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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. Partir du principe que ce sont les religions qui déterminent le caractère des peuples ou des communautés est une erreur. Il est courant de dénoncer l’Islam comme la cause de comportements que la culture française réprouve. Mais les peuples ou les communautés présentent des traits culturels qui ne sont pas issus de leur religion mais d’une culture de fond, parfois difficilement identifiable. L’islam ne détermine pas le caractère des Arabes, ni des Perses, ni des Syriens, ni des Turcs etc. Il existe une culture arabe, et même des cultures arabes spécifiques (marocaine, algérienne, tunisienne, etc.) indépendantes de l’islam. Le Français athée se croit débarrassé d’attitudes mentales de fond parce qu’il a rompu avec le catholicisme. Pourtant j’observe que le Français qui se déclare athée continue de penser et d’agir comme le Français resté croyant. Il existe des structures mentales indépendantes des religions. Ce ne sont pas les religions qui déterminent le caractère des communautés, le déterminant principal est probablement le vécu historique de ces communautés. Il y a néanmoins influence réciproque entre vécu et interprétation religieuse de ce vécu. Mais l’interprétation est soumise à son tour à la réalité vécue. Si l’interprétation religieuse ne permet plus l’adaptation aux conditions historiques de vie, la religion sera soit abandonnée soit amendée de manière à permettre l’adaptation. L’abandon d’une religion par une communauté ne transforme pas pour autant la spécificité culturelle de cette communauté. La communauté continue sur son erre culturelle et va élaborer des représentations en rapport avec son idiosyncrasie culturelle. La religion est abandonnée lorsqu’elle fossilise la culture de la communauté et met ainsi en danger sa survie dans un monde en mouvement.
  2. La difficulté, pour certains enfants, ou certains adolescents c’est de se « réveiller » différents. Différents dans leur manière d’appréhender le monde. Par exemple quand j’étais ado et que j’allais avec ma mère et mon frère au musée je ne voyais pas la même chose qu’eux. Eux, scientifiques, ingénieure pour ma mère, chercheur dans le domaine de la biologie pour mon frère, ne voyaient rien de ce que je voyais. Ils étaient sans cesse dans l’analyse. Comme le sont tous les scientifiques. Devant une peinture je voyais une totalité. Et cette totalité engendrait en moi des sentiments que je ne pouvais exprimer, à mon tour, que dans un écrit tenant à son tour de l’art. Ainsi je me suis retrouvé différent, engendrant dans mon environnement une hostilité de plus en plus marquée car je refusais de réduire l’art comme le réel à une décomposition analytique. Je ne savais pas à l’époque que les Français dans leur immense majorité respectaient cette hiérarchie : la pensée analytique doit gouverner la pensée « spatiale ». L’étude du cerveau est pour moi un détour, une justification. Je peux grâce aux travaux de Sperry dire aux réductionnistes, aux analytiques, aux scientifiques, aux déterministes : il existe bien une autre pensée, soutenu par un substrat organique, il existe bien une autre pensée, et votre rage contre cette pensée spatiale n’a de justification que culturelle. Bien sûr ensuite il m’appartient de m’affranchir de cette justification organique. @saxopapqui fait partie de la norme n’a pas besoin d’aller chercher de telles justifications. Il pense en conformité avec la culture dominante. Par exemple quand il dit que l’émotion ne peut pas soutenir une décision il va à l’encontre d’un Einstein par exemple qui explique que c’est son émerveillement devant l’univers qui engendra sa décision de faire de la physique. Cela saxopap ne peut pas l’entendre. Il n’y croit même pas. Mais le problème n’est pas là. Il est impossible pour une femme ou un homme chez laquelle où lequel domine la pensée spatiale d’être compris par celle où celui qui pratique la pensée analytique. Je peux moi même être analytique et comprendre saxo. Lui ne peut pas être « global » « holiste » comme on dit et me comprendre. Il ne peut pas comprendre que c’est sur le fondement d’une émotion, l’émerveillement, que certains hommes deviennent des chercheurs de si haut niveau qu’ils parlent alors d’art dans leur quête.
  3. Il n’est pas inintéressant, de temps en temps, de venir provoquer les petits bourgeois, dans leur suffisance de poulettes caquetantes. Puisque l’âge est pour vous, en soi, un motif d’extermination, je suggère tout simplement de vous appliquer à vous-même l’eugénisme que vous imposez aux autres.
  4. Qu’il existe deux façons de pensée reste pour moi une révélation libératrice. Dans un pays où la culture dominante est celle de la pensée analytique et consciente, toute autre pensée est culturellement dévaluée. Cette dévaluation oblige à réfléchir sur soi et sur le monde pour faire son chemin, obligation dont sont exempts ceux dont la façon de pensée est conforme à leur milieu. Est-il judicieux d’opposer les deux types de pensée, la pensée analytique-consciente et la pensée spatiale-non consciente sous les qualificatifs rationnel-irrationnel ? Non. Si rationnel renvoie à « raison » la pensée spatiale est tout autant capable de rationalité que la pensée consciente. La différence dans le mode de pensée n’est pas d’origine culturelle comme je le pensais. C’est inné, ou alors ça se passe très tôt dans l’agencement aléatoire des relations géniques. Après tout ce n’est pas pour des raisons culturelles que je suis gaucher, dans une intensité telle que, forcé à écrire de la main droite, je perdis l’usage de la parole. Ce qui força mes parents à céder. Nous ne choisissons pas d’être piloté ou par la pensée analytique ou par la pensée spatiale. En revanche l’environnement culturel est responsable de la valorisation ou de la dévalorisation des différents modes de pensée. Naître dans un pays qui dévalorise le mode de pensée spatial-inconscient pose des problèmes. Cela oblige sans cesse à lutter et à se dégager de la dévalorisation ambiante. Mais l’erreur serait de surévaluer la pensée spatiale contre la pensée temporelle (analytique). Il est certes nécessaire de s’affirmer dans le combat, dans la guerre, puisque le milieu ambiant nie la pensée spatiale. Mais il est nécessaire aussi de sortir de la guerre. Ce qui est étonnant c’est que, selon le mode de pensée dominant propre à chacun, chacun perçoit le monde différemment. Chacun perçoit un monde étranger l’un à l’autre.
  5. Vous déformez mes propos. Je n’ai pas écrit : grâce à. Je n’ai pas établi de causalité. J’ai remarqué que deux faits sont, au même moment, observables. Il est décidément difficile de tenter d’élever le débat sur les réseaux sociaux. Le désir gamin de s’affirmer prévaut sur l’intelligence des propos.
  6. La cohabitation dans un même lieu géographique de groupes sociaux aux cultures étrangères les unes aux autres semble en effet engendrer une certaine violence, laquelle fait absence dans des pays dits « homogènes » sur tous les plans. Je pense notamment au Japon. Pour autant est-ce que cette violence est un échec ? Il semble qu’une certaine violence soit propre à toute construction sociale qui part de bases non homogènes. Ce qui me paraît essentiel c’est d’apprendre à gérer cette violence. Il semble aussi que le temps de l’histoire n’est pas le même que le temps humain. Si vous prenez l’exemple de la Russie la violence fut omniprésente tout le temps que dura l’hégémonie de la Horde d’Or. Finalement après des siècles de cohabitation difficile les disparités ont fini par donner naissance à une Russie qui intégra ses composantes occidentales et orientales. Je pense que tous les peuples sont le résultat de synthèses entre parties à l’origine non homogènes. Et c’est vrai aussi que ces synthèses ont donné lieu à de grandes violences. Je pense que nous avons aujourd’hui assez évolué pour mettre au point des structures sociales qui permettent un certain affrontement sans que cela tourne à la violence radicale.
  7. Je pense que les deux modes de « pensée » le rationnel et l’irrationnel ouvrent sur deux mondes différents. Pour éviter néanmoins ce dualisme, cette opposition, je préfère partir de cette représentation : le « monde » est plus vaste que le monde dont nous avons conscience. La pensée consciente ouvre sur une partie du monde et la pensée dite non-consciente ouvre sur une autre partie. C’est la conjonction des deux modes de pensée, leur synergie ou au contraire, parfois, leur opposition qui nous ouvre sur la totalité du monde.
  8. La civilisation occidentale sacrifie tout au temps. Celui des mathématiciens, représenté par une droite graduée et ordonnée. Tout est linéaire avec un avant et un après, une succession temporelle des événements. Dans ce cadre-là l’occidental valorise ce qui est le plus récent et dévalorise ce qui est le plus ancien. Ainsi chez les neuroscientifiques le cortex est un lieu cérébral privilégié tandis que, par exemple, le cerveau reptilien est un lieu « archaïque » pour reprendre le vocabulaire occidental. L’occidental hiérarchise ainsi le monde mental avec, au sommet, la pensée consciente, celle qui dispose du langage dans son hémisphère gauche. En bas gisent ce qu’il appelle l’instinct ou encore les émotions. Au contraire de l’occidental, la pensée orientale intègre la pensée spatiale. Dans ce cadre-là l’esprit est un monde global au sein duquel sont apparues, au cours du temps, de nouvelles fonctions.Le temps est ainsi intégré au spatial et c’est le spatial qui enveloppe le tout. La hiérarchie propre à l’occidental disparaît. Ce qui importe c’est la totalité au sein de laquelle chaque partie cérébrale, que ce soit par exemple le cortex ou le cerveau reptilien, si nous en restons au sujet de l’esprit, est d’importance et de nécessité égales.
  9. Le désir d’exister, propre à la nature humaine, est mis à mal sur un medium tel le forum. Ecrire c’est affirmer son existence. Mais son affirmation, sur un tel medium, engendre aussitôt contradiction de nombreux lecteurs. Il semble que l’affirmation de son existence, ici, engendre chez l’interlocuteur le sentiment d’être lui-même nié dans son existence. Dans un tel espace de rencontre, sans même nous en apercevoir, nous faisons dépendre notre existence de l’agrément de l’autre. L’autre se sent, ici, nié dans son existence du seul fait que le locuteur, l’écrivain, existe, L’autre tente alors de nier l’existence de ce dernier. Polémique sans fin, vaine. Le forum met apparemment en lumière d’antiques conflits. Il ranime des blessures du passé. Surmonter ces conflits, renoncer à la polémique éternelle. Renoncer à faire dépendre son existence du jugement de l’autre. Considérer que le seul fait d’écrire vaut affirmation accomplie de son existence quel que soit l’accueil que le lecteur donne à l’écrit.
  10. François Julien, intervenant dans le cours de philosophie précité de Jacqueline Russ, explique que la pensée chinoise ne forme pas l’idée d’Etre, ni celle de Dieu. Elle ne recourt pas non plus au concept, tel que l’Occident y a sans cesse recours. Pas d’idée non plus de création du monde, ni de fin. Pas de distinction entre apparence et réalité, pas de fétichisme de la Vérité. Le monde, dans le cadre de cette pensée, est en constante mutation, mue engendrée par l’interaction de deux principes, le yin et le yang, ce qui, du coup, est tout de même une concession au concept. Cette concession ne me satisfait pas et sacrifier à ces deux concepts ne m’intéresse pas. En revanche je pense qu’en effet le monde est en constante mutation. Même si le monde, pour moi, reste le monde tel que nous le ressentons, le monde pour nous donc. Les principes qui entrent en interaction, je les remplace par les deux pensées qui nous animent. La pensée rationnelle, verbale, conceptuelle, temporelle, consciente, cette pensée qui domine l’Occident, et la pensée spatiale, muette, non-consciente que l’Occident rejette et dévalue pour n’en faire qu’un appendice de la pensée verbale.
  11. Je pense que pour vous, @Arnje suis le bon thérapeute. Je vous donne l’occasion de vous battre. Je suis heureux de constater votre regain d’énergie. Continuez de vous appuyer sur moi, je vous donne la force de continuer de vivre.
  12. Que voulez vous que je vous dise @DroitDeRéponse? Je vous ressens inhumain. C’est un ressenti. Suis-je coupable d’avoir un tel ressenti ? Je ressens @Januarycomme inhumaine, suis-je coupable d’avoir un tel ressenti ? Parce que je ressens cela dois-je être condamné? Je n’ai pas le droit d’avoir la sensibilité que j’ai ? Seriez-vous à la tête de toutes les légions de l’univers, toujours je me dresserai face à vous avec la solitude de ma sensibilité.
  13. Le statut de victime dérive des tenants de la Loi. Ceux-là n’accèdent à la compréhension de l’autre que sous le couvert de la Loi. Ce sont les tenants de la Halakka, la loi juive, les tenants de la Charia, la loi musulmane, les tenants de la loi de la République. Chez ceux-là aucun amour, aucune émotion, aucun sentiment. Tout est du domaine de la Loi. Sous le couvert de la Loi ils définissent des statuts. Vous comme moi nous ne définissons pas des statuts. Car nous aimons l’humain. Nous mettons au-dessus de la Loi la compassion. Ce que, tous ces gens là méprisent, comme étant un biais cognitif. Il n’y a pas de statut de victime pour qui aime l’humain et la vie. Il y a des personnes victimes de tel ou tel acte. Cela ne fait pas d’eux des victimes par essence. Vous protestez avec votre cœur contre tous ces gens qui ont honte d’avoir du cœur.
  14. Personne n’empêche personne de critiquer la politique d’Israel. Mais je me demande pourquoi cette critique finit toujours par déraper dans la violence contre la religion juive ( anti judaïsme), dans le mensonge d’intention haineuse ( les juifs ont crée une religion pour s’emparer de terres, antisemitisme) ou dans la volonté de retourner contre les juifs la réthorique du crime contre l’humanité.
  15. Penser que la conscience est une « chose »...Nous voyons là l’égarement de la pensée occidentale conceptuelle. Cette pensée élabore des concepts auxquels elle donne l’existence. C’est la pensée métaphysique que déjà en son temps Kant dénonça. Parler de la conscience comme devenant une chose parce que l’entendement réussit à la conceptualiser, puis lui donner une existence propre, c’est sombrer dans un dualisme réaliste et c’est céder aux illusions de la raison pure. C’est penser à la manière des croyants qui, parce qu’ils réussissent à conceptualiser Dieu, croient qu’il existe. Je vois que Lucrèce pense que les choses nous révéleront leurs causes. Il emploie bien le mot : révéler. En cela, comme d’ailleurs le pensent les asiatiques, il pense qu’il existe bien une autre pensée qui élabore un savoir qui parvient à la pensée consciente par la voie de la révélation.
  16. Cette ouverture occidentale aux autres pensées fondatrices de notre humanité ne résulte pas d’une générosité mais d’un doute sur l’avenir même de la philosophie d’origine grecque. La directrice du cours précité écrit : « l’hellénocentrisme, tout comme l’européocentrisme, sont de nos jours ou caducs ou battus en brèche ». Elle poursuit en faisant le constat que la raison, dans son exercice occidental, a débouché sur la science et la technique qui désormais tendent à s’imposer au monde. Mais cette science et cette technique débouchent sur « une parfaite absence de sens » (Heidegger). Je peux en déduire que cette ouverture d’esprit aux pensées non européennes est en fait la conséquence d’une quête de sens, sens qui désormais dans notre civilisation européenne fait défaut.
  17. L’intérêt du cours de philosophie dirigé par Jacqueline Russ, édité chez Armand Colin ( destiné aux étudiants du premier cycle universitaire ) est d’étudier l’ensemble des pensées fondatrices de toutes les civilisations humaines. Dans ce cadre-là la philosophie ne renvoie plus automatiquement à la philosophie grecque mais aussi aux philosophies fondatrices de l’Inde, de l’Islam, de la Chine, du Judaïsme, etc. Dans ce cours la philosophie a pour objet la pensée humaine en général, laquelle n’est plus corsetée dans le seul champ de la Raison. Il faut saluer cet effort de sortir de l’ethnocentrisme grec pour enfin s’intéresser aux pensées autres, pour enfin accepter ce fait : il n’existe pas une seule façon de penser.
  18. Que penser d’un homme qui prend l’engagement public de ne plus m’écrire ici et qui n’en peut mais de venir s’empresser ? Un velléitaire ? Un amoureux ? Et cet autre qui menace de lâcher à mes trousses les forces armées du territoire ? Un amoureux lui aussi ? Vont-ils invoquer les mânes des escadrons de la mort pour vaincre la fille du royaume de Juda ?
  19. En effet j’emploie le mot « autre » dans des perspectives différentes. Je suis en recherche d’un vocabulaire adéquat. Dans le cadre de la prophétie, prophétiser c’est dire une parole dont le sujet a le sentiment qu’elle lui est dictée ou suggérée ou inspirée. Dans le cadre de la pensée rationnelle la question est aussitôt posée : qui inspire ? Si je veux répondre à cette question, que me posera le rationaliste, je n’ai pas la réponse. Non seulement je ne sais pas qui inspire, mais je ne sais pas non plus s’il est judicieux de poser la question : qui inspire ? L’autre, dans une perspective différente, c’est la personne à qui je m’adresse dans la vie. C’est le souci de l’autre. Je pense que je suis d’abord mu par le souci de l’autre avant d’être mu par le souci de moi-même.
  20. Enseigner en effet n’a de sens que s’il y a quelqu’un pour recevoir l’enseignement. Enseigner suppose voire crée un lien social, voire communautaire. Enseigner suppose que l’on a appris, soit auprès de sachants soit auprès des rencontres de la vie ( les deux en fait). Prophétiser c’est différent. Il est possible de prophétiser dans le désert. La prophétie est une pensée inspirée. C’est une parole « portée », dite par un « autre » ou quelque « chose » d’autre. Cette inspiration nous la contemplons chez certains artistes aussi, dont il apparaît parfois qu’ils sont inspirés, voire « possédés ». Je pense à certains artistes de la communauté noire, qui sont époustouflants, tant il apparaît qu’ils sont « habités » par un « autre », un autre mystérieux dont on ne sait d’où il vient. Dans ce cadre-là la prophétie m’a toujours impressionné moins par son contenu ou son sens verbal, qui me laisse parfois indifférent, que par ce fait qu’elle signifie l’apparition d’un « autre ». C’est ainsi que, quand je lus Nietzsche pour la première fois, à 18 ans, je fus transporté par son énergie, son souffle, son inspiration, son rythme verbal. Puis quand je me tournai vers l’occidental de la philosophie convenue, devenue philosophie exclusivement rationnelle sinon spéculative, philosophie donc mutilée de sa composante inspirée, je m’aperçus que ce philosophe là, mutilé, ne s’intéressait qu’au sens des mots du discours nietzschéen. Quand je me suis tourné à mon tour vers le sens je m'aperçus que Nietzsche ne m’intéressait pas. Seul m’intéressait chez lui son témoignage pour une pensée inspirée.
  21. Ce qui reste au final surprenant pour moi, c’est que, sur les réseaux sociaux, bien sûr il y a beaucoup d’émotions, mais il émerge de temps en temps, de cet océan émotif, des violences totalement froides, qui sont toujours le fait de gens cultivés, et qui, elles, ne doivent rien à l’émotion. Je suis toujours surpris que puisse exister, chez certaines personnes, cette volonté froide d’avilir ou de détruire. Il est possible que le fait que ces gens soient cultivés ait un rôle dans un tel comportement. Peut être que cette culture dont ils se parent leur a été finalement imposée. Il est possible que cette culture soit pour eux un corset qui les étouffe. Cela me fait penser à « malaise dans la civilisation ».
  22. Je suis toujours surpris par le comportement de certaines femmes et de certains hommes. Il y a bien sûr sur le forum des polémiques enflammées, où les émotions déferlent parfois sans retenue. Pourquoi pas ? Mais il y a parfois des attaques qui ne doivent plus rien à l’émotion et qui participent chez celui que les pratiquent d’une volonté froide et délibérer de détruire. Nous ne sommes plus alors dans l’émotion mais dans la détermination décidée de détruire. Prenons @Blaquière. Je me suis toujours demandé pourquoi, au nom de son athéisme, il fallait qu’il aille systématiquement sur les fils des croyants pour détruire leur foi ? Quel intérêt ? En quoi quelqu’un qui se dit croyant, sur un fil qui lui est propre, doit-il être attaqué, souvent en des termes dégradants ? Là chez Blaquiere, aucune émotion, juste le désir froid d’avilir la foi de l’autre. C’est idem pour @zenalphaquand il attaque Maroudiji ou jadis Swannie ou moi-même d’ailleurs. A un moment il ne s’agit plus d’émotion, de colère, mais juste du désir froid de tuer l’autre. Quand @Arn écrit qu’il faut jeter le judaïsme à la poubelle, il s’étonne que je m’insurge et il a le front de me demander des excuses ! Il faut le faire. Quand je débats avec @Léna-Postrof soudain elle pense légitime de faire de mon âge un motif légitime d’avilissement. C’est incroyable. Récemment une animatrice chef du forum se met à attaquer Marion Matéchal parce qu’elle... louche ! C’est inouï. Ce qui m’étonne c’est que celles et ceux qui pratiquent cette destruction froide de l’autre se piquent de ne pas être des émotifs. Ils n’ont donc pas l’excuse de l’émotion. Non ils ne sont pas dans l’émotion ils sont dans la volonté froide et assumée de détruire les valeurs des autres. Cette violence froide est un comportement qui me surprend. Dans un premier temps elle entraîne chez moi une émotion. Sartre a écrit que l’émotion est parfois un comportement magique qui a pour but de nier le réel. Nier la réalité de cette violence froide est pourtant une erreur. Cette violence glacée est là. Elle est le fait de gens plutôt cultivés, qui savent se maîtriser. C’est justement cela qui m’étonne. Chez eux détruire l’autre est un choix délibéré. Étonnant. Étonnant mais courant. Il y a un problème moral chez le bourgeois de la classe moyenne.
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