il occupe un territoire detruit les autres hominidés, puis les animaux plus puissants que lui. Partout où passe sapiens en effet les hominidés et les animaux puissants disparaissent. Sapiens survit grâce à l’extrême intensité de sa violence. L’organisation sociale des européens s’est forgée dans la guerre, guerre millénaire au moyen orient, mais aussi en Europe y compris la Russie. Les religions étaient des armes de guerre. Nous sommes issus de la guerre. Et nous avons continué de pratiquer la guerre en détruisant les Incas, les Aztèques, les ethnies noires, etc. Si aujourd’hui certains dévalorisent ceux que nous avons détruits c’est parce que ceux là sont devenus des lâches incapables d’assumer leur violence, incapables de voir que la violence est d’abord une détermination propre à notre espèce. Lâches car ils ne veulent pas voir nos déterminations violentes. Lâches car honteux de leur violence ils dévalorisent la culture de ceux qui ont été défaits. Mais le problème ne sont pas ces lâches qui dévalorisent la culture des vaincus qui vont même jusqu’à dévaloriser leur propre histoire, allant cracher sur nos cathédrales. Encore que là il ne s’agit peut être pas de lâcheté mais de honte, car les Francais sont devenus honteux. Pourquoi ? Pour avoir détruit des civilisations noires ? Non pour avoir depuis 150 ans baisser leur pantalon devant la violence germanique. Lâches et honteux. Mais encore une fois là n’est pas le problème. Doit on continuer à vivre sur notre détermination violente ou pas ? Il me semble que nous sommes à un tournant civilisationnel. La violence ne paraît plus être l’arme absolue. Nous repoussons les religions car elles sont des armes de guerre aujourd’hui inadaptées. Bien sûr replacer l´arme de guerre des religions par l’athéisme n’est pas mieux. Les athées ont assassiné tous mes ascendants russes et en plus ça les fait jouir ! Les athées portent la guerre autant que la religion. Non il est nécessaire de passer à autre chose. Non pas rejeter toute la violence mais la transcender. Non pour des questions morales mais pour des questions de survie de l’humanité.
  13. Kant dans la CRP dit peut être plein de choses fausses mais tout de même il a raison de mettre en garde contre un usage inconsidéré de la raison. Il dit bien qu’il est nécessaire, tout de même, de relier tout concept à une expérience. Sinon la raison finit par dépasser ses limites ou ses droits et à donner l’existence à des concepts, indépendamment de toute expérience. Il en est ainsi de concepts tels : la conscience, Dieu, la mort, etc. La raison « pure » finit par donner l’existence à ce que désigne ces mots. Or ces mots ne sont que des procédés, des moyens de faire comprendre à l’interlocuteur ce dont on parle. Bien sûr je comprends l’ivresse de tous nos philosophes d’ici qui donnent l’existence à ce que tous ces mots évoquent. Ils se disent : nous sommes Dieu, nous sommes intelligents, nous sommes des gens qui donnons la vie aux mots.Tous ces immatures sont chiants. La conscience n’existe pas, Dieu n’existe pas, la mort n’existe pas ce ne sont que des mots « outils » qui permettent de signifier en un mot des réalités autrement plus complexes et même parfois insaisissables.
  14. Je me rends compte que le forum reste bien pour moi un laboratoire dans lequel je construis une pensée qui me permet de construire ensuite une action. Alors que l’écrasante majorité de ceux qui viennent penser ici viennent écrire leurs habitudes de pensée souvent faites de lieux communs ou de savoirs, certes élaborés, mais qui ne servent à rien d’autre que d’étalage sans que l’on sache jamais si ces savoirs se traduisent en une quelconque action. Ils font la démonstration d’un savoir...socialement inutile. Ce sont d’éternels étudiants qui répètent la même chose sans que cela n’ait la stricte influence sur leurs rapports privés ou professionnels. Si je reprends le fil de mon étude, j’en suis resté à la perception, par les hommes de la préhistoire, de l’esprit des morts. C’est à dire à la perception qu’un être mort continue de vivre en esprit. C’est là l’origine de l’esprit. Quand mon épouse, de retour d’Oceanie, me dit que les mélanésiens marchent les pieds nus c’est parce que les morts sont sous terre et restent ainsi en communication avec les vivants. Ils restent en communication par l’esprit. L’occidental européen va retraduire ça autrement car cet occidental a perdu toute perception de l’esprit. En revenant à la genèse de la culture humaine il y a bien cette perception de l’esprit. Je connais des personnes qui ont connu cette perception d’une naissance ressentie en eux du mort, le mort se relève dans leur esprit : ce n’est pas une idée, mais une perception. Ce type de perception, de vécu, échappe le plus souvent à l’occidental, lesquel ne connaît plus le monde par la perception intérieure mais par l’idée tout faite venue des livres. Leur savoir n’est plus l’effet d’une expérience intérieure mais d’une lecture, d’une ingurgitation d’idées apprises, non ressenties. Je sais que je dois suivre mon ressenti si je veux transmettre à mes enfants des représentations vivantes propres à les dynamiser. Et je vois, d’expérience, que je les dynamise là où les représentations banales de leur entourage tend à les éteindre. Cela dit l’esprit n’est pas nié par les scientifiques actuels, il est réduit par eux à une déjection. Alors que pour ma part je vois dans l’esprit une source d’action. Je crois dans la force de l’esprit dit un jour Mitterrand et je me souviens ne pas l’avoir compris puisque Mitterrand ne croyait pas en l’existence des dieux. En fait je vois ce qu’il disait : l’esprit existe et agis en soi, en moi. Cela dit je pense que ce type de perception appartient aux gens d’action voire aux hyperactifs. Les spectateurs du monde à mon avis ne peuvent rien percevoir de cela. Mais peu importe les spectateurs. L’esprit est agissant. Ce qui signifie qu’il existe une réalité que j’appelle l’ esprit qui existe indépendamment de moi, hors de moi et qui agit... sur les esprits de chacun. Cela rejoint l’inconscient collectif de Jung sauf que j’estime que cet esprit est agissant et non pas seulement résultant.
  15. Le problème c’est vous pensez sans avoir travaillé les nouvelles représentations du monde. Vous en restez à un savoir universitaire ancien qui a beaucoup évolué. la conscience ou plutôt l’activité neuro ale dite consciente est bien incapable de se donner des buts puisque ce sont des motivations inconscientes qui mobilisent la conscience. Les cliquets cérébraux qui permettent l’activité consciente sont eux mêmes inconscients. Conclusion : ceux qui n’ont pas intégré les nouvelles recherches sur le cerveau et sur l’esprit ont des représentations qui n’ont plus rien à voir avec les représentations nouvelles actuelles. Le monde de la pensée change. Je vois écrit ici des pensées de l’ancien temps qui idéalisent ce qui est appelé : la conscience. La conscience en tant que telle n’existe pas, pas plus que les dieux. La conscience est un mot qui désigne une certaine activité neuronale. Le piège de l’idéalisme, à savoir : donner l’existence à l’idée est bien analysé par Ferry dans son : Kant. C’est comme cela qu’est né Dieu.
  16. Cela ne me parait pas assez travaillé. Ce sont de vagues opinions. Les hommes craignaient sans doute les animaux les plus puissants. Ils les respectaient. L’idée de supériorité est une idée d’aujourd’hui projetée sur les mondes anciens. Je rejette cette notion de supériorité. Il reste la crainte et le respect face aux animaux les plus puissants. Cela n’est absolument pas suffisant pour conduire à la conception des dieux. Un dieu n’est pas un animal. Un dieu est une représentation idéalisée d’un surhomme. Non ce qui est phénoménal c’est la représentation. La capacité à se représenter le monde. À peindre. Cet acte qui est ici passé sous silence est un acte fantastique. Cet acte n’est possible que si le cerveau a acquis un certain développement. Développement que les archéologues expliquent par le développement de la boîte crânienne ( bipédie ) par la libération des mains dont l’usage a rétroagit sur le développement du cerveau, etc. La représentation signifie une capacité à associer des idées, des images, des faits observés mais non reliés de manière évidente. Cette capacité à associer va de pair avec l’évolution du cortex et permet l’éclosion de la technique. Mais avec la représentation picturale nous allons plus loin. Je reste convaincu qu’il s’agit de FIGURER l’esprit des anciens, des morts, à travers des images d’animaux sauvages qui inspiraient le respect et la crainte tout de même que les anciens étaient ressentis comme des êtres puissants. C’est ici qu’apparaît la notion d’esprit qu’il est difficile de préciser. L’esprit surgit du sentiment que le mort continue de vivre même après la mort physique. Ce n’est pas alors une croyance c’est une perception, une perception intérieure.
  17. Cet idéalisme de la conscience ne signifie rien pour moi. Non j’en reste pour le moment aux études fournies par les neuroscientifiques. La conscience est une activité neuronale, cérébrale, par surcroît mesurable, qui, à l’observation, met en relation des processeurs neuronaux divers ( que j’ai dénombrés plus haut). Cette activité fournit des informations à ces processeurs. La conscience est aussi une activité capable de créer des associations de diverses représentations, associations qu’il est possible ensuite d’expérimenter. J’en reste à cette discipline, de rattacher les mots à une réalité observable, que ce soit par les sens ou par le sentiment ( perception externe et interne) sinon nous tombons dans un idéalisme par lequel nous pouvons tout dire et son contraire.
  18. Vous avez raison cher foromeur, pensons et écrivons comme nous pissons. Je vais prendre exemple sur vous ô maitre et écrire comme vous m’invitez à le faire : « Je déteste la laïcité. La déclaration des droits il n’y a que la haine du sentiment là dedans, la laïcité c’est de la merde, c’est ce que je pense. Je ne suis pas raciste, pas du tout. On ne peut pas être raciste envers la laïcité. J’ai dit ce que je pensais, vous n’allez pas me le faire regretter. Il y encore des gens qui vont s’exciter, j’en ai clairement rien à foutre, je dis ce que je veux, ce que je pense. Votre laïcité, c’est de la merde, votre Humanisme, je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir » Ai-je été un bon élève Maitre ? Ai-je bien pissé ? Bien sûr on peut remplacer le mot laïcité par tout ce que l’on veut : communisme, libéralisme, féminisme, anti spécisme... l’important j’ai bien compris ô maître ce n’est pas le contenu, c’est le contenant, c’est la structure formelle du discours. Ô maître quel bel avenir vous nous préparez ! Je suis heureux d’avoir rencontré un enseignant aussi lumineux que vous.
  19. Il ne s’agit pas encore de pensée religieuse. C’est une pensée qui pose l’existence d’esprits, c’est à dire de réalités immatérielles actives. Les esprits réfèrent sans doute in fine à l’esprit d’une manière générale. Il n’y a pas encore de dieux. Ni de religion à proprement parler. C’est une pensée de l’esprit ( une pensée spirituelle çà ne va pas comme désignation). Et l’esprit c’est d’abord l’esprit des morts. J’aurais pu me douter que c’était cela à l’origine car si j’observe l’action des nihilistes, ils tuent d’abord les dieux, et aujourd’hui ils tentent de tuer l’esprit. L’esprit est le fondement d’une pensée primitive qu’ils s’acharnent à assassiner. Si je lis les neuro scientifiques nihilistes ils tentent de signifier que l’esprit est un déchet. Ils ne parviennent pas à l’éradiquer, ils ne peuvent pas supprimer le mental au seul profit du neural, mais ils peuvent dégrader l’esprit au point d’en faire un déchet. C’est la grande guerre entreprise par les européens continentaux et occidentaux : détruire l’esprit. Ces nihilistes ont leur scientifique : Monod, le hasard et la nécessité.
  20. Il est possible qu’il y ait une correspondance entre les représentations d’animaux sauvages et les morts. Selon les archéologues ces animaux étaient souvent des animaux respectés, puissants, que les hommes d’alors ne chassaient pas. Il est possible que ces hommes voyaient dans ces animaux une réincarnation des morts. Pour eux il est possible que les morts ne mourraient pas, que leur esprit continuait un chemin en tant qu’animaux sauvages. Je reste convaincu que l’esprit dit religieux commence là. Dans la pose de l’existence d’esprits. Indépendants de la mort.
  21. Je n’oblige personne à venir m’agresser sur mon fil. D’un autre côté c’est parce que je sais que je suis entouré ici d’ennemis qui nient la culture qui est la mienne que je trouve ici un surcroît de motivations pour mettre en mots une pensée que je veux transmettre à ma descendance. Ils me font rire: ils sont la masse et c’est encore eux qui se disent victimes. Contre un homme seul ils cèdent sans même combattre.
  22. Parler de ce qui n’est pas du temps de Parmenide est bien sûr une faute de logique. Nous pouvons bien sûr aujourd’hui parler de l’imaginaire. Dire : ce qui est imaginaire est. Très bien. Parlons de l’imaginaire. Dieu existe dans l’imaginaire. Soit dit en passant si l’athée dit que Dieu existe dans le réel c’est évidemment un imbécile. Comment dire qu’une réalité n’est pas ? Comment dire que la table que j’ai devant moi n’est pas ? Bon passons. Celui qui se dit athée, s’il n’est pas un débile, s’attaque donc à ce qu’il pense être l’imaginaire de l’autre. Être athée c’est donc une attaque contre la pensée de l’autre. C’est la guerre faite à l’autre. Être athée c’est donc comme les intégristes de tous poils vouloir détruire la pensée de l’autre. L’athéisme a provoqué la mort de dizaines de millions de soviétiques. Être athée est donc avoir le sang de dizaines de millions de morts sur les mains. Et c’est en être fier.
  23. Délirant. Je parle de la pensée grecque 400 ou 500 ans avant l’EC et là j’ai droit aux imbéciles, les sous doués humains qui me répondent avec la pensée d’aujourd’hui. L’imbécillité quotidienne. L’incapacité à devenir l’autre. La vulgarité usuelle qui consiste à ne parler que de soi sans jamais devenir l’autre. Du temps de Parmenide ni l’imaginaire ni l’inconscient n’existaient encore. Bon je perds mon temps, enseigner un mort ne sert à rien. Je voyage ici dans les bas fonds de la pensée humaine. J’apprends.
  24. Si je fais le point, un rapport d’étape, je vois que je cerne bien la pensée scientifique mais je cerne beaucoup moins bien ce que j’appelle la pensée religieuse. Déjà le mot : religieux n’est peut être pas approprié. Une religion c’est déjà une construction complexe dont le but est de gérer les relations des hommes entre eux. Mais qu’y a t il avant la religion qui est bien une pensée spécifique, et non scientifique ? Les premières représentations connues des hommes ce sont des peintures rupestres qui figurent des animaux sauvages et puissants. Il y a dans ces représentations l’émergence d’une pensée qui n’est pas scientifique. Comment qualifier cette pensée ? Le terme : religieux concernant cette pensée n’est pas approprié. Je peux me tourner vers la pensée des enfants. Par exemple la pensée qui anime Samuel lorsqu’il rencontre le loup dans la forêt suisse. Sa pensée est sans doute celle des premiers hommes. Il y a un rapport étonnant entre lui et le loup. D’abord il y a le rapport qu’il établit, lui, mais, et c’est encore plus étonnant, il y a le rapport que crée le loup lui-même avec lui. Ils se regardent, ils observent une certaine distance entre eux, le loup revient plusieurs jours de suite. Samuel dit : le loup m’invite à le suivre. Il communique avec le loup et le loup communique avec lui. Il y a là émergence d’une pensée étonnante, qui n’est plus scientifique. Pensée religieuse ? Non ce n’est pas ça. Cette pensée qui émerge là donnera naissance plus tard à la pensée religieuse, mais ce n’est pas encore la pensée religieuse. Il y a aussi ce que nous disent les archéologues à propos de la relation des humains avec les morts, à l’origine de notre civilisation. Car il s’agit bien d’une relation vivante. Là apparaît une nouvelle pensée, que je pense identique à la pensée qui anime Samuel face au loup. Mais je ne parviens pas à la qualifier. La pensée philosophique je commence à entrevoir sa nature. C’est une pensée qui cherche aussi à gouverner les hommes dans leur rapport avec eux-mêmes. Mais c’est une pensée qui exclut ce que j’appelle pour le moment, faute de mieux, la pensée religieuse.
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