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Annalevine

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Tout ce qui a été posté par Annalevine

  1. Je ne peux pas te suivre dans ton raisonnement parce que je suis justement en train de suivre la pensée scientifique qui postule que l’esprit n’existe pas. Je veux voir où mènent leurs pensées. Si je les critique parfois c’est que justement ils manquent de rigueur et introduisent parfois le mot esprit, brièvement c’est vrai, dans leur discours. Donc je me suis demandé pourquoi ils cèdent. Cela vient de ceux qui les interrogent et qui demandent : mais où apparaissent les images conscientes ? Puisque ce n’est pas dans le cerveau. Alors parfois ils disent l’esprit qui n’est rien d’autre alors qu’une invention. Ils inventent un espace imaginaire appelé esprit. Cette invention répond à une exigence dont on peut se libérer. Les images conscientes apparaissent certes mais elles n’ont pas besoin d’espace pour apparaître. Si néanmoins je veux rester compréhensible je peux convenir : bon j’appelle esprit le lieu où elles apparaissent. Mais alors l’esprit ne dit rien de ces idées, et ces idées ne disent rien de cet esprit. Les idées ne viennent pas alors de l’esprit, elles viennent toujours d’un mécanisme qui part du cerveau, mécanisme dont nous ne connaissons pas encore les rouages. Quant à l’image rouge par exemple, c’est une image bien sûr reelle mais d’une réalité différente de la réalité matérielle. Greene, qui est physicien estime que l’image est un concentré d’informations simplifiées élaborées à partir de milliards d’événements réels au sens matériel. Elles sont simplifiées pour nous en permettre l’utilisation. Ne pas connaître le mécanisme par lequel le cerveau transforme des millards de données en une image consciente n’est de toute façon pas très important. Ce qui est troublant c’est que nous fassions l’expérience subjective de cette image. C’est ça qui trouble actuellement les scientifiques qui avancent mille théories actuellement dont aucune n’arrive à s’imposer.
  2. [Quoi que cette affirmation de Kant (de l'existence certaine de la chose en soi), tout comme celle de Descartes qui dit qu'aucun Malin Génie ne pourrait me faire croire que je suis alors que je ne serais pas, ressemble plus à un acte de foi qu'à une démonstration !] Il y a sans doute un parallèle à faire entre ces différentes "vibrations" extérieures réelles que nous appelons --ou nous ressentons en tant que-- rouge ou sons ou odeurs et les phénomènes (échanges chimiques et électriques) internes qui se passent dans notre cerveau et que nous appelons ou ressentons en tant que notre esprit. Un parallèle que l'on pourrait étendre plus généralement à la dualité en-soi et pour-soi des choses ou plutôt à l'opposition noumène-phénomène. C'est assez amusant de penser que nous ne pouvons rien savoir de la chose en soi alors que nécessairement nous sommes nous-mêmes une chose en soi ! Passe encore pour notre corps. Mais pour notre esprit quand il est en même temps l'observateur et la chose observée... Quand il lui revient de construire une représentation de soi à l'intérieur de soi-même ! Je ne cherche pas ici à avoir raison je cherche à pratiquer et à explorer la voie suivie par les scientifiques. Dans le cadre scientifique nous partons toujours de l’observation. Le cerveau est observable, pas l’esprit. L’hypothèse retenue par les neuros est celle ci : le cerveau crée l’esprit, l’esprit est un imaginaire. « Comment le cerveau crée l’esprit » écrit Chris Frith, un neuro scientifique. Il est loisible de critiquer cette voie d’approche, mais je ne veux la critiquer qu’après avoir fait l’effort de la suivre. La chose en soi n’est pas une chose, la chose en soi est hors du monde observable. Kant rejoint là une vielle critique qu’il expose dans ses paralogismes. Puisque l’observateur est dans le monde et non hors du monde il ne peut pas rendre compte du monde dans son ensemble. S’il existe quelque chose hors du monde, et cette hypothèse est intéressante, elle est inconnaissable. Le phénomène pour Kant est un mode d’apparition de la chose en soi. Un peu comme si l’univers était un mode d’apparition de quelque chose qui ne tient pas de l’univers. Le problème va resurgir avec le concept cerveau et les scientifiques ne voient pas venir le problème. Le cerveau est un concept qui doit inclure en lui le je-moi et tout le reste. Or quand nous parlons du cerveau c’est en tant que je-moi, élément du cerveau. Comment un élément qui est à l’intérieur du cerveau peut il parler du cerveau comme s’il était à l’extérieur du cerveau ? Il y a contradiction. La seule manière de contourner cette impossibilité d’être ailleurs que dans le monde cerveau est d’utiliser l’imagination. En n’oubliant jamais que l’imagination n’est pas la réalité matérielle. La chose en soi de Kant est un pur imaginaire qu’il tente de situer hors du monde. Cet imaginaire oblige à un décalage entre perception du réel et réel. C’est ce décalage qui met l’homme en mouvement.
  3. Nous ne comprenons pas comment l’activité consciente peut être accompagnée par un ensemble d’événements mentaux dont nous avons une expérience uniquement subjective. [ C’est pour cela que cette activité est qualifié de consciente, parce qu’elle est accompagnée de l’expérience subjective] L’expérience subjective est faite de l’ensemble des événements mentaux : les perceptions « externes » (images, sons, odeurs, goûts, sensations physiques) mais aussi les perceptions internes, émotions, sentiments, et encore les affects tels que la souffrance et le plaisir, et encore tout ce qui s’apparente non plus à une perception mais à une action, à une activité : la pensée. Cette expérience subjective ne se passe qu’en soi, qu’ en moi et nul autre que moi en fait l’expérience. Nul ne peut observer, de l’extérieur, ce qui se passe en moi. Dans l’expression qui nous vient naturellement : cela se passe en moi seul, le mot « en » désigne un milieu, un espace. Tout événement, étant donné les règles de fonctionnement de notre pensée, doit se passer quelque part, à un moment donné. Nous ne pouvons pas penser en dehors de l’espace et du temps. Idée première : les événements mentaux se déroulent dans le cerveau. Greene écrit « Imaginez que vous soyez doté d’une vision surhumaine vous permettant de scruter l’intérieur du cerveau et d’y observer les milliards de milliards de milliards de particules » qui s’y produisent, vous ne verrez rien qui se rapproche un tant soit peu des événements de l’expérience subjective. C’est parce que nous devons, selon moi, situer tout événement dans l’espace et le temps que nous créons, que nous imaginons un espace dans lequel ont lieu ces événements, et nous l’appelons : l’esprit. Ainsi l’esprit, selon moi, est le lieu où se passent ces événements, un lieu qui ne peut pas être le cerveau puisque la scrutation de celui-ci ne nous révèle rien. La question du temps ne pose pas de problème : nous pouvons reprendre le temps réel comme temps de cet espace imaginé : l’esprit. Le mystère de ce monde imaginé, l’esprit, s’épaissit lorsque nous nous rendons compte que les évènements mentaux tels que les perceptions externes par exemple ne sont pas de simples copies du réel. Greene écrit : « Intuitivement nous nous représentons nos sensations (nos perceptions externes) comme une expérience directe de la réalité extérieure ; mais comme nous le savons depuis des siècles, elles ne le sont pas. La science moderne le montre clairement » Nous pensons par exemple que la couleur rouge que nous percevons est une simple copie d’un rouge réel. Mais Greene nous montre, grâce à la science qu’il appelle moderne, que non, il n’existe pas de couleur rouge dans le réel. De même qu’il n’existe pas de son dans le réel, ni d’odeur... Tous ces évènements mentaux n’existent pas dans le réel. Ils n’existent que dans notre esprit.
  4. Dans leur discours les neuros continuent de mettre au sommet de l’univers psychique le « moi », le « moi-je », sans même s’en rendre compte. Face au moi-je apparaît le cerveau, qui, du coup, devient un avatar de l’inconscient. Puisque les règles de l’activité consciente sont, entre autres, de nommer l’être de toute activité (s’il y a activité il y a quelqu’un qui conduit cette activité ) alors exécutons-nous et nommons : moi, ou moi-je l’être de l’activité consciente. Appelons de même non-conscient, substantif, l’être de l’activité inconsciente. Face à cette organisation nous ne pouvons pas déclarer que le « cerveau » en tant que concept est identique au non-conscient. Le cerveau doit aussi inclure en lui l’activité consciente. Le concept « cerveau » doit coiffer à la fois le moi-je et le non-conscient. La phrase de Libet « tout se passe comme si le cerveau décidait puis, ensuite, le sujet fait sienne la décision prise par le cerveau » doit être ainsi récrite : « tout se passe comme si le non-conscient décidait, puis ensuite, le moi fait sienne la décision prise par le non-conscient ». Pour autant je (moi) n’est pas assujetti à la décision non-consciente. En effet il reste encore du temps entre la prise de conscience de la volonté inconsciente que je fais mienne et l’exécution de l’acte : 200 ms. Pendant ce laps de temps je peux encore dire non. Refuser d’accomplir l’acte. La première manifestation de ma liberté c’est de pouvoir dire : non. L’enfant exprime sa liberté naissante en disant : non. En définitive, il apparaît que « le cerveau », concept fédérateur, soumet la décision non-consciente à la sagacité du conscient. Le conscient vient en support, en aide à l’activité inconsciente. S’il y a errement, il y a possibilité de dire non et de délibérer à nouveau pour prendre une nouvelle décision, mieux adaptée au réel et à nos objectifs. Il y a synergie et non antagonisme entre les deux fonctions. Bien entendu le cerveau, le moi, le « je » entendu ici comme étant le moi, le non-conscient, en tant que concepts, ne sont pas observables. Ce sont des créations imaginaires rendues nécessaires par le fonctionnement même de la conscience qui doit suivre la loi de la causalité : s’il y a quelque chose il y a quelqu’un qui en est la cause. Pour satisfaire cette loi le conscient doit alors recourir à l’imaginaire. L’imagination est une fonction mentale nécessaire à la fonction conscience. L’imaginaire n’est pas le réel certes mais l’imaginaire est probablement la mère et le père de la conscience, il en est de toute façon le compagnon obligé.
  5. Les catho préfèrent faire souffrir éternellement les mourants. Du moins les catho français. Je me fie à mon jugement même après avoir lu les philosophes qui font autorité. Ils font autorité à un moment de l’histoire certes mais pour moi ce qu’ils affirment est toujours une proposition que je suis libre d’accepter ou de refuser.
  6. Chez les catholiques oui, et enfreindre l’interdit chez les cathos c’est commettre un péché mortel et aller en enfer. Le suicidé subit donc une double peine : il perd la vie puis il va brûler éternellement dans l’enfer. La religion catholique est l’œuvre d’un orfèvre de génie mais un orfèvre sado-maso.
  7. Ce qui est faux. La liberté n’est pas fonction des connaissances. Ce qui est fonction des connaissances c’est la pertinence des choix. Il est possible d’être libre, c’est à dire de faire des choix sans connaissances. Ensuite que ces choix soient pertinents ou pas dépend en effet des connaissances. Encore faudrait il spécifier ce que nous entendons par connaissance.
  8. Comprenez bien @Crève ce que je tente de dire. J’ouvre le débat en disant qu’à mon sens la santé et la liberté sont deux notions indépendantes l’une de l’autre. Vous me répondez non, mais en vous plaçant dans des cas extrêmes. Mais qu’en est il des cas usuels ? Qu’en est il quand nous sommes en bonne santé, quand nous sommes libres ? Si ces deux notions, dans le cadre que je définis, sont interdépendantes, alors la question de @hell-spawnest pertinente. Sinon elle ne l’est pas. Car nous ne saurions classer dans une échelle des valeurs des qualités étrangères les unes aux autres.
  9. Si bien sûr j’en conviens, mais vous vous situez dans les limites, comme en physique on se place parfois dans les singularités. Ou en mathématiques dans les cas infinis. Je me situe dans la situation la plus courante. Le problème du forum c’est qu’il est impossible de discuter sans que l’autre veuille à tout prix avoir raison. Donc vous avez raison.
  10. Elles sont toujours prouvées dans un cadre donné. Et vos prof vous rappellent toujours à l’ordre quand vous ne spécifiez pas le cadre. Ainsi les lois de Newton ne sont plus édictées de la même manière qu’il les a lui-même édictées. Aujourd’hui nous devons rajouter que ces lois sont vraies dans le cadre de référentiels inertiels ce qu’avait omis de dire Newton. Toutes les lois physiques sont réputées scientifiques parce réfutables (Popper). Ce qui n’est pas réfutable n’est pas scientifique. La certitude absolue est de l’ordre de la croyance. La certitude absolue que Dieu existe est de l’ordre de la croyance. La certitude absolue que Dieu n’existe pas est de l’ordre de la croyance.
  11. C’est la manière utilisée pour poser la question qui fait dériver le sujet vers la polémique. La santé est-elle une valeur supérieure à la liberté ? Mais la santé comme la liberté sont elles des valeurs ? (Je pense que le verbe être est inapproprié) J’aurais plutôt écrit : la santé a t elle une valeur supérieure à celle de la liberté ? Lorsque nous parlons valeurs nous introduisons une certaine dose de subjectivité voire d’émotion. Aussi la question ne peut avoir qu’une réponse subjective et non objective. Du coup le débat devient affrontement entre subjectivités, entre choix culturels. Et bien sûr chacun va placer son choix subjectif au dessus de tous les autres ( tous ceux qui ne font pas le même choix que moi sont des cons). Il ne s’agit donc pas d’un débat mais d’une affirmation ( guerrière) de ses choix. Pourquoi pas ? À titre personnel je n’introduis pas de relation d’ordre entre santé et liberté. Comme je n’introduis pas de relation d’ordre ( plus grand, plus petit) entre les nombres complexes ( je ne peux pas d’ailleurs ). Ce sont des notions ( la santé, la liberté) indépendantes entre elles ( pour moi). Par exemple, je réagis au propos d’un foromeur : une personne malade peut rester libre. Ou continuer de se sentir libre.
  12. Les expériences de Benjamin Libet en 1983, puis les expériences de Patrick Haggard, de J.D. Haynes, etc. bref toutes les expériences menées depuis 1983 par les neurologues aboutissent à cette conclusion : des mécanismes inconscients précèdent et préparent l’intention de l’action. La prise de conscience de l’intention d’agir, ou intention en action, est précédée par la naissance d’une intention préalable inconsciente qui enclenche l’intention en action, l’intention consciente d’agir. Sur l’échelle du temps, au temps t0 apparaît l’intention préalable inconsciente d’agir, puis 350 ms après (millisecondes) apparaît la conscience de l’intention d’agir, ou intention en action, puis 200 ms après l’acte est accompli. Ces mécanismes cérébraux, assez complexes sont bien détaillés dans l’article des chercheurs Gilles Lafargue et Angela Sirigu intitulé « la volonté d’agir est elle libre ? » accessible sur internet. Ce mécanisme est ainsi simplifié par Libet : « tout se passe comme si le cerveau décidait puis, ensuite, le sujet fait sienne la décision prise par le cerveau ». Un autre chercheur, J.D. Haynes écrit : « beaucoup de processus dans le cerveau se produisent automatiquement sans intervention de notre conscience. Dans le cas de décisions importantes nous avons tendance à croire qu’elles sont prises par notre esprit conscient, ce qui n’est pas le cas » Ce que je retiens de ces études c’est le schéma suivant : décision inconsciente d’agir, puis décision consciente d’agir qui relaye la décision inconsciente d’agir, puis action. Je constate que ce trajet est commenté par les chercheurs avec un langage archaïque. Je vois apparaître à nouveau le cerveau comme un acteur distinct du sujet. Comme si le sujet était hors sol, ailleurs. En outre tout ce que « le cerveau décide » est automatique, ce qui signifie : ce dont je n’ai pas conscience, les processus dont je n’ai pas conscience sont forcément automatiques. Un autre parle de l’esprit conscient. Je vois apparaître l’esprit. Le langage des chercheurs est archaïque et incohérent. Il est nécessaire de corriger ce langage sans quoi il est impossible d’avancer mentalement au même rythme que toutes ces découvertes.
  13. Annalevine

    Le suicide

    J’ai toujours pensé que le catholicisme était une religion du mépris de l’Autre. Du jugement. Le ministère de l’Amour dans 1984. Le couvent des sœurs Magdalena. Bien planqués dans leur confort les voici qui Jugent. Révoltants ces petits bourgeois oisifs.
  14. Je comprends votre position mais vous ne pourrez jamais vous faire comprendre par les gens du forum ni même par les gens tout court. Vous vous placez dans une forme d’esprit à laquelle ils n’ont pas accès. Ce que vous agace ce sont les certitudes de ces gens là. Vous aimeriez les voir plus humbles. Ne rêvez pas. Ce sont des techniciens, des exécutants. Vous aimeriez les entendre dire : je pense que dans 5 milliards d’années le soleil mourra, au vu des effets des lois actuelles. Ils ne diront jamais : je pense, ils diront : je suis sûr. Mais ne vous pensez pas seul. Hume, le philosophe, soulignait qu’être sûr que demain serait identique à aujourd’hui relevait effectivement de la croyance. Et il était le philosophe favori d’Einstein. Vous avez raison : pensez que le monde demain sera toujours là identique au monde d’aujourd’hui est du domaine de la croyance. Ce que vous voulez c’est avoir devant vous des esprits ouverts à tous les possibles même les plus improbables. Vous ne rencontrerez de tels esprits que chez les savants qui pratiquent la recherche fondamentale ou encore chez les artistes. N’attendez pas une telle ouverture d’esprit chez le commun. Encore moins chez les techniciens. Leur fonction est d’obéir et de mettre en œuvre la Parole des savants. Elle n’est pas de penser.
  15. La vaccination ne rend pas immune aussitôt. Pour les vaccins à ARN messager il faut attendre entre deux à trois semaines pour commencer à être immunisé après la première piqûre. Et la protection n’est totalement efficace dans sa potentialité que deux voire trois semaines après la deuxième piqûre. D’où la recrudescence actuelle de l’infection pour les plus de 75 ans. Leur vaccination n’est pas encore telle qu’elle les protège à plein.
  16. Les questions que vous posez ne seront résolues qu’au fur et à mesure de l’expérience. Vouloir répondre à ces questions, maintenant, aboutit à figer l’action. Dans l’immédiat, je me mets dans la situation des voyages intercontinentaux rendus urgents pour des raisons familiales, médicales ou professionnelles, rien n’empêchera les pays hôtes d’exiger des garanties. Ces garanties peuvent ne pas être absolues ( je ne me situe pas comme vous dans l’idéal, donc l’inaction, mais dans le concret) mais elles peuvent déjà établir une présomption quant au caractère inoffensif, relativement à l’infection par la Covid, du voyageur. Aussi ces pays exigeront sans doute un passeport vaccinal, ou, à défaut, un test PCR, comme ils l’exigent aujourd’hui. Cette production n’empêchera pourtant pas ces mêmes pays, parmi les plus prudents, à mettre le voyageur en quarantaine. En Océanie nombre de pays exigent la quarantaine même en cas de PCR négatif. Disons que la non production du test empêche carrément le débarquement dans le dit pays. Si la vaccination avère que le vacciné continue d’être une menace, alors il sera mis en quarantaine. Quand à l’obligation d’avoir un passeport vaccinal elle ne sera pas autorisée de la même manière que l’obligation d’être vacciné ne sera pas autorisée ( du moins en Occident).
  17. Il a en effet intérêt à un final entre lui et Le Pen. Et elle-même y voit son intérêt peut-être. Qu’elle mette le paquet pour être élue quoi de plus normal. Mais je doute que l’on assiste in fine à un tel duel. Macron peut être mis en difficulté non seulement en raison des mécontentements qu’il a pu engendrer mais surtout en ceci qu’il n’a pas l’étoffe d’un président. Il est arrivé au pouvoir à la faveur d’un incroyable concours de circonstances. Un effondrement moral du pouvoir en place avec les errements inouïs de Hollande racontés par deux journalistes ( assez pervers pour avoir obtenu sa confiance), l’hystérie inquiétante de Valls, l’utopisme étonnant de Hamon, l’effondrement simultané de la droite classique avec le suicide de Fillon ( suicide engendré non seulement par son incroyable morale de bourgeois de province à qui tout est permis mais aussi par son programme social dément), et le radicalisme anachronique de Mélanchon. Enfin, face à lui, une Le Pen bourrée le jour du grand oral. Bref nous avons assisté à l’effondrement de la classe politique à partir duquel a émergé un petit gars sans vécu, sans expérience, totalement inadapté aux enjeux politiques actuels. Est-ce qu’un tel concours de circonstance aura encore lieu ? Je ne pense pas. Si la droite classique ne se suicide pas à nouveau il me semble que n’importe quel leader de cette droite actuelle peut s’imposer. Si vous êtes de gauche c’est sans doute un peu consternant, mais la gauche ne peut pas revenir actuellement au pouvoir sans avoir opéré une mue politique qui la rende plus adaptée au réel qu’elle ne l’est actuellement.
  18. Greene [jusqu’à la fin des temps] simplifie ainsi le processus de l’action. Le sujet accumule des données sensorielles sur son environnement, les traite au travers du cerveau qui envoie ensuite des signaux chargés d’information le long des voies nerveuses, déclenchant alors des actions. Le mouvement du sujet émerge du traitement interne et de la transmission d’un ensemble complexe d’’instructions qui circulent à travers sa structure physique : un software biologique dirigeant un hardware biologique. Nous pouvons cheminer en amont. Les neurones sont eux-mêmes le produit d’une activité précédente dans laquelle furent associées des cellules (matériel) selon les instructions d’un langage. Il est possible de remonter encore, en considérant que chaque cellule est un assemblage d’atomes et de molécules [matériel] régi par un langage, puis chaque atome est lui-même un assemblage de particules [protons, neutrons, électrons] toujours régi par un langage, jusqu’à l’origine des temps où, si j’en crois Greene, tout est encore obscur. Il n’empêche apparaît, à un moment, la matière produit elle-même de l’organisation de particules originelles (dont on ne sait rien) par un langage appelé loi. Bref le processus est toujours le même, une activité réunissant deux interfaces, le matériel et le langage, activité engendrant des « produits ». Notre activité neuronale engendre entre autres des instructions qui pilotent l’action. C’est dans ce circuit, que certains qualifie d’automatique, d’instinctuel, ou autre qualificatifs, que s’insinue chez l’homme, et peut-être chez d’autres êtres vivants, l’activité dite consciente. Activité qui elle-même, du moins dans le cadre de mes hypothèses, est incluse dans l’activité globale du cerveau. Essayons d’imaginer comment s’éveille l’activité consciente et comment elle agit dans le processus même de la décision, dans le processus de l’action.
  19. Cette distinction faite entre le cerveau et soi est une erreur de jugement. Elle provient de la position même de l’observateur qui croit, en tant qu’observateur, qu’il se tient hors du champ de la chose observée. Erreur. L’observation est elle-même une activité cérébrale qui se tient bien dans le cerveau pas dans un ailleurs. Il existe une autre erreur de jugement : confondre le fonctionnement neural et le produit de ce fonctionnement. Lorsqu’un technicien observe le fonctionnement d’une machine il n’observe pas ce que cette machine produit. Il ne verra pas apparaître au milieu des rouages qu’il contrôle la marchandise que la machine produit. Le neurologue ne verra jamais apparaître dans ses images du cerveau de plus en plus sophistiquées les images auxquels le sujet pense. Il observe le fonctionnement interne du cerveau, il n’observe pas ce que le cerveau produit. Ces erreurs de jugement peuvent être considérées comme de simples errements temporaires chez les scientifiques. Mais ces erreurs produisent des dommages sur le grand public.Nous voyons apparaître des sujets qui fondent leurs représentations sur cette dualité, cerveau-moi, et qui rentrent dans des combats impossibles contre eux-mêmes. Comment cette distinction entre cerveau et "moi" peut-elle advenir? Je pense que cette distinction advient en raison de ce que Donner appelle : l’augmentation continue du temps de cerveau disponible. Cette disponibilité fait sortir l’homme de l’action. Dans l’action le « cerveau » (considéré ici comme une totalité regroupant le moi et toutes les autres instances imaginables et imaginées) unifie toutes ses fonctions cérébrales en vue du but recherché: la survie ou, lorsque la survie est assurée : la réalisation dans le réel de son imaginaire.
  20. Salut Saxo. Content de te revoir. Merci pour tes précisions. Où je tique un peu c’est quand tu parles du cerveau comme étant une personnalité autonome. Tu écris : le cerveau fait ceci ou cela. Comme si tu observais le cerveau de l’extérieur, à partir d’un poste d’observation extérieur au cerveau. Mais alors tu es où quand tu parles du cerveau à partir d’un point extérieur à lui ? À mon avis quand tu parles du cerveau c’est forcément encore le cerveau qui en parle. Qui d’autre ? Ton esprit ? Si oui alors il faut recenser deux entités « mentales » le cerveau et toi ( le moi) qui parlerait de nulle part. Ce qui m’intéresse à explorer c’est cette voie : il n’existe que le cerveau, et quand je parle du cerveau c’est forcément encore le cerveau qui parle. Conséquence : le cerveau a plusieurs fonctions qui peuvent fonctionner simultanément. Des fonctions automatiques, des fonctions conscientes, etc. Du coup tu devrais écrire : je crée une voie neuronale à chaque fois que je dois tester un élément nouveau... remplacer donc cerveau par je. Ce n’est pas qu’une remarque formelle. En fait les effets d’une telle écriture sont patents, pour moi. En me donnant cette discipline d’écriture je comprends mieux certains sujets. J’en parlerai dans d’autres posts. Salut et à bientôt j’espère.
  21. Il est difficile de tenir la position : je = cerveau. Même le plus déterminé des déterministes finit par penser que « je » est une personne, pas un cerveau. Je est au-delà du cerveau, nous sommes dans la transcendance dès que je parle de « je ». Il est impératif pourtant de tenir la position si je (cerveau) veut aller jusqu’au bout de l’hypothèse : toute pensée est issue du cerveau. Donc « je pense » équivaut à cerveau (identifiable par son nom) pense. Cela signifie du point de vue matérialiste : la matière pense. Cela en définitive est assez spectaculaire. La matière pense. Quand la matière est une organisation corpusculaire de milliards et de milliards de particules régie par un « langage » (lois) alors la matière se met à penser. A vrai dire c’est encore plus fantastique que d’affirmer qu’il existe un esprit. Qu’un esprit pense, c’est banal, que la matière pense c’est sidérant.
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